pin à crochet

pin à crochet

par Anne-Marie MACHUT,
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Voilà le pinus mugo sub ucinata. On m'a récemment appris à reconnaître ses cônes. Voilà pourquoi je l'ai choisi.  Il n'est pas très présent dans le Tarn mais on en trouve quelques spécimens. Voici un résumé de ce que j'ai trouvé sur le site de l'ONF...

Comme tous les pins, je suis un conifère, de la famille des Pinacées. Considéré auparavant comme une sous-espèce du Pin mugo, le pin des montagnes, je suis désormais une espèce à part entière. Je suis un des plus ancien pins européens, survivant de l'ère glaciaire. Pour compliquer mon identification, je m'hybride naturellement avec le pin sylvestre.

 On me trouve en montagne entre 1600 et 2200 m d'altitude. Aimant le soleil, je sais aussi bien résister à la sécheresse qu'au froid et au vent. Quand celui-ci souffle fort, je m'adapte en prenant une forme rabougrie. Quand il est trop puissant, il finit par briser mes branches de son côté, j'arbore alors un port dit en drapeau.


Photo ONF

Mes cônes, long de 3 à 7 cm sur 1,5 à 3 m, vous les reconnaîtrez facilement, car en plus de porter de petits crochets, ils sont dissymétriques, contrairement à ceux du Pin mugo.  Ils s'accrochent en oblique à mes rameaux.


Je suis un arbre nourricier et j'abrite de nombreux animaux, surtout des oiseaux comme le Grand Tétras qui m'adore. Un autre oiseau, le Bec croisé des sapins, trouve à ma compagnie un réel intérêt : son bec, formé de deux mandibules croisées comme une paire de ciseaux, lui sert à extirper les graines de mes cônes dont il se nourrit. En fait, toute une faune très diversifiée dépend de ma fructification : du Mulot (qui consomme mes graines) à l'Ecureuil (qui consomme mes cônes mûrs) en passant par le Pic épeiche (qui lui se nourrit des cônes verts).

Je sers comme bois d'œuvre et en plantation de reboisement pour maintenir les sols et lutter contre l'érosion.