Alors j'ai choisi une plante aperçue dans la vidéo sur la flore du Québec lorsque on nous montre la famille des éricaceaes: le LEDUM GROENLANDICUM, ou Lédon du Groenland.
Sur Wikipédia on apprend que les Améridiens le fumaient dans le calumet de la paix, l'utilisaient comme une boisson, mais aussi comme un médicament pour le sang faible, le rhume, la tuberculose, les étourdissements, les brûlures d'estomac, les problèmes rénaux et la gueule de bois. J'ai lu ailleurs que les autochtones utilisaient les feuilles réduites en poudre pour leur effet légèrement stupéfiant, pour soulager les maux de tête ou les douleurs de l’accouchement.
En général, cette plante est utilisée pour traiter la grippe, la respiration difficile et les problèmes d’estomac.
Certaines personnes mâchent les feuilles de thé du Labrador crues parce qu'elles en apprécient la saveur, ou l'utilisent comme épice pour la viande en faisant bouillir les feuilles et les branches dans l'eau, puis trempent la viande dans la décoction. Le feuillage est également utilisé en tisane ou pour aromatiser la bière.
La plante est très riche en vitamine C et possède des propriétés antioxydantes. Des études récentes menées au Canada ont montré que le thé du Labrador diminuaient l’absorption du glucose de 50%.
On distille les rameaux fleuris pour en extraire de l'huile essentielle rare et chère (difficile à distiller), réputée fabuleuse : décongestive, antiallergique, anti-inflammatoire, antispasmodique et antiseptique aérienne. Elle draine le foie et régénère les cellules hépatique (des études plus poussées ont été menées dans les domaines de la cancérologie et de la rhumatologie ou dans le traitement de la fibromyalgie). Elle stimule et détoxifie l'organisme. Mais possède également des vertus calmantes (utilisée en cas de stress et de troubles du sommeil) car sédative du système nerveux.
L'hydrolat est connue pour détoxifier, purifier et apaiser les peaux grasses.
Pas étonnant que le thé du Labrador arrive en tête de liste des 17 plantes désignées par les guérisseurs autochtones pour leurs vertus thérapeutiques. Il ne possède pas la toxicité des rhododendrons eurasiatiques.
Malheureusement l’arbuste est aujourd’hui très demandé car non seulement utilisé en aromathérapie, mais aussi comme ingrédient dans les cosmétiques. La demande est de plus en plus forte au moment de la cueillette qui dure seulement 6 semaines en été. Une meilleure gestion des ressources s’avère nécessaire si l’on veut rendre pérenne l’exploitation de la plante.