Histoire médicinale de l'utilisation du saule Blanc
Le saule blanc est utilisé depuis 2 500 ans pour soulager les personnes
atteintes de douleurs articulaires et vaincre la fièvre. En Chine, il
est consommé dès le Ve siècle avant notre ère comme antipyrétique et
analgésique. Au Ier siècle, le médecin, pharmacologue et botaniste grec
Dioscoride propose de consommer "des feuilles de saule, écrasées avec un
peu de poivre
et trempées dans du vin" dans le but de calmer les douleurs situées
dans la région lombaire. Durant le Moyen Age, le saule blanc est un
produit dont l'usage est favorisé pour réduire les vomissements et
traiter les verrues. En 1828, le pharmacien français Leroux parvient à
isoler le principe actif du saule : la saliciline. Dix ans plus tard,
Piria élude sa transformation par le corps en acide salicylique. La
synthétisation de cette substance active crée l' aspirine.
Utilisation interne
- Soulage la douleur : fièvre, maux de tête, cystite, règles douloureuses, bursite, tendinite.
- Agit comme antirhumatismal : arthrite, rhumatismes dorsaux et articulaires (hanches et genoux).
- Agit comme astringent : traitement des hémorragies internes.
- Protège des troubles du sommeil : insomnie, bouffées de chaleur, sueurs nocturnes.
Utilisation externe
Soigne la peau : plaies, ulcères, cors, verrues.
Indications thérapeutiques usuelles
Le saule blanc est considéré comme une aspirine végétale, grâce à son écorce riche en dérivés salicylés (salicoside), dont les propriétés sont identiques à celles de l'aspirine, les effets secondaires au niveau digestif en moins. Cette plante médicinale est recommandée pour soulager de nombreuses douleurs, notamment articulaires, issues de l'arthrose et des rhumatismes. Le saule blanc peut être également utilisé pour soulager des maux de tête, des règles douloureuses ou encore un état fébrile de type grippal.
Autres indications thérapeutiques démontrées
L'utilisation du saule blanc permet de traiter les problèmes du sommeil, principalement les insomnies, les bouffées de chaleur et la transpiration nocturne. En usage externe, cette plante médicinale soigne les plaies et les ulcères via des lavages effectués après décoction. En application directe, le saule blanc permet de réduire les verrues et les cors.
Parties utilisées
En phytothérapie, l'écorce du saule blanc est la principale partie utilisée, notamment par prélèvement sur les jeunes rameaux âgés de 2 à 3 ans. On utilise aussi, en usage externe, les feuilles et les chatons (antispasmodique, sédatif nerveux).
Utilisation et posologie du saule blanc
Dosage
L'écorce de saule blanc est utilisée sous forme de plante sèche, de gélules et d'extraits liquides ou secs. Les produits manufacturés assurent une teneur minimale en salicine, tandis que les chatons sont fournis tels quels.
- En infusion, il est recommandé de placer de 2 à 3 g d'écorce, ou 5 g de chatons, dans une tasse d'eau portée à ébullition. Le saule blanc doit être pris avant chaque repas de la journée, soit à quatre reprises.
- En teinture, prendre 2,5 ml de celle-ci en la mélangeant avec de l'eau, trois fois par jour, notamment pour lutter contre les rhumatismes.
- Sous la forme d'extrait fluide, prendre de 15 à 30 gouttes, trois fois par jour. Adaptez votre dosage en fonction du poids du malade et du niveau des douleurs.
- En se référant au dosage en salicine, un adulte peut prendre 60 mg de salicine, entre une et quatre fois par jour, moitié moins pour un enfant ayant de 4 à 10 ans.
Précautions d'emploi du saule blanc
Ne pas dépasser les limites du dosage, sous peine de favoriser, comme avec l'aspirine, des hémorragies. En cas de traitements médicamenteux, il est vivement recommandé de préciser votre prise de saule blanc à votre médecin ou à votre pharmacien.