Le quinquina, l'arbre emblématique du Pérou, Cinchona succirubra Rubiaceae, Le quinquina ou kina-kina (écorce des écorces) est importé en Europe sous le nom d'écorce du Pérou. C'est dans ce pays que les Indiens avaient découvert ses propriétés antimalariques. Cette écorce doit son appellation latine à la femme du vice-roi du Pérou, la comtesse d'El Chinchon qui aurait dû sa guérison à l'emploi de cette écorce. Reconnaissante, elle facilita l'introduction de cette drogue en Espagne où elle porta le nom de "poudre de la comtesse". Puis, commercialisée par les Jésuites, elle devint "poudre des Jésuites". Pour lutter contre le paludisme qui sévit légèrement partout et n'épargne pas la région de Versailles, Louis XIV la fait importer en France. Le quinquina est ainsi à l'origine de l'expédition maritime de Charles Marie de La Condamine qui en fit la première description[1]. Lorsque Simon-Auguste Tissot publia son ouvrage sur «L'onanisme, essai sur les maladies produites par la masturbation», qui rencontra soixante-trois éditions entre 1760 et 1905, il recommandait entre autres le quinquina pour remédier aux maladies causées par l'onanisme.