L'amadouvier est très intéressant car il joue un rôle non négligeable dans la chute des arbres (il les fragilise en plein tronc et c'est là qu'une rafale de vent peut casser l'arbre), il marque l'horizontale et si on en voit un dont le chapeau est incliné on peut être sûr que le tronc s'est penché, et il a un usage humain: remarquant une facilitation du feu par les extraits d'amadouvier, les hommes l'ont utilisé dès la préhistoire. Selon wikipedia,
La préparation à partir du champignon consiste à prélever la partie fibreuse intérieure, sans les tubes, puis à la découper en tranches fines qui seront conservée au sec. On peut les aplanir et les faire feutrer en les battant avec un maillet en bois sur un billot1.
Pour allumer le feu plus facilement ou pour obtenir un cuir résistant, il faut en outre imprégner ces tranches d'une substance qui rend l'amadou encore plus performant2. Généralement par trempage dans un bain additionné de salpêtre, plus rarement de poudre à canon, suint de laine de mouton, cendre, etc.3,1.
Les artisans spécialisés dans cette fabrication s'appelaient des « amadoueurs », un métier qui perdure jusqu'au début du xxe siècle. Toutefois, à la campagne, les gens fabriquaient eux-mêmes leur amadou pour un usage domestique. Au xixe siècle, il existe en Europe des centres de fabrication presque industriels : en Allemagne principalement dans le Bade-Wurtemberg où se trouve la Forêt-Noire ; en France dans la Gironde ainsi qu'à Niaux (Ariège) ; dans les Carpates en Europe de l'est, ainsi qu'en Suède. En 1914, 50 tonnes d'amadou sortaient encore par an de la manufacture d'Ulm (Allemagne)3.
L'amadou constituait un matériau important pour les hommes préhistoriques car il leur permettait d'allumer un feu à partir de la percussion d'un fragment de pyrite ou de marcassite avec un morceau de silex. Cela est attesté par la découverte dans les affaires d'Ötzi, un homme décédé dans un glacier il y a 5000 ans de tous ces éléments nécessaires à l'allumage d'un feu8.
À l'origine des premiers briquets, il fallait battre le briquet
sur un morceau de silex, en maintenant la fibre inflammable à proximité de l'impact qui produit l'étincelle sous le choc du « briquet » en fer. On se servait ensuite de l'amadou incandescent pour enflammer une « allumette », une petite buchette ou une tige boisée, remplacée ensuite par des bâtonnets à l'extrémité soufrée. L'amadou doit être conservé bien au sec, avec le silex, parfois dans une petite logette associée au briquet9.
Vers 1840, les briquets dits « à amadou » modernes apparaissent. Ils sont en fait constitués d'une mèche en coton, trempée dans un bain chimique pour les rendre très inflammables3,2. Cet amadou « chimique » est obtenu par trempage dans du salpêtre ou du chromate de plomb. À cause de sa toxicité, ce dernier a été par la suite remplacé par de l'oxyde de manganèse10.
Pour produire directement une flamme, sans passer par l'étape de combustion lente, il faut attendre la généralisation du briquet à essence au cours de la première moitié du XXe siècle11.