Mon lieu de confinement est en pleine campagne, en Sud Charente, collines, quelques cultures bien sûr, prés et bois, essentiellement feuillus. Pour trouver des pins il faut dépasser le km autorisé pour les promenades.
Je suis allée prendre la photo du seul "Picea" que je connaisse tout près, que je vais saluer presque quotidiennement et pour lequel j'ai de l'amitié. Il a une double traîne de ronces qui rendent sa base inapprochable, il vit en solitude au milieu des restes de jardin ouvert d'une maison encore debout, depuis longtemps inhabitée, parfois "squattée", dont les bâtiments annexes s'écroulent peu à peu et dont j'ai bien connu les propriétaires il y a une bonne cinquantaine d'années, petits agriculteurs élevant quelques vaches, volailles et cochons, vivant en grande partie de leurs productions locales, légumes, fruits et animaux nourris avec soin. Cet arbre a-t-il été planté après un Noël avec leurs petits-enfants ? Il n'est pas endémique de l'endroit, un peu étrange, à l'écart du petit bois de chênes, frênes, noisetiers et taillis qui monte vers la colline. Il ressemble fort à un épicea, Epicéa commun (Picea abies) avec ses cônes allongés et pendants, peu visibles sur ma photo pas très nette, tout en haut du grand cône que forme l'architecture de ses branches. Au bout de ces branches, le renouveau du printemps, vert tendre. Longue vie à ce bel arbre...