Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

par Geneviève P,
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Anémophilie/entomophilie ?

Je me demande quel poids peuvent bien avoir des relevés de dimensions de pétales de cymbalaires dans mon village, très petit, avec une dizaines de chemins et ruelles tout au plus et où on ne trouve ni "centre ville", ni à vrai dire "ville"... L'habitat est si clairsemé et les maisons si basses que ce ne sont certainement pas elles qui vont faire obstacles au soleil ou aux insectes pollinisateurs. A mon avis le seul obstacle de taille est la (petite) église. Je n'ai pas vu de différences dans les largeurs de pétales en m'éloignant ou me rapprochant d'elle, sinon des différences au sein des bouquets eux-mêmes. Quant aux insectes je n'ai pas noté leur absence.
En définitive l'opération cymbalaire n'est-elle pas typiquement une expérience urbaine ? Quel est son intérêt dans le monde rural ? S'il y en a un, ne serait-ce pas plutôt en comparant l'ensemble "campagne" à l'ensemble "ville" ?

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Re: Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

par pascal vieu,

Effectivement les différences sont liées à des différences de milieu : plus les milieux sont différents plus les différences sont accentuées. Donc plus l'agglomération est grande et/ou artificialisée, plus l'expérience est probante

En réponse à Geneviève P

Re: Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Pour être significative, la comparaison "ville-campagne" doit tenir compte de différents degrés d'urbanisation (taille des zones urbanisées et donc plus ou moins grand éloignement de certaines populations par rapport aux zones peu anthropisées). Ainsi vos données provenant d'un petit village viendront rejoindre celles de nombreux autres villages (petits ou grands) et villes (petites, moyennes, grandes, très grande) qui permettront une comparaison plus riche et dont les résultats seront plus significatifs car statistiquement plus argumentée.

Cordialement

JPierre


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Re: Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

par Geneviève P,

Bonjour,

Merci Jean-Pierre, je comprends mieux. Bien que je pense que les statistiques donneront des moyennes qui risquent d'être plus pertinentes pour les villes (vu leur taille) que pour le fond de campagne ou de montagne. Attendons les résultats.
Et avec tout ça, les fleurs, d'infinies ressources et sagacité, ne prendraient-elles pas en compte de leur côté leur environnement venteux : leur tramontane, mistral, ou foehn  ? On verrait ainsi des "paresseuses" (ou stratèges...) ne dépensant pas d'énergie pour leurs taille et couleur de pétales mais se fiant à la force du vent pour la dispersion de leur pollen, indépendamment de leur milieu urbain ou rural  ?
Bien naturellement,
Geneviève

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Re: Cymbalaire des villes et cymbalaire des champs

par Utilisateur supprimé,

Certes, les facteurs écologiques à prendre en compte sont nombreux et l'évolution d'une espèce se fait en interaction avec ceux-ci. Cette étude est menée, sur la base d'une enquête participative, par le Museum National d'Histoire Naturelle. Autant dire que c'est sérieux. Le traitement statistique est adapté à une telle collecte de données et l'hypothèse faite sur le lien entre interactions écologiques et variation intraspécifique est, bien sûr, susceptible d'être infirmée par les résultats. Si tel est le cas, c'est une autre hypothèse qu'il faudra alors tester...

Cordialement

JPierre