Parasitisme

Parasitisme

par Utilisateur supprimé,
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Ayant fait des stages ( animateur randonnées) à St Guilhem ;  en parlant de la flore l intervenant disait que le pin de Salzman était menacé à travers  les racines par le pin noir ?

Aujourd hui en regardant le site de St guilhem , je lis le texte ci sessous

St Guilhem le Désert :Pinèdes (sub-)méditerranéennes de pins noirs endémiques : Pin de Salzmann.

Des plantations d’autres Pins noirs à proximité de ses populations (Pin noir d’Autriche, Pin laricio…) mettent en péril leur pérennité génétique.

Ma question : Est ce un "parasitisme hémiparasite" 

L'  Osyris alba Rouvet  doit on le considérer comme parasite  si oui est ce aussi un parasitisme hémiparasite .

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Re: Parasitisme

par Utilisateur supprimé,

Bonsoir,

En ce qui concerne Osyris alba, oui c'est une plante parasite qui est aussi chlorophyllienne, donc un hémiparasite.

Par rapport aux Pins, ce n'est pas du tout la même notion. le Pin de Salzmann, le Pin noir d'autriche et le Pin laricio [de Corse] appartiennent tous les trois à l'espèce Pinus nigra (le "Pin noir") mais sont distingués comme sous-espèces ou comme variétés. Comme il s'agit de plantes de la même espèce, lorsqu'elles sont installées à proximités les unes des autres, elle peuvent se croiser et avoir des descendants. L'inquiétude vis à vis de cela,  c'est que les descendants ne soient plus caractéristiques ni forcément "adaptés" et que ce que l'on appelle "populations naturelles" (de Pin de Salzmann) soient petit à petit composées d'individus correspondant à ces descendants "intermédiaires".

Dans de telles réflexions il y a des notions de typicité, d'adaptation, de naturalité qui se discutent, auxquelles se rajoutent parfois des questions règlementaires dans le cas de la production de semence d'arbres forestiers, mais il ne s'agit surement pas de parasitisme.

cordialement

Valéry Malécot

En réponse à Utilisateur supprimé

Re: Parasitisme

par Marc-André SELOSSE,

Un parasite nuit à son hôte. Branché sur les racines des plantes voisines où il puise des ressources, Osyris alba est un parasite. Mais il réalise aussi la photosynthèse : les parasites dont les ressources mélangent une source parasite et une source propre (photosynthèse, ils sont verts) sont appelés hémiparasites. C'est une sous-catégorie de parasite, et cette catégorisation ne se base pas sur l'effet sur l'hôte (bel et bien négatif !) mais sur la physiologie du parasite. Elle s'oppose à une autre sous-catégorie, l'holoparasitisme (parasitisme total du point de vue physiologique, par des plantes non chlorophylliennes dont toutes les ressources proviennent de l'hôte).

En réponse à Marc-André SELOSSE

Re: Parasitisme

par Utilisateur supprimé,
Concernant les plantes hémiparasites et holoparasite on résume souvent cela sous la forme :

-Holoparasite, non-vert / non-chlorophyllien, branché sur le réseau de sève brute et sève élaborée. (Orobanche, lathrée clandestine, ...)

-Hémiparasite, vert / chlorophyllien, branché sur le réseau de sève brute. (Gui, odontites, ...)

Mais est-on bien sûr que toutes les plantes vertes présentant du parasitisme sont bien uniquement branchée sur la sève brute? Je veux dire, oui on conçoit évolutivement que la parasitisme permet la perte du système chlorophyllien (qui devient non-essentiel à la survie). Toutefois, il pourrait y avoir des associations où la perte ne c'est pas encore produite. Pourrait-elle d'ailleurs persister? Car cela fournirait quand même un avantage en cas de perte de connexion avec la plante hôte?

Je sais que pour certaine espèce cet hémiparasitisme est bel et bien avéré sur la sève brute uniquement (cas du gui), mais est-ce vérifié à chaque fois, ou supposé par parallélisme?

Merci de vos réponse, en espérant que ce soit suffisamment clair.