Pas beaucoup de fleurs encore, en Bretagne, en cette saison. C'est la stellaire holostée qui me dit que le printemps est enfin là, lorsqu'elle commence à se faire voir au bord des chemins, aux lisières des bois, dans des endroits un peu frais et ombragés.C'est une vivace dont les tiges sont couchées l'hiver, et se redressent au début du printemps, lorsqu'elles commencent à s'allonger. Elle s'étale en tapis par zones discontinues, bien visibles lorsque les fleurs apparaissent, à 20/30 cm au dessus du sol.
Je ne suis plus tout à fait débutante, mais j'ai encore du mal avec la terminologie. Je vais essayer de la décrire, mais mon vocabulaire ne sera pas forcément tout à fait le bon...
La fleur blanche, d'à peine deux centimètres, est à cinq pétales bilobés (comme beaucoup dans cette famille), veinés de gris-bleu. Elle a 10 étamines, et on voit au centre l'ovaire avec 3 styles. La corolle est portée par un calice à cinq sépales libres (on n'en voit que 3 sur ma photo) moitié plus courts que les pétales, au bout d'un assez long pédoncule.
Les feuilles sont lancéolées, finissant en pointe aigüe, vert-glauque mat, assez rigides, avec une nervure centrale bien marquée en creux. Elles sont opposées-décussées (un étage dans un axe, le suivant dans l'axe opposé), sessiles (attachées directement à la tige, sans pétiole), portées par une tige presque carrée (il y a des petites "ailes" qui font comme 4 angles). Les entre-noeuds sont plus courts dans la partie de tige au sol, et font ensuite jusqu'à 2,5 cm de long dans la partie redressée.
Le fruit quand il arrive (là j'ai triché, c'est une photo de mai dernier) est une capsule ronde et verte chapeautée par les sépales persistants, avec les styles encore visibles.