
Qu’est-ce que la bizarrerie ? Une déviance par rapport
à une croyance sans doute.
Pour moi les végétaux ne sont jamais bizarres mais
toujours étonnants.
Une « simple » feuille est un miracle adaptatif
conciliant l’exposition obligatoire au rayonnement solaire indispensable à la
photosynthèse avec une perméabilité à l’eau tout aussi inévitable car les
cellules chlorophylliennes doivent laisser pénétrer le CO2 tout autant
indispensable aux synthèses (en effet la perméabilité d’une membrane au CO2
impose la perméabilité à l’H2O).
Cette évapotranspiration foliaire pouvant conduire à une
déshydratation fatale devient même un avantage car elle permet l’évacuation de
la chaleur résultant de l’absorption du rayonnement infrarouge, évitant ainsi
la cuisson de la feuille bien éclairée.
Et de plus, la plante économe en énergie, utilise cette
évapotranspiration pour générer une dépression dans les vaisseaux conducteurs
du xylème permettant la montée de la sève brute.
Et là il y a un phénomène intriguant. Comment un très
grand arbre comme un séquoia ou certains eucalyptus font ils monter de la sève
brute à 100m de haut quand une dépression dans un tuyau ne permet pas de
dépasser 10 m ?