Le gouet (Arum maculatum L.) peut être trouvé dans les bois et les haies d’après sa fiche eFlore.
Cette plante "supporte difficilement la concurrence d'autres plantes de sous-bois" (source : Wikipédia, rubrique Ecologie). Elle est donc en compétition avec d’autres espèces au niveau de la strate herbacée sur des sols riches en humus : relations antagonistes
Photo de Kristian Peters, CC
BY-SA (Wikipedia), coupe de la spathe. Lors de la floraison
du gouet, des moucherons (plus exactement, les femelles de la mouche
Psychoda phalaenoides) attirés par l’odeur de matières
fécales émise par le spadice charnu central de l’inflorescence
tombent au fond de la spathe. Ils sont piégés : le cornet
a une surface glissante et huileuse, les fleurs stériles en forme de
poils les empêchent de remonter.
Les fleurs femelles qui se trouvent à la base de l’inflorescence s’ouvrent en premier et peuvent donc être fécondées par les petites mouches si elles sont porteuses de pollen provenant d’autres gouets. Puis les fleurs mâles libèrent le pollen sur les moucherons.
La spathe et les "poils" se fanent et les mouches peuvent alors sortir avec le pollen vers d’autres gouets en stade moins avancé.
Cette pollinisation par les mouches Psychoda dure environ 24h.
Ce sont là des relations de commensalisme (où l'un des partenaires retire un bénéfice de l'association tandis que l'autre n'y trouve ni avantage ni véritable inconvénient.).
Les feuilles, les baies rouges, les tubercules du gouet sont toxiques, pouvant causer un œdème de la langue ou de la gorge chez les herbivores. Seule la grive pourrait avaler les fruits et ainsi assurer la dissémination des graines : relations de mutualisme, zoochorie.