Étymologie
Son nom provient du grec ὑπό (presque) et χοῖρος (petit cochon), allusion possible au fait que cet animal soit réputé pour apprécier cette plante ou aux poils de la face inférieure de la feuille qui ressemblent aux soies sur le ventre du cochon1. Le nom devrait donc être orthographié Hypochoeris. L’adjectif radicata signifie avec des racines apparentes en latin (dérivé de radix, racine).
Description
Plante vivace d'environ 60 cm de haut. Feuilles en rosette basale. Hispides à poils non fourchus, elles ont des dents arrondies.
Habitats
Espèce très commune, elle est omniprésente dans les pelouses des parcs et jardins, les prairies pâturées, les landes, éboulis, sur sols légèrement acides.
Floraison
Juin à septembre.
Aire de répartition
Originaire d'Europe et présente sur tout le continent sauf dans sa partie nord-est, elle a été introduite en Amérique, Japon, Australie et Nouvelle-Zélande où elle peut être invasive. Elle figure dans la liste des herbes nuisibles de l'état de Washington au nord-ouest des États-Unis.
Utilisation
La porcelle enracinée ressemble au pissenlit2 mais la confusion ne présente aucun danger, les deux étant comestibles3.
Toutes les parties sont comestibles mais en général ce sont les jeunes feuilles et les racines qui sont consommées. Les feuilles sont plutôt fades et peuvent être consommées crues en salade, ou préparées à la vapeur ou en friture. Les feuilles plus anciennes deviennent fibreuses et dures. Contrairement au pissenlit, les feuilles de la porcelle ne laissent quasiment pas d'amertume en bouche. En Crète, les feuilles d'une variété nommée παχιές (pachiés) ou αγριοράδικα (agriorádika) sont consommées une fois bouillies ou cuites à la vapeur.
Les racines peuvent être grillées et broyées pour faire un substitut du café, semblable à la chicorée.
L'espèce est cependant toxique pour le cheval si elle est consommée en excès et de provoquer des spasmes chez l'équidé4,5.