Les traces les plus anciennes de l'utilisation des fibres d'ortie remontent à la fin de l'Age du bronze, à Voldtofte, au Danemark. On trouve également des preuves d’existence de fibres d’ortie en Scandinavie, en Pologne, en Allemagne, en Russie et en Écosse mais aussi en dehors de l'Europe.
On en faisait des cordages, des fils et des vêtements.
Peu à peu tombée en désuétude et remplacée par le coton et la soie, l'utilisation de la fibre d'ortie retrouve un nouvel élan pour ses qualités écologiques.
Au Népal, l'utilisation de l'ortie fournit un revenu complémentaire non négligeable à certaines communautés indigènes des régions himalayennes. Là-bas, la Girardinia diversifolia, (Ortie de l’Himalaya) pousse à l'état sauvage dans les forêts à des altitudes supérieures à 1500 mètres. Les graines des plantes se sèment librement et les jeunes pousses grandissent chaque année à partir des racines. La plante aide à stabiliser le sol, un facteur important dans ces zones fragiles de montagne. C'est l'écorce interne de la tige qui donne des fibres fines très solides, parmi les plus longues du monde végétal. La plante peut atteindre jusqu'à 3 mètres de hauteur. Le traitement de la fibre d'ortie se fait sans chimie. Il consiste à extraire l'écorce interne fibreuse, puis à la faire sécher au soleil pendant quelques jours. Elle est ensuite bouillie dans un mélange d'eau et de cendre. Après nettoyage, les villageois appliquent de l'argile et de la chaux pour lubrifier le fil et rendre sa séparation plus facile. A nouveau, les fibres sont séchées. Enfin, après battage, l'argile est retirée et les fibres sont prêtes pour la filature.
Enfin, je vous laisse lire ou relire le conte d'Andersen : Les cygnes sauvages ... On y parle beaucoup de fibre d'ortie tricotée !