Gui des feuillus n'est pas vraiment un "emblème" mais quand même il porte une forte tradition
Viscum album
L
le gui, ingrédient essentiel de la potion magique et qu'il faut bien entendu cueillir avec une serpe d'or
Le gui, que les Grecs associaient à Hermès, dieu messager de
l'Olympe et dieu de la santé, était aussi considéré comme une plante
sacrée du temps des Gaulois.
Les Druides croyaient que cette plante était semée sur le chêne par une
main divine et voyaient dans l'union entre leur arbre sacré et ces
rameaux toujours verts un symbole d'immortalité.
Le sixième jour de l'année celtique, les druides allaient couper le gui en s'exclamant : "O Ghel an Heu", une expression qui signifie littéralement "Que le blé germe !".
Cette expression, symbole de renaissance du soleil après le solstice
d'hiver, a donné par déformation l’expression "Au gui l'an neuf !".
Par ailleurs, lorsque des ennemis se rencontraient sous une branche de
gui dans la forêt, ils devaient déposer les armes et observer une trêve
jusqu'au lendemain.
C'est de là que viendrait la coutume de suspendre une boule de gui et
d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance. Ainsi, le baiser sous le gui porteur de bons auspices est probablement une tradition d'origine celte.
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