Bonjour,
Les mousses sont bien photosynthétiques. Elles absorbent généralement l'eau par toutes leurs surfaces. En l'absence de tissus conducteurs, l'eau se déplace ensuite de proche en proche à l'intérieur de l'organisme. Certaines mousses ont cependant des cellules spécialisées pour une meilleur conduction de l'eau sans que ces cellules forment un véritable système vasculaire, contrairement à ce qui existe chez les fougères, les gymnospermes (c.a.d essentiellement les conifères) et les angiospermes (plantes à fleurs).
On pense souvent que les mousses sont très inféodées à l'eau. En réalité, on trouve de nombreuses espèces capables de résister à des périodes prolongées de sécheresse. Cette intense déshydratation les conduit à une vie ralentie mais une pluie ou une bonne rosée leur permet de se réhydrater très rapidement. On voit leurs feuilles s'épanouir à nouveau, elles verdissent très vite et se retrouvent en pleine forme, prête à fonctionner : c'est le phénomène de réviviscence.
A l'inverse, certaines mousses sont aquatiques (les Fontinales des fontaines et rivières, les Sphaignes des tourbières).
Notez que la plupart des mousses sont de petite taille en raison de leur faible aptitude à la conduction interne de l'eau. Les plus grandes sont les mousses aquatiques.
En revanche, les mousses sont inféodées à l'eau pour leur reproduction sexuée, les spermatozoïdes (gamètes mâles) nageant dans une fine couche d'eau liquide pour rejoindre les gamètes femelles (qui ne sont pas des ovules mais des oosphères).
Pour en savoir plus, j'ai trouvé cette plaquette faite par le Museum d'Histoire Naturelle et NatureParif, en guise d'introduction à ce monde bien particulier : http://bryophytes-de-france.org/fichiers/Livret_Bryologie_MNHN_Natureparif.pdf
Belles découvertes et bon MOOC.
JPierre