Bonjour Sarah,
Parles-tu, par ce futur, de la sécheresse que pourrait induire localement le réchauffement climatique ?
Pas de réponse précise de mon côté mais des éléments de réflexion.
Intuitivement, j'étais presque prêt à dire oui, en un lieu donné où les périodes de sécheresse deviendraient plus longues et/ou plus fréquentes.
La production de biomasse végétale est en tous cas bien plus faible dans les zones arides. Le manque d'eau s'accompagne d'une diminution de la photosynthèse donc d'une diminution de la production d'O2.
Mais...
Reste à savoir quelle est l'intensité de la respiration dans ces cas là. En effet, le stress hydrique s'accompagne généralement d'une réduction du diamètre des stomates (petits pores par lesquels la feuille réalise ses échanges gazeux avec l'atmosphère), ce qui permet à la plante de minimiser ses pertes d'eau (sous forme de vapeur). De ce fait, l'entrée d'O2 dans la plante est aussi réduite et l'on peut penser que la respiration l'est également, d'où une moindre production de CO2.
En zone méditerranéenne, par exemple, la période sèche est une seconde mauvais saison pour les plantes et c'est vraisemblablement l'ensemble de leur métabolisme qui est impacté.
Par ailleurs, s'il s'agit de réchauffement climatique, on sait que certaines zones deviendront plus arides tandis que d'autres deviendront plus humides. A l'échelle du globe, quelles en seront les conséquences en termes d'augmentation du taux de CO2 (d'origine non anthropique, bien sûr) ? Sans oublier le rôle des océans dans la production d'O2 par les algues macro et surtout microscopiques (phytoplancton)...
Je manque de données précises sur ces aspects d'écophysiologie et d'écologie globale pour aller au delà de ce questionnement mais je pense que d'autres membres de l'équipe, notamment Errol, auront des informations intéressantes à apporter en la matière.