Plantes bio indicatrices

Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,
Nombre de réponses : 11

Bonjour,

Je me suis penchée sur ce thème, pour mieux comprendre la biodiversité et aussi déterminer quel type de slj'ai autour de moi.

Les plantes bio indicatrices, indiques la présence d'élément dans le sol: Azote, phosphore, calcaire, potassium et aussi son acidité.

Ainsi les plantes de couleurs bleus, violet, indique un PH acide.

Elles sont aussi, bioaccumulatrice, de l'aluminium, qu'elles rejettent ensuite.

Mais je me pose une  question: comment se détoxifient elles, puisqu'elles captent l'aluminium présent dans le sol, mais le rejettent , dans ce même sol?

Merci d'avance.

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Je transmet votre question aux pédagogues du MOOC .

 Peut-être pourriez vous la reformuler et la préciser? 

une plante bio indicatrice tolère les conditions particulières d'un sol, un des processus est l'accumulation mais ce n'est pas le seul et il ne s'agit pas forcément d'aluminium.

cordialement

isabelle




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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

De fait, les diverses espèces de plantes sont adaptées à des conditions de milieu particulières. En fonction de leur plus ou moins grande adaptation à la sécheresse, à la présence de lumière plus ou moins intense, à la teneur de tels ou tels éléments minéraux dans le sol, etc. Ou à leurs exigences mêmes par rapport à ces conditions. Elles donnent ainsi des indications plus ou moins précises.

Les espèces qui sont liées à des conditions de vie très variées donnent cependant moins d'indications que celles qui sont liées à des conditions de vie plus retreintes. Ce sont ces dernières qu'on qualifie plutôt d'espèces indicatrices.

Ex. :

- le chataignier, le chêne-liège, la plupart des bruyères poussent sur des terrains siliceux

- les salicornes poussent sur des terrains salés ; elles éliminent néanmoins le sel par la mort des parties qui se sont le plus chargées en sel et qui finissent par ne plus être en connexion avec le reste de la plante et, carrément, par tomber.

Le terme de bio-indicatrices me semble néanmoins un effet de mode (presque commercial parfois ou, pour le moins, "communicant"). Une espèce de plantes indicatrice des conditions de milieux où elle vit est nécessairement bio-indicatrice, puisqu'elle est vivante. Ce terme a l'avantage de sensibiliser à l'importance du vivant, c'est certes intéressant, notamment en lien avec une meilleure prise en compte des interactions écologiques au sein des agrosystèmes.

Quant aux plantes capables de résister à des teneurs importantes de métaux lourds (plantes metallicoles), elles ne sont donc qu'un exemple parmi d'autres, de plantes indicatrices du milieu. Ci-joint un extrait de l'ouvrage "Stratégies végétales" (Garrone B., Schatz B., Martin P. et Les Ecologistes de l'Euzière. Ed Ecologistes de l'Euzière) consacré à ce sujet. Il développe peu les modalités de résistance mais donne des informations intéressantes.

Voyez aussi :

https://www.umontpellier.fr/articles/la-chimie-du-futur-passe-par-les-plantes

http://www.chimeco-lab.com/recherche

Pour finir, au delà du caractère plus ou moins indicateur de telle ou telle espèce, il est très intéressant de se pencher sur les cortèges d'espèces (notion d'association et de groupements végétaux) vivant ensemble. C'est le domaine de la phytosociologie. L'étude des associations végétales, qui croise donc les conditions écologiques de l'ensemble des espèces qui constituent ces associations, apporte en effet des indications fines sur ces conditions de milieux, plus fine en général que la présence d'une seule espèce.




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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Merci pour votre réponse.

Ma question porte plus précisément sur le processus de detixification de ces plantes.

Par où entrent les éléments polluant et ou repartent ils et comment?

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Bonsoir,

J'avais bien lu votre question et ne cherchais pas a l'éluder mais j'ai oublié de joindre le document des Ecologistes de l'Euzière. Je le mets cette fois sourire.

Je n'ai pas de réponse beaucoup plus précise que les éléments résumés dans ce document. Peut-être d'autres collègues en auront-ils. Sophie ?

En tous cas, les métaux entrent par les racines. A ma connaissance, il n'y a pas de détoxification à l'intérieur de la plante. Chez certaines plantes, les métaux lourds sont stockés dans la vacuole de certaines cellules où ils sont ainsi compartimentés, isolés du reste de la cellule et n'exercent alors pas d'action toxique. Mais ils n'en repartent pas et lorsque la plante meurt, si elle n'est pas exportée du site, les éléments minéraux en question sont restitués au site en question. C'est alors l'exploitation, au laboratoire (y compris de façon industrielle), des plantes ainsi chargées qui peut permettre de récupérer et de recycler ces métaux lourds.

Claude Grison, chercheuse à Montpellier, travaille sur ces phénomènes. Vous trouverez ici une émission de France Inter, que je n'ai pas eu le temps d'écouter, ici : https://www.franceinter.fr/emissions/les-savanturiers/les-savanturiers-05-juin-2016

Vous me direz si elle vous a éclairée ?...

On trouve aussi divers documents sur internet. Se fier plutôt à ceux émanant d'organismes de recherche (CNRS, INRA, CIRAD, Universités, etc.) plutôt qu'aux articles de la presse quotidienne.

ex : http://www.nancy.inra.fr/Toutes-les-actualites/Des-plantes-pour-l-extraction-des-metaux

Ou bien chercher, à partir de Google Scholar, des articles scientifiques, la plupart en Anglais à partir de mots clefs du type : "bioaccumulation of heavy metals plant", voire avec des mots fraçais, bien sûr

Enfin, attention, les couleurs des fleurs n'indiquent pas nécessairement l'acidité du sol mais peuvent indiquer, dans certains cas, l'évolution de l'acidité/basicité à l'intérieur de la fleur elle-même, en fonction du stade de développement de la fleur. C'est en particulier le cas de diverses Boraginacées.

 A suivre...

Bien cordialement.


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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Je ne saurais pas en dire plus que ce qu'il y a dans le chapitre de Stratégies Végétales, mes connaissances en la matière commencent à dater franchement et je ne les ai pas mises à jour ! sourire

(j'ai tout de même réussi à glisser une Nocceae caerulescens dans les fiches familles clin d’œil )

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Bonjour à vous deux,

j'ai assisté hier à Toulouse à une conférence sur les particules fines (moins de 1 micron) chargées elles aussi en métaux mais volatiles et ayant un impact sur la végétation.

Le platane aurait une capacité plus importante que les autres arbres à capter dans son écorce ces particules fines. Celles-ci sont rejetées notamment par les pots d'échappements d'où la présence de ces arbres au bord des routes.

Ces particules fines sont-elles également stockées dans les vacuoles des cellules des écorces ? Sachant que le platane n'est pas une plante annuelle, les particules vont-elles s'accumuler et rester piégées jusqu'à la mort de l'arbre (en considérant que les arbres ne sont pas immortels ce qui est un autre débat...) ?

Merci pour votre réponse.

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Les arbres de bords de routes ont été planté parce que le besoin en bois était très important à une époque, (moyen-âge/renaissance) fabrication des charrettes, bateaux, canons ..., et que les forêts royales n'étaient pas si grandes que cela, 

donc pas du tout pour les voitures, et la tendance est à leurs suppressions. sourire

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

Merci cette réponse complète, et l'article complet m'a bien éclairé!

Merci encore

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

je me souviens, qu'il y a 30 ans, le parc de la tête d'or a Lyon avait fait une mesure sur le taux de plomb et d'arsenic présent dans les feuilles de platanes lyonnaises. 

le diagnostic rejoignais l'analyse du miel du jardin du Luxembourg de Paris. 

Impropre a la consommation directe (pour le miel) et indirecte pour les feuilles (compostage et utilisation des cendres au jardin).

Pour le miel parisien il parait que ça va maintenant (essence sans plomb, pot catalytique et filtre pour les industries?) j’espère que la situation va aussi mieux pour les arbres urbains....

allez une petite note de musique 


isabelle

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Re: Plantes bio indicatrices

par Utilisateur supprimé,

bonjour, les plantes bio indicatrices sont des indicateurs, quand tu vois l'une ou l'autre tu as une indication plus ou moins exacte de la nature de ton terrain calcaire ou acide pour le plus facile.

pour les plantes dépolluantes j'en ai un peu partout dans ma maison elles purifient l'air...(y parait)

La phytoremédiation, cela consiste à utiliser des plantes pour dépolluer le sol, l'eau ou l'air. Pour ce qui est de débarrasser de ses polluants l'air des habitations et des bureaux, les fameuses plantes dépolluantes, à la mode depuis quelques années, qui ont une efficacité controversée. En revanche, l'aptitude des racines des végétaux à extraire certains polluants chimiques, à les stocker ou même à les dégrader, n'est pas mise en doute. Ces éléments nocifs peuvent être présents dans le sol, mais aussi dans l'eau, dans le cas de cultures hydroponiques ou lors de l'utilisation d'eaux usées pour l'arrosage des cultures "dépolluantes". Dépollution des sites industriels c'est pas cher mais faut pas être pressé.

Les différents types de phytoremédiation

Phytostabilisation : éviter la dispersion des produits nocifs

Phytodégradation : "consommation" des polluants par les plantes

Phytovolatilisation : libération dans l'atmosphère

Phytoextraction : les plantes "pièges"