Exemple de
relation de mutualisme, d'aide mutuelle
Sous la face
inférieure des feuilles des acariens s'installent dans des petites
touffes de poils situées à l'aisselle des nervures. Ainsi, l'arbre offre
un refuge aux acariens, appelé domatie
(du latin domus, maison). En échange, les
acariens protègent l'arbre d'éventuelles menaces extérieures, par
d'autres acariens ou encore des champignons.
Mais les ormes n'ont
pas que des amis :
Exemple de
relation de parasitisme
L'adulte scolytus scolytus, un
insecte coléoptère, creuse des galeries sous l'écorce des ormes pour y pondre ses œufs qui se transforment en larves, lesquelles se nourrissent du bois. En temps normal l’action des scolytes sur les arbres est bénéfique dans une forêt : en effet, elle permet son renouvellement puisqu'ils "s'attaquent" aux sujets âgés ou affaiblis.
Le problème est que les larves sont incapables de digérer la cellulose. Pour les aider dans cette tâche, elles hébergent donc, sous leur carapace, un champignon microscopique, répondant ou pas, il est pas mal sourd muet, au joli nom d'Ophiostoma ulmi. Et c'est là que le bât blesse.
Si le champignon vit en symbiose avec l'insecte, il parasite l'arbre en se répandant dans ses vaisseaux et en l'infectant jusqu'à son dépérissement. Non content d'avoir mis à terre un géant, il continue sa propagation aux sujets voisins par l'intermédiaire de l'insecte mais également par voie souterraine par le biais des racines.
Et ainsi, au XXè siècle, 2 épidémies de cette maladie fongique, la graphiose de l'orme, ont sérieusement mis à mal la pérennité des essences indigènes de nos régions (orme champêtre principalement, mais aussi orme de montagne et orme diffus).