J'ai décidé de présenter le pistachier térébinthe - Pistacia terebenthus L. que j'apprécie particulièrement quand je me balade.
Il est porteur de galles de formes variées régies par l'action de "parasites" : Les Pemphigus et les Aphis.
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75291-synthese
Cet arbrisseau est un farceur !
Si vous ne connaissez pas son fruit, vous pourriez bien cueillir une belle galle en guise de baie. Quelle belle surprise pour le goûter ! A ce jeu de drupes, ne soyez pas dupes… Invitez donc quelques demoiselles coccinelles pour s'en régaler ^^
Si on les nomme Pemphigus, qui signifie bulle, ces "parasites" se déclinent à loisir selon leurs talents de bâtisseurs.
Ainsi, Pemphigus pallidus Derb. fait dans la simplicité en pliant simplement la feuille, foliole contre limbe, pour accueillir sa petite famille. La cabane sommaire garde le vert de la feuille. S'il est bon couturier, il n'est pas artiste d'où son nom de "pâle".
Avec Pemphigus follicularius Pass. , l'abri est plus gonflé, plus coloré. Le rouge carmin illumine la coquette demeure.
Pemphigus semi-lunaris Pass. aime le confort d'un croissant de lune au jaune lumineux.
Viennent ensuite les adeptes des rondeurs, Pemphigus utricularius Pass. Véritables "souffleurs" de sphères, leurs vessies se font aisément passer pour des lanternes… Les demeures se déclinent du petit pavillon, taille cerise, au cossu cottage, taille abricot.
Enfin, les bâtisseurs les plus prodigieux, les architectes stars puceroniens sont les Pemphigus cornicularius Pass. Ce sont eux qui, à la cime des plus hauts rameaux, suspendent des palaces immenses ( pour un puceron, évidement ! ) en forme de cornes d'une grande solidité. Les résidents de cet empire les diraient d'abondance !
Pour terminer, les "édifices" cornus bâtis par les Aphis pistaciae sont si extraordinaires qu'ils portent un nom bien à eux au pays des humains : Caroubes de Judée.
Quand la botanique rejoint l'entomologie… ! J'adore !
Et même si aujourd'hui on qualifie cela de parasitisme, je m'interroge… Le pistachier n'en retire-t-il vraiment aucun bénéfice ? N'y a-t-il pas des liens, des apports transversaux, passés sous le silence de ma méconnaissance ? J'ai tendance à penser que tout "s'emboîte" judicieusement dans la nature… Pourquoi pas les galles et leurs hôtes ?
A creuser peut-être …
Merci d'avoir lu ;)
Botaniquement vôtre !
postez dans un nouveau sujet le lien de la fiche eFlore correspondant à l’espèce que vous aurez sélectionnée. À l’aide des informations de la vidéo et de la fiche eFlore, rappelez dans votre message quel(s) type(s) d’interaction(s) (mutualisme,
symbiose, parasitisme, etc.) cette espèce met en place et avec quel(s) autre(s) organisme(s).