Pour cette activité j'ai pensé directement au liseron (ou Convolvulus arvensis) qui est une plante grimpante et qui s'enroule autour des autres plantes, allant jusqu'à les étouffés tel un serpent. Le type d'interaction avec les plantes qu'elle provoque dépend de celles ci: en effet, s'il s'agit d'un rosier par exemple, on notera qu'il s'agit d'une simple compétition pour la lumière l'eau et les nutriments, étant donner que le rosier est robuste et ne se laissera pas étouffer. Cependant dans le cas d'une plante plus fragile le liseron peut l'empêcher de parvenir aux nutriments et à la lumière dont elle a besoin et finir par la tuer.

Activité (Séq 5) : Des interactions partout !
Activité (Séq 5) : Des interactions partout !
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La "Forêt des zombies"
Le mutualisme des abeilles
Voici un joli exemple de mutualisme entre une fleur et une abeille , chacune tirant un avantage de l'autre !
Désolé pour la qualité de l'image !
plantes grimpantes, un parasitisme faible
Bonjour à tous
Je n'ai pas trouvé grand chose dans le jardin, hormis quelques lierres grimpants le long d'un boulot ou d'un prunier.
De la compétition pour sol, il y en a partout, mais comme je n'ai que des herbacées et pas de buissonnant, je n'ai pas retenu cette solution là.
Je mets aussi une photo de ce que je pense être une pomme de terre, qui est en concurrence lumière non pas avec d'autres plantes directement, mais plutôt avec le composteur d'un côté, et un hortensia de l'autre (Nom : Hydrangea
Famille : Hydrangeacée). Si c'est bien une patate, je n'en ai jamais vu une aussi grande, presqu'un mètre !
Favorisation entre mousse et arbre
une mousse qui pousse sur les vieux arbres de la forêt de Compiègne, près de chez moi, vues cet hiver en décembre, quand elles sont les seules à apporter un vert irradiant au milieu du brun et du gris.
On pense souvent que les mousses sur les arbres lui sont néfastes : soient parce qu’elles en dégradent l’écorce, soit parce qu’elles abritent de potentiels parasites. Si la deuxième hypothèse n’est pas forcément fausse, il ne faut pas oublier toute la riche diversité qu’elle abrite et qui elle, peut aussi être bénéfique, ne serait-ce que par l’attrait de prédateurs à ces mêmes parasites. D’ailleurs, les mousses affectionnent tout particulièrement les vieux arbres dépérissants.
Quoi qu’il en soit, il semble que la relation entre l’arbre et les mousses qui poussent sur son écorce soit de l’ordre de la favorisation : la mousse bénéficie d’une surface supplémentaire à coloniser qui lui offre de bonnes conditions de pousse, l’arbre n’en est pas laisé. Parle t-on donc de commensalisme ou d’amensalisme ? Peut-on dire que dans ce cas précis, la mousse est épiphyte ?
Je ne saurai reconnaître ni l’arbre ni le type de mousse présent sur cette photo, si vous les connaissez n’hésitez pas.
Le chablis
Ce n'est pas le vin blanc sec d'un terroir de Bourgogne qui m'intéresse ici mais plutôt :
"(...) au sens restreint, un arbre déraciné sous l'action de différents agents naturels (vent, foudre, neige, chute d'un autre arbre) ou pour des raisons qui lui sont propres (vieillesse, pourriture, mauvais enracinement), sans l'intervention de l'homme, du fait d'un orage ou du vent notamment ".
Je me souviens, en Guyane française, de la découverte lors d'une balade en forêt d'un puit de lumière aveuglante d'un grand contraste avec l'atmosphère tamisée environnante, provoqué par la chute d'un immense arbre.
Le foisonnement de la vie dans cet espace lumineux était évident. Tant par le nombre d'insectes visibles que par la prolifération de plantes extraordinairement vertes tout autour de la souche de l'arbre couché.
En effet, le sous bois de la forêt amazonienne n'est habituellement pas très dense. Mais à l'endroit ou la lumière avait enfin accès, après quelques jours, c'était devenu impénetrable.
Quelqu'un m'avait expliqué que le chablis participe à la régénération naturelle de la forêt, permet l'entretien des sols et contribue au maintien de la biodiversité. Les cavités laissées dans le sol par la motte de terre d'un arbre déraciné dans un grand chablis seraient des microsites plus favorables à la germination de certaines graines.
Afin de permettre à l'écosysteme de se régénérer naturellement, un certain nombre de cycles sylvogénétiques se déroulent : il y a les pionniers qui préparent le sols et dégradent le bois mort en nutriments, puis le développement de strates herbacées et arborées qui apportent chacunes leurs contributions à la reconstitution de l'espace.
En conclusion, la mort naturelle d'un grand arbre vénérable, se dégradant sur place, participe à la relation de mutualisme avec de multiples autres organismes vivants (végétaux, animaux, champignons) pour la régénération d'un écosystème donné.
Malheureusement, les dégradations humaines ne laissent pas toujours le temps à l'écosystème de se régénérer de la sorte...
Sources:
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9ration_naturelle
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chablis_(arbre)#Aspects_%C3%A9cologiques
Lichen _ Symbiose
Le Lichen est une symbiose entre une algue et un champignon, pour faire simple. Ci-dessous le détail :
Les deux composantes du lichen s'appellent le photobionte et le mycobionte. Comme son nom l'indique, le photobionte est l'élément végétal qui produit par photosynthèse énergie et molécules organiques. Il consiste généralement en cellules apparentées à des algues. Le mycobionte est l'élément fongique qui entoure et pénètre son partenaire végétal, lui servant de protection, l'aidant à retenir l'humidité, et jouant souvent le rôle de racine pour canaliser les nutriments vers les cellules qui assurent la photosynthèse. C'est la combinaison de leurs atouts, végétaux et fongiques, qui confère aux lichens leur grande robustesse.
orobranche
Il y a quelques temps, j'ai découvert cette plante. Je suppose que c'est une orobranche qui est un "holoparasite". Ces plantes se fixent sur une autre plante hôte sur laquelle elle puise les nutriments dont elle a besoin et qu'elle est incapable de se créer car elle ne peut pas synthétiser la chlorophylle.
Parasitisme
Voici un exemple d'holoparasitisme avec cette Cuscuta campestris . Dépourvue de chlorophylle, elle dépend complètement de son hôte pour sa nutrition. Sa tige, jaune orangé, s'entortille en se nourrissant de la plante hôte.
https://www.jardinsdefrance.org/aux-racines-du-parasitisme-vegetal/

De l'orchidée à l'arbre: un épiphytisme
Dans la nature, on trouve les orchidées sur tous les
continents sauf l'Antarctique, bien que la grande majorité vivent dans
les forêts tropicales et subtropicales. Environ les trois quarts de
toutes les espèces d'orchidées sont des épiphytes, un c'est-à-dire qu'elles qui vivent et poussent sur d'autres plantes. Les
orchidées qui poussent sur un arbre hôte ont un type particulier de
relation symbiotique avec lui. Si l'épiphyte ne nuit pas à
l'hôte en prélevant sa nutrition, sa croissance peut impacter le support.des façons dont l'arbre
hôte peut être affecté. Les jardins botaniques de Brooklyn décrivent
comment le poids même d'une masse de croissance épiphyte peut provoquer d
amaging rupture de branche. Certains arbres hôtes à écorce rugueuse
peuvent perdre périodiquement des morceaux de leur écorce, empêchant la
prolifération d'orchidées et d'autres plantes épiphytes. D'autres
produisent des produits chimiques qui peuvent inhiber ou décourager la
croissance des épiphytes. Par contre, il peut augmenter la quantité d'humidité dans l'air, aidant à
maintenir les forêts tropicales humides humides et peut donc aider les arbres de la forêt tropicale à absorber l'azote de l'air.
Lathree clandestine
Cuscutes... plantes parasites
Cuscuta est un genre qui regroupe plus de 100 espèces de plantes parasites.
La cuscute atteint une plante hôte et s'enroule autour des tiges.
Si l'hôte contient des nutriments bénéfiques à la cuscute, celle-ci produit des substances, les haustoriums qui s'insèrent dans le système vasculaire de l'hôte. La racine d'origine meurt ensuite. La cuscute peut se développer et parasiter plusieurs plantes.
Les cuscutes parasitent de nombreuses espèces végétales, dont un certain nombre de plantes cultivées, comme la luzerne, le lin et le trèfle.
La gravité des attaques de cuscutes est très variable.
(D'après: https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuscuta)
Ci-dessous, un exemple: Cuscuta epithimum
Le gui
Le gui européen (Viscum album L.) est une plante parasite épiphyte. Elle se développe sur de nombreux arbres
Les baies de gui ne contiennent qu'une seule graine chlorophyllienne entourée d'un tissu visqueux et collant, la viscine
Les graines, disséminées par les oiseaux, restent collées sur le support grâce à la viscine qui durcit à l'air libre.
Les
graines mûres germent dès que les conditions externes sont favorables, sans
aucun signal chimique provenant de l'hôte. De ce fait, elles
sont capables de germer sur n'importe quel substrat, y compris des substrats inertes comme
une plaque de verre ou une branche morte.
La partie aérienne du parasite se développe en mettant en place deux feuilles opposées par an. La floraison des rameaux du gui ne débute que quatre à cinq années après la fixation.
Orobanche hederae
J'ai toujours eu du mal à différencier la Neottie Nid d'oiseau et l'orobanche du lierre. Je rencontre les deux près de chez moi et leur absence de couleur verte n'a jamais motivé une étude plus poussée. Ce MOOC était l'occasion d'y regarder d'un peu plus près. Bon évidemment il n'y a pas de labelle chez l'orobanche; la forme de la fleur est donc nettement différente. La Neottie parasite des champignons alors que cette orobanche parasite le lierre. L'orobanche du lierre jeune est étrange et ressemble un peu à une pousse de bamboo (deuxième photo). Je n'ai pas réussi à identifier cette fleur avec la flore Bonnier ...apparemment il n'y a qu'une bractée mais j'en ai vu trois (les deux autres sont elles des sépales?); je n'ai pas vu de poils glanduleux sur le style. La fleur était plutôt jaune que jaune violacée. La raison pour laquelle je pense qu'il s'agit bien de l'orobanche du lierre est qu'il y a du lierre à proximité (photo 2) ; l'autre plante verte (photo 1) est une ronce mais je n'ai pas lu que des orobanche parasitaient la ronce...j'ai cherché des images de microscopie montrant les interactions antre l'orobanche et le lierre mais sans succès. Si quelqu'un en a trouvé cela m'intéresse.
Orobanches
J'ai croisé cette plante de couleur "marronasse" la première fois près du mur d'une maison à moitié abandonnée, dans un coin peu lumineux.
La couleur est due à l'absence de chlorophylle. C'est une plante holoparasite.
L'"hôte"de prédilection diffère selon les espèces.
La photo suivante est celle de Orobanche hederae :

La photo a été récupérée sur Wikipedia, l'auteur de celle-ci n'est pas clairement identifié : "L’auteur n’a pas pu être identifié automatiquement. Il est supposé qu'il s'agit de : Aroche (étant donné la revendication de droit d’auteur). — La source n’a pas pu être reconnue automatiquement. « Travail personnel » supposé (étant donné la revendication de droit d’auteur)."
Lathrée écailleuse
Pas loin de chez moi, en bord de rivière, j'ai découvert, très tôt en saison (mars), une fleur que je ne connaissais pas : la Lathrée écailleuse. Egalement surnommée Clandestine, j'ai appris qu'elle n'avait ni feuilles ni chlorophylle et qu'elle faisait donc partie des plantes parasites. Dans la ripisylve où elle se développe, elle parasite principalement les racines des aulnes en puisant sa nourriture grâce à des suçoirs. Sans erreur de ma part, je dirais qu'elle fait partie des holophites.
Gui des peupliers
Un hémiparasite des peupliers: le gui (Viscum album)
Panoramix cueillait le gui sur un chêne le 6° jour du mois lunaire (donc à la 6° nuit suivant la nouvelle lune) car les Gaulois étaient épatés par cette branche toujours verte sur les branches défeuillées par la saison froide. Et le chêne accueille très rarement le gui à la différence des peupliers, peut-être a-t-il des tanins défensifs beaucoup plus efficaces. Quoiqu'il en soit, les peupliers ne crèvent pas lorsque le gui leur pompe la sève, sauf si la pullulation du gui sur leurs branches est vraiment énorme. A quoi peut servir le gui ? Depuis Panoramix on a oublié la recette de potion magique et on hésite encore à confirmer les vertus médicinales supposées des extraits de cette plante. Diurétique, capable de dilater les vaisseaux sanguins, anticancéreuse ? On ne sait pas...évidemment parce qu'aucun laboratoire n'a mis assez d'argent pour chercher. Donc aujourd'hui la seule utilisation vérifiée est le pouvoir collant de la viscine, protéine adhésive contenue dans les baies du gui, qui sert aux oiseleurs pour attraper les oiseaux. Le gui, lui, s'en sert pour se disséminer en collant ses graines aux pattes des oiseaux qui en raffolent (grives, sittelles,...) et les transportent d'arbre en arbre.
L'association du gui et du peuplier, assez fréquente, est un casse-tête pour l'arboriculteur: elle péjore la qualité du bois et il est très difficile de s'en débarrasser, à moins de passer couper les branches qui portent le gui et de faire la chasse aux oiseaux qui l'apportent sur leurs pattes. C'est un hémiparasitisme car le gui a de la chlorophylle et ne pompe que la sève primaire, il fait lui-même ses sucres pour construire sa structure et ses graines. C'est pour cela qu'il est peu dépendant des saisons, ce que montrent bien sa croissance continue, la persistance de ses feuilles toute l'année (sempervirens)et la maturation de ses baies qui se fait sur 3 ans
Les images (merci wikipedia) montrent un suçoir par lequel le gui pompe la sève primaire (eau, azote, phosphore, potassium) de l'arbre qui le porte; des boules de gui dans des peupliers; et les feuilles et fruits du gui
relation commensaliste pouvant se développer en mutualisme !
Cette fougère épiphyte (relation commensaliste) peut en plus développer
une relation mutualiste avec l’arbre porteur en retenant des débris qui
se transforment en terreau.
Commensalisme - Lien vers le site zoom nature
J'ai eu envie de partager avec vous cette page vraiment intéressante sur le commensalisme.
On y trouve des informations intéressantes sur les plantes épiphytes : Leur hôte leur sert de support. De nombreuses espèces existent chez nous (mousses, hépatiques). Un tronc d'arbre peut abriter des dizaines de plantes épiphytes différentes quand les conditions sont favorables (humidité et ombrage).
Plein d'autres informations sur ce site comme cet article sur le noisetier qui explique comment il a un effet positif sur la flore herbacée.
https://www.zoom-nature.fr/le-noisetier-un-parapluie-pour-la-flore-forestiere/
chevrebou
en voilà un qui sait ce qu'il veut ! une petite bouture de chèvrefeuille a su s'enrouler aux bambous pour se hisser vers la lumière et retomber en lianes fleuries et parfumées ; les bambous n'ont pas l'air d'en souffrir ; je trouve même qu'ils y gagnent un parfum délicieux les chaudes soirées d'été
je n'irai tout de même pas jusqu'à parler de mutualisme mais au moins de commensalisme
Le commensalisme au Costa Rica
Bonjour,
Je vous présente une relation interspécifique observée lors d'une mission au Costa Rica dans la forêt tropicale humide de Monte Verde à plus de 1400m d'altitude.
Cette relation est du commensalisme.
Les plantes épiphytes se servent de la strate arborée comme support de pousse. Elles ont accès à la lumière en se fixant sur les hauteurs. Elles ont accès à l'eau car la nébulosité est très forte en altitude. Et elles ont accès aux nutriments car, avec le temps, l'humus a recouvert l'ensemble des parties ligneuses des arbres.
Voici une photo illustrative (non prise par moi).

lierre et chêne pédonculé

Une glycine à la conquête des arbres
Bonjour,
En me baladant dans mon quartier, une glycine a grimpé tout le long d'un arbre d'une dizaine de mètres, que je ne saurai nommer. J'ai trouvé cela magnifique, surtout que la floraison était spectaculaire.
La glycine (Wisteria) est une plante grimpante qui exerce un parasitisme faible, donc la survie de l'arbre n'est pas compromise. Il s'agit d'épiphytisme.
N'ayant pas de photos personnelles, j'ai illustré mes propos par la photo ci-dessous:
Lierre sur l'écorce d'un chêne
L'exemple a déjà été donné dans la vidéo, mais je souhaitais le développer à travers une anecdote personnelle.
Mes parents ont toujours eu dans leur jardin un chêne, que je soupçonne d'être un chêne commun (Quercus robur). Ce chêne a été mon arbre préféré durant toute mon enfance (l'arbre est toujours en vie aujourd'hui). Ses branches touchent presque la maison, lui offrant un ombrage bienvenu. Il nous arrose la pelouse de glands à une certaine période de l'année, au grand désespoir de mon père qui s'occupe de l'entretenir. Ensuite, de bébés chênes poussent çà et là. Mon père les arrache, mais certains se coinçent dans le talus et peuvent grandir en paix.
Tout cela pour dire que j'ai remarqué un jour du lierre (Hedera helix) qui commençait à serpenter au pied du chêne. On m'avait dit que le lierre était néfaste pour les arbres, qu'il finissait par les étouffer. J'ai donc entrepris de tout arracher à la main, ce qui n'a pas été une mince affaire pour mes mains de jeune adolescente.
Le cours m'a permis de comprendre qu'il s'agissait d'un parasitisme faible (épiphytisme) et que j'aurais peut-être dû laisser pousser tranquillement ce pauvre lierre.
Image illustrative tirée de ce site
Amadouvier (Fomes folmentarius)
L'amadouvier est un champignon en forme de sabot;
Le rôle de ce champignon est très constaté. Dans la gestion forestière, il s'agit d'un parasite qui s’installe à l’occasion d'une blessure et infecte rapidement l'ensemble des tissus de l'arbre.
D'un point de vue environnementale d'après certaines études cette espèce est bio indicatrice d'une bonne diversité en champignons.
Source : Office Nationale des Forêts
Photo : Priscilla Leclerc
Astuce pour le/la jardinier/ère
L’odeur du basilic repousse certains parasites des tomates et facilite donc la culture des tomates. La présence de salades au pied des tomates va permettre aussi de garder une certaine humidité et donc de limiter l’arrosage.
www.jardineravecjeanpaul.fr/associez-les-tomates-le-basilic-les-salades
Broméliaceae et Orchidées
Nombreuses épiphytes (dont orchidées et broméliacées). Cette relation n'est pas du parasitisme car la plante sous jacente ne subit pas de dommages, elle porte simplement d'autres plantes. Photo du Panama.
Des interactions partout
Bonjour,
J'ai choisi l'exemple d’une galle (Fig. 1) sur une feuille de hêtre, où les tissus de
l’hôte prolifèrent sous l’effet d’un parasite: Mikiola selon un article de M.A. Selosse (Jardins de France). Ici la croissance ne profite plus à l’hôte, mais elle est
détournée au profit du parasite que ces tissus charnus protègent et
nourrissent.
Gui "Viscum album"
J'aimerais vous parler du Gui, "Viscum album", que j'ai pu observer de nombreuse fois mais pas prendre en photo.
Le gui est une plante hémiparasite et épiphyte.
C'est à dire que la plante réalise elle même sa photosynthèse, mais puise ses ressources non pas dans le sol, mais via l' hôte qu'elle parasite. Le mot épiphyte signifie justement qu'il s'agit d'une plante qui pousse sur une autre.
Il s'agit donc d'une interaction parasitaire (+/-). La symbiose parasitaire est une action durable dans le temps, d'autant plus si le symbiote est hémiparasite.
Le plus étonnant chez les Gui, c'est probablement leur façon de disséminer leurs graines. Les fameuses baies blanches qu'ils produisent sont riches en un composés visqueux et non digeste nommé viscine. Les oiseaux ingérant les baies, auront littéralement cette colle non digéré leur collant au cloaque peu après.
Ils chercheront donc à s'en débarrasser en se frottant à un arbre, ce qui permettra aux graines (non digeste également, et présente avec la viscine) de trouver un hôte à parasiter !
Le gui
Le Gui (aussi appelé Gui blanc ou Gui des feuillus, même si on le trouve parfois et localement sur des résineux), Viscum album, est une espèce de plantes parasites (hémiparasite), qui ne possède pas de racines mais se fixe sur un arbre hôte dont elle absorbe la sève à travers un ou des suçoirs.
Le gui, ou Viscum Album, pousse en boules à la cime des pommiers, poiriers, noisetiers, robiniers, tilleuls, saules, peupliers, entre autres feuillus.
Cet arbrisseau parasite, très rustique, se greffe sur d’autres arbres dont il puise l’eau et les minéraux pour s’épanouir. Il s’agit donc d’une plante épiphyte (sans racine).
Rond et « suspendu » dans le ciel, il est surnommé arbuste de la lune, d’autant que ses baies sont blanches et ressemblent elles-aussi à l’astre de nuit.
Ses caractéristiques ont fait du gui une des plantes préférées des druides de l’Antiquité : ils la vénéraient pour son triomphe au cœur de l’hiver alors que la majorité de la nature est au repos et l’offraient à leurs contemporains gaulois pour leur porter chance, bonne santé et prospérité.
Faute de pouvoir sortir du village où j'habite, je me suis intéressé en ligne au cas du gui, avec pour ressource :un article de Claire Lelong-Lehoang dans le journal 'l'Actu'
Parc National des Grands-Jardins (Québec)
En fouillant dans mes photographies, j'ai retrouvé ces images prises au Parc National des Grands-Jardins (Québec) en automne 2019.
La partie de ce parc prise en photo ici à été proie à des feux de forêts en 1991 et 1999. On peut voir ici la forêt en reconstruction naturelle, au stade de succession où elle est arrivée 10 ans après le dernier feu.
On voit à l'arrière-plan de la deuxième photo que la forêt dans cette région se compose normalement majoritairement de conifères et de peupliers faux-trembles. Par contre, dans la zone prise en photo, ce sont les strates plus bases qui sont dominates puisque la relation de compétition pour la lumière avec les arbres est plus faible.
On y voit entre autres du lichen et des arbustres à bleuets (Vaccinium angustifolium).


Monotrope uniflore
Souvent rencontrée en forêt au Québec, cette plante sans chlorophylle parasite un champignon pour obtenir du sucre que ce champignon obtient lui-même d'un confière en symbiose.
Lathraea clandestina
Quelle bonne surprise pendant le confinement !
à moins de 1 km de notre habitation de ville, un terrain presque en friche et un vrai sous bois avec un sentier
et dans le sous bois, les fleurs de printemps, sceau de Salomon, arum pour en citer deux abondantes ici
et la lathrée clandestine, touffes de fleurs violettes au milieu de la litière de feuilles mortes
plante sans feuilles avec des fleurs spectaculaires dans leur forme.
Elles sont parasites des racines des arbres qui les entourent, ici des chênes
Marie et Benoît
Trachelospermum jasminoides
Il monte, il monte, il monte... C'est une liane, une plante grimpante, sermenteuse qui a besoin de support pour son développement. J'ai mis des tuteurs en bambou pour le satisfaire et je dois les changer souvent (très facile à faire, il ne s'accroche pas comme le lierre, il entortille, comme les spaghettis autour d'une fourchette) car il grandit bien vite. Dans la nature, il grimpe où il peut, il s'étale et aime être à l'orée des bois donc proche de la lumière, des éléments de la nature. Je dirai que c'est un parasitage faible puisque il a besoin de s'étaler mais il a besoin d'un support quand même. Qu'est-ce qu'il sent tellement bon
L'amadouvier
Bonjour,
C’est une photo souvenir de balade en forêt qui m’est venue à l’esprit. Certes, il s’agit d’un champignon, mais c’est une forme de parasitisme fort pour les arbres ; généralement le platane, le bouleau, le peuplier, le chêne, l'aulne... Mais son habitat préférentiel est la hêtraie.
La présence de chapeaux d'amadouvier à la surface du tronc témoigne de l'envahissement généralisé du bois par le mycélium. Le dépérissement, la mort et la chute de l'arbre ne mettent pas un terme au développement de l'amadouvier qui, devenu saprophyte (Qui tire les substances qui lui sont nécessaires des matières organiques en décomposition), poursuit son œuvre jusqu'à la destruction totale du bois.
Mutualisme et Commensalisme communs
Juste pour compléter la vidéo, deux exemples de mutualisme et de commensalisme très communs qui n'ont pas été été mentionné dans la vidéo:
- la pollinisation des plantes par les insectes est une forme de mutualisme, tout comme la dispersion des graines par las animaux frugivores.
- les lichens que l'on retrouve très couramment sont également un exemple d'épiphytisme et de commensalisme.
Cytinet rouge
Bonjour à tous et toutes,
Le Cytinet évoqué dans la vidéo, parasite les cistes :
à fleurs rouge; ciste cotonneux (Cistus albidus)
ou à fleurs blanche ; ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).
Les photos ci dessous sont des
cytinets rouge sur une zone de cistes cotonneux on peu remarquer à terre un des
rameaux du ciste à gauche (couleur blanc gris duveteux).
Ce parasite se fixe sur les racines des cistes, ce que nous voyons correspond à la floraison du cytinet au printemps de l'année dernière (lieu : dans les collines de la Ciotat zone des carrières).
Le cytinet, en fonction de la plante parasitée prendra une couleur différente. Il peut varier au rouge (Cytinus hypocistis subsp.clusii) pour le ciste à fleur rouge et de couleur jaune (Cytinus hypocistis) pour le ciste à fleur blanche.
Selon le département biologie de lyon (lien ci dessous), "le Cytinet est une plante endoparasite qui vit entièrement à l'intérieur des tissus de la plante hôte sous la forme d'une masse de filaments, sauf au moment de la floraison où il laisse paraître une tige courte à feuilles en écailles portant des inflorescences. C'est la floraison hors de la plante hôte qui assure sa dispersion.
La tige naît sur les racines de la plante hôte ou, bien souvent, à proximité de son collet, ce qui fait du Cytinet un parasite épirhize. En outre, le Cytinet est une holoparasite qui prélève eau, sels minéraux et molécules organiques (glucides) dans les tissus conducteurs de l'hôte. Dépourvu de chlorophylle, il n'est pas capable d'assurer sa propre photosynthèse.
Le Cytinet est le seul représentant en France d'une famille tropicale de plantes endoparasites
Le Cytinet est la seule plante endoparasite de la flore européenne. Il appartient à la famille des Rafflésiacées, une famille d'endoparasites tropicales qui comprend la remarquable Rafflésie d'Arnold (Rafflesia arnoldii) dont la fleur peut atteindre 1 mètre de diamètre et 10 kg, ce qui en fait la plus grande (vraie) fleur du monde ! La Rafflésie d'Arnold parasite des lianes du genre Tetrastigma en provoquant sur celles-ci une énorme nodosité qui donnera naissance à une fleur qui ne restera épanouie que quelques jours."
Bon MOOC
la cuscute et l'ajonc nain
Curiosité végétale
La Cuscute du thym, Cuscute à petites fleurs (Cuscuta epithymum), encore appelée petite cuscute est une plante herbacée de la famille des Convolvulaceae.
Elle parasite diverses espèces de la lande. On la voit très souvent sur les bruyères par exemple mais elle parasite aussi les genêts. C'est un haloparasite, sans feuille ie, sans racine et sans chlorophylle. Elle entoure ses plantes hôte en développant de très nombreuses tiges qui s'enroulent et forment un entrelas de tiges. Elle fait des fleurs roses. Elle va percer les tiges de sa plante hôte et introduire ses suçoirs dans les tissus et prélevé les nutriments dont elle a besoin. 
Arbre surprenant
Un jour d'hiver que je me promenais dans la vallée en dessous de mon village, mon regard fut attiré par un arbre qui n'avait pas perdu son feuillage! En regardant de plus près j'ai constaté que le lierre avait envahi complètement un arbre....et l'avait carrément étouffé, il ne lui restait plus que quelques branches ! C'est bien là le cas d'une interaction parasitaire entre le lierre et l'arbre qui le supportait.

Orobanche, plante parasite peu connue !
Bonjour,
J'ai appris aujourd'hui (en identifiant cette plante pour l'activité précédente) que les orobanches étaient des "holoparasites". Ce sont des plantes incapables de synthétiser de la chlorophylle, elles ont donc besoin de plantes hôtes pour se développer et assurer leur cycle de vie. Elles puisent dans les plantes hôtes, les nutriments dont elles ont besoin pour vivre !
Ces plantes se développent au détriment de leurs hôtes en se fixant dès la germination sur une racine.
Quelques exemples d'orobanches :
* L'orobanche du lierre (Orobanche hederae), qui est est un parasite du lierre mais aussi de Fatsia japonica.
* L'orobanche du colza (Phelipanche ramosa) est sans doute la plus commune car elle parasite non seulement le colza mais aussi le chanvre, le tabac, le colza, les pommes de terre, les pois, le tournesol, le maïs, les tomates, les aubergines, le liseron, le coquelicot ou le gaillet.
Ci-dessous un exemple d'une orobanche se développant dans du colza:

parasitime
Plante choisie sur le site www.futura-sciences.com
Il s'agit d'une cuscute.
C'est une plante parasite dont la tige s'enroule autour de l'hôte et récupère les nutriments en pompant sa sève.
Orchydées épiphytes
J'ai pu voir au Jardin des plantes de Paris, une installation d'orchidées épiphytes sur certaines espèces de la serre. L'orchidée ne tire aucun profit de l'organisme qui l'accueil, mais l'utilise uniquement comme support. On parle alors de commensalisme
gaillet gratteron, liseron et solidago
entraide et croissance vers la lumière :
sur la photo on voit le gaillet gratteron qui s'accroche au pied de solidago pour se redresser vers le ciel, il sert lui même de tuteur au liseron qui est en train de s'enrouler autour de sa tige.
cerfeuil et ciguë
Ce travail correspond aux vidéos 2 et 3
parasite
Bonjour,
Suite à des recherche sur internet je suis tombé sur cette plante que je ne connaissais pas c'est pourquoi j'ai voulu en parler
Il s'agit de L' Orobanche des genêts : Orobanche rapum-genistae (famille des Scrophulariacées)
Les Orobanches sont des plantes entièrement parasites vivant sur les racines d'autres végétaux. Généralement vivaces sans pigments verts (sans chlorophyle).
Identification difficile, souvent facilitée par la plante hôte (qui peux être distante de quelques mètres) dans les lieux herbeux.
Plantes hôtes : légumineuses surtout genêt et ajonc.
des interaction partout
Bonjour,
Voici un exemple de parasitisme faible (épiphytisme) que j'a constaté dans le golf du Morbihan mars 2020 entre un Corylus avellana et une Hedera helix
orchidées
Une autre forme de commensalisme se produit entre les petites plantes appelées épiphytes et les grandes branches d’arbres sur lesquelles elles poussent. Les épiphytes dépendent de leurs hôtes pour leur soutien structurel, mais ne les nourrissent pas ou ne leur font aucun mal.
Les orchidées sont des épiphytes:

Ocimum basilicum
L'Ocimum basilicum ( basilic) contient des composés aromatiques qui agissent comme répulsifs sur les insectes ravageurs du Solanum lycopersicum ( tomate). Cette interaction est une favorisation, car elle est positive pour la tomate et neutre pour le basilic.
Commensalisme
Le commensalisme étant une relation bénéfique pour le commensal mais neutre pour l'hôte, ce qui la diffère du parasitisme (négatif pour l'hôte) ou du mutualisme (avantageux pour les deux), j'ai recherché une image illustrant ce type d'interaction biologique.
Je me souvenais avoir randonné dans des forêts matures dont une partie avait été colonisée par de superbes touffes de lichens épiphytes.
Dans le cas des forêts humides et ombragées, ce sont essentiellement des mousses et des hépatiques qui colonisent parties supérieures des arbres. Parmi ces lichens les plus spectaculaires, on trouve les usnées (Usnea de la famille des Parmeliaceae, aussi appelées « barbues ou Barbe de Jupiter ») au thalle arborescent d’un vert gris et souple qui vivent entièrement suspendues sur les branches et les troncs. Elles ne prélèvent rien de leur hôte : elles se nourrissent de l’humidité ambiante et font indépendament leur photosynthèse. Parfois elles utilisent aussi le maigre terreau dans les creux des arbres.
Photo CC0 Domaine public
Lierre et arbres - parasitisme
Deux arbres complètement envahis par du lierre bicolore, il s'agit d'un sureau et un abricotier.
Holoparasitisme
Lathraea squamaria (Lathrée écailleuse) est une plante holoparasite de la famille des Orobanchaceae. Elle ne fait pas de photosynthèse. Elle prélève les nutriments et la sève élaboré directement dans les racines de noisetier, d'hêtre ou d'aulne.
Je l'ai photographie dans un forêt humide en Suisse
Parasitisme
Voici plusieurs exemples de parasitisme fort, trouvés au lac Dausmenil à Paris.
Il s'agit certainement de gui, en partie aérienne, qui capte la sève de l'arbre qu'il parsasite.
Le Cytinet
Lors d'une randonnée sur un sentier côtier entre Rosas et Cadaques, j'avais photographié ces "bourgeons rouges" à peine sortis de terre; c'était en avril 2018. Aujourd'hui, grâce au MOOC, je peux identifier qu'il s'agit du Cytinet ou Cytinus hypocystis holoparasite du Ciste qui se fixe sur ses racines pour y prélever la sève brute mais aussi la sève élaborée, le Cytinus étant dépourvu de chlorophylle.
Lierre (Hedera)
Lierre, plante épiphyte

Par Christian Ferrer, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=34626818
Gui et pommier
Bonjour,
Confinement oblige, un grand merci à Internet et à Tela Botanica.
Le Gui (Viscum album) est un parasite pour le pommier entre autres.

Epiphytisme lichen arbre
Cas fréquent sur les arbres (l'exemple est un prunier dans mon jardin à Saint Gratien Val d'Oise). Certes le lichen n'est pas considéré comme un végétal mais comme un champignon associé à une algue.
Orobanche
Les orobanches
Cf photo, Orobanche non déterminée. Cette plante sans chlorophylle est un holoparasite et donc dépend complètement de la plante hôte.
Interactions
Forêt tropicale
Je me rappelle avoir vu ça dans un documentaire Arte, les forêts tropicales sont dominées par la compétition pour la lumière .
Pour pallier à ce manque de lumière sans dépenser trop d'énergie, une broméliacée épiphite colonise les grands arbres et vivent directement sur les branches. Cela permet d'avoir un accès à la lumière sans trop dépenser d'énergie.

Forêt tropicale
Je me rappelle avoir vu ça dans un documentaire Arte, les forêts tropicales sont dominées par la compétition pour la lumière .
Pour pallier à ce manque de lumière sans dépenser trop d'énergie, une broméliacée épiphite colonise les grands arbres et vivent directement sur les branches. Cela permet d'avoir un accès à la lumière sans trop dépenser d'énergie.

Lierre et Buis
Dans un coin du jardin, du Lierre (Hedera helix) parasite un Buis (Buxus , je ne l'ai pas encore identifié précisement).
Symbiose puis Commensalisme pour les Orchidaceae épiphytes
Bonjour!
Voici une photo trouvée sur Flickr, d'une orchidée poussant sur le tronc d'un arbre.
Malgré ce que l'on peut penser, les orchidées épiphytes, des forêts tropicales ne sont pas des parasites!
Ce sont des plantes, qui ont seulement besoin d'une autre plante comme support pour croître, comme ici un tronc d'arbre. Elles sont autotrophes, elles produisent leur propre nourriture par photosynthèse, absorbent l'humidité de l'air par leurs grandes racines aériennes et se nourrissent aussi des sels minéraux présents dans l'humus qui se développe près de ses racines. Les racines servent aussi à s'accrocher au support, sans étouffer leur support. Certaines d'entre elles peuvent stocker de l'eau pour les saison plus sèches.
Elle ne nuisent pas à leur plante support.
Pour se développer, les graines n'ont pas de réserves de nutriments. Il y a donc une symbiose existante avec des champignons spécifiques qui aident au développement de la plante. Si je ne me trompe pas, une fois développée, elle n'a plus besoin de cet échange.
Les graines sont minuscules, et selon l'espèce, les graines peuvent être disséminer par le vent.

Lathraea clandestina
Bonjour,
La lathrée clandestine est une plante parasite qui prélève la sève de son hôte (arbre). Elle a la particularité de n'avoir ni feuilles, ni tiges donc pas d'organe chlorophyllien.
Elle est particulièrement surprenante lorsqu'elle est toute en fleur (ce qui n'est pas le cas sur la photo où les fleurs sont en grande partie fanées).
chèvrefeuille et noisetier
j'ai pris ce photo dans mon jardin, il s'agit d'une interaction de commensalisme, le chèvrefeuille c'est enroulé autour d'un tronc de noisetier pour chercher la lumière , sans être nuisible pour le noisetier.
Lierre et houblon
Le lierre (Hedera helix) et le houblon (Humulus lupulus) sont des plantes grimpantes qui poussent en prenant appui sur d'autres plantes : ce sont des plantes épiphytes et la relation est un parasitisme léger.
Photo : univers-biere.net
Epiphytisme au jardin
La vigne Vitis vinifera de mon voisin profite de mon troène Ligustrum vulgare pour grimper vers le ciel et capter ainsi plus de lumière ( Il faut dire que mon voisin la laisse grimper sans vergogne, n'étant pas adepte de la taille ). Bel exemple d'épiphytisme qui profite à la vigne sans perturber le troène.
Et du coup, moi, je profite du raisin qui retombe ainsi de mon coté en s'étant gorgé de soleil pendant l'été.
robinier faux_acacia
sur les photos suivantes, on voit ce robinier faux-acacia avoir des relations différentes :
1) du commensalisme avec un lierre grimpant (hedera helix) qui pousse le long de son tronc
2) du parasitisme avec le gui (viscum album)
Le gui des feuillus : hémiparasitisme
Gui des feuillus. Viscum album. Centalacées.
Le gui des feuilles est un hémiparasite : il continue de faire lui même sa photosynthèse (il a d'ailleurs une feuillage persistant qui lui permet de continuer en hiver) mais ses racines suceuses lui permettent de capter la sève brute.
Interaction: commensalisme
Un jardin sur le mur
Commensalisme : semis spontané sur le mur, dans la mousse.
Pas d’échange réciproque mais ces plantes ont profité de la protection de la mousse : enracinement facilité, nourriture et réserve d’humidité.
∎Un géranium luisant : Geranium lucidum me semble-t-il (recherche dans eFlore) et un plus petit un peu différent que je n’ai pas su identifier. (famille des Geraniaceae)
∎Un centranthre rouge : Centranthe ruber (famille des Caprifoliaceae)


parasitisme
Voir photo ci-dessous (https://www.jardinsdefrance.org/du-parasitisme-chez-les-plantes-vivre-de-rapines-dans-le-regne-vegetal/)

Les mycorhizes
J'ai découvert ce processus dans le livre "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben (que je vous conseille!)
C'est une interaction entre arbres et champignons (bon... ce ne sont pas des végétaux, mais fermons les yeux pour cette fois)
C'est une association à bénéfice réciproque... donc mutualisme!
Les champignons permettent à l'arbre d'étendre son réseau racinaire via le mycélium fongique (les plantes associées ont jusqu'à 2 fois plus d'azote et de phosphore), en plus, ils les protègent contre les agressions de bactéries, et absorbent les métaux lourds présents dans le sol aux alentours. Ils forment sous terre une sorte de réseau entre les arbres en connectant les racines.
En échange de ce valeureux service, les champignons reçoivent des glucides nécessaires à leur vie
source photo : https://fr.wikipedia.org/wiki/Mycorhize
Interaction classique mais polémique
Voici du lierre qui commence à pousser sur le tronc d'un érable.
On a longtemps parlé de la présence du lierre sur les arbres comme d'un parasite, et en effet, si le lierre atteint la canopée, il rentrera en concurrence avec l'arbre envahit, mais ceci ne semble se produire que sur des arbres affaiblis, en « fin de vie » avec une cime qui s’éclaircit et laisse la voie libre au lierre.
Aujourd'hui on parle plus de commensalisme, c'est à dire que le lierre ne nuit pas forcément à l'arbre et peux même être parfois bénéfique; en effet la décomposition des feuilles de lierre forme une litière intéressante pour la strate arborescente.

changement d'interraction, le Banian
Le Banian/ Ficus étrangleur/ Ficus benghalensis
Si vous avez déja croisé cet arbre possédant de multiples tronc, vous vous êtes forcéments interrogés sur sa maniere de pousser...
Le banian commence sa vie grâce à la contribution des oiseaux. Ceux-ci viennent grappiller les fruits d'un congénère, et les emmènent dans les branches d'un arbre voisin ou lointain d'une espèce différente. La graine trouvera asile dans la canopée dès lors que l'oiseau l'aura déposée. Peu importe si l'espace est déjà occupé par une forêt, le banian vaincra. La graine germée envoie des racines aériennes depuis les branches de son hôte. Ainsi, l'interraction présente est la favorisation, du banian, par la hauteur que lui confere son hôte. (Le banian va trouver par lui-mêmes les substances (eau, lumière, sels minéraux) nécessaires à sa subsistance). Cependant, dès que les lianes du banian touchent le sol, elles se développent en tiges et prennent racine dans le sol. Les lianes, une à une, encerclent leur hébergeur qui leur sert au départ de tuteur. Au final, lorsque les lianes sont si resserrées, qu'elles forment un tronc, elles étouffent leur hôte qui s'affaisse. Ainsi lorsque ce dernier meurt, l'intérieur du banian forme un grand trou central. On parle alors ici de parasitisme via le vol de la lumiere et des ressources du sol, conduisant à la mort de l'hôte.
"La galaxie des mutualismes"
Bonsoir,
Le site ZOOM NATURE propose une photo d'une fougère épiphyte qui entretient une interaction de type commensalisme avec l'arbre sur lequel elle évolue.
Le site précise que cette même fougère peut en outre entretenir une interaction de type mutualiste avec l'arbre en, je cite, "retenant des débris qui se transforment en terreau".
Le site ne précise toutefois pas les noms des fougère et arbre dont il est question sur la photo. Si quelqu'un peut éclairer ces aspects, je suis preneuse. Merci par avance !
Bonne soirée,
Sandra
Un exemple d'hémiparasite
Une plante qui me donne du fil à retordre pour mon travail de désherbage l'été : la Rhinanthe crête-de-coq (Rhinanthus alectophurus).
C'est une hémiparasite qui pompe la sève brute dans les racines de ses voisines. Cela se voit lorsqu'on jardine : très facile à arracher, elle ne possède qu'une toute petite racine qu'elle enroule autour des racines des plantes voisines !
Si on la laisse faire, elle peut vite être très invasive !
Photo prise au Jardin Alpin du Mont-Cenis où je travaille l'été comme garde animatrice
Lathrée clandestine
re-bonjour,
Je viens de me souvenir d'une plante très curieuse que j'ai pu observée début mars aux abords du marais poitevin (Lac Lambon, près de Niort, Deux-sèvres). On ne voit que des fleurs sortant du sol! En effet, cette Orobanchacée n'a pas de feuilles pour la photosynthèse et se nourrit sur des racines d'arbres.

La lathrée clandestine pousse de préférence dans les boisements humides
ou frais des fonds de vallées, en général à proximité de ruisseaux où
elle parasite les racines de divers arbres (peupliers, saules, aulnes, chênes ou noisetiers) aux dépens desquels elle se nourrit. C'est un holoparasite, qui n'a ni feuilles ni chlorophylle et puise sa nourriture dans les racines de ses hôtes grâce à des suçoirs. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lathraea_clandestina)
Clematis vitalba

Bonjour,
J'ai déjà observé dans la nature de la clématite des haies enchevétrée avec d'autres plantes. Malheureusement je n'ai pas les photos. Mais comme je n'arrive pas à trouver d'information sur les associations de cette plante avec d'autres, je me demande si elles existent. Au moins une forme de parasitisme faible quand elle utilise une autre espèce comme support physique? Si quelqu'un peut me renseigner... Les sites botaniques donnent assez peu (voire pas du tout!) d'informations sur la phytosociologie. Peut-être y a-t-il des sites spécialisés?
Je vous mets le lien wiki car il y a des infos intéressantes sur cette plante, par exemple, des associations, cette fois avec le règne animal. Ses feuilles nourrissent les chenilles de la phalène printanière et du Thècle du bouleau. https://fr.wikipedia.org/wiki/Clematis_vitalba
Monotrope uniflore, ce petit parasite
Il n'y a plus de neige ici, mais c'est encore très froid. J'ai donc sorti un monotrope uniflore (Monotropa uniflora) de ma banque photo. Photo prise le 10 août. Un bel exemple de parasitisme et de dépendance totale à son hôte puisque cette plante ne fait pas de photosynthèse. Contrairement à ce qui est généralement véhiculé, le monotrope ne dépend pas directement des plantes, mais des champignons (en particulier les champignons de la famille des Russulaceae). Cela dit, il obtient ses sucres résultant de la photosynthèse de la symbiose entre les plantes et les russules! En bref, il passe par un intermédiaire et ne donne rien en retour!
Mes recherches m'ont appris qu'il y a environ 3000 plantes "non-photosynthétiques" dans le monde.
Lierre sur Chêne
Il s'agit d'une relation d'épiphytisme. Le lierre ne se nourri pas des énergies du Chêne et ne nuit pas à sa santé. On peut aussi appeler ça du Commensalisme.
On peut observer 2 espèces de Lierre mais je n'arrive pas à les déterminer : L'un avec des feuilles plutôt palmées qu'on connais d'un lierre classique, l'autre avec des feuilles pointues vert foncé et lisse, et des petits fruits baies noires.
Liseron et Gaillet
Voici une interaction de parasitisme entre le Liseron et le Gaillet. Le Gaillet servant de support au Liseron qui s'enroule sur sa tige. Le parasitisme est faible actuellement mais le Liseron en grandissant augmentera la charge sur la tige du Gaillet et le parasitisme se renforcera.
Le parasitisme (faible) du lierre
Dans la relation entre arbre et lierre, est ce dernier qui tire le bénéfice: celui d’avoir un support sans lequel il ne pourrait « accéder au ciel ».
C'est donc une relation de parasitisme faible, car normalement, il ne crée aucun dommage au arbre.
Dans la photo c'est évident que le lierre n'a pas assez de lumière dans le sous bois.
Comment aider une jeune pousse ..
Pas vraiment d'idée ou d'exemples dans le jardin pour illustrer cette activité sur les interactions !!
Je me suis souvenu d'une vieille photo prise au cours d'une ballade en forêt dans la chaine des Puys près de Clermont-Fd. J'avais trouvé que la nature est pleine de fantaisie en permettant à ce petit arbuste de prendre son essor sur le tronc d'un viel arbre. Belle exemple de favorisation.
La rose et le cyprès
Ici un rosier liane Rosa x liane, un hybride de Rosa multiflora qui fait le pont pour venir s’agripper à un cyprès de Provence Cupressus sempervivens L.
Selon moi on est dans une relation de commensalisme puisque le cyprès aide le rosier en lui servant de support mais il n'a pas d'effet négatif sur ce dernier, du moins pas encore...
Au gui l'an neuf !
Chaque 31 décembre, nous explorons les environs pour trouver un arbre parasité par le gui et cueillons une boule pour fêter la nouvelle année.
Le gui (Viscum album) est un semiparasite, il puise la sève brute de l'arbre mais assure sa propre photosynthèse.

Le liseron des champs
Le liseron, qualifié de mauvaise herbe est finalement plain de surprise.
Il peut présenter plusieurs interactions:
- prédation: elle peut étouffer les plantes qu'elle prend comme support
- mutualisme : elle attire les Syrphes qui se nourrissent entre autre de pucerons et limite par cela ce parasite.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liseron_des_champs#/media/Fichier:Illustration_Convolvulus_arvensis0.jpg
Lierre grimpant sur cyprès
Bonjour,
Nous avons sur notre terrain un cyprès (je ne sais plus la variété exacte), il est très haut et d'une grande amplitude. Il sert de socle à une plante grimpante : le lierre, qui s'agripe au tronc pour se développer. C'est donc un exemple de parasitisme faible car c'est une interaction positive pour le lierre qui est une plante qui a besoin de se fixer à l'aide de ses racines et plutôt négative pour le cyprès qui se fait envahir. Cependant cela n'empêche pas la croissance et le développement de cet arbre.
cymbalaire au pied de l'olivier
une cymbalaire qui était logée l'année dernière au pied d'un palmier, est venue se placer, cette année, au pied de l'olivier .
Elle s'y développe à cœur joie, il s'agirait donc d'une favorisation de type mutualisme ou commensalisme.
lathrea clandestina
Lathrée clandestine dépourvue de chlorophylle parasite les racines de saules, aulnes, peupliers et quelques autres arbres de bords de ruisseaux
Vanilla planifolia
Plant de vanille dont un cultivateur de la réunion m'a donné une
bouture et qui se porte bien chez moi depuis 5 ans ( sans pour autant fleurir) mais avec le changement climatique... qui sait!
En effet cette liane va vers la lumière en s’enroulant autour des autres plantes en particulier les arbres et arbustes. C'est donc une plante épiphyte. De plus elle reste à l’abri du soleil direct, en restant à l'ombre de l'arbre porteur. Sans fournir aucun avantage ni aucun parasitisme à cet arbre. Il s'agit donc de Commensalisme vis à vis de l'arbre.
De plus comme toutes les orchidées, elle a une relation de mycorhize avec un champignon sur ses racines. Il s'agit là de mutualisme car les deux profitent de cette relation.
Néottie nid d'oiseau / Neottia nidus-avis
C'est une orchidée parasite, mycohétérotrophe. Presque toutes les orchidées dépendent de
champignons au début de leur cycle de vie. Il n’y a pas de réserves de nourriture dans la graine (parce qu'elle est trop petite) donc le champignon donne de la nourriture pour le début du développement mais
souvent après l’orchidée rend des ressources au champignon quand elle fait sa
photosynthèse elle-même. Ça, c’est ce que fait la première catégorie
d’orchidées. L’autre catégorie reste mycohétérotrophe jusqu’à la fin.C'est le cas de la néottie nid d'oiseau, Neottia nidus-avis.
Le champignon Polypore versicolore
J'ai trouvé ce Trametes versicolor au Parc national des lacs de Plitvice, en Croatie. Cet individu, comme on le voit sur la photo, s'est installé sur un arbre que je n'ai pas identifié. C'est une relation parasitaire car le polypore cause le pourrissement du bois sur lequel il est logé. Ce champignon lignivore fait partie de la famille des POLYPORACEAE.
D'après mes recherches, les polysaccharides produits par T. versicolor ont un intérêt médicinal.
La lathrée clandestine
La lathrée clandestine est une orobanchaceae, que l'on peut observer au printemps, dans des zones boisées et humide. C'est une plante holoparasite, qui se développe sur les racines de certains arbres. On n'observe en surface que les fleurs, spectaculaires et violettes, puis les fruits (d'où sûrement l'adjectif "clandestine"). La lathrée est peu préjudiciable à l'arbre qui la porte, son développement s'effectuant en début de printemps.
J'en ai observé en Loire Atlantique, près de la Sèvre nantaise, et en Aveyron (photo).

Epiphytisme (Vesce commune)
Voilà une vesce commune (Vicia sativa) qui grimpe sur ma haie de laurels (je ne prends pas la peine de déterminer l'espèce exacte, car je trouve cet arbuste sans intérêt. Ils étaient plantés quand je suis arrivée dans cet appartement).
La vesce est jolie, je la laisse grimper, mais je dois contenir ses pousses qui ont tendances à se répandre dans la pelouse. Elle fixe l'azote, est mellifère et ses feuilles et fleurs sont comestibles. Je vais d'ailleurs tester cela rapidement. Il en existe 120 sous-espèces en Europe. Je n'ai pas eu le temps de déterminer celle-ci.
C'est donc une plante épiphyte.

Ficus altissima
Certains des majestueux temples d'Angkor, au Cambodge, sont désormais les hôtes d'arbres majestueux et troublants : les "Ficus étrangleurs". Il s'agirait vraisemblablement de l'espèce Ficus altissima (Une confirmation est néanmoins la bienvenue).
Déposés sous forme de graine sur les hautes branches des arbres, les graines de ces Ficus germent et font peu à peu descendre leurs racines vers le sol. Le futur arbre commence ainsi sa vie comme un épiphyte mais les racines grandissent et entoure bientôt l'arbre hôte, stoppant sa croissance et le menant à une mort certaine.
Il s'agit là d'un parasitisme menant à la mort de l'hôte. Un cas rare mais bel et bien existant.
Loin d'être une "anomalie", les figuiers étrangleurs, une fois en âge de fructifier, offrent à la faune locale une source de nourriture abondante.
Mon voyage au Cambodge est un peu trop ancien pour que j'ai pu conserver des photographies de ces magnifiques structures végétales crées par les racines de ces Ficus altissima mais les images sur internet ne manquent pas.
Plante holoparasite La lathère clandestine
bonjour,
voici, je pense, un exemple de plante holoparasite trouvé le long d'un cours d'eau dans le lot (46)
Son nom Lathraea clandestinaca. Holoparasite car elle se développe clairement pas loin d'arbres, qu'elle n'a pas de feuille, donc qu'elle n'est pas capable de photosynthèse seule.

Forêt humide en Guadeloupe
Ici, c'est la compétition pour la lumière qui prime ...
Passiflora foetida
Lieu : Hamjago -Mayotte
La Passiflora foetida est une liane dont les vrilles s'entourent autour d'un arbre support (j'en ignore le nom et la photographie ne me permet pas de le déterminer). Elle se sert du support pour capter la lumière. Néanmoins elle ne capte ni sève brute, ni sève élaborée, nous sommes donc en présence d'un parasitisme faible ou épiphytisme.
Cette plante adventice des cultures tropicales est plantée en Nouvelle Guinée entre les pieds des patates douces (Ipomoea batatas) pour concurrencer la graminée Imperata cylindrica (ressources du sol et lumière). Elle est donc en compétition avec la graminée mais en relation mutualiste avec la patate douce. ( source : wikipedia)
Cuscute parasite sur un genet

Une cuscute holoparasite du genet observée sur la lande maritime de Belle ile en mer en 05/2016
Compétition et parasitisme
Exemple dans mon jardin, sur une haie arbustive ornementale où un Chèvrefeuil des jardins (Lonicera caprifolium L.) et un Lierre grimpant (Hedera helix L.) viennent chercher la lumière (compétition), voire parasite son hôte support par Epiphytisme.
Photo Le Mans, le 16 avril 2020 en jardin urbain.