Bonjour,
Voici ce que j'ai pu observer lors d'un voyage sur l'île de la réunion.
Un type de commensalisme : l'orchidée utilise comme support un arbre dans la forêt tropicale.

(photo wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vanille)
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Bonjour,
Voici ce que j'ai pu observer lors d'un voyage sur l'île de la réunion.
Un type de commensalisme : l'orchidée utilise comme support un arbre dans la forêt tropicale.

(photo wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vanille)
J'ai pris une photo dans les bois de la Ville du Bois en Essonne.
Le chèvrefeuille (Lonicera periclymenum L., Caprifoliaceae), s'enroule autour de la tige d'un jeune châtaignier (Castanea captiva Mill.).
Il s'agit d'un parasitisme faible.

Le lierre, Hedera helix, est une plante ligneuse rampante ou grimpante. Elle peut s'accrocher aux troncs des arbres par des crampons (racines modifiées).
C'est une relation de type épiphytisme. Le lierre se sert de l'arbre comme support, mais il n'y a pas de relations physiologiques entre eux. On parle de parasitisme faible.
Bonjour,
Une ronce s'est installée dans mon jardin. Sur le site de permaforêt, est expliqué comment jardiner avec les ronces. Les ronces tressées en alcove, peuvent constituer un milieu idéal pour la croissance de plantes grimpantes tel le concombre. Dans la nature les ronces est une pouponnières pour de jeunes arbres frênes, chênes, merisier, bouleau. Elles les protègent pendant leur jeune âge des herbivores et de conditions climatiques extrêmes.
J’avais pris cette photo il y a quelques années sur le site des Mourres à Forcalquier (04).
Cette plante est une proche cousine du Gui, et comme lui, elle
parasite des arbres, en l’occurrence des Genévriers. C’est une espèce
très rare en France, mais localement abondante dans certains secteurs
comme les Alpes-de-Haute-Provence. Elle est très discrète de par sa
couleur verdâtre ( jaunâtre en fin de floraison) et la petite taille de
ses rameaux. Ses feuilles sont réduites à de très petites écailles
verdâtres.
Il se rencontre presque tout le temps sur Juniperus
oxycedris
Le Gui (Viscum album L.) est un végétal supérieur qui, vivant
implanté sur la tige ou les branches des arbres et y puisant
l'eau et les matières minérales solubles qu'il ne peut tirer directement du sol, se comporte en parasite. Sa présence a pour
conséquence un certain épuisement de l'arbre;
Bonjour !
J'ai trouvé un exemple de commensalisme en visitant le site : https://www.zoom-nature.fr.
Dans un pâturage, un églantier et un sureau à grappes se sont installés au milieu d'une colonie de genévrier commun (qui sont épineux) pour échapper aux animaux voraces, notamment les vaches !
Dans le petit bois de mon village,
A la mi-mars, au début du printemps, on pouvait voir éclore les premières feuilles de la strates des herbacées puis les premières feuilles des bébés arbres ayant encore accès à la lumière avant l'éclosion des bourgeons des arbres plus haut qui n'étaient pas protégé de la chaleur qui régnait sous les houpiers des arbres.
Ici de petits arbres qui tapissent la forêt en mars avec l'éclosion de quelques fleurs (Ranunculus ficaria et Anemone nemorosa) qui profitent de ses rayons de soleil avant l'arrivée des feuilles des arbres quelques semaines plus tard.
Les jeunes hêtres se doivent de grandir à l'ombre car les feuilles des jeunes pousses sont trop fines pour grandir en plein soleil, ce dernier les brûlerais. Ils sont donc très heureux quand le hasard à apporter leurs graines sous l'ombre d'un majestueux grand chênes. Il s'épanouiront quelques années en dessous mais leur rapide croissance en hauteur fait que très vite le jeune hêtre traversera la houppier du chêne centenaire. A ce moment là , le jeune n'hêtre n'en surement plus vraiment un et au contact du soleil déploiera son houppier sur une vaste surface optimisée à travers la selection naturelle pour capter le plus de soleil possible.
Le chêne privé de soleil va lentement dépérir , on observe ici une suite d'interactions pourrait on dire de parasitisme ? En tout cas un commensalisme suivie d'une compétition sévère menant à terme a la mort du plus vieux.
Son habitat est variable, il peut s'entrelacer avec d'autres espèces située dans le voisinage. La plante parasite les racines des autres espèces d'arbres par un mécanisme de succion qui équipe ses propres racines, mais sans grave préjudice pour ses hôtes. Ainsi, jusqu'à 300 espèces (y compris ses congénères) peuvent contribuer à son développement par apport de macronutriments à base de phosphore, d'azote et de potassium ; mais aussi de l'ombre notamment pendant les premières phases de son développement.)
Donc c'est un hémiparasite, la plante continue de faire sa propre photosynthèse. C'est du parasitisme faible, comme le gui.
Je pense qu'il ya là une concurrence pour la lumiere.Les feuilles de jonquilles dominent la plante grasse (dont je ne connais pas le nom).
Bonjour à tout-e-s,
Voici quelques mots sur le rhinanthe crête de coq (Rhinanthus alectorolophus (Scop.) Pollich, 1777), une plante que j'avais eu l'occasion d'observer sur mon précédent lieu d'habitation (87380 Glanges, dans une prairie à 400 m d'altitude).
Cette plante de la famille des Orobanchaceae est une hémi-parasite des prairies : elles est photosynthétique mais parasite également les racines de plantes herbacées, dont des plantes de la famille des Poaceae.
Autre particularité : une fois séchée en herbier, les feuilles deviennent presque noires.
Lien vers la fiche eflore : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-55866-synthese
Lien vers l'article Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rhinanthus_alectorolophus
Photo ci-dessous : Wikicommons
Voilà le gui, Viscum album !! C'est un parasite classique en France, mais qui est très intéressant. Cette plante parasite type, extrait la sève brute de l'hôte : donc "hémiparasite". Pour sa reproduction, le gui produit des fruits charnus blancs, comestibles par les oiseaux. Le gui se multiplie grâce à la digestion des graines et aux fientes qui sont excrétées sur la partie aérienne de l'appareil végétatif d'un futur hôte.
Voici un exemple d'un gui parasitant une aubépine, Crataegus monogyna. On peut voir sur la photo que la parasitisme du gui déforme la courbure du tronc de l'aubépine, en formant des boursouflures. Le gui a bel-et-bien un impact négatif sur l'hôte.
Voici 2 exemples d'interactions:
- un liseron qui, grâce à sa tige volubile s'entoure autour d'une tige de rosier. La relation entre les plantes n'est que physique, il s'agit donc d'épiphytisme.
-au pied de ce conifère on s'aperçoit que la végétation a du mal à se développer. c'est un phénomène de compétition où le conifère élimine ses concurrents.

https://www.encyclopedie-environnement.org/vivant/lichens-surprenants-organismes-pionniers/

Voici un tableau qui présente les différents types de Lichen.

Voici un article intéressant sur le sujet
https://www.encyclopedie-environnement.org/vivant/lichens-surprenants-organismes-pionniers/
Les plantes adventices s'invitent souvent dans un potager . Elles sont plus ou moins nocives car elles prennent les places libres pour pousser. Sur un sol nu, riche , profitant d'un climat favorable, les graines en dormance profitent de la lumière pour lever . Ces plantes adventices rentrent souvent en compétition pour l'eau , les nutriments, la lumière et l'espace avec les plantes semées et qui essaient de pousser en même temps .
Elles s'invitent aussi dans le jardin d'agrément , comme ici sur cette photo.
On peut voir une euphorbia polychroma qui a du mal à se développer , car en concurrence avec des violettes et du tamier commun.
Tamus communis ou Dioscorea communis, le tamier commun est une plante vivace grimpante appartenant à la famille des Dioscoréacées
Il développe en mars des tiges annuelles volubiles et ramifiées qui s’enroulent autour du moindre support, et s’allongent jusqu’à 4 m. Le tamier commun profitent de tous les supports pour se hisser vers la lumière
C'est une relation de type épiphytisme
Illustration telabotanica https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-101529-illustrations
Des hêtres communs ( Fagus sylvatica) munis de manchons pour mieux passer l'hiver? On peut peut-être parler de parasitisme "doux", mais je penche plutôt pour un cas de favorisation car l'interaction est positive pour les mousses, et neutre pour le hêtre (car il continue à faire sa photosynthèse et être nourri par les racines...). Qu'en pensez-vous?
Photo que j'ai prise dans la forêt de Duault en Bretagne.
Je me souviens avoir vu à Tavira (Portugal), tout en haut d'un palmier, comme posé sur un nid, un figuier de petite taille. C'était dans l'été 1996. Je pense qu'il s'agissait de commensalisme étant donné l'état du palmier qui n'avait pas l'air de dépérir.
Je n'ai hélas pas retrouvé de photo de ce phénomène .
On pourrait dire que le parasitisme est faible entre ce chêne(1) et le lierre(2) et la clématite(3) qui s'y sont accrochés. C'est de l'épiphytisme puisqu'il n'y a pas de relation physiologique entre les trois plantes. La survie de l'arbre ne semble pas compromise. Je trouve quand-même que ce chêne "squatté" par deux hôtes grimpants est bien généreux. Pourvu qu'il n'en meure pas !
La photo est prise près de chez moi.
(1) Quercus pubescens
(2) Hedera Helix
(3) Clematis vitalba
Les lichens sont une symbiose entre une algue et un champignon. Tous deux sont indispensable au bon fonctionnement de leur association. Ainsi, l'algue fait la photosynthèse et synthétise de la matière organique. Et le champignon prélève l'eau et les sels minéraux indispensables au maintien de la symbiose.
Bonjour, j'ai lu plusieurs articles intéressants sur le mutualisme entre les acacias et les fourmis: celles-ci protègent l'arbre des nuisibles, et en échange, reçoivent le gîte et le couvert.
https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/zoologie-fourmi-secrets-fourmiliere-1404/page/13/
"Les lichens sont un exemple de symbiose parfaite : chaque lichen est l'association symbiotique entre une algue et un champignon. L'algue nourrit le champignon, et le champignon garde l'algue humide. Aucun des deux ne peut vivre sans l'autre dans la nature !"
Souce: Wikipédia
Cette chélidoine pousse dans un espace trouvé dans un mur dans lequel s'était auparavant formé de la mousse qui lui a permis de trouver les ressources nécessaires à sa croissance. Il s'agit d'une succession par favorisation.
Dans un jardin que je ne peux fréquenter actuellement, j'ai le souvenir d'un jasmin (Jasminum officinale) qui prend appui sur ce qui me semble être un laurier-cerise (Prunus laurocerasus) pour accéder à la lumière. Il s'agit là d'un parasitisme faible.
A mon grand étonnement, j'avais toujours pensé et entendu dire que le lierre était un parasite pour les arbres qui les supportent.
A moins d'une erreur,je pense qu'il s'agit de commensalisme, car le platane en l’occurrence dans mon exemple permet au lierre de s'élever pour bénéficier de la lumière et lui permet de partager un peu de nutriments dans le sol.


Dans mon jardin j'ai des hortensias ( Hydrangea) qui sont infestés par des liserons de la famille des Convolvulaceaes,
Genre: Convolvulus, nom retenu: Convolvulus sepium L, le Grand Liseron.
Le liseron est une plante vivace qui s'enroule autour des branches de l'hortensia. Le liseron est une plante rampante
qui s'accroche aux branches de l'hortensia jusqu'au sommet pour trouver de la lumière? L'année dernière, le liseron
avait presque étouffé un hortensia, tellement les tiges torsadées du liseron étaient serrées et imbriquées dans la ramure de l'hortensia. Le liseron a une croissance très rapide et donc devient très envahissant; il peut mesurer plusieurs mètres...Il est difficile à éliminer car il pousse caché au pied de l'hortensia et les racines sont profondes.
Choix de quelques exemples parmi le nombre incroyable d'interactions
le mutualisme avec les insectes pour la pollinisation
Holoparasitisme (parasitisme total) avec l'exemple de la cuscute
le parasitisme avec 4 autres exemples
Grâce aux mousses différentes plantes herbacées s'installent sur un vieux mur, pourtant rejointoyé il y a quelques années: un défi à la gravitation; bel exemple de commensalisme.
Bonjour,
Ça fait des années qu'on peut observer cet arbre parasité par le gui.
Il semble qu'il y a 2 arbres dont un cerisier et le gui(parasite).
Ici, en Belgique, nous pouvons sortir près de chez nous pour nous aérer/faire du sport
en respectant la distanciation sociale donc j'ai pris quelques clichés il y a quelques jours.
Même si on sait que le gui est nuisible pour l'arbre/les arbres, ces boules formées par le gui
sont très belles à voir. De près, ce n'était pas très facile car il y avait énormément d'insectes.
La qualité des photos n'est pas parfaite. J'ai utilisé ma tablette car les photos prises avec l'appareil photo sont trop lourdes pour ici. Il faudrait que je cherche une application pour 'alléger' les photos.
" Viscum album
Viscum signifie « colle, glu » en référence à la viscosité de ses fruits (cf. visqueux qui est un emprunt plus tardif au bas latin viscosus « englué, enduit de glu; visqueux, gluant », dérivé en -osus de viscum). Album (du latin alba « blanc ») fait référence à la couleur blanchâtre des fruits.
Gui(plante)
"Le Gui (aussi appelé Gui blanc ou Gui des feuillus, même si on le trouve parfois et localement sur des résineux), Viscum album, est une espèce de plantes parasites (hémiparasite), qui ne possède pas de racines mais se fixe sur un arbre hôte dont elle absorbe la sève à travers un ou des suçoirs.
Il s'agit d’un sous-arbrisseau de la famille des Santalaceae. C'est une plante épiphyte ; elle est dite « hémiparasite » parce qu'elle ne prélève presque que de la sève brute (eau et sels minéraux) puisque grâce à ses chloroplastes, elle est capable d'assimilation chlorophyllienne y compris en hiver. En principe, le gui n'attaque pas les cellules de l'arbre parasité, il ne décompose pas le bois même s'il en diminue la qualité pour l'utilisation par l'homme.
Le Gui est une plante hémiparasite, c'est-à-dire qu'il n'est pas totalement dépendant de son hôte. Il utilise les ressources de la plante hôte en lui soutirant eau et sels minéraux, mais il a de la chlorophylle et peut synthétiser ses propres sucres, protéines, etc. Les Guis présentent une évapotranspiration importante (nécessaire pour entretenir le gradient de pression leur permettant d'absorber de la sève de l'hôte). Mais en cas de sécheresse forte, ce phénomène n'est parfois plus suffisant et les Guis meurent alors habituellement avant leurs hôtes, ce qui explique — dans la nature — leur vitalité cyclique ; sauf cas exceptionnels, les Guis n'y vivent probablement que peu de temps, en fonction de facteurs tels que la disponibilité en eau, la présence d'oiseaux disséminateurs.
La toxicité du gui serait variable selon l'arbre sur lequel il se développe, ainsi celui du peuplier serait plus toxique que celui du pommier
Fruit:
Toxiques pour l'homme, les fruits du gui sont appréciés de certains oiseaux, des grives notamment, mais aussi de la mésange bleue (Cyanistes caeruleus) et de la sittelle torchepot (Sitta europaea). Ces oiseaux participent à la dissémination du gui par leur fiente contenant des graines non digérées.
Appareil végétatif(port):
La ramification sympodiale (« croissance en zig-zag ») dichasiale (à deux rameaux) du gui prend initialement la forme d'un éventail avant de se ramifier en tous sens sous forme globuleuse. Le gui prend ainsi, après quelques années, l'apparence d'une grosse « boule » vert jaunâtre de 50 cm à un mètre de diamètre.
Sempervirent (« toujours vert ») en hiver après la chute des feuilles des arbres, il devient facilement repérable."
( Source : Wikipedia )
- > https://fr.wikipedia.org/wiki/Gui_(plante)
Bonjour,
Toujours dans mon jardin de confinée, un lierre qui pousse sur le pied du platane.
On est ici dans le cas d'un épiphytisme, c'est-à-dire une parasitisme faible, avec un végétal hôte (le platane) qui fournit au lierre un soutien pour son accès à la lumière. (compétition)
Bonjour,
Bon je n'ai pas de photos mais je trouve que la permaculture est un excellent exemple de favorisation et de mutualisme !
En effet le but de la permaculture est de laisser pousser les plantes ensembles et non pas seules sur des étendues de 5000 ha. Par exemple j'ai déjà vu des associations de maïs, haricots grimpants et courge mais il y a aussi la tomate qui aide à la germination du persil ou bien encore les fraisiers et les poireaux ! Comme quoi on a toujours besoin d'un plus petit que soi !
Gui : Viscum album, famille des viscaceae
Lorsque j'ai acquis ma maison à la campagne, il y avait un très vieux pommier ( presque centenaire) qui était envahi par du gui sur l'ensemble de sa ramure. Il ne produisait plus de pommes, probablement épuisé par tout ce gui qui puisait sa sève. Pendant plusieurs années, j'ai tenté de le libérer de ce parasite mais sans succès et il a fini par mourir de vieillesse mais probablement aidé en cela par toute cette quantité de gui qui l'épuisait.
Je n'a pas conservé de photo de cette époque, c'est pourquoi j'ai joint une photo de wikipédia.
C'est-à-dire que, dans sa compétition pour les ressources, cette armoise-ci émet de l'absinthine par ses racines, qui inhibe la croissance des plantes avoisinantes.
Ce qui a pu rendre Verlaine et autres Baudelaire fous, enfin davantage qu'ils n'étaient déjà, est plutôt dû à un terpène, le thuyol, qui une fois oxydé, provoque des convulsions. C'est cette substance dont on limite le taux dans les boissons à l'absinthe actuelles en France.
Je ne peux observer le phénomène de compétition, car peu de choses poussent naturellement dans cette terre battue. Par contre, vous pouvez constater qu'Arum italicum (Fleurs jaunâtres, maculata a des fleurs violettes) n'en a rien à... cirer.
Voici la Platycerium bifurcatum de la famille des Polypodiacées, originaire de Philippines, Australie, Nouvelle-Guinée, Nouvelle-Calédonie.
Ces plantes sont dites « épiphytes », c’est-à-dire qu’elles ne poussent pas au sol mais se fixent sur d’autres plantes sans toutefois les parasiter, l’hôte faisant office de support (Commensalisme).
La Corne d'élan est une fougère au port retombant. D'une croissance lente, elle peut atteindre 40 à 80 centimètres d'envergure.
Comme toutes les fougères, elle ne fleurit pas mais produit des spores au revers de ses feuilles.
La Corne d'élan possède deux types de feuilles (appelées frondes).
Source: méristèmes.net
Étape 1. Le lierre grimpe sur son hôte sans le tuer, car ils ne sont pas liés physiologiquement ; mais ce parasite qualifié de faible sur le mooc peut lui-même être pillé par l'Orobranche du lierre, son «prédateur quasi exclusif», un holoparasite (du grec olos, « entier ») , car, non seulement il se fixe sur les racines du lierre pour se nourrir des éléments minéraux nécessaires à sa croissance, mais, dépourvu chlorophylle, il se goinfre également des sucres issus de la photosynthèse de sa victime.
Étape 2. Le modeste Œillet d'Inde (Tagetes patula) et les espèces proches sont les super-protecteurs du potager. Ils attirent des insectes pollinisateurs et aussi des insectes prédateurs… de ravageurs ; ils repoussent aussi un grand nombre d'insectes qui «broutent» les légumes ou y pondent leurs œufs, ils éloignent par exemple la mouche de la carotte ; mais ce n'est pas tout, leurs racines sécrètent une substance nocive pour les nématodes (thiophène)… La relation de l’œillet d'Inde avec de nombreuses plantes potagères est une association allélopathique. Je ne trouve pas de source indiquant si cette relation bénéficie seulement aux légumes ou si l'œillet d'Inde en tire également profit…
Étape 3. Exemple d'interactions fascinantes… Nous avons observé, durant une sortie d'initiation botanique dans le Puy de Dôme, la floraison de la Gentiane des marais (Gentiane pneumonanthe) seul hôte possible d'un papillon très menacé, l'Azuré des mouillères, qui ne pond que sur les fleurs de cette gentiane laquelle nourrit la petite chenille de ses graines en formation. Après environ trois semaines, la chenille se laisse tomber au sol où elle est récupérée par la fourmi Myrmica qui l'élève car la chenille secrète une substance imitant les phéromones de la fourmi. Après sa naissance, le papillon sort de la fourmilière et c'est reparti pour un tour.
Monotropa uniflora est une plante parasite des forets de feuillus et de conifères du Québec et de l'Amérique du Nord
«En fait, le Monotrope uniflore s'alimente principalement en s'immisçant dans une relation symbiotique entre un champignon et un arbre, le champignon fournit des minéraux à l'arbre et celui-ci lui retourne du sucre. Le Monotrope se "connecte" à ce système et profite du sucre et des minéraux sans rien retourner.» http://floreduquebec.ca/monotropa-uniflora
C'est toujours un plaisir de la voir lors de mes randonnées, je la prend en photo à chaque année!
L'interaction Lierre-Tronc d'arbre semble plus complexe que ce qui est décrit dans la vidéo. Il est évident que le Lierre grimpant (Hedera helix) est gagnant dans cette interaction (il profite de la hauteur de l'arbre pour gagner en exposition à la lumière). Il s'agit donc de savoir si l'arbre tire partie de l'interaction ou non. Pour les "anciens" (comprendre les auteurs de l'Antiquité) le Lierre à un effet négatif sur l'arbre. Cependant, une étude de M.Tremolieres, R.Carbiener et A. Exinger (Acta Oecologica.Vol. 9, no2, pp. 187-209. 1988) montre que le rythme de croissance des arbres porteurs de lierre ou pas, côte à côte, était identique, indiquant donc un effet neutre au minimum. De nos jour il y a même des chercheurs qui avancent que l'interaction est positive pour l'arbre car le Lierre isole le tronc (Effectiveness of an ivy covering at insulating a building against the cold in Manchester, U.K: A preliminary investigation de C. Bolton, M.A. Rahman, D. Armson, A.R. Ennos. Building and Environment 80 (2014) 32-35)
Voici donc une photo de cette interaction prise dans la Drôme en Avril 2020 (L'arbre 'hôte' n'est pas identifié)
Sur les branche du vieil amandier de notre jardin poussent des mousses et des lichens ce qui ne l'empêche pas de nous donner beaucoup de fruits.
Les lichens sont une association symbiotique entre des algues et des champignons, ce sont je pense des épiphytes comme les mousses.
Ils ont une relation de commensalisme avec l'arbre.
C'est un holoparasite, qui n'a ni feuilles ni chlorophylle et puise sa nourriture dans les racines de ses hôtes grâce à des suçoirs.
C'est grâce à Pl@ntnet que j'avais pu l'identifier Mi Mars.
J'avais déjà repérée ses couleurs vives et ses formes particulières l'année dernière au creux d'un arbre, (peut-être un aulne) dans un espace ombragé et humide à proximité des berges de la Chézine, à Nantes.
C'est dommage, je ne pourrais pas suivre son évolution. L'année prochaine !
J'ai un lierre qui pousse le long d'un merisier depuis plusieurs années déjà, les chèvres le mangent à chaque fois ce qui fait qu'il doit repartir de zéro. J'ai remarqué que le lierre n'a pas d'interaction négative avec l'arbre, il se sert de lui comme support pour atteindre la lumière et ainsi pouvoir fleurir et se reproduire.
C'est lors d'une sortie montagne, en parcourant le Canal de Izas (entre Canfranc et le col du Somport), que j'ai eu l'opportunité de photographier une Cuscute (probablement Cuscuta epithymum ?) enroulée autour d'une tige de graminée. Sur la photo, on distingue bien les suçoirs (haustoriums) par lesquels la cuscute absorbe les nutriments "volés" à la plante hôte. On est donc en présence d'une interaction de type parasitisme caractérisé!
La cuscute appartient au genre Cuscuta qui compterait jusqu'à 170 espèces selon les auteurs.
Depuis les travaux de l'APG, les cuscutes sont classées dans les Convolvulaceae.
Pour en savoir plus sur ce "vampire" végétal: jardinsdefrance.org/la-cuscute-un-vampire--a-prendre-au-serieux/.

Le lierre ou lierre grimpant (Hedera helix L.) espèce de lianes arbustive à feuilles persistantes, de la famille des Araliaceae.
Bonjour,
Voici un exemple de parasitisme faible repéré dans mon jardin à Cahors.
Il s'agit, je pense, d'un Bryonia dioica (famille des Cucurbitaceae), grimpant à l'aide de ses tiges munies de vrilles sur un Prunus laurocerasus (laurier cerise de la famille des Rosaceae).
Cantal (15- France) - Mai 2019
Sur ce mur de basalte, les graminées (?) profitent de la présence des mousses (commensalisme) pour se développer sur une surface pauvre.
J'ai retrouvé un bel exemple d'hémiparasitisme sur une ancienne photo que j'avais prise dans les Alpes de Haute-Provence, à La Rochegiron, le 29 février 2008.
L'amandier, Prunus dulcis, de la famille des Rosaceae, est le premier arbre qui fleurit avant la fin de l'hiver.
Le gui, Viscum album, sous-arbrisseau de la famille des Santalaceae, possède sa propre chlorophylle. Cependant, il utilise ses suçoirs pour absorber sur son arbre hôte la sève contenant l'eau et les sels minéraux dont il a besoin pour se nourrir.

Le Trèfle blanc (Trifolium repens), de la famille des Fabaceae, est utilisé comme couvert végétal en agriculture biologique comme décrit dans l'ouvrage de Masanobu Fukuoka (la Révolution d'un seul brin de paille).
En effet, semée au milieu des récoltes, cette espèce permet d'éviter la prolifération d'autres espèces herbacées et constitue un apport en azote pour les plantes cultivées.
On observe alors un phénomène de favorisation, tout comme dans la Vidéo n°1 de la Séquence 5 - Sujet 3.1 avec la Luzerne (Medicago), autre Fabaceae qui fixait l'azote dans le sol dont profitait dans cette communauté végétale une espèce de de la famille des Poaceae.
Source image: Wikipédia h ttps://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8fle_blanc#/media/Fichier:Illustration_Trifolium_repens0.jpg
En pensant à des interactions entre plantes, j'ai tout de suite eu l'image des nombreuses plantes épiphytes que nous avons observé lors d'un voyage au Costa Rica en 2017.
Il s'agit de plantes qui se servent d'arbres comme support pour pousser et grandir. Il ne s'agit pas vraiment de parasitisme car elles ne prélèvent rien sur leurs hôtes.
Le genêt que nous avons planté l'an dernier est magnifique. Tout en fleurs d'un jaune lumineux ! Mais il est également envahi de pucerons noirs. On voit tous les stades, des tout petits jusqu'aux pucerons ailés, et des exuvies blanches un peu partout... Comme sur cette photo prise sur le site : https://extension.entm.purdue.edu/publications/E-97/E-97.html
Bonjour,
il y a un parasitisme faible entre cet arbre et le lierre auquel il sert de support. On parle d'épiphytisme car il n'y a pas de relation physiologique entre les deux individus et la survie de l'arbre n'est pas compromise.
L'oeillet d'Inde (Tagete patula) et la tomate (Solanum lycopasicum)
Entre ces deux plantes s'établit l'interaction de mutualisme.
En effet, l'oeillet d'Inde a des racines qui secrètent une substance nocive (le tiophène) pour les insectes. Ses racines ont également un bon engrais vert qui enrichit et fertilise le sol. En surface l'oeillet éloigne les fourmis et les pucerons et attire les prédateurs des pucerons.
La tomate bénéficie donc de l'engrais et lutte contre les pucerons par l'intermédiaire de l'oeillet qui lui aussi bénéficie de son engrais et lutte contre les pucerons.
Prunus avium "Burlat" et Hedera helix.
J'ai, dans mon jardin, un cerisier qui a été coupé et dont je n'ai gardé que le tronc.
Un lierre grimpant s'est installé et l'a totalement recouvert.
Il y a une interaction entre les deux plantes qui est le commensalisme ou la favorisation. En effet, le cerisier fournit un support confortable au lierre qui l'a totalement envahi, mais le cerisier n'en subit aucune conséquence puisque l'arbre est mort.
Si l'arbre avait été vivant nous aurions parlé d'un parasitisme faible et plus particulièrement d'épiphytisme car il n'y a pas de relation physiologique et la survie de l'arbre n'est pas compromise par le lierre qui s'accroche au tronc.
Sur les photos nous voyons parfaitement les racines modifiées qui permettent au lierre de se fixer au tronc de l'arbre.
Il est connu que l'association de plants de Tomates avec des aromates (basilic, persil...) a un impact positif : les aromates permettraient de limiter / d'écarter les ravageurs des tomates (bemisia tabaci).
Dans mon jardin j'ai planté un Eucalyptus gunii qui mesure plus de 8m aujourd'hui.
A ses côtés se trouve un Magniolia grandiflora.
Je constate un ralentissement dans la poussée du Magniolia dû à la présence trop proche de l'Eucalyptus et de sa taille. Il y a donc là une interaction d'amensalisme, avec un effet négatif pour le Magnilia et neutre pour l'Eucalyptus.
Voir photos.
Le Gui (Viscum album), est une espèce de plantes parasites ( hémiparasite), qui ne possède pas de racines mais se fixe sur un arbre hôte (arbre parasité) dont elle absorbe la sève (eau et sels minéraux).
Parasitisme : Parasite + Hôte _
Pour plus de détails consulté la page suivante: http://biologie.ens-lyon.fr/ressources/Biodiversite/Documents/la-plante-du-mois/le-gui-une-plante-parasite-au-cycle-de-vie-original/
L’Orobanche du trèfle Orobanche minor est une plante herbacée de la famille des Orobanchaceae. Elle parasite le système racinaire de sa plante hôte grâce à ses racines suçoirs.
C'est l'une des espèces les plus communes, elle est originaire du sud de l'Europe mais a été largement introduite ailleurs, en Australie et aux Etats Unis. Cette espèce est très généraliste dans sa gamme d'hôtes et peut infecter des centaines d'espèces de la famille des Ranunculaceae à celle des Poaceae mais avec une nette préférence pour celle des Fabaceae et des Asteraceae.
Elles sont sans chlorophylle et dépendent entièrement de plantes-hôtes pour les éléments nutritifs dont elles ont besoin : ce sont des holoparasites. Les semences d'orobanches très nombreuses émettent après la germination une pousse à l'aspect de racine qui se fixe rapidement sur les racines des plantes-hôtes les plus proches et la plante prélève l'eau et les éléments nutritifs de la plante-hôte.
La nature des interactions qu'Hedera helix entretient avec ses hôtes relève t-elle du mutualisme, du commensalisme ou du parasitisme ?
L'article suivant est particulièrement complet et intéressant : https://www.zoom-nature.fr/lierre-arbres-une-interaction-polemique/
A l'instar du loup chez les animaux, Hedera helix a mauvaise réputation et l'homme ancien a vu en lui le végétal à abattre, ainsi parlait Pline l'ancien : « Le lierre est nocif pour les arbres et les plantes, et réussit à s’insinuer dans les tombes et les murs ». Les hommes n'ont eu de cesse de l'arracher sur les murs mais aussi sur les arbres, et bien souvent, à coup de tronçonneuse. Or, de récentes études tendent à nuancer une telle posture. Certes le lierre se sert de son hôte pour atteindre la lumière et se montre très envahissant lorsqu’il parvient à la cime mais deux effets bénéfiques sont à noter :
- l'effet litière : les nombreuses feuilles mortes d'Hedera helix en se décomposant apporteraient des minéraux, non seulement à son arbre/hôte mais aussi aux autres arbres situés à proximité.
- l'effet manteau : en recouvrant l'écorce de son hôte, un individu ou plusieurs seraient amenés à le protéger des attaques extérieures (insectes, maladies), ce serait notamment le cas de certains ormes protégés de la graphiose. Le recouvrement de l'écorce permettrait également de protéger l'arbre du froid l'hiver et le rafraichirait lors de grandes chaleurs.
Bref, le rôle du lierre n'est finalement peut-être aussi nocif que certains le pensent !
J'ai choisi de décrire une planche botanique du début du 20e siècle, probablement nord américaine ou canadienne au vu des espèces représentées, sur laquelle la famille des Orobanches dominent.
De gauche à droite puis de haut en bas :
- Aphyllon uniflorum ("broom-rape" en anglais), l'orobanche uniflore en français.
- Conopholis americana ("cancer root"), la conophilis d'amérique est également une orobanche, cette plante sans chlorophylle parasite les racines du chêne rouge.
- Cuscuta gronovii ("dooder"), la cuscute est une liane jaune de la famille des Convolvulacées (comme les ipomées par exemple) sans feuilles, elle s'enroule autour de la plante hôte, s'insère dans son système vasculaire faisant mourir la racine d'origine. Il a été démontré que les cuscutes sentent l'odeur de leur victime !
- Phoradendron flavescens ("false mistletoe") le gui américain bien-sûr ! Bien que ressemblant à son cousin européen, Viscum album., il appartient à un genre distinct, Phoradendron, originaire d’Amérique du Nord.
- Orobanche minor ("clover broom-rape"), orobanche du trèfle ou petite orobache.
- Epifagus americanus ("beech-drops"), cette épifage se trouve exclusivement dans les forêts de hêtres comme son nom l'indique. Si j'ai bien compris elle ne fait pas trop de dégâts.
Si les orobanches représentent des un fléau pour les agriculteurs, car elle colonise les plantes hôtes et nuit à leur développement, qualité et longévité. Son éradication n'est pas maîtrisée et son pouvoir de reproduction très grand : les graines d'orobanche ont un très long pouvoir de germination, qui s'étend sur 15 années. Chaque plant peut produire jusqu'à 50 000 graines.
Néanmoins, j'ai aussi beaucoup lu d'articles vantant les intérêts médicinaux de ces parasites. Exemple sur l'épifage : https://www.healthbenefitstimes.com/beech-drops/
A l'époque, je ne savais pas ce que c'était ! C'était le 10 avril 2010 en Suisse dans une forêt lâche au-dessus de Montreux en Suisse.
Alors que le lierre est un faux parasite, son orobanche en est un vrai !
En effet, l'orobanche ne produit pas de chlorophylle. Elle vit au dépend de la plante sur laquelle elle se soude au travers de ses racines.
De la famille des Orobanchacées, l'Orobanche du lierre a pour nom latin Orobanche heredae.
Lathrée clandestine : plante holoparasite c.a.d organisme non chlorophyllien qui prélève sur son hôte de la sève brute et de la sève élaborée. La clandestine n'a pas de feuilles aériennes pour effectuer une photosynthèse, puisque son hôte la nourrit. Ses feuilles sont souterraines et écailleuses, et son réseau de racines suceuses est très développé et enserre étroitement les racines de l'arbre hôte.
La clandestine apparaît au printemps sous forme de touffe au pied des arbres souvent proches d’un cours d’eau ou en zone très humide. La clandestine parasite les racines d’arbres ou arbustes comme le peuplier, le saule, l’aulne, le chêne pédonculé.
Tillandsia utriculata, sunommé ananas sauvage. Famille des broméliacées
Epiphytisme,car la plante pour sur arbre. Il n'y pas de relation physiologique et la survit de l'arbre n'est pas compromise

La bryone dioïque, surnommée "navet du diable", est une plante de la famille des cucurbitacées. Elle s'élance à l'assaut de la lumière en étendant ses tiges munies de nombreuses vrilles, se servant d'autres plantes comme support.
Je considérais cette plante comme très toxique (baies, racines utilisées autrefois en sorcellerie), jusqu'à ce que des femmes originaires du Cambodge m'apprennent à en consommer les jeunes pousses en légumes. Cet usage est confirmé par François Couplan, qui indique que cette pratique était courante dans le Roussillon.
La manifestation d'interaction végétale la plus fréquente, la plus visible aux alentours immédiats de mon immeuble, à Créteil, est celle du lierre et des nombreux hôtes auxquels il s'accroche, vivants - arbres, arbustes - ou non - murs, grillages.. Pour autant ce n'est pas sur Helidra helix que mon œil s'est porté, ce jeudi 24 avril 2020 aux alentours de 16 heures, à la faveur de mon bol d'air quotidien. Mais sur de longues tiges rampant à la surface d'une haie bien dense et bien taillée (dont je n'ai pas encore su déterminer de quel arbuste elle était faite), portant quelques fleurs écloses et d'autres en boutons groupées en inflorescences et même des fruits en formation, et dont les tiges principales lançaient, littéralement, des tiges plus fines comme à l'assaut d'un hôte inaccessible tandis que d'autres s'enroulaient en vrilles serrées. La configuration du lieu était telle que, de l'endroit où je me trouvais, je ne pouvais voir ni le point d'enracinement de cette plante à l'évidence agrippante (que je n'ai pas pu encore identifier en dépit d'une excellente visibilité de l'appareil végétatif, d'un bon aperçu des fleurs et de leur organisation) ni les "pieds" des arbustes formant la haie. Juste ce spectacle étonnant, à hauteur d'yeux, que j'ai tenté de fixer par ces photos:
Vue 1:

Vue 2:

Vue 3:

Voici la photo de sol sous une rangée de Cyprès (genre Cupressus) dans mon jardin.
On peut voir la différence net entre cette parcelle de sol et le reste. Cela est due au fait que les conifères procure beaucoup d'ombre (compétition pour la lumière) et absorbe en grande partie les nutriments du sol (compétion pour les ressources), ce qui rend très compliqué l'installation de nouvelles espèces. Cette action va favoriser certaines plantes par rapport à d'autres et ainsi être à l'origine d'une nouvelle communauté d'espèces.
Gratens (31), le 26/04/2020.
Marine ZIMMER
Cette coronille ( je pense que ç'en est une) a poussé sous mon buisson de sauge , bien à l'abri du gel et du dessèchement du so.(interaction favorable à la coronille mais neutre pour la sauge) ,.. cela dit, il lui faut maintenant de la lumière, donc elle est en train de dépasser le niveau des feuilles de la sauge pour profiter du soleil (compétition pour la lumière). Bon, je ne lui en veux pas trop puisque les Fabaceae dont la Coronille fait partie enrichissent le sol en azote,.(interaction favorable pour la sauge mais neutre pour la coronille).
Dans mon jardin à Châteaubriant.
Sur un tas de cailloux, installation de lichen (symbiose champignon - algue) puis d'un tapis de mousse.
Ces mousses ont créé un léger humus qui a permis la croissance de quelques plantes (favorisation).

Dordives 45680
Marais de cercenceaux
11 janvier 2020
Voici une photo d'une roselière présente dans le marais de Cercenceaux. Les roseaux communs ( Phragmites communis) domine cette zone humide.
On peut y voir comme interaction, la compétition entre roseaux et saules:
l'arrivée des Saules , avec le phénomène de comblement, s'implantent petit à petit et remplaceront peut-être la roselière.
Hedera helix, famille des Arialacaée, aime la base des arbres pour se developper, car à l'ombre . Ici il est à la base d'un prunier de mon jardin. Chaque année, j'avais l'habitude de le rabattre, je pensais qu'il puisait les réserves du prunier, mais j'ai appris que non, ses crampons ne servent qu'à le fixer sur le tronc de l'hôte.
Le lierre a en effet besoin du port de l'arbre pour se dresser vers la lumière pour enfin se reproduire.
On parle donc d'épiphytisme, parasitisme faible.
Il existe de nombreuses espèces d'eucalyptus (au moins 800), toutes originaires d'Australie. Les eucalyptus produisent du 1,8-cinéole, une substance toxique pour de nombreuses plantes autour d'eux (notamment les herbacées). Cela élimine la compétition représentée par les autres plantes dans leur accès aux ressources du sol. Cette "guerre chimique" que livrent certaines plantes contre leurs voisines s'appelle l'allélopathie.
Sources : wikipédia
Comme toutes les espèces du genre Vicia et de la famille des FABACEAE, la Vesce commune (Vicia sativa) enrichie le sol en azote grâce à ses nodosités racinaires. C'est pour cette raison qu'elle est utilisée en agriculture et associée à des céréales (comme l'avoine ou le seigle), qui lui servent de tuteur (car la vesce est une plante grimpante) et bénéficient de son apport d'azote pour leur développement. On peut parler d'interactions bénéfiques de type mutualisme (+ pour la vesce comme pour les céréales).
De plus, la vesce à un fort pouvoir couvrant, ce qui lui permet d'étouffer les "mauvaises herbes" et lui confère un avantage non négligeable en agriculture pour palier aux pesticides. On peut alors parler d’interactions négatives (+ pour la vesce et - pour les adventices).
![Hugues Tinguy - Vicia sativa L. [1753]](https://api.tela-botanica.org/img:000208883L.jpg)
Les graines de gui de gui sont dispersées sur les branches d'arbres par les oiseaux. La graine se fixe à la branche grâce à la viscine, sorte de "colle" naturelle contenue dans les baies de gui. A germination, l'hypocotyle 1er entrenoeud de la tige) se fixe à la branche grâce à un disque de fixation situé à son extrémité. La plante va ensuite, pomper la sève de l'arbre, s'enraciner dans la branche et se développer en buisson de gui.
Je pense qu'il s'agit de parasitisme car rien n'est favorable à l'arbre.

Une Glycine a choisi de grimper jusqu'en haut d'un arbre chez notre voisin. Attirant surement de nombreux insecte par son parfum et ses couleurs violacés.
Je pense à un mutualisme car l'arbre doit également profiter des insectes attirés par la Glycine.
Bonjour
J'ai photographié, 24 avril 2020, dans mon jardin, un exemple de mutualisme en la prunelle/brunelle et la molène/bouillon blanc (et aussi de la violette).
Bonne journée, Céline.
Bonjour à tous,
Je me suis intéressée aux interactions entre le lichens et les arbres. Le 1er s'installe paisiblement sur le 2nd.
En effectuant mes recherches, j'ai découvert que le lichen n'est pas un seul organisme mais l'association de 2 organismes vivants : il est le résultat de la symbiose entre le champignon et l'algue.
Les lichens se nourrissent des éléments minéraux contenus dans l'eau qui ruisselle sur l'écorce de l'arbre.
On pourrait donc peut-être parler d'une interaction favorable entre les 2 : positive pour le lichens et neutre pour l'arbre.
Les lichens sont aussi des indicateurs du niveau de pollution de l'air.
Photo prise par moi-même dans un bois. On y aperçoit au moins 3 lichens différents :
. Les petits tubes font parties de la famille des Cladoniaceae mais j'ai ensuite du mal à déterminer lesquels ils sont vraiment (peut-être Cladonia asahinae)
. Lichen vert : Parmelia(Hypogymnia) physodes
. En jaune et présence majoritaire j'hésite entre leRhizocarpon geographicum et le Xanthoria parirtina. Ou alors est ce un mélange des 2 ?
L'arbre était un frêne.
N'hésitez pas à m'informer si je fais erreur.
Lors d'un voyage à Djibouti, je suis allée en excursion à la forêt du Day. J'ai été impressionnée par la quantité d'arbres morts, les seuls arbres possédant quelques feuilles étaient les figuiers étrangleurs. Un animal sur un arbre (oiseau ou singe) laisse tomber une graine qui au lieu de tomber par terre reste sur un branche. La graine germe et envoie une racine vers le sol (épiphitisme)...puis d'autres racines se forment et finissent par entourer l'arbre hôte et empêcher sa croissance; il est voué à une mort certaine.
Le Striga sp. est un parasite des cultures comme le sorgho, le riz, le maïs ou la canne à sucre.
Les plantes hôtes rabougrissent, flétrissent. Les rendements sont réduits allant jusqu'à l'anéantissement des récoltes. Ce parasite a des incidences fortes sur l'agriculture subsaharienne.
Nom vernaculaire : Striga / encore appelé "herbe des sorcières"
Nom scientifique : Striga sp.
Famille : Orobanchaceae
Lors de la germination de la plante hôte, le Striga germe au niveau des racines. Le Striga sp. passe du stade d'holoparasite (entièrement dépendant de la plante hôte) à celui d'hémiparasite (prélèvement de l'eau et des minéraux de la plante hôte avec production d'énergie par photosynthèse par la plante parasite mais cela reste restreint). 85% du carbone présent chez le parasite peut être dérivé de la plante hôte. Le striga à maturité fleurit et produit des graines qui permettront la reproduction du cycle.

Sorghum field with heavy infestation of Striga hermonthica. Photo by IITA

Dubé, Marie-Pier & Olivier, Alain. (2011). Le Striga gesnerioides et son hôte, le niébé : interaction et méthodes de lutte. Canadian Journal of Botany. 79. 1225-1240. 10.1139/cjb-79-10-1225.
source : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00885747/document
Trois cas d'interaction: 1-Rubus loganobaccus qui s'appuie sur des plantes Bambusa (commensalisme). 2-Loranthus europaeus qui pousse sur Quercus et y prend de l'eau et des sels minéraux (hémiparasites). 3-Verbena bonariensis née à l'ombre d'un Silybum marianum s'étire pour atteindre la lumière (antagonisme). Valeda
Plante EPIPHYTE famille des orchidaceae. Sur la photo, prise à El Bourg (Ile de la Réunion) dans un jardin botanique le support est le tronc d'une fougère arbrescente (HOTE). L'épiphytisme fait parti du commensalisme qui est une relation bénéfique pour le commensal (orchidée), mais neutre (ni bénéfique
ni nuisible) pour l'hôte. Pas de nom trouvé pour cette superbe orchidée certainement cultivée. Merveilleux souvenir que cette visite !
Nom latin : Lathrea clandestina
Nom vernaculaire : Latrée clandestine
Lieu et date : Jardin écologique de Lille - Mars 2019Lathrea clandestinea parasite les racines des arbres auprès desquels elle s'installe.
C'est une holoparasite qui n'a ni feuille ni chlorophylle. Elle puise sa nourriture directement dans les racines de son hôte.
C'est une plante parasite non chlorophyllienne, poilue glanduleuse
L’orobanche rameuse présente un large spectre d’hôtes,
aussi bien sur des plantes cultivées telles que le chanvre,
colza, tabac, tomate, melon, tournesol, aubergine, fève,
pomme de terre….que sur des adventices telles que
géranium disséqué, alchemille des champs, géranium mou,
laiteron maraîcher, mercuriale annuelle, chardon à petites
fleurs, ray grass d’Italie, euphorbe réveil-matin, pensée,
renouées, gaillet gratteron, matricaire, liseron des champs,
véronique des champs…
La germination, outre la nécessité de l’exsudat de la plantehôte que l’orobanche va coloniser, peut se faire dans des
conditions très variables. Ni la température, ni l’humidité du
sol influence la germination et le développement de
l’orobanche. Elle n’a jamais été observée en situation non
calcaire.
L’orobanche rameuse dépend entièrement de sa plante-hôte pour les éléments nutritifs dont
elle a besoin. En effet, les semences d'orobanches émettent une racine qui se fixe sur les
racines de leur hôte le plus proche, et dès lors la plante utilise tous les éléments nutritifs de la
plante-hôte.
Elle adapte son cycle à celui de son hôte ; il peut durer de quelques semaines à plusieurs
mois.
Economique : l’orobanche peut entrainer des pertes de rendement pouvant aller de 15 à 25
qx/ha en provoquant sur les plantes cultivées servant d’hôtes :
• Un retard de croissance de son hôte
• Un nanisme et une chlorose des feuilles, pouvant provoquer un dépérissement des
plantes parasitées. ce dépérissement peut aller jusqu’à la destruction totale de la plantehôte en cas d’attaque précoce et intense.
• Pour le colza, l’avortement des siliques.
Hier en allant me promener dans les sous bois, il y avait beaucoup de lianes. Je ne sais pas exactement de quelle plante il s'agit, j'y retournerai quand elles auront des feuilles et fleurs. Mais en faisant quelques recherches je me demande s'il ne s'agit pas de Clématite vigne blanche (Clematis vitalba), de la famille des Ranunculaceae. Voici une photo trouvée sur internet qui ressemble beaucoup à ce que j'ai vu.
Elle serait plutôt une plante en épiphyte, car elle ne semble pas se nourrir de la sève de son arbre support, qui lui sert principalement à s'élever vers la lumière. Toutefois, elle peut 'étouffer' l'arbre sur lequel elle grimpe et l'empêcher de grandir à son tour.
Photo du site: https://meristemes.net/tag/clematite-vigne-blanche/
J’avais posté une photo d’un prunellier au bord d’un chemin (module 3) cherchant la lumière à cause des grands arbres de la friche (commensalisme pour le prunellier) . Son développement oblige à le tailler por préserver le chemin, ce qui lui bénéficie en le « rajeunissant » et les branchages récupérés me servent à allumer le barbecue (mutualisme). J’avais aussi posté un détail, un rosier rustique qui à profiter du prunellier pour monter plus haut et ressortir à la lumière lui aussi et produire plusieurs boutons de fleurs (commensalisme pour le rosier).
Photos: Chemin Caroline Roux, Saulx les Chartreux, Essonne, France
Bonjour,
J'ai pris cette photo l'année dernière en Bretagne car j'étais impressionnée par le nombre et la diversité des lichens qui avaient envahi les branches de ce pommier très productif.
Les lichens sont le fruit d'une symbiose entre un champignon et une algue.
Ce sont des organismes épiphytes.
Ils sont par ailleurs de bons indicateurs de qualité de l'air car très sensibles à la pollution.
J'ai choisi l'exemple du lierre sur le tronc d'un vieux cerisier sur le bord de notre jardin. Nous avons dû couper ce cerisier en fin d'hiver car à chaque chute de neige ou fort coup de vent, plusieurs branches tombaient chaque fois, sur la chaussée ou les fils électriques/téléphoniques. Nous ne l'avons coupé qu'à mi-hauteur, en espérant qu'il serve de refuge à la faune et la flore environnante.
Ce cerisier est 'colonisé' depuis plusieurs années par un lierre (j'espère que le lierre pourra poursuivre sa colonisation malgré la coupe de l'arbre).
Sur le site suivant, j'ai appris beaucoup de choses très intéressantes sur les interactions entre ce lierre et la faune et flore environnante.
https://www.zoom-nature.fr/lierre-arbres-une-interaction-polemique/
Pour résumer, les interactions relevées sont les suivantes :
- le lierre utilise l'arbre seulement comme support à sa croissance vers la lumière ( épiphytisme) sans parasiter l'arbre
mais d'autres interactions sont évoquées dans cet articles :
- l'effet litière des chutes de feuilles (des deux espèces) apporte des minéraux aux 2 espèces. Chaque espèce perdant ses feuilles à des périodes différentes de l'année. Mais une étude à montré que cette libération de minéraux semble dépendre de l'arbre colonisé. (mutualisme)
- l'effet manteau : le manchon de lierre jouerait donc un rôle de régulateur thermique vis-à-vis de l’arbre. De même, il est signalé que les tapis de lierre au sol protègent le sol des épisodes de froid excessif. D’autres observations pointent aussi un effet protecteur de ce manteau envers certaines attaques (ex scolytes foreurs d’écorce, attaques des pics) ou par la présence de toute une faune d’insectes dont une partie pourrait bénéficier à la protection des arbres. ((commensalisme)
- un effet négatif sur les arbres porteurs dans certaines circonstances." Si un lierre installé sur un arbre réussit à atteindre la canopée, il accède alors à la lumière totale et va déployer ses ramures et son feuillage. Clairement, il va entrer en compétition pour la lumière avec l’arbre et prendre le dessus du fait de son feuillage permanent qui va ombrager le feuillage de l’hôte. Mais ceci ne semble se produire que sur des arbres affaiblis, en « fin de vie » avec une cime qui s’éclaircit et laisse la voie libre au lierre. Un autre effet collatéral du lierre installé vers la cime concerne le risque de faire casser l’arbre lors d’épisodes de vent fort ou de gel intense. En effet, la boule volumineuse d’un lierre installée dans la cime avec son feuillage présent même en hiver offre une prise au vent accrue et devient très lourde en cas de formation de glace sur les feuilles." (parasitisme)
Ce lierre interagit aussi avec les insectes butineurs (dont il a besoin pour la pollinisation de ses fleurs) et les oiseaux (auxquels il fournit des fruits charnus en fin d'hiver, période à laquelle il n'y a plus grand chose à manger => ces oiseaux vont permettre la dispersion de ses graines). (mutualisme)
GUI -> (Viscum album)
J'ai choisi le gui car j'aime beaucoup cette plante.
Durant les premiers mois de l’année, à peu près de janvier à avril, le gui commun forme des fleurs délicates et discrètes qui se développent jusqu’à l’automne et deviennent les baies blanches caractéristiques de cette plante. Chacune de ces baies contient une semence, enveloppée d’une chair visqueuse et collante. En mangeant ces baies, les oiseaux contribuent à la propagation des semences non assimilables par leur organisme. La semence commence à germer peut après avoir atterri sur la plante hôte.
Le gui pousse relativement lentement et il faut près de 10 ans avant de voir apparaître de véritables touffes pouvant atteindre jusqu’à 1 m de diamètre.

Voici des lichens sur le tronc d’un orme ( arbre du genre Ulmus de la famille des Ulmaceae)
On peut voir différents lichens des jaunes, des oranges, des blancs grisâtres
Les lichens sont des organismes résultant d’une symbiose entre un champignon et une algue ou une cyanobactérie. Ils sont capables de réaliser la photosynthèse et sont donc autotrophes.
Ici, Nous sommes en présence d’une relation de commensalisme ( une espèce, le lichen, profite de l’autre , l’orme, sans que cela lui nuit ), il n’y a pas de relations physiologiques entre les 2 espèces.
Les lichens sont des épiphytes, ils poussent en se servant d’autres plantes comme support
Celle qui pique mais qui donne des mûres juteuses est un parasite epiphyte d'arbustes qui crée de beaux massifs se colorant au rouge à l'automne. En grimpant, la tige de ronce s'appuie sur les buissons alentours pour trouver de la lumière.
Sinon j'ai un ami près de Nice qui a du gui sur du laurier rose. Je pensais que le laurier avec son latex serait tres toxique et ne pouvait permettre l'hemiparasitisme du gui: mais si je l'ai vu ! Un brin de gui de Noël oublié sur ses lauriers roses : pas courant comme interaction/compétition pour ces 2 plantes!
"Le plus bel exemple de compagnonnage des plantes, connue de tous les
jardiniers, est celui de la culture des « trois sœurs ». C’est la
pratique ancestral mis en application au Mexique, de la culture du «
milpa », associant maïs avec la courge et le haricot.
A l’origine, les amérindiens ont expérimenté avec succès cette culture
combinée :
- le maïs joue le rôle de tuteur pour le haricot.
- le haricot va fixer l’azote dans le sol
utile au développement du maïs et de la courge,
- la courge, avec
ses feuilles larges, va permettre, entre autre, de garder l’humidité au pieds des trois.
Il s'agit donc en phytosociologie de favorisation (+ et neutre) et de mutualisme (+et+) 
source : https://www.jardiniers-professionnels.fr/cest-quoi-le-compagnonnage-des-plantes/
Il s'agit d'un parasitisme fort = hémiparasite du gui ( Viscum album) famille des santalaceae.
Il n'a pas de racines et se fixe sur un arbre feuillu pour absorber la sève brute.
Ici l'hôte est un saule pleureur (Salix babylonica) famille des salicaceae

Photo prise dans mon jardin: Heurteauville / Seine Maritime / Normandie / France
Les rares arbres de mon jardin sont plus ou moins recouverts de Lichen. Sur la photo on voit le tronc d'un murier qui en est recouvert. La couleur ocre est très belle.
Les Lichens sont des organismes microscopiques qui résultent de la symbiose entre au moins un champignon et des cellules possédant la chlorophylle. C'est une relation de commensalité, le Murier offre de support et n'en retire aucun bénéfice en retour. Ils sont épiphytes, c'est à dire qu'ils poussent en se servant de l'autre plante comme support, il n'y a pas de parasitisme car il ne prélèvent rien au détriment de leur hôte.
La cuscute est une plante de la famille des Convolvulacées. Elle est holoparasite et se développe aux dépens de plantes hôtes. La photo a été prise dans le Cantal ; elle date de l'année dernière et je ne souviens plus de la plante parasitée.
La relation entre le gui et l'arbre est un hémiparatitisme.
Les feuilles du gui sont vertes, ce qui signifie qu'il utilise de la chlorophylle et fait donc lui-même la photosynthèse. Il produit sa propre sève élaborée. Il pompe donc uniquement de la sève brute auprès de l'arbre hôte.
Il apprécie particulièrement les peupliers et les pommiers. Il a beaucoup de mal à s'implanter sur un chêne, peut-être à cause de la dureté du bois? On l'y retrouve donc rarement. Le gui sur un chêne est un "costaud"... sacré pour les druides.
Sur le bas du tronc du vieux cerisier (Prunus cerasus)de mon jardin de la famille des rosaceae pousse un champignon en forme de sabot, produisant des spores. Ce champignon de la famille des polyporaceae est-il un parasite redoutable, un décomposeur qui ne s'attaque qu'aux vieux arbres affaiblis ou morts ? Son mycélium gagnerait l'intérieur de l'arbre et décomposerait le bois et la lignine. Ou au contraire s'agit d'un relation d'équilibre et mutualiste, ce champignon endophyte dont les cellules de mycélium serait en dormance entre les parois cellulaires des arbres hôtes permettrait-il de lutter contre la dégénérescence des vieux arbres en lui transmettant des enzymes probiotiques qui stimuleraient ses défenses immunitaires ? La question reste ouverte.

Sources documentaires :
J’ai profité de cette activité pour chercher et découvrir des plantes que je ne connaissais pas avec des relations aux autres bien spécifiques.
J’ai retenu l’exemple des Orobanches, plus particulièrement l’Orobanche du Lierre: Orobanche hederae, famille des Orobanchaceae. «Le vrai parasite d’un faux parasite » suivant Zoom nature.fr. Car l’Orobanche du Lierre, comme son nom l’indique, ne parasite que le lierre ou les aralies (même famille des Orobanchaceaes).


Première photo eFlora et suivantes Zoom Nature.fr
Orobanche hederae ne s’identifie pas aisément parmi les 30 espèces d’orobanches connues en France. La présence de lierre ne suffit pas car il peut être parasité par d'autres orobanches. De plus, les orobanches sont capables de développer des racines sur plusieurs mètres pour atteindre leurs hôtes.
Suivant les conditions agro climatiques, les formes d’ Orobanche hederae peuvent varier ; notamment leur couleur, plus ou moins sombre suivant le degré de sécheresse.
Orobanche hederae est une plante de 10 à 60 cm, poilue, avec une inflorescence en épi. Ses fleurs sont blanchâtres violacées, glabres, zygomorphes. Son fruit est une capsule qui libère des graines très petites.
Les caractères
distinctifs de l’Orobanche du Lierre sont le stigmate jaune citron et le
rétrécissement de la gorge au niveau de la corolle.
La tige est
rougeâtre et renflée en bulbe à la base, les feuilles réduites à des écailles.
Les organes végétatifs ne contiennent pas de chlorophylle …
Ainsi, pour se développer Orobanche hederae doit ancrer ses racines sur celles de son hôte : c’est un holoparasite qui puise la sève élaborée et la sève brute.
La mise en place de la liaison orobanches/hôte est résumée ci-dessous à partir d’un article du site zoom-nature.fr. sur les orobanches en général.
Pour parasiter une plante, toute plante parasite dispose d’un organe spécifique : l’haustorium. L’haustorium assure la fixation, puis la pénétration et l’invasion de la plante hôte jusqu’au système vasculaire.
Dans le cas des orobanches, on distingue 5 étapes :
1 – La graine, toute petite, dispersée par le vent est d’abord dormante. Cette dormance est levée au printemps à partir d’une certaine température et d’un degré d’humidité suffisant. La forte reprise de l’activité physiologique est accompagnée de la mise en éveil de récepteurs capables de détecter la présence de l’hôte ou non. S’il n’y en a pas, la graine retourne en dormance.
2- La graine a commencé à germer : pour repérer la présence de son hôte de prédilection, elle est capable de détecter des substances chimiques excrétées par ses racines. Parmi celles-ci, les strigolactones qui servent à attirer les microorganismes mutualistes lorsque le milieu n’est pas suffisamment favorable au développement de la plante hôte !! L’orobanche détourne donc, à son avantage, un processus devant initialement favoriser la croissance de son hôte.
3- La plantule se développe, réduite pour le moment à une radicule dont le rayon d’action ne dépasse pas 5 mm. Dès que le contact est établi avec l’hôte, l’haustorium se met en action.
4- L’haustorium développe des cellules dites intrusives avec sécrétion d’enzymes pour dissoudre les parois des cellules hôtes et atteindre, en quelques jours, le réseau vasculaire.
5- Des cellules intrusives de l’orobanche se différencient en cellules conductrices pour se connecter d’une part avec les tubes criblés du phloème (sève élaborée), d’autre part avec les vaisseaux du xylème (sève brute).
Le puits parasitaire est en place pour assurer l’épanouissement de l’orobanche !!!
(Cf. aux références ci-dessous pour des explications plus précises et complètes)
Orobanche hederae est une plante qui préfère les sols argileux et plutôt basiques. Elle fleurit de mai à juillet. Les observations des dernières décennies révèlent que, de plante rare, elle est devenue une plante de plus en plus fréquente et ceci, jusque dans les zones urbaines où le lierre est lui-même plus présent.
Les orobanches captent l’attention de nombreux chercheurs : à travers elles, ils cherchent à mieux cerner des mécanismes de parasitisme qui entrainent de lourdes pertes agricoles.
Liens utilisés
https://www.zoom-nature.fr/le-vrai-parasite-dun-faux-parasite/
https://www.zoom-nature.fr/lart-de-parasiter-des-racines-en-5-lecons/ qui s’appuie lui-même sur l’article suivant :
Broomrape Weeds. Underground Mechanisms of Parasitism and Associated Strategies for their Control: A Review. Mónica Fernández-Aparicio, Xavier Rebou and Stephanie Gibot-Leclerc. Frontiers in Plant Science. ; Vol. 7 ; Article 135 ; 2016
https://fr.wikipedia.org/wiki/Orobanche_du_lierre
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-46734-synthese
Bonjour,
J'ai pris ces photos ce matin, 25 avril 2020, lors de ma promenade quotidienne dans les petits bois autour de chez moi en Loire-Atlantique.



Concurrence lumière dans mon bac de balcon :
La camomille est sortie la première mais depuis 3 jours les feuilles de l’echinacea ont pris une grande ampleur et ne laisse plus de lumière à la camomille ;o(
J’espère que les feuilles de l’échinacéa vont bientôt s’élever pour laisser plus de passage de lumière à la camomille.