J’ai choisi un arbre que j’ai récemment planté dans mon jardin pour voir s’il pouvait rentrer dans la composition d’un textile. Et bingo j’ai eu de la chance !
Cet arbre c’est le Mûrier de Chine (Broussonetia Papyriféra) ou mûrier à papier ou encore mûrier d’Espagne. Mais c’est sous le nom de “mûrier à tapa” qu’il nous intéressera ici.
Il s’agit d’un arbre dioïque (monosexué) originaire du Sud-Est asiatique, qui peut atteindre 15m de haut, à feuillage caduc de la famille des Moraceae.
Les fruits de l’arbre sont comestibles et son écorce composée de fibre très résistantes permet de faire du papier de haute qualité.
Plus surprenant en Nouvelle Calédonie et en Polynésie, son écorce avec celle de l’arbre à pain sert à la confection de “tapa”. Le tapa servait de monnaie d’échange mais aussi de cache-sexe ou turban pour les hommes qui organisait les cérémonies de deuils.
Dans les Îles Fidji l’écorce du mûrier (sous le nom de masi) servait à réaliser des vêtements aux motifs traditionnels pour les cérémonies importantes (naissances, mariages, deuils…)
Les vêtements sont réalisés en prélevant des bandes dans l’écorce de l’arbre.Elle est ensuite trempée pendant 2-3 jours pour la rendre plus souple. Elle est grattée pour ne conserver que le liber (zone entre l’écorce et le cambium).
L’écorce est ensuite battue sur un tronc d’arbre avec un battoir de section carrée avec des face gravées de rainures de différentes tailles. L’écorce est pliée plusieurs fois afin d’obtenir l’épaisseur souhaitée pour le tissu.











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a fibre des feuilles d’ananas était déjà utilisée au 16è siècle par
les artisans locaux pour fabriquer des vêtements destinés aux femmes…



