Compétition : Allium neapolitanum Cirrillo

par Aurelie Samson,

Dans une allée d'herbes folles derrière ma cour, à Arles, se sont implantés cette année des Allium neapolitanum Cirrillo (ail blanc ou ail de Naples). La zone où les plants ont pris s'est vidée de ses autres plantes (graminées, trèfles, véroniques, astéracées...). Cet ail doit donc avoir un effet sur les ressources du sol et gagne la compétition avec ses voisins. Je ne connais pas le mécanisme qui favorise cette compétition. 

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Annexe zone-allium-neapolitanum-cirrillo.jpg

Les orchidées

par Lea Lafourniere,

Dans les forêts tropicales la compétition pour la lumière est particulièrement intense, 

Les orchidées plutôt petites ont du trouver un moyen pour atteindre la lumière et les pollinisateurs : elles ont "parasité" les arbres pour atteindre la canopée, ce sont des épiphytes !

Le terme épiphytes décrit une plante qui, comme un parasite, grandit sur un hôte, mais à la différence d'un parasite, ne prend aucune substance nutritive de l'arbre lui-même et compte sur les substances nutritives de l'air, la pluie et le compost qui se trouve sur les branches de l'arbre. Leur mode de vie epiphytique avantage ces plantes dans la forêt tropicale humide, leur permettant l'accès à la lumière du soleil plus directe, un plus grand nombre d'animaux pollinisateurs de canopée et la possibilité de disperser leurs graines via le vent.

C'est un commensalisme .

https://global.mongabay.com/fr/rainforests/0405.htm

Interactions mutuelles physiques dans un taillis

par Arnaud Dellinger,

La Loyère 2 mai 2020

Dans une forêt de chênes (Quercus robur) conduite de façon régulière sur un mode de taillis sous futaie, le taillis est un mélange de jeunes chênes, de bouleaux (Betula pendula), de charmes (Carpinus betulus) et de tilleuls (Tilia cordata).

La coupe du taillis laisse les arbres de futaie mais aussi quelques arbres de taillis dont on espère un gain de croissance. Or les arbres de taillis ont une forte croissance en hauteur pour l'accès à la lumière et la disparition du voisinage des autres arbres peut conduire les moins rigides à s'affaisser si la lignification n'est pas encore suffisante et ceci même pour des chênes ou des charmes de bonne taille. (cf photos). Ceci démontre l'interaction physique entre les différents sujets du taillis, tous tendus vers la lumière et se protégeant mutuellement du fléchissement et du vent.

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Commensalisme entre églantier, sureau et génévrier

par Sonia .,

Voici un exemple trouvé sur https://www.zoom-nature.fr

commens-facili

Un églantier et un sureau à grappes ont pu s’installer à l’abri de cette colonie étalée de genévrier commun dans un pâturage d’altitude où la dent des bovins les auraient éliminés en dehors de cette protection épineuse.


Corryllus avellana et commensalisme

par Utilisateur supprimé,

N'ayant pas trouver d'interaction autour de moi, je suis tombée sur cet article vraiment très intéressant,

Le noisetier, un parapluie pour la flore forestière du blog Zoom Nature, que vous trouverez en suivant le lien ci-dessous:

https://www.zoom-nature.fr/le-noisetier-un-parapluie-pour-la-flore-forestiere/

L'auteur nous explique que diverses études semblent montrer que le noisetier favoriserai, en forêt, le développement des plantes florissant au printemps (flore vernale) mais aussi d'autres espèces d'arbres tels que le chêne ou le frêne.

Son feuillage caduque, forme une litière peu épaisse qui se décompose donc vite et libère ainsi l'azote et les sels minéraux essentiels au développement de jeunes plants/pousses.

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interaction platane champignon

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

j'ai un exemple d'interaction dans mon jardin.

j'ai un platane sous celui ci très peu de choses poussent. Dès qu'il se pare de ses feuilles, la strate muscinale s'appauvrit énormément. il y a une compétition flagrante pour la lumière. le platane a des effets négatifs sur les plantes alentours.

Ce platane subit un parasitisme fort au printemps. Chaque année, une sorte de gros champignon se forme sans sa partie aérienne (photo jointe). je pense que l'on peut parler de holoparasite car il me semble qu'il exploite la sève brute et la sève élaborée.

le tronc du platane est abimé, il perd très vite ses feuilles (chute prématurée).

je pensais qu'il était atteint de la maladie du platane mais après avoir fait des recherches il semble qu'il y en ait plusieurs: l'anthracnose, le chancre coloré ou le tigre. le tigre ne correspond pas car c'est un insecte,  et pour les deux autres il ne me semble pas que cela soit de gros champignons comme celui que je vois... j'ai trouvé le nom des deux champignons responsables le Gnomonia vegeta et le Ceratocystis platani mais il ne ressemble pas à celui que je vois...

certains d'entre vous ont il une idée?

Merci par avance

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Vigne-vierge

par Sebastien LECOMTE,

 

Pour cette activité, je vais vous parler des Vignes vierges : Il s'agit de plantes grimpantes, leur genre est Parthenocissus venant du latin (parthenos, vierge et cissus, grimpant).

Ce sont en généralement des plantes utilisées en décoration comme couvre-murs. Les feuilles sont caduques. Les tiges s'accrochent à leur support grâce à des vrilles courtes et adhésives formant des ventouses.

Leur feuillage abondant peut recouvrir les buissons ou les arbres qu’elle prennent comme support. Elles peuvent ainsi couvrir des surfaces importantes au sol, et risquent de réduire la diversité floristique.

Chez nous, elles se font envahissantes, elles recouvrent les haies. Je n’ai pas encore réussi à déterminer l’espèce dont la feuille est ci-jointe:

Vigne-vierge commune, Parthenocissus inserta ou Vigne-vierge vraie / Vigne-vierge à cinq feuilles, Parthenocissus quinquefolia… ? A suivre !


Rosier ancien et chèvrefeuille

par Mireille Dubois,

Un chèvrefeuille s'est installée dans mon rosier ancien.

Pour l'instant , j'ai l'impression qu'ils ont une relation basée sur le commensalisme.

Le chèvrefeuille s'est servi du rosier pour avoir plus d'accès à la lumière mais n'empêche pas le rosier d'y avoir accès aussi . Le rosier semble apprécier la compagnie du chèvrefeuille et prospère bien.. Je ne sais pas si l'on peut aller jusqu'à dire qu'il y a un mutualisme  car si on ne limite pas la vigueur du chèvrefeuille, son poids pourrait casser les branches du rosier.

*Rosier et chèvrefeuille


Le gui

par Utilisateur supprimé,

Je n'ai pas d'exemple dans mon jardin alors je prends le premier qui me vient en tête: celui du gui que j'ai beaucoup observé quand j'étais petite dans la forêt, derrière chez mes parents.

Le gui, Viscum album de la famille des Santalaceae est le cas d'un parasitisme élevé du type hémiparasite: le gui prélève la sève (eau et sels minéraux) de l'arbre sur lequel il s'est installé. Le gui n'a pas de racines, mais des haustories qui lui permettent de se fixer sur son hôte dans les parties hautes et se prélever la sève.


Source informations et photo: Wikipédia

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Laurier Rose et Romarin

par Cora-Line Fumey,

Dans mon jardin à Montpellier, j'ai un carré d’aromatiques plantées il y a de cela 2 ou 3 ans, ce carré est exposé plein sud avec un laurier rose (Nerium oleander - famille des Apocynacées)  dans le coin sud-est. Le laurier rose a vite fait de pousser et de prendre de la hauteur; Je l'ai raccourcis il y a quelques mois et j'ai pu constater après cela que le romarin (Salvia rosmarinus - de la famille des Lamiacées), situé directement dan son ombre aux heures les plus chaudes de la journée, s'était redressé car il n'avait plus autant besoin de s'étirer et s’étaler pour capter le soleil ! Ici il s'agit d'un phénomène de compétition ! la photo n'est pas très significative, car un comparatif avant après aurait été plus parlant, mais je n'ai pas de photo d'avant . 


De plus le Laurier Rose a tendance a acidifier le sol, car ses feuilles se décomposent lentement ce qui en fait une autre stratégie de compétition en limitant ainsi le développement d'autres espèce a son pied ( a part l'asperge sauvage ( Asparagus acutifolius - famille des Asparagaceae)  qui a l'air de s'y plaire !

Fiat lux : Compétition pour la lumière

par Guillaume DANGE,

Bonjour,

Un althéa planté dans mon jardin par les anciens propriétaires à proximité peine à trouver la lumière sous l'arbousier (Arbustus unedo) sans doute présent avant la création du jardin. L'althéa est obligé d'allonger ses tiges pour atteindre la lumière. (cf photo)

Un phénomène de compétition pour la lumière.

Autre compétition actuellement, une belle envahissante dans le jardin est le gaillet qui semble étouffer toutes les autres espèces à sa portée.

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Des interactions partout ! Le parasitisme

par catherine Martinet,

Bonjour,

Je joins une photo d'un cas de parasitisme fort, de holoparasitisme. Ainsi qu'une photo de son environnement pour déduire la plante hôte.

EspèceOrobanche gracilis

Genre : Orobanche

Famille : Orobanchaceae

Ordre : Lamiales

Je remarque que la chlorophylle est inexistante. La plante n'est pas verte. Cette plante est un holoparasite.

Elle parasite une autre plante, et prélève la sève brute ( eau + élément nutritif) et la sève élaborée (le sucre) provenant de  la photosynthèse d'une hôte, qui pourrait être une Fabacées, ( par exemple les trèfles, gesses, ou Sainfoin ? ).

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-46726-synthese

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compétition dans mon jardin

par Eric Belle,

La compétition dans mon jardin de ville à Périgueux le 2 mai 2020
Un parterre au pied d'un muret exposé sud-ouest:
Il y a une strate basse formée d'oxalis corniculés et des violettes blanches qui tapissent le sol, puis la mélisse qui forme de ses feuilles un manteau à 30cm, puis la menthe dont les tiges n’hésitent pas à percer à 60cm, puis les framboisiers qui ont déjà une tige lignifiée qui leur permet de dominer l'ensemble à 1m de hauteur.
Une campanule des murailles, voyant tout ce petit mondes s'est tranquillement installé sur le dessus du muret, bénéficiant de toute la lumière.

C'est une compétition tranquille ... en apparence?

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Annexe Campanula-muralis-20140414-51kleber-reduit.jpg

Le liseron et l'oignon

par Utilisateur supprimé,

Et voilà le liseron profitant de l'oignon (et de la pluie) pour s'élever dans les airs… A ce stade  je pense qu'il s'agit d'un modèle de commensalisme car l'oignon n'a pas l'air d'être gêné, mais si je laisse le liseron se développer alors on aura peut-être un cas de parasitisme.

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Compétition forestierre

par Vincent HAMONET,

Dans mon jardin je lutte contre trois espèces de plantes, qui sont différemment nuisibles pour les arbres :

- La Clématite des haies (Clematis vitalba) : c'est une liane qui atteindre de très grosse section ( 10 cm) et qui peut recouvrir complètement un arbre, jusqu'à la cime. De fait si elle n'est pas parasitaire, il se créé une compétition pour la lumière en hauteur et l'eau au sol, et comme elle se développe plus vite que son arbre support elle fait ployer les arbres sous son poids et au final peut littéralement l'étouffer. Exemple ici avec un merisier, les lianes ont étés coupées au pied depuis un an environ.

- Le Lierre grimpant (Hedera helix) : liane arbustive plus ligneuse que la clématite, son impact est moindre mais à termes on aboutit au même résultat. Exemple ici sur un pin laricio : Le lierre a été coupé au pied depuis plusieurs années, mais il subsiste encore les parties les plus ligneuses accrochées autour du tronc.

- Le Gui (Viscum album) : c'est une plante hémiparasite qui se fixe sur les branches ou le tronc des arbres et en absorbe la sève à travers ses suçoirs. Le gui se fixe souvent sur des plantes affaiblies et entraine une accélération de leur déclin. Exemple ici avec des robiniers ( Robinia pseudoacacia).

Interaction arbres

La salsepareille

par Utilisateur supprimé,

La salsepareille d'Europe est une liane épineuse qui s'accroche à tout support qu'elle trouve autour d'elle pour trouver la lumière, que ce soit un arbre, un arbuste, un buisson. Même une vieille souche fait l'affaire. Elle s'enroule grâce aux vrilles situées à la base de ses feuilles.

Pas dangereuse pour la plante support, l'interaction est alors le commensalisme. Mais, si d'aventure la salsepareille est envahissante, elle devient parasite pour la plante support qu'elle étouffe et qu'elle risque de tuer au final : dans ce cas, l'interaction est la prédation.

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tulipe et tournesol

par Utilisateur supprimé,

Il y a quelques années, j'avais planté dans une jardinière des bulbes de tulipes qui provenaient directement de Hollande. Elles avaient commencé à bien germer et à bien se développer. J'avais alors décidé de semer quelques graines de tournesol à côté, là où il y avait encore de la place.  Quelques jours plus tard, j'ai eu la mauvaise surprise de voir les graines de tournesol germer et s'épanouir tranquillement tandis que les tulipes flétrissaient et se ratatinaient clairement. C'est à ce moment là que j'avais découvert le principe des plantes amies et des plantes ennemies. En revanche, je n'ai jamais trouvé ni dans un livre ni sur internet des informations confirmant mon observation de l'époque. 

un ou plusieurs parasites sur mon chêne

par Utilisateur supprimé,

Sur les chênes de mon airial landais, et en particulier sur les tauzins, se développent un ou plusieurs parasites. On trouve sur les branches une mousse aérée très envahissante. Il y a également, mais c'est peut-être le même parasite sous une forme moins avancée, un genre de feuille qui s'étale sur les branches. Je serais curieux de savoir comment se nomment ces végétaux et, aussi, s'il y a un moyen de contrôler leur développement. Mes chênes vous remercient par avance!

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l'orobanche du lierre

par Utilisateur supprimé,

L'orobanche du lierre Orobanche hederae est une plante dont la seule partie aérienne est l'inflorescence. Elle est dépourvue de feuille et par là même de chlorophylle donc ne réalise pas de photosynthèse. Cette plante se fixe sur la racine de sa plante hôte dont elle est souvent spécialiste (chez cette espèce, c'est le lierre, d'où son nom hederae) et détourne à son avantage la sève brute et la sève élaborée: c'est un holoparasite (relation bénéfique pour l'orobanche et négative pour le lierre).

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bambous: Poaceae

par Cathy Cathy,

J'ai pu constater que les bambous colonisent rapidement leur environnement par leurs rhizomes.

D'une vigueur étonnante, ils ont en quelques années gagné du terrain au point de franchir un mur de clôture en parpaings, pousser entre les pierres sèches d'un mur et même passer sous une dalle en béton pour ressortir dans un terrain surélevé de 3 mètres environ.

J'ai donc décidé de les "décourager": Les rhizomes étant peu profonds, j'ai pu en déraciner certains et depuis 3 ans je coupe régulièrement les tiges à peine sorties.

Depuis, la végétation indigène qui avait disparu aux pieds des bambous a repoussé; orties, chélidoines, bardane, gaillet grateron, pissenlits...

Je pense que le tapis de feuilles de bambous et le treillis serré des rhizomes avaient  inhibé la croissance des autres plantes en bloquant leur accès aux ressources 

                

Les lichens

par Utilisateur supprimé,

Lors de ballades, on peut souvent observer des lichens jaunes-oranges sur des poteaux en béton ou sur des supports végétaux. Son nom est Xanthoria parietina. Espèce nitrophile. Son interaction avec son support est de type commensalisme selon moi car le lichen profite du port érigé sans que cela nuise aux végétaux en question.

Lichen : relation symbiotique entre un champignon et des algues


Geai des chênes

par Nathalie Sitarz,

Le geai des chênes, Garrulus glandarius, est un oiseau de la famille des Corvidés. 

C'est un oiseau omnivore se nourrissant de fruits, d'insectes et petits vertébrés et de glands et faines notamment. Il transporte ces derniers dans son jabot qu'il dépose ensuite dans des caches individuelles, qu'il choisit et repère avec soin, en veillant à ce qu'aucun de ses congénères ne l'espionne. Ces caches lui servent de grenier en hiver et de réserves au printemps, et il vient régulièrement y puiser s'il ne dispose d'aucune autre source de nourriture.

Il arrive que toutes ses réserves ne soient pas utilisées à la fin du printemps, ainsi le geai des chênes permet la dissémination des glands et des faines loin des chênes et hêtres parentaux.

(exemple de mutualisme trouvée à la page web suivante : https://www.zoom-nature.fr/la-galaxie-des-mutualismes/)

Mycorhizes à truffes Interaction plantes-champignons

par Utilisateur supprimé,


Le mot mycorhize est d’origine greco-latine et signifie champignon-racine (μukes= champignon, rhiza= racine). Les mycorhizes relèvent de l’interaction mutuelle d’un organisme photosynthétique, soit une plante verte (en general un chêne dans le cas de la truffe comestible), et d’un champignon filamenteux. Les structures générées par l’association mycorhizienne peuvent être classées sur la base de critères écologiques, morphologiques et physiologiques (Callot, 1999 ; Ozenda, 2006 ; Fortin et al., 2008).

La plante verte effectue la photosynthèse et le champignon approvisionne le couple en eau et en éléments minéraux (Fig.1). Les champignons mycorhiziens ont une forme dite mycélienne, constituée d’un réseau d’hyphes qui ressemble en fait à un amas de filaments.

Ces hyphes leur permettent de parcourir des distances beaucoup plus longues que les racines des plantes, ce qui leur donne accès à des nutriments inaccessibles par les plantes (Callot, 1999 ; Ozenda, 2006).



Compétition pour l'occupation de l'espace

par PORTES Romain,

Voici un exemple juste sous mes yeux, dans une jardinière étroite où deux plantes grasses sont en compétition pour occuper l'espace.

Il s'agirait de Aptenia cordifolia et de carpobrotus edulis:



Cerisier et plantes pionnières

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Voici quelques photos de notre cerisier en pleine forme, qui accueille mousses et lichens. Je ne sais pas quel genre de relations s'établissent entre ces plantes pionnières et un arbre vivant et en pleine santé (le cerisier a 10 ans). Ca ne me semble pas  ressembler à du parasitisme... Je vais faire des recherches... sauf si quelqu'un a déjà une idée sur la question?

Le coeur du cerisier fait comme une jardinière où s'accumulent au fil du temps une partie des déchets végétaux. D'ici quelques temps il accueillera peut-être des plantes à racines, comme se prépare un bon terreau.

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plantes + compétion

par Utilisateur supprimé,

Interaction entre les plantes : compétition entre les plantes pour la lumière et les ressources du sol dans un terrain abandonné:  je n'arrive pas à insérer mon image ( poids trop important) 

Parasitisme, galle du rosier

par Joelle Delphino,

J'ai découvert, il y a quelques jours, de nombreuses formations étranges au bout des branches d'un rosier. J'en ai profité pour l'identifier: Genre Rosa famille rosaceae probablement rosier dumalis. J'ai transmis un dossier sur Identiplante pour confirmation. 

Après des recherches, j'ai trouvé un dossier sur la gale des rosiers que je ne connaissais pas (je ne connaissais que la gale du chêne), dans la salamandre.org. La gale, encore appelée le Bédégar, en persan "emporté par le vent", ou barbe de saint Jean,  est due à une minuscule guêpe de 5 mm qui pond dans le rosier. La gale est une excroissance végétale provoquée par la ponte de l'insecte parasite. Le rosier isole son agresseur, le cynips de l'églantier, au sein de cette formation chevelue, ressemblant à une perruque. Au printemps la guêpe qui a passé l'hiver dans le bedégar, sort pour pondre ses œufs dans un bourgeon. Deux semaines après la ponte, la plante commence à réagir. Les cellules végétales s'élargissent et se mettent à proliférer. Les larves en se nourrissant stimulent encore la croissance du bédégar qui atteint  sa taille maximale en 4 à 8 semaines. Les larves se nourrissent tout l'automne puis se nymphosent pour passer l'hiver au sein du bédégar. Et le cycle recommence. C'est un cas avéré de parasitisme.

Je mets des photos malheureusement prises sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis ce matin, en ce jour du 1er mai, fête du muget. Les fleurs et la perruque sont trempées.

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Annexe galle du rosier.jpg
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Fleurit quand même à l'ombre de la forêt...

par Utilisateur supprimé,

Je remets la photo incluse dans ma présentation.

Je connais le site depuis plus de 40 ans... et le Meconopsis arrive à s'y maintenir à l'ombre d'une forêt assez fermée, dominée surtout par les hêtres. 4 ou 5 plants seulement, quelques fleurs et fructifications chaque année... Mais la plante arrive quand même à fleurir et à se maintenir malgré une sévère compétition pour la lumière, mais floraison seulement début juin. A quelques kilomètres de là, dans un milieu plus ouvert, l'espèce s'est multipliée et fleurit de mai à octobre...

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Gui

par Mayinza BANTHOUD,

Je partage la photo d'un saule envahi par le gui ou viscum album, plante hémiparasite qui se nourrit de la sève brute de son hôte malheureux. 

Mais ces fruits, murs en hivers lorsque la nourriture se fait rare, sont appréciés par certains oiseaux, une autre forme d'interaction, mutualiste cette fois-ci!

La photo a été prise en avril 2019 lors d'une balade dans les alentours d'Auvers sur Oise (95). 

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Compétition pour la lumière !

par Utilisateur supprimé,

Voici une photo d'une parcelle à l'abandon depuis quelques années, proche de chez moi, où des arbustes poussent parmi les parterres de ronces. Il y a ici clairement compétition pour la lumière !

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Passiflora

par Christine DUDAY,

Revoilà la belle Passiflore Passiflora au fond du jardin. Plante grimpante, elle a besoin d'un support pour croître et chercher la lumière. Ici c'est le Cyprès Cupressus auquel elle s'accroche grâce à ses vrilles qui font partie de l'inflorescence. Elle peut facilement atteindre 5 à 6 mètres de long et "décorer" le cyprès comme une guirlande de Noël... Elle est tellement envahissante qu'il me semble que plus que du commensalisme (neutre pour l'autre) il s'agit de léger parasitisme et plus précisément d'épiphysme. 

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plantain lancéolé en compét

par Agnès Laencina,

Je joins deux photos à ce message.

L'une d'un pédoncule ou hampe de fleur de plantain de 60 cm de hauteur (les feuilles de cette plante partent toutes de la base) qui a poussé bien au delà de la hauteur moyenne des autres pédoncules de plantains présents dans mon jardin.

L'autre correspond aux autres plantains lancéolés non mis en compétition avec de hautes herbes.

Je note donc que le plantain est capable de faire pousser son pédoncule deux fois plus haut que les autres plantains non mis en compétition avec les hautes herbes. Il s'agit donc d'une compétition pour la reproduction, les fleurs de plantains doivent être visibles pour attirer les insectes pollinisateurs. 

Les feuilles à la base du long pédoncule sont 1cm plus larges que les autres et plus longues aussi, pour augmenter la surface et donc la capacité de photosynthèse des feuilles.. 

Cette espèce de plantain peut changer de forme pour concurrencer les plantes environnantes au niveau de l’accès à la lumière aussi.

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Monotrope sucepin

par suzanne gardeau,

Le Monotrope sucepin est une plante non chlorophyllienne. Il tire son alimentation des champignons qui forment des ectomychorizes autour des racines des arbres et des mychorhizes particulières appelées" monotropoïdes" avec les racines du Monotrope, ces tissus conduisant les produits de la photosynthèse des arbres , la sève élaborée, vers le Monotrope.

Il tire avantage des arbres et des champignons (parasitisme).

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Clématite

par Hélène GUINOT,

Clematis vitalba est une plante épiphyte de la famille des Ranunculaceae. Liane vivace elle s'accroche aux haies et aux arbres.

Ce n'est pas une plante parasite, néanmoins elle arrive à recouvrir complétement des arbres sur toute leur hauteur.

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Interaction : Maulsari vs Figuier des banians en INDE

par Utilisateur supprimé,

Il y a de cela quelques années, je suis allé faire un voyage en Inde du Nord. Durant une visite dans les jardins du Taj Mahal (ville d'Agra dans l'État de l'Uttar Pradesh), j'y ai vu un magnifique exemple d'épiphytisme (parasitisme faible) entre deux espèces d'arbres. Une espèce que j'ai identifiée comme étant "un figuier des banians"  ou Ficus benghalensis de la famille des Moraceae se servait d'un tronc et des branches d'un "Maulsari" ou Mimusops elengi de la famille des Sapotaceae pour croître. 

En effet, Le banian commence comme épiphyte d'un autre arbre, où un oiseau mangeur de figue dépose la graine. Il développe des racines aériennes vers le sol en même temps que des branches vers le haut pour capter plus de lumière ce qui permet à l'arbre de se répandre dans un grand secteur. Quand les racines aériennes ont atteint le sol, la croissance du figuier s'accélère. Les racines aériennes se soudent tout en grossissant, jusqu'à former un treillis suffisamment épais pour assurer l'autoportance du figuier, qui, de ce fait, n'a plus besoin de l'arbre-support sur lequel il s'est d'abord développé. Cette espèce fait partie des figuiers étrangleurs.

La conséquence pour le Maulsari, c'est qu'il sera progressivement étouffé par le figuier car il ne recevra pas de photosynthèse sur certaines parties de son appareil végétatif. Ça croissance n'en sera que réduite car il recevra moins de lumière pour ça photosynthèse. Le treillis de racines peut finir par empêcher la croissance en diamètre de l'arbre support et ainsi le faire mourir. Ce mode de développement est une adaptation aux forêts tropicales où la compétition à la recherche de la lumière est intense.

Annexe Interaction  Maulsari vs Figuier des banians en INDE

Senecio inaequidens = Seneçon du cap

par Pascaline Legaye,

Cette jolie petite astéracée à l'air inoffensif, présente dans les champs, les vignes et le long des routes est en réalité redoutable pour les pâturages et le bétail.

Originaire d’Afrique du sud, elle aurait été importée par la laine vers les usines textiles de Mazamet dans la  Montagne Noire dans les années  30, elle a peu à peu colonisé tout le département puis les régions sud et est aujourd'hui présente dans une bonne partie de la France.  C'est une championne de l'endurance et de la longévité qui s'adapte à tous les milieux. Vivace , elle peut vivre de 5 à 10 ans, ses graines perdurent plus de 5 ans dans le sol. Sa floraison dure 8 mois et elle  produit plus de 10000 graines par pied !

Non contente de supplanter les autres cultures , elle est également toxique pour le bétail.


Source photo : CHAMBRE D'AGRICULTURE AUDE

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Aechmea fasciata

par Fanny Arcade,

Bonjour à tous,

Les plantes épiphytes vivent entièrement suspendues sur des branches ou des troncs, d’arbres ou d’arbustes.

Elles ne prélèvent rien aux dépens de leur hôte-support et réussissent à se nourrir en captant l’humidité par des racines aériennes, en faisant la photosynthèse et en utilisant parfois aussi le terreau de feuilles mortes qui se trouve dans les creux des arbres.

Aechmea fasciata est une espèce de plante de la famille des Broméliacées (comme l'ananas), originaire du Brésil.

Elle entretient une relation de commensalisme avec ses hôtes.


lichen et bouleau

par Utilisateur supprimé,

lichen sur bouleau

Bonjour,


j'ai choisi de montrer ces très jolis lichens qui poussent sur un vieux bouleau. A mon sens, deux types d'interactions sont en jeu ici. D'une part, le lichen lui même qui est en réalité une interaction symbiotique entre une algue et un champignon. Et d'autre part, l'interaction entre l'arbre et le lichen que je qualifierais de commensalisme en effet le lichen "profite" de l'arbre pour lui servir de support et de sa verticalité pour avoir accès à l'eau. La relation lui est donc profitable. Pour l'arbre, la présence du lichen ne change rien. 

Voilà!

Bonne fin de journée à tous!

sophie

polypode commun sur un chêne

par Utilisateur supprimé,

En me baladant, j'ai vu, s'accrochant sur un tronc de chêne, ce qui me semble être un Polypode commun (Polypodium vulgare L.), fougère de la famille des Polypodiacées. Le pétiole prend naissance le long d'un rhizome rampant, assez épais et couvert d'écailles rousses d'où émergent de nombreuses racines.

Cette plante est une hémicryptophyte grimpante, c'est-à-dire qu'elle s'appuie sur un support pour s'élever et subsister. Il s'agit ici d'un parasitisme faible, le polypode commun est épiphyte sur les arbres forestiers ou les parois moussues. On en trouve aussi beaucoup le long des murs en pierre. C'est donc une interaction négative pour l'un (faiblement ici) et positive pour l'autre qui trouve là l'appui nécessaire à sa croissance.

Source:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Polypode_commun

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compétition pour la lumière

par Sandrine Dury,

Canopée des pins de mon jardin. On voit que les houppiers s'étalent au maximum pour capter le plus de lumière possible. Il existe un petit espace entre les arbres, signe de leur "timidité" (ils n''osent se toucher). n

PORCELLE

par Utilisateur supprimé,

Cette plante herbacée a envahi année après année ma pelouse.

Hypochaeris radicata  de la famille des Astéraceae, colonise tout l'espace de mon green en spoliant :

- la lumière par ses feuilles aplaties et plaquée au sol;

- les nutriments par sa racine profonde et puissante.

En se développant, elle forme une longue tige avec une seule fleur jaune en été.

Cette plante vivace est une véritable compétitrice même avec les jardiniers!



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Partir perdant, finir gagnant : l'exemple de l'if

par Utilisateur supprimé,

En forêt, généralement l'if ne gagne pas la compétition pour la lumière... mais c'est justement par sa capacité d'adaptation aux strates inférieures qu'il bat des records de longévité.

Surpassé en taille par les feuillus comme les hêtres par exemple qui laissent peu filtrer la lumière, il doit s'accommoder d'une situation plus ombragée, et développe une stratégie consistant à investir davantage son énergie dans le développement de son système racinaire. Il emmagasine des nutriments, ralentit (voire stoppe) sa croissance lors des périodes moins propices, et si d'aventure ses parties supérieures sont touchées par les aléas du temps, il peut grâce à ses réserves produire plusieurs nouveaux troncs depuis sa base, qui fusionnent quand l'arbre devient vieux.

Ainsi, à partir d'une situation de compétition qui lui est a priori défavorable, il survit bien plus longtemps que bien d'autres espèces.

> Recommandation de lecture : La Vie secrète des arbres, Peter Wohlleben

> Illustration : If d'Ankerwycke (Grande-Bretagne), 2500 ans [crédits photo : Oxford Scientific/Getty Images]

Interaction arbre-lierre

par Utilisateur supprimé,

Voici de nouveau l'interaction entre un arbre et du lierre que j'avais déjà postée :

Lierre

Le lierre grimpe sur l'arbre. Parasitisme faible ou épiphytisme sourire

Clandestine lathrée!

par Utilisateur supprimé,

  • Nom commun : Lathrée clandestine
  • Nom latin : Lathraea clandestina L.
  • Famille : Orobanchacées

Cette plante est une vivace que l'on trouve dans les sous bois au pied de certains arbres  : peupliers, saules, aulnes, noisetier... 

C'est une plante que je croise souvent, mais je n'avais jamais remarqué qu'elle n'avait pas de feuille qui pouvait lui permettre la photosynthèse. Elle puise tous ses nutriments dans les racines de ses hôtes, on la qualifie d'holoparasite.


Photos et informations trouvées sur  : https://www.zoom-nature.fr/la-clandestine-cache-bien-son-jeu/

champ de lathréeLathrée clandestine

Interaction partout

par fanny Dechaux,

Voici l’Orobanche une plante sans chlorophylle parasite et même holoparasite, qui se nourrit donc de la sève brut et élaborée de ses hôtes 

Annexe 751ED202-7763-42B4-9C17-3D6088B048BF.jpeg

orchidées du Yunan

par Maryvonne André,

Petit tour dans les souvenirs et les albums photos!

Voyage en Chine en avril 2013.

Photo d'orchidées épiphytes, prise dans la région du Xishuangbana près de la ville de Jinhong.

Il s'agit là d'épiphytisme (un parasitisme faible : la survie de l'arbre n'est pas menacée, pas de relation physiologique entre les 2 végétaux).


Annexe IMG_0383.JPG

Le lierre et le cerisier

par Utilisateur supprimé,

Et bien voilà c'est banal mais c'est comme çà notre lierre trouve agréable de venir grimper sur le cerisier qui lui, n'y trouve rien de particulier à redire.

                    Je m’accroche, je grimpe, j'ascensionne, je m'élève et on verra après dit le lierre!

                     Grimpe toujours çà me chatouille dit le cerisier


Et nous on se dit que ce cerisier qui prend des dimensions excessives près de la maison et du puit il va bien falloir qu'on le coupe!

Annexe lierre_ceriser_mail.jpg

acacia+ lierre+ronce

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

voici la photo d'un bel acacia en fleur . Il ya certainement été  envahie par le lierre (Hedera hélix) - epiphytisme , il y a quelque temps, puis ce lierre a été enlevé (cf 2eme photo).

Aujourd'hui, c'est une ronçe qui commence sa croissance et le prend comme support..

acacia 1acacia 1

Polypode

par Martine Lherisson,

Bonjour. En me promenant dans un petit bois près de chez moi, j'ai trouvé ces polypodes (communs ou du chêne?). J'ai cru qu'ils puisaient leurs ressources sur l'arbre mais en fait ils ne s'en servent que de support, donc épiphytes.



Orobanche pourprée : parasite de l'Achillée Millefeuille

par Emilie Watine,

L'orobanche pourprée (Orobanche purpurea) est une plante parasite d'une autre plante : l'Achillée Millefeuille (Achillea millefolium). Comme toutes les orobanchacées, cette plante est dépourvue de chlorophylle et vit aux dépens de l'Achillée millefeuille principalement, mais peut aussi parasiter l'Achillée des collines, ou plus rarement d'autres Astéracées, voire certaines lamiacées.

La plante est devenue rare en France, en particulier en Ile de France, et est protégée au niveau régional.

La photo jointe a été prise sur un chantier SNCF, où l'espèce a été identifiée. Compte tenu de son statut de protection, elle a fait l'objet d'un arrêté préfectoral portant dérogation à l'interdiction de destruction d'Espèces protégées. La séquence "ERC", Eviter, Réduire et Compenser, a été appliquée pour minimiser les impacts de ce chantier. C'est ainsi que je l'ai rencontrée.


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Succession écologique

par marie audier,

J'ai pu imaginer le processus naturel d'évolution et de développement d'un écosystème dans un jardin. 
Cultivé comme potager par ses précédents propriétaires, il a été laissé à l'abandon quelques années au cours desquelles sans intervention extérieure humaine le tapis végétal a évolué.
La prolifération d'Armoise mets en évidence le déséquilibre dans la tentative de restauration d'un climax d’origine mais atteste plutôt de la mise en place d’un climax moins complexe.
Ce jardin faisant partie intégrante de parcelles cultivées depuis le Moyen âge, toute restauration antérieure à l'intervention humaine semble impossible !

Hedera Helix

par Utilisateur supprimé,

Du lierre (Hedera Helix) qui profite d'un poirier sauvage.

La relation ici est de l'épiphytisme (parasitisme faible) : on peut bien observer les racines du lierre qui se sont accrochées à l'écorce du poirier, et ce, depuis un petit bout de temps vu la taille de la tige.Epiphyitsme - Hedera Helix - poirier sauvage


Neottia nidus-avis

par Olivier Boichat,

Neottia nidus-avis

 

La néottie, nid d’oiseau, est une plante sans chlorophylle de la famille des Orchidaceae. Sa taille peut atteindre 40 cm. La hampe et les feuilles réduites en écailles sont de couleur brun pâle et ses fleurs en épi sont roussâtres. Incapable de réaliser la photosynthèse, elle puise ses ressources par son rhizome qui bénéficie de l’apport d’un champignon qui vit en symbiose avec les racines d’un feuillu (une mycorhize). Ce champignon transmet ensuite les sucres, acides aminés et autres métabolites de l’arbre à la néottie.  Cette association est cependant plus en faveur de la plante que du champignon. Je pense qu’on peut parler ici de commensalisme.


Annexe néottie.jpg

Les orchidées de Guadeloupe

par Utilisateur supprimé,

Les plantes épiphytes

https://www.aujardin.info/fiches/plantes-epiphytes.php

Au cours d'un voyage en Guadeloupe,  nous avons pu observer de remarquables orchidées épiphytes sur des arbres de belle taille. 

On retrouve ces orchidées sur Basse Terre, dans la forêt équatoriale exubérante Ces plantes se sont adaptées à leur environnement en allant chercher la lumière en hauteur car seulement 3% des rayons solaires arrivent à percer la canopée et à atteindre le sol. Placées plus haut, elles captent ainsi plus de lumière, de pluie et rencontrent plus d'insectes pollinisateurs garants de leur reproduction. 

Il s'agit d'un parasitisme faible. 

Mousse

par Utilisateur supprimé,

Voici une interaction de type commensalisme: la mousse est un végétal épiphyte qui aime grandir sur les troncs d'arbres où elle y trouve parfois de l'humidité et de l'ombre. On la retrouve d'ailleurs fréquemment orienter au Nord. Commensalisme car la mousse ne prélève aucune ressource de l'arbre et ne lui cause pas de dommage.

Les photos de la mousse sur le Fraxinus excelsior (Frêne) de la famille des oléacés a été prise par mon téléphone le 30 avril 2020 en Aveyron.

Annexe Fêne et mousse 1.jpg
Annexe Frêne et mousse 2.jpg
Annexe Frêne et mousse 3.jpg

Des interactions

par Utilisateur supprimé,

J'ai découverte cette ensemble des plantes aujourd'hui le 30.4.2020 à Verdun, Montréal(Canada). 

J'ai pu identifier des Tréflés, le Pissenlit et des Graminées(gazon). Le nom scientifique du gazon est poaceae.

Les trèfles sont des plantes herbacées de la famille des Fabacées, appartenant au genre Trifolium. Le Pissenlit est aussi une plante herbacée, de la famille des Asteraceae, appartenant au genre Taraxacum.

Je pense cette ensemble des plantes vit grâce au mutualisme.

Le mutualisme est une interaction hétérospécifique dans laquelle les organismes impliqués tirent les deux des avantages ou gains ou profits en termes de valeur sélective (fitness pour le terme anglophone) ; cela se traduit par des avantages en termes de protection, dispersion, apports nutritifs, pollinisation.

Le mutualisme correspond à une interaction qu’on appelle interaction à bénéfices réciproques.

Dans une interaction de type mutualisme, l’association entre les deux individus s’installe sans que la relation ne soit obligatoire, ce qui veut dire que la survie des individus ne dépend pas de cette interaction.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mutualisme_(biologie)


Annexe Interactions des plantes (1).jpg

Des Interactions partout Esperanza Estaun

par Maria Esperanza Estaun Diaz de Villegas,

Osyris alba ou Rouvet blanc est une plante méditerranéenne de la famille des Santalacées

C'est un exemple d'hémiparasitisme. Il vit dans des zones arides et semi-désertiques, c'est pourquoi ses racines, qui sont équipées d'haustoriums, pénètrent celles d'autres plantes, comme le roseau commun et d'autres, en prenant la sève et avec elle l'eau nécessaire.

https://www.ecologiaverde.com/plantas-parasitas-caracteristicas-tipos-y-ejemplos-1826.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Osyris_alba

Photo  Wilkipedia

« Le Chèvrefeuille et le Vinaigrier. »

par Utilisateur supprimé,

Cela pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine mais ce n’est  qu’un phénomène d’épiphytisme ou de parasitisme faible

 

J’hésite entre les deux, car, si l’arbuste [Vinaigrier ou Sumac de Virginie, soit Rhus typhina] était remplacé par un tuteur de bois ou de plastique, la liane [Chèvrefeuille ou Lonicera periclymenum oujaponica (?)] s’enroulerait de la même façon autour, sans que le tuteur (ou l’arbuste) en souffre.

=> épiphytisme : la plante grimpante se contente, dans cette relation physique « sans distanciation sociale » de s’enrouler autour de la tige, du tronc, de l’arbuste ligneux sans l’endommager d’aucune façon. 

 

Mais d’un autre côté, ce qui n’apparaît évidemment pas avec cette liane toute jeune, Wikipédia [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A8vrefeuille_des_bois] nous assure que le chèvrefeuille, en s'enroulant autour d’une tige serait à même d’étrangler son support, causant éventuellement quelques dégâts aux jeunes arbres. 

=> parasitisme (faible !)

Il n’y a en revanche aucune relation physiologique de nature à compromettre la survie de l’arbre. => pas de parasitisme fort 

* ni du genre hémi-parasitisme : exploitation,  pillage des ressources de l’arbuste en n’interceptant que sa sève brute,

* ni du genre holo-parasitisme par exploitation, non seulement de la sève brute mais également de la sève élaborée où circulent les produits de la photosynthèse de l’arbuste pour avoir ainsi accès à des sucres : le chèvrefeuille produit ses propres sucres lors de la photosynthèse. 


Et allez savoir pourquoi, ce soir, les deux photos refusent de partir !!! On s'en passera donc.

Amensalisme ou antagonisme? Genévier- Amélanchier

par Jacqueline Fouron,


Photos du genévrier et d'un de mes amélanchiers dans mon jardin de la banlieue de Montréal, Québec, et photo du site web sur la rouille du genévrier https://jardinierparesseux.com/tag/rouille-de-laubepine/

Autre site web : https://m.espacepourlavie.ca/carnet-horticole/ravageurs-et-maladies/rouilles-du-genevrier

https://www.arboquebecium.com/fr/produit/genevrier-de-virginie/

Il y a 15 ans je n'avais jamais entendu parler de la rouille du genévrier, un fongus du genre Gymnosporangium, une maladie qui a deux groupes d'hôtes alternes: des genévriers-arbres et des arbres/arbustes de la famille des Rosacées. Les genévriers-arbres ne poussent pas naturellement dans la région de Montréal et donc la relation négative due à cette rouille n'existe pas dans la nature. Les jardineries québécoises ne prévenant (généralement) pas leur clientèle quand les gens achètent des genévriers-arbres, j'ai planté il y a 15 ans dans mon jardin un genévrier-arbre et 4 amélanchiers. Depuis quelques années, je constate quand viennent les chaleurs humides de l'été qu'en alternance tous les 2 ans des branches du genévrier se dessèchent et des fruits des amélanchiers se couvrent d'une poudre orange vif; c'est comme ça que se manifeste la rouille du genévrier. Mon genévrier devient de moins en moins fourni (il me faudra sans doute éventuellement le couper), mais, jusqu'à présent, les feuilles et les fleurs des amélanchiers reviennent joliment chaque printemps et les fruits ne sont pas tous affectés.

Je qualifierais la relation (genévrier-arbres / amélanchiers) d'amensalisme (interaction biologique ( - 0)) vu qu'il y a des amélanches qui arrivent à maturité avant l'apparition de la rouille et peuvent donc être consommées par humains et oiseaux. Si la présence des baies malades est considérée comme négative et non neutre, alors il s'agit d'une relation d'antagonisme pour les deux organismes (interaction biologique (- -)).

Il serait intéressant de savoir si les oiseaux mangent les baies affectées par la rouille ou non et si les graines qu'elles contiennent restent viables.




Annexe Amélanchier ChezNous P1160206 (Small).JPG
Annexe Genévrier ChezNous IMG_9613 (Small).JPG
Annexe rouille.jpg

Colonisation successive sur un mur

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

j'ai pu observer clairement les interactions entre les lichens (1), puis les mousses (2) et enfin les plantes herbacées (3) qui forment une claire succession d'interactions pour coloniser cette surface de mur très minérale.

il s'agit de commensalisme entre ces organismes vivants et différentes espèces de plantes qui bénéficient de la présence des autres sans leur nuire.

Il m'a semblé que cette situation allait très bien dans la continuité de la présentation de la vidéo 3 ! sourire 

kudzu (Pueraria Montana)

par Utilisateur supprimé,
Dans le sud-est des États-Unis, il est très facile de voir une interaction entre plantes à côté de l'autoroute, celle entre le kudzu et presque toute autre espèce. Le kudzu est d'origine japonaise et une espèce invasive aux USA. Introduite ici comme culture de couverture dans les années 1930, cette plante grimpe dans les arbres et les autres plantes qui lui font obstacle. Il s'agit de la compétition pour la lumière, concours gagné évidemment par le kudzu. C'est à cause de cette interaction qu'il menace la biodiversité de cette région.


Lien photo: https://www.ourstate.com/kudzu/


Annexe kudzu1.jpg

Un bourreau envahissant (Periploca graeca)

par Catherine Poirson,

Un exemple de plante grimpante, qui crée un parasitisme faible en montant à l’assaut d’un chêne, tout près de chez moi.

La périploque de Grèce (Periploca graeca, famille des Apocynaceae) est une liane robuste qui peut s’élever jusqu’à 20 m de haut.

Caractérisée par sa croissance rapide et sa robustesse, elle est assez envahissante si l’on en croit l’amas de lianes sèches qui pendent sur le côté de l’arbre….elle est dénommée « bourreau-des-arbres », mais je ne pense pas que le chêne va succomber…..


Hedera helix : mutualisme ?

par Utilisateur supprimé,



Pour cette activité, j'ai repéré 3 intaractivités et en ai détaillé une

1 -Exemple de compétition pour la lumière et les ressources du sol.

(exposition ouest – Nord Ouest avec une maison à 3 m. qui lui fait de l’ombre)

Cognassier du japon (Chaenomeles) : Bien épanoui, celui ci prend de l’ampleur en hauteur

Forsythia (Forsythia Spp) : Il se fait étouffer par les 2 autres espèces ayant besoin de soleil et tend à disparaître

Oranger du Mexique (Choisya ternata) : Cette arbuste aime la mi ombre et se développe


2 - Exemple de parasitisme entre une armoise (Arthemisia vulgare ??) et des pucerons noirs

(est ce bien cette espèce d’armoire?)


3 - Exemple d’interaction entre du lierre (Herdera helix) et un lilas (Syringa) : Parasitisme faible ou mutualisme ?

Parasitisme faible comme l’annonce Marc Andre Selosse dans la vidéo de tela botanica Ou mutualisme / symbiose comme le suggère Julien Hoffmann dans son blog "défi écologique référencé ci dessous

Description botanique :

Tige grimpante "liane arborescente" qui peut atteindre les 30 mètres de haut, 100 mètres de long et se fixe à l’aide de racines crampons. Pour affermir leur prise, Ces racines se lignifient progressivement tout en gonflant légèrement et vont secréter une substance adhésive tout en vrillant sur eux-mêmes

Feuilles : persistantes, alternes, glabres, de 4 à 10 cm et avec 3 à 5 lobes triangulaires palmées qui changent de forme avant la floraison, sur les rameaux fertiles, quand la plante devient reproductrice.

Le lierre perd ses feuilles tous les 3 ans au printemps.

Fleurs : hermaphrodites, en ombelles de fin août à fin octobre. Calice à 5 pétales, 5 étamines et ovaires infère

Fruits : drupes (baies) noirs de novembre à juin de l’année (maturité en janvier).


Le lierre n’est pas une plante parasite car :

- Il se nourrit bien grâce à la photosynthèse faite par ses feuilles et non du support hôte : ses crampons lui servent de point d’ancrage et non à se nourrir.

Sur un tronc d’arbre ce dernier ne cause aucun dégât : il reste toujours à l’intérieur du houppier, n’empêchant pas ainsi son hôte de faire sa propre photosynthèse.

D’ailleurs une étude (Trémolières et al., 1988) a démontré qu’il n’y avait pas de différence entre la croissance des arbres à lierre  et des arbres sans lierre.

- le lierre protège l’arbre des variations de températures, notamment hivernales. En contre partie, l’arbre lui sert de support de croissance afin qu’il puisse croître et trouver assez de lumière pour fleurir et se reproduire.

Il n’a donc aucun intérêt à étouffer l’arbre car il se retrouverait au sol ! "Seuls les arbres affaiblis, sénescents ou malades peuvent se briser ou tomber au sol du fait du poids du lierre ou de sa prise au vent trop grande"

- Enfin, le lierre apporte un nutriment nutritif en perdant se feuilles aux printemps, à une époque où les autres plantes sont en pleine croissance végétative. Ce qui "est loin d’être anodin et va permettre à l’arbre tuteur du lierre de croître encore plus."

- Le lierre aide à la biodiversité  et notamment la prédation. Il y aura donc beaucoup moins de chance pour qu’un arbre soit victime d’une quelconque pullulation de ravageurs puisque des auxiliaires auront tout aussi bien pu y trouver refuge.

C’est par exemple le cas des chrysopes (auxiliaire de lutte contre les pucerons) qui y vivent

En plus le lierre à un intérêt pour la biodiversité, pour la pollenisation, pour pallier le réchauffement climatique (sur un mur il diminue fortement la température), contre la pollution (absorbe les métaux lourds)

Source https://blog.defi-ecologique.com/lierre-biodiversite-rechauffement-climatique/



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Annexe Compétition.png
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prairies multi-espèces

par pierre paillous,


Image tirée d'un document consultable ici : https://abiodoc.docressources.fr/doc_num.php?explnum_id=1520.

Les prairies multi-espèces, encore appelées "à flore variée", présentent des atouts certains sur le plan agronomique mais aussi environnemental. Leur évolution et leur productivité dépendent de nombreuses interactions  que les auteurs encouragent à étudier pour mieux les comprendre et optimiser le choix des associations d'espèces.

Annexe prairies multi-espèces.jpg

paratitisme et protection de territoir

par Utilisateur supprimé,

Je vous livre trois photos  : 

La première illustre une jeune pousse de lierre sur un tronc de Troène, Plante d origine tropicale, on la retrouve couramment dans toute la France. Espèce de liane arborescente à tige ligneuse, elle est grimpante et rampante à feuilles persistantes, de formes différentes, jeunes pousses sont étoilées, les plus âgées, de forme ovales. Cette plante est Epiphyte, c 'est à dire qu'elle utilise les autres plantes comme support pour grandir. Elle pousse très vite, adventive, elle peut étouffé un arbuste en le recouvrant de son tronc depuis la racine et de ses feuilles, empêchant l'arbuste de se développer naturellement en profitant de la lumière du soleil sur ses feuilles et son tronc. 

La seconde illustre un tronc d'un conifère (peut être un épicéa commun) : on peut voir de façon remarquable la nudité du sol à son pied. Le conifère pas sa litièrepeu dégradable nourri peu le sol et se protège ainsi de la présence d 'autres plantes parasitaires. Il se nourri par interaction mutualiste, dite symbiose, avec les champignons aux niveau de ses racines.

La troisième photo illustre le phénomèbe de compétion entre les plantes sur un espace restreint. Nous pouvons voir ici des ronces, du lierre, et 4 autres espèces que je ne reconnais pas. Elles semblent avoir trouver terrain d entente. 


Annexe DSC00339.JPG
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Bouleau et ficaire

par Juliette Boulvain,
Il y a trois ans, j'ai décidé de ne plus dégager ou fauché le petit jardinet à l'avant de la maison. Il s'agit d'un petit bout de pelouse, avec un bouleau (Betula pendula) d'une dizaine d'années en son centre, un massif de fougère à sa droite, un lilas à sa gauche et une haie de charme autour.

Une série de plante est apparue à partir de la deuxième année, lorsque les feuilles du bouleau ont commencés à créer un humus qui a remplacé la simple pelouse. Ce printemps-là, un bouquet de ficaire (Ficaria verna) a commencé à pousser, favorisé par ce nouveau sol, plus riche. C'est donc une relation de favoritisme.

Depuis, les touffes de ficaire recouvrent une bonne partie de la pelouse, et d'autres variétés herbacées commence à apparaître, comme la vesce de Hongrie (Viscia pannonica).

Source :

Annexe 435px-Ranunculus_ficaria_nf.jpg
Annexe Déterminer.jpg

Liseron des champs, Liseron des haies

par Marion BOISARD,

Plongée dans mes beaux souvenirs d'enfance au jardin. 
Je me souviens de ce beau liseron qui occupait mes après-midi.

son nom botanique : Convolvulus arvensis = liseron des champs ou bien Convolvulus sepium = liseron des haies

voici sa fiche eFlore : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75060-synthese

Je joins également ce lien : https://www.un-jardin-bio.com/reconciliez-vous-avec-le-liseron/

qui appelle à se réconcilier avec le Liseron même au potager sourire


C'est une plante avec un système racinaire important. Comme la Clématite (vue dans la vidéo), Le Convolvulus va s'enrouler autour des plantes avoisinantes ( = Parasitisme) et progressivement les étouffer et les priver de lumière et des ressources du sol ( = Compétition)

Néanmoins, étant passionnée par la culture potagère, la présence de cette plante va nous indiquer plusieurs et nous être utile malgré ces tendances envahissantes (pour les intéressés il suffit d'aller jeter un oeil sur le site ci dessus)


(image issue du site : http://observatoire.parc-naturel-normandie-maine.fr/atlas/espece/92353)

Annexe Convolvulus sepium.jpeg

Noyer contre pêcher

par Martine GUILMET,

J'ai choisi mon noyer, donné par mon papy,  qui ne tolère pas le petit pêcher que j'avais à l'époque planté à côté. Bien trop près mais je ne savais pas.

Juglans regia L. (noyer) contre Prunus persica je crois (pêcher)

Le pêcher est à droite sur la photo, nous l'avons déjà "ratiboiser" pour enlever la partie morte. Il est persévérant et fournissait quand même quelques pêches jusqu'à présent. Mais là le noyer risque d'avoir raison de lui. La juglone (ou juglon - un tanin) émise par les feuilles, écorce et racines du noyer empêche toute proximité avec un autre organisme (sauf érable -Acer- bouleau -Betulla- et le hêtre -Fagus-). La juglone est également présente chez les Fabaceaes. (légumineuses)

Il s'agit d'une compétition féroce qui va probablement entrainer la mort du petit pêcher. La juglone est toxique et peut être utilisée comme herbicide.

Le juglon est très toxique pour de nombreux insectes herbivores.

J'ai toujours entendu dire qu'il était déconseillé de faire une sieste sous un noyer (risque de maux de tête) A vérifier mais je ne m'y suis jamais risquée).


Petit pêcher en sursis 

Noyer contre pêcher




Lierre

par Utilisateur supprimé,

Cet érable permet au lierre ( Hedera elix ) de grimper vers la lumière. il s'accroche sur l'écorce grâce à ses racines modifiées en forme de crampons. Il n'utilise pas la sève de l'arbre. La survie de l'arbre n'est pas compromise.

lierre

Lichen , Des interactions partout

par Utilisateur supprimé,

Bonjour

Plusieurs interactions !

Il y a beaucoup du lichen dans mon jardin. Cette photo est du lichen sur le tronc d'un arbre (noyer) (donc un parasitisme faible pour ce noyer)

Un lichen est un champignon associé à une algue (donc symbiose)

En pourrissant les débris de lichen forment un sol, assez riche pour que la mousse et d'autres plantes grandissent (interactions positives ? favorisation?)

(Cette explication sur lichen trouvé sur espaces-sciences.org : 

https://www.espace-sciences.org/juniors/questions/c-est-quoi-un-lichen)

Annexe lichen.jpg

Le lupin (Lupinus luteus)

par Béatrice Dumas,

Cette plante de la famille des Fabaceae possède des racines présentant des nodosités qui sont le siège de bactéries fixatrices de l’azote atmosphérique. Cette plante comme de nombreuses autres légumineuses par sa faculté à enrichir le sol en azote est souvent utilisée comme engrais vert (améliore la fertilité du sol dans le cadre de certaines cultures). C'est une forme de favoritisme.

Source :
 https://fr.wikipedia.org/wiki/Lupin
Photo d’Otto Wilhelm Thomé — Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé; Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz - 1885, Gera, Germany - www.biolib.de

Annexe lupin.jpg

Lierre et poirier

par Utilisateur supprimé,

Sans grande originalité, j'ai pu observer dans le jardin le phénomène de parasitisme faible d'un lierre (Hedera helix) sur le tronc d'un poirier commun (Pyrus communis).

Wikipedia apporte cependant un éclairage intéressant : la relation avec l'arbre support peut tendre vers un mutualisme (dans les vergers notamment) car le lierre sert d'abri à de nombreuses espèces utiles à l'arbre (coccinelles par exemple). Son cycle de développement est généralement décalé par rapport à l'arbre (floraison en septembre-octobre), il n'y a donc pas de concurrence au niveau de la pollinisation avec les fleurs de l'arbre. Le lierre peut même protéger le tronc du gel, du feu ou des animaux. Il souffre donc assez injustement d'une mauvaise réputation!

poirier

Parasitisme faible sur un vieux cerisier.

par Dominique Lemaitre,

Confinement oblige,  je n'ai hélas trouvé qu'énormément de lierre dans le sujet des interarctions.

Voici donc la photo prise hier d'un lierre, Hedera Helix de la famille des Araliaceae, qui s'agrippe sur un vieux cerisier.

C'est un parasitisme faible, appelé épiphytisme, car ce lierre pour sur le tronc du cerisier, sans relation physiologique avec celui-ci et sans que l'arbre ne soit compromis dans son développement.

Annexe Renaud.jpg

Vers la lumière !

par evelyne aa,

Voici un lierre Hedera helix qui grimpe à la courte échelle dans un sous-bois dense et encombré  grâce à ses crampons, afin de pouvoir réaliser sa photosynthèse. 



Dioscorée sur Lierre sur Epicea

par annie fargue,

Sur le tronc d'un épicea le lierre (Hédera hélix) s'accroche grâce à des crampons qui sont des racines modifiées et grimpe vers la lumière.

C'est un  cas d'épiphytisme ou parasitisme faible car il ne parasite que le port dressé de l'arbre

Le Tamier commun (Dioscorea communis) qui est une monocotyledonne ( dont une particularité est que ses feuilles ont des nervures non parallèles) s'enroule autour de la tige du lierre pour atteindre aussi la lumière et profite aussi du port dressé du lierre et aussi du fait que le lierre ne soit pas complètement accroché au tronc

Il s'agit là,aussi de parasitisme faible

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Annexe IMG_6297.jpg

Orobanche de corse

par Raphaël Chaillié,

On observe deux orobanches. Elles exercent sûrement une relation parasitique avec certaine des herbacées environnantes.

On peut aussi supposer des relations de compétition pour la lumière entre les plantes herbacées autour des orobanches.

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Help !

par Utilisateur supprimé,

En dessous du Magnolia de mon jardin, il y pousse une colonie de Verbascum à feuilles tomenteuses (je ne connais pas l'espèce)

J'imagine qu'elles y poussent grâce à l'humus créé par le Magnolia... Mais je n'en suis pas certaine. 

J'en déduis que c'est une interaction positive. 

à noter : il y pousse à proximité un cèdre de l'Atlas multicentenaire, qui a tendance à avoir une incidence négative sur la croissance des herbacées (on distingue très nettement dans mon jardin une aire circulaire en dessous et autour, dans un rayon d'une trentaine de mètre, où les plantes qui y poussent sont pour la plupart rampantes, et peu développés. Le Magnolia en est juste à la périphérie

Pouvez-vous m'aider ?

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Parasitisme neutre

par Utilisateur supprimé,

Un Lierre grimpant qui a prit pour support d'ascension vers le soleil un sapin. Une interaction sans impact négatif pour le sapin mais qui reste un parasitisme.

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Bougainvillea spectabilis

par Utilisateur supprimé,

À la recherche de la lumière, et peut-être de la visibilité (spectalibis = visible) sourire ce bougainviller n'hésite pas à profiter de la ramure du Cupressus sempervirens, qui n'a pas l'air d'en souffrir : épiphytisme végétal et mutualisme de beauté.

hémiparasitisme flamboyant

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Voici un exemple d'hémiparasitisme que l'on rencontre en forêt humide ou dans le maquis minier.

Amyema scandens de la famille des Loranthaceae, est une liane qui peut parasiter différentes espèces d'arbres.

Elle est remarquablement belle lorsqu'elle est en fleur.

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Compétition pour la lumièreDepuis plusieurs années

par Marie NAU,

Depuis plusieurs années, sous les noisetiers (coryllus avellana), apparaissent en début de printemps des poireaux sauvages, appelés ici "Barraganes". Les noisetiers n'ont pas encore sorti leurs feuilles. Les poireaux profitent donc d'un maximum de lumière, leur strate herbacée procure à leurs bulbes et racines toute la nourriture nécessaire pour que leurs feuilles s'allongent et leur donnent la possibilité par la photosynthèse de constituer des réserves. Aujourd'hui, 29 avril, les noisetiers sont en feuilles, à leur pied, ombre et mi-ombre selon la position du soleil. Les poireaux barraganes préparent une fleur puis des graines, les feuilles sont fanées, bientôt je ne verrai plus rien d'eux. Ils gardent leurs réserves dans les bulbes et bulbilles qui leur permettront de réapparaître au printemps prochain, à la lumière. La strate arbustive se développe à son tour. Il s'agit-là me semble-t-il d'une compétition pour la lumière.



Clématite des haies

par Sandrine Lecomte,

La Clématite des haies est une plante grimpante qui s'agrippe aux tiges des lauriers thym. 

C'est un épiphytisme, un type de relation où un organisme vit à la surface d'un végétal dont il se sert comme support ou point d'ancrage, et sans que cela ne soit néfaste pour la plante support le laurier. 

La clématite des haies peut se fixer à son support par ses pétioles.


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Des interactions partout

par Martine JACOB,

Gui -  Viscum album  -  Famille des « Viscaceae »

Plante épiphyte se fixe sur un arbre hôte (y prélève la sève brute = eau et sels minéraux), mais elle n’attaque pas les cellules de la plante hôte (Pommiers, Aubépines, Saules, Robiniers, Sorbiers ...).

En Europe, il sert d’ornement pour les fêtes de fin d’année, la tradition propose aux personnes de s’embrasser sous un bouquet de gui, symbole de prospérité et longue vie.

Chez les Druides, il symbolisait la vie perpétuelle, chassait les mauvais esprits et guérissait les corps. On le cueillait dans une grande cérémonie religieuse.

Le gui est toxique pour l’homme, des troubles cardiaques peuvent être perçus par la consommation des baies.


https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-72719-illustrations


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La symbiose arbre et champignons

par Utilisateur supprimé,

La symbiose est une association durable entre deux êtres vivants

 et dont chacun tire bénéfice. Ils s'aident mutuellement à se nourrir,

 se protéger ou se reproduire.

 Dans la plupart des cas (entre 95 et 100%) les végétaux vivent de

 façons symbiotiques.

 Le plus souvent on distingue l'hôte (individu receveur souvent bénéficiaire) et le donneur

 (faisant partie des commensalisme ou des parasitaires). La symbiose est dite "obligatoire"

 pour les organismes ne pouvant pas se reproduire sans leur partenaire.plantes-feuilles-9.gif

 Cependant, elle est facultative si l'organisme peut s'en passer,

 même temporairement. Ces symbioses ont lieux dans tous les

 types  de milieux, que les sols soit secs, humides, pauvres ou

riches.  Les bolets sont des champignons Mycorhiziens,

 c'est à dire qu'ils vivent en symbiose avec l'arbre hôte. La

jonction entre les racines de l'arbre et le mycélium du

champignon s'appelle  une Mycorhize. Dans cette symbiose,

 le champignon transfère à la  plante des minéraux (phosphore,

 nitrate,ammonium zinc, cuivre...)  et des acides aminés en lui

 faisant profiter de son propre réseau mycélien, tandis qu'il

 bénéficie d'un accès aux sucres simples issus de la

photosynthèse de la plante. Cette symbiose améliore la santé

et apporte de l'eau aux plantes ou arbres.


Le cèpe « tête de nègre » et la truffe noire du Périgord sont ainsi souvent associés27papil4.gif       

 aux chênes et les amanites tue-mouches aux pins et aux bouleaux. Il n'est pas

 rare qu'un arbre soit associé à plusieurs dizaines d'espèces de champignons en

 même temps, et ces associations changent tout au long de sa vie. 

Source pour en savoir plus : http://champignons.doomby.com/pages/biologie-des-champignons/symbiose-avec-les-arbres.html

J'ai peu entendre cette explication de symbiose arbre et champignon lors d'une expérience terrain dans un bois avec mon groupe de formation BPJEPS EEDD pour découvrir les champignons. Nous étions accompagnés d'une cueilleuse de champignon bénévoles et c'est elle qui nous a expliquer tout cela.





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Lathreae clandestina

par Myriam Godisiabois,

L'acquisition de la photosynthèse est due à un ancêtre lointain , grâce aux cyanobactéries.

Mais certaines plantes sont redevenues non chlorophylliennes .

Elles parasitent les plantes voisines à l'aide de suçoirs qui ponctionnent la sève brute et élaborée dans les racines de la plante hôte. C'est le cas de la Lathrée clandestine (Lathreae clandestina), fleur mauve à violette, qui pousse au printemps (montée de la sève), dans des endroits humides, souvent le long d'un cours d'eau,  pour disparaître en été jusqu'au printemps suivant  . C'est une plante holoparasite .(contrairement au gui, qui a des feuilles et fait la photosynthèse; c'est une plante hémiparasite )

Gaillet gratteron

par Anne-Christine Lacoste,

Ce gaillet gratteron, ou Galium aparine, grimpe à l'aide des minuscules crochets de ses feuilles sur les ronces pour s'élever vers la lumière. Il s'agit d'un parasitisme faible, ou épiphytisme, dans le sens où il prend un peu de lumière aux plantes sur lesquelles il grimpe sans que cela leur soit trop néfaste.

J'ai appris par cette occasion que le gaillet que je m'évertue à enlever dans mon jardin a des baies qui fournissent selon Wikipédia le meilleur succédané de café. Il aurait quantité d'autres vertus (hypotenseur, tinctorial, fourrage, déodorant), et ferait même d'agréables infusions!

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Epiphytisme

par Suzanne EMORINE,

Dans mon jardin un vieux cerisier (plus de 60 ans) est recouvert de lichen.

Le lichen profite du support des branches du cerisier mais sa présence n'entraine pas de conséquences bonnes ou mauvaises pour le cerisier. Et les cerises sont chaque année au rendez-vous! Hum!

C'est de l'épiphytisme.


Des clématites et des roses

par Utilisateur supprimé,

Ce MOOC me rend plus tolérante. Ce qui me rappelle que l'intolérance, c'est avant tout de l'ignorance...

Depuis deux ans que j'ai planté ce beau rosier grimpant, une plante sauvage s'invite régulièrement en partant à l'assaut de ses troncs et branches. Très mal ancrée dans le sol, avec ses tiges frêles et sans défense, je la tire de temps en temps, tout semble venir, voilà mon rosier débarrassé du parasite.

Oui mais, j'ai reconnu dans la vidéo de Marc-André Selosse que cette petite indésirable était une clématite sauvage bien inoffensive, à peine coupable d'épiphytisme. Désormais je la laisserai donc en paix s'appuyer sur les branches du rosier, épanouir ses petites fleurs blanches qui iront superbement avec le rose profond des grandes roses.

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Le lierre et le noyer

par Utilisateur supprimé,

Ce lierre est parti à l'assaut d'un noyer. Ce parasitisme léger ne semble pas importuner le noyer. Le lierre ne semble pas plus affecté par la juglone émise par le noyer pour éliminer la concurrence !

La morelle faux jasmin

par Catherine SALVAT,

Bonjour, 


J'ai pu observé le développement de la morelle faux jasmin (famille Solanaceae), qui se trouve à quelques centimètres d'une Spirae chamaedryfolia (Rosacea). 

La morelle faux jasmin (nom latin: Solanum laxum) est un arbuste grimpant sans vrilles ni crampons, et qui a donc besoin d'un support pour grimper. Elle peut être placé sur une pergola ou un treillage, pour pouvoir se développer. Cette plante donc la croissance est très rapide, peut être rapidement envahissante. 

Ici, après s'être rapidement développée sur un support, la morelle faux jasmin a cherché d'autres supports pour poursuivre son développement. Elle a progressivement envahi la Spirae chamaedryfolia. Elle entretient désormais une relation d'epiphytisme avec cette dernière, relation purement physique.


Annexe Morelle faux jasmin.jpg

Compétition lumière

par Stéphanie VALTRE,

Lieu : Mennecy - Essonne (91) - marais autour de la rivière Essonne

Date : Juillet 2019

Observations : nous avons une succession avec diverses strates visibles (arborescentes, arbustives et herbacées) dans cet environnement, où l'accès à l'eau est plutôt bien distribué et donc l'abondance de plantes assez importante, les plantes essayent donc de grimper pour profiter de l'accès à la lumière. On voit que les inflorescences par exemple des diverses plantes sont distribuées en essayant de grimper au maximum au dessus des plantes herbeuses qui les entourent. Certaines plantes au niveau de la strate herbacées ont des comportements qu'à l'oeil nu je qualifierai de négatives faibles puisqu'elles essayent de grimper sur d'autres herbacées. On voit donc que la densité rend très compétitives l'accès principalement à la lumière.