La fibre d'ortie qui a été utilisée pour fabriquer des tissus depuis l'antiquité - Egypte notamment - est à nouveau utilisée dans la confection de vêtements car elle produit des tissus souples et agréables à porter. Les fibres creuses donc pleines d'air donnent une isolation naturelle. De plus elle est écologique car ne nécessite pas d'arrosage ni d'engrais
Activité (Séq 3) : Les plantes m'habillent
Activité (Séq 3) : Les plantes m'habillent
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le lin
LE LIN (linum usitatissinum) : c'est l'une des fibres végétales les plus usitées. D'abord récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés (mais aussi pour la nourriture du bétail et son huile).Sa culture commence en Iran et Irak, 5 000 ans avant J.C., et se généralise dans toute l'Europe. Il est symbole de pureté.
Le pastel
Isatis tinctoria appartient comme le chou ou la moutarde des champs à la famille des Brassicacea. On disait crucifères à cause de cette symétrie bilatérale des fleurs: 4 sépales, 4 pétales, 6 étamines (4 grandes et 2 petites) et un ovaire fait de 2 carpelles. Le cultivateur ne laisse ces plantes faire des fleurs, l'année suivant le semis, que pour récolter les graines.
C'est sur les plants de la première année que seront prélevées les feuilles. Le pastellier sait repérer la teinte plus sombre, optimale pour en extraire la couleur. Lavées, séchées, durcies, elles seront mises en boules appelées cocagnes, vendues telles quelles. C'est après fermentation, puis séchage, que la pâte de pastel fournit la poudre tinctoriale. La teinture des cotons a lieu en cuves , dans des conditions de pH et de température très précises. La couleur s'avive durant le séchage (oxydation au contact de l'air). Cette culture a fait la richesse des pastelliers au XVIème siècle, dans le sud ouest. Puis la découverte de mondes nouveaux, de plantes nouvelles, Indigofera de l'Amérique du Sud ou de l'Inde, ont provoqué la raréfaction des champs jaunes de pastel
Le coton
Gossypium hirsutum est une plante de la famille des Malvaceae. Observons sa fleur sur les sites de photo d'internet: 3 bractées protègent la fleur en bouton, et restent en place durant son évolution. 5 sépales très petits entourent 5 pétales soudés à leur base, formant un tube. De nombreuses étamines forment un tube qui entoure le pistil. L'ovaire est fait de 4 ou 5 carpelles qui se transforment après pollinisation en fruits secs déhiscents.
Alors chaque fruit va libérer 6 à 12 graines recouvertes de longs poils unicellulaires,mesurant de 3 à 4 cm... C'est cela le coton, un tissu fait à partir d'une formation bizarre des graines, peut être au départ une adaptation à l'anémophilie, propagation des graines par le vent.
Des milliers de tonnes de coton sont consommées chaque année, avec utilisation de pesticides souvent et d'une grande quantité d'eau. Alors ne jetez pas vos vêtements de coton, le recyclage ne requiert aucun pesticide...
ortie
Girardinia diversifolia ou ortie de l'Himalaya
c'est une plante qui peut atteindre 3 m de haut dont on utilise l'écorce interne de la tige ;on obtient des fibres fines très solides .Les Kulungs qui vivent en forêt à plus de 1500m exploitent cette plante :
-séchage de l'écorce interne au soleil pendant quelques jours
-ébullition dans l'eau additionnée de cendre
-nettoyage
-application d'argile et de chaux pour lubrifier le fil et rendre sa séparation plus facile
-nouveau séchage
-battage et un fois l'argile retirée conduite à la filature
on en fait des sacs ,cordages,filets de pêche,tricots.Une entreprise européenne l'utilise pour fabriquer des jeans à la place -ou en complément-du coton(très gourmand en eau)
Henné Lawsonia inermis
L'henné est un arbuste épineux qui pousse dans les pays chauds, On utilise ses feuilles réduites en poudre pour la teinture des habits, des cheveux et le tatouage de courte durée. Sa couleur va du rouge à l'orange. La poudre de henné sur la photo vient de Tunisie. Elle tient sa qualité au moment choisi pour la cueillette et au temps de séchage.
Rubia
Bonjour,
La garance tinctoriale et son beau rouge ...
La garance des teinturiers, Rubia tinctorum L., est une plante vivace de la famille des Rubiaceae qui fut largement cultivée pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes.
Elle est également appelée communément garance ou rouge des teinturiers..
La garance est une plante vivace par ses rhizomes, à tiges couchées ou grimpantes mesurant jusqu'à 1,5 m de long. Les feuilles apparemment verticillées sont munies sur les bords et sur la nervure principale de petits aiguillons qui permettent à la plante de se soutenir en s'appuyant sur les autres plantes.Les fleurs jaunâtres s'épanouissent en début d'été (juin-juillet). Elles comptent 4-5 pétales soudés à leur base. Les fruits charnus (baies) sont de la taille d'un pois, noirs à maturité. La tige se caractérise par une section carrée contrairement à beaucoup de végétaux qui ont une section ronde. Le rhizome peut atteindre 80 cm de long.
L'espèce est originaire d'Asie occidentale et centrale et d'Europe de l'Est. Elle a été répandue par la culture et naturalisée çà et là dans les régions tempérées, notamment en France au 19e siècle. La culture a été abandonnée à la fin de 19e.
Bonne journée !
Serge
le pastel des teinturiers
bonjour
Dans mon jardin pousse le Pastel des teinturiers, élégante plante à petites fleurs jaunes.
C’est une herbacée bisannuelle, de la famille des
Brassicaceae, utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et
les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge
et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue,
extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis
par les colorants de synthèse.
bonne journée
nathalie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastel_des_teinturiers
Le lin
Linum usitatissimum : les fibres de lin sont obtenues grâce aux fibres contenue dans les tiges. La France plus précisément les région du Nord, est la principale producteur de lin à usage textile.
Le lin s'utilise pour les habit mais également pour le linge de maison (rideaux, nappe, draps ...)
La transformation du lin est écologique il n'existe aucun déchet mais des produit dérivés comme la pâte à papier, les graines et l'huile de lin par exemple.
coloration végétale des cheveux blancs
I/Les feuilles de la sauge peuvent couvrir les cheveux blancs ou gris,et même pour faire une coloration naturelle
Pour ce faire, on va infuser les feuilles : faites bouillir un litre d'eau avant d'y plonger 200 g de feuilles. Laissez le mélange bouillir pendant trente minutes, puis refroidir. Le mélange sera à utiliser en masque avant-shampoing.
le café riche en kératine pour les cheveux
le cacao donne une teinte chocolaté brillante
les graines de lin contre la chute des cheveux: prendre 1 quantité donné de graines de lin les faire bouillir dans l'eau sous feu douce jusqu’à obtention d'un gel, ajouter de l'huile d'olive puis l'appliquer comme un masque
II/Comme j'aime le bleu, j ai choisi la coloration par les bleuets
les bluets en Suisse, en France et en Belgique et au canada est une plante herbacée de la famille des Astréracées
Nom Scientifique: centaura cyanus. a vrai dire je n 'ai jamais essai cette technique mais pourquoi pas coloré par exemple une casquette en bleu,en effet j ai cherché la procédure sachant que tout les tissus ne peuvent pas être coloré en suivant cette technique sauf ceux qui sont naturels (coton-soie-laine) qui absorbent le colorant naturel et puis le tissu à coloré doit être humide.
chapeau de paille
le chapeau de paille est réalisé a partir des fibres des feuilles du PALMIER NAIN ( doum ), quoi de mieux pour se protéger du soleil ardent des saisons chaudes, lors de vos longues balades dans la nature.
Robe en liège
Au cours d'un voyage au Portugal, ma fille s'est offert un très beau portefeuille en liège. Elle a également vu des robes "très couture" en liège. Intriguée je suis donc allée sur internet pour en savoir un peu plus long sur les tissus en liège.
Ce tissu innovant serait aussi doux que du velours, léger comme de la soie, indéchirable et imperméable et même plus résistant que le cuir. Il est fabriqué à partir de l'écorce du chêne liège ou Quercus suber de la famille des Fagacées. Longuement séchée cette écorce est transformée en fines feuilles de quelques millimètres d'épaisseur. Triées, poncées, positionnées une à une à la main, ces feuilles reçoivent ensuite un traitement à base d'émollient naturel. L'ensemble est ensuite chauffé à haute température pour lier les feuilles les unes aux autres grâce à la subérine contenue dans le liège. Le tissu peut ensuite être teinté ou décoré ou utilisé avec son aspect naturel. De plus les articles obtenus seraient d'un prix très abordable.
teinture au curcuma
Chaussures de sparte
La tige du sparte (Stipa tenacissima) s’utilise beaucoup en Espagne notamment pour fabriquer des chaussures, mais aussi autres produits comme les ceintures, les chapeaux et les paniers. En été, on cultive le sparte et on l’étend au soleil pour le sécher. Puis on le submerge pour faire la fermentation et on le sèche une autre fois. Finalement on sépare les fibres.
Bibliographie: http://www.elmundo.es/magazine/2004/250/1089216284.html
Indigotier
L'indigotier, indigo des teinturiers ou indigo des Indes (Indigofera tinctoria), est un arbuste des régions chaudes de la famille des Fabacées dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture d'indigo.
C'est un arbuste touffu, de 60 à 120 cm de haut, à l'état sauvage en Asie mais pouvant atteindre deux mètres pour les formes issues des cultures. Il peut être annuel, bisannuel ou vivace, en fonction du climat.
La méthode traditionnelle permet l'extraction de l'indican des feuilles sans usage de produits chimiques. Elle utilise la fermentation des feuilles pour libérer l'indoxyle qui est soluble dans l'eau puis l'oxygénation à l'air de celui-ci en pigment indigo.
Nous avons eu a chance l'année dernière d'expérimenter la teinture à l'indigo dans le nord de la Thaïlande...

L'oignon - Allium cepa
Les épluchures d'oignon peuvent être utilisées pour teindre des fibres naturelles.
Fiche wikipedia sur l'oignon :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Oignon
La recette de la teinture (je n'ai pas essayé) :
http://www.tricotin.com/fiche33.htm
L'auteur de la photo jointe :
By © User:Colin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=19181714
le chanvre
Le chanvre, chanvre textile, chanvre industriel ou chanvre agricole est une variété de plante cultivée de la famille des Cannabaceae. C'est une plante annuelle, sélectionnée pour la taille de sa tige et sa faible teneur en THC ou autres cannabinoïdes à partir de l'espèce que les botanistes nomment le Chanvre cultivé (Cannabis sativa L.). Il est parfois appelé localement « chènevis »1, comme le nom de la graine de chanvre. Bien que désignant la même espèce botanique, le terme chanvre est désormais utilisé de préférence pour désigner la plante industrielle et sa fibre végétale, tandis que Cannabis est le nom scientifique utilisé aussi pour désigner la forme psychotrope, utilisée comme drogue ou dans un but médical.
Le chanvre fut très largement utilisé par le passé et il côtoie l'être humain depuis le Néolithique. Il a toutefois peu à peu été interdit ou fortement réglementé au cours du XXe siècle en raison de ses propriétés psychotropes.
Le chanvre industriel connaît de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l'isolation phonique et thermique, la fabrication d'huiles, de cordages, de litières, l'utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l'alimentation humaine, l'alimentation animale, comme biocarburants, pour des usages médicamenteux, pour un usage récréatif ou comme matériaux composites en association avec des matières plastiques. La filière chanvre trouve un regain d'intérêt avec l'augmentation du prix du pétrole et la prise de conscience environnementale. Les pays européens et les collectivités locales de ces pays tentent ainsi de favoriser à nouveau la culture du chanvre. Sa culture dans le monde est diversement autorisée selon les pays.
Tissage
Avant de pouvoir être tissé, le chanvre devait subir toute une préparation : le rouissage, le broyage, le teillage et le peignage5.
Une fois récolté, il était roui, séjournant dans l'eau une dizaine de jours pour que les fibres se détachent. Ensuite, on le broyait sous la « broie » et on le passait au séran qui séparait ce qui pourra être filé au rouet et l'étoupe qui ne pourra pas l'être.
Au XVIIIe siècle, ce travail préliminaire du chanvre était effectué par les agriculteurs qui trouvaient là une source de revenu supplémentaire. C'était surtout les femmes qui filaient.
Il faut différencier cette production familiale de l'activité des tisserands. Bon nombre d'entre eux recevaient le fil d'un marchand-lissier qui récupérait ensuite la toile de chanvre pour la vendre en France et à l'étranger, ramenant en échange épices ou produits divers. Actuellement, le défibrage du chanvre est mécanisé.
les fibres d'ortie
Cette plante, très fibreuse peut aussi être utilisée pour faire de la toile. Malheureusement, mon placard ne contient ni accessoire, type sac, ni vêtement . Peut-être un jour ?
Voici le lien vers une chronique de France-Inter, 20/09/2017, 3mn, "et si on s'habillait avec des orties" me permettant d'espérer...
les plantes m'habillent
J'ai choisi une plante dont on parle peu mais que l'on cultivait autrefois en France....
Il s'agit de pastel ( Isatis tinctoria ) qui comme son nom l'indique, est une plante qui sert à la teinture ( bleu ) et qui recèle un autre trésor, des vertus cosmétiques.
Bambou
Je suis complétement fascinée par les usages du bambou. Outre des fibres textiles on peut aussi en fait des objets usuels.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fibre_de_bambou
La toile de bambou présente de nombreuses qualités : le tissu est respirant , léger, naturellement antibactérien, et possède des propriétés anti-odeurs et anti-UV.
C’est la poudre de bambou qui permet de réaliser la viscose. Autres avantages du bambou : sa pousse extrêmement rapide permet d’optimiser les rendements, sa rusticité d’éviter les pesticides et ses racines profondes, de bloquer l’érosion des sols.
En recherchant des infos je me suis aperçu que les pousses de bambous qui envahissent nos jardins en cette période sont comestibles. Rien à voir avec l'activité mais je suis plus branchée "gamelle" que "mode"
http://www.conseils-coaching-jardinage.fr/2013/06/mangez-vos-pousses-de-bambous/
L'ananas
La designer Carmen Hojisa s'est inspirée d'une fabrication traditionnelle textile des Philippines à partir des fibres des feuilles de l'ananas, la piña, pour créer son cuir végétal, le Piñatex, et créer une gamme de chaussures, sacs et autres accessoires de mode ou ameublement, mais d'autres utilisations encore dans l'habillement sont envisagées.
Les feuilles sont décortiquées, lavées, séchées, dégommées puis transformées en une sorte de feutre intissé qui reçoit enfin une finition pour lui donner un aspect cuir. Ce cuir végétal est à la fois moins coûteux et moins polluant à produire que le cuir animal, et cela permet de valoriser un sous-produit de la culture de l'ananas.
Illustrations : Les fibres tirées de la feuille de l'ananas, une chaussures en Piñatex (source : site ananas.anam.com) et le Barong Tagalog, vêtement traditionnel des Philippines (source : en-people.cn)
Chloroxylon swietenia
Il y a quelques années, j avais lu un article sur une imprégnation de foulard à base de décoction de feuilles d une plante Chloroxylon swietenia . Elle est originaire de l’Inde centrale et du sud et du Sri Lanka. Des essais de culture ont été réalisés en Afrique, en particulier au Nigeria .
L’huile essentielle des feuilles a pour principaux composés des terpènes : limonène, germacrène D, geijérène, prégeijérène, trans-β-ocimène et méthyl eugénol.
L’huile essentielle des feuilles et des tiges ont manifesté une activité insecticide antimoustique significative par fumigation et imprégnation de tissus contre Aedes aegypti, Anopheles gambiae et Culex quinquefasciatus, ces moustiques véhiculant le paludisme, il me semble. Et donc ça aurait été super mais j ai cherché et apparemment ça a été abandonné....


Espadrille
J'en ai toujours au pied à la maison lorsque la belle saison revient. Je viens de voir que l'alfa (Stipa tenacissima L.) qui est une graminée d'Afrique du Nord et d'Espagne est utilisée pour sa fabrication. On lui donne aussi le nom de spart d’où la sparterie qui est la fabrication d'objets en fibre végétale.
J'en profite pour poster une photo avec un exemple de teinture avec le souci des Jardins présenté par Sylvie !
Calendula Officinalis
Le Calendula Officinalis ou Souci des Jardins a des propriétés tinctoriales.
Les fleurs de souci donnent des résultats similaires à ceux obtenus avec les pelures d'oignon, couleurs: jaunes clairs à foncés, orangés.
Pour teindre un tissu avec des fleurs:
* Préparation du tissu: faire bouillir le tissu 1h dans une casserole d'eau vinaigrée (2L d'eau pour 500ml de vinaigre blanc)
* Rincer à l'eau froide
* Teinture: faire bouillir le tissu dans 2L d'eau + 2 poignées de fleurs séchées pendant 1h. Laisser refroidir, rincer, faire sécher.

Garance des teinturiers
La garance des teinturiers, Rubia tinctorum L., est une plante vivace de la famille des Rubiacées qui fut largement cultivée pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes.
Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd'hui par l'alizarine de synthèse. Elle est l'une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition.
La garance est une plante vivace par ses rhizomes, à tiges couchées ou grimpantes mesurant jusqu'à 1,5 m de long.
Les feuilles apparemment verticillées sont munies sur les bords et sur la nervure principale de petits aiguillons qui permettent à la plante de se soutenir en s'appuyant sur les autres plantes.
Les fleurs jaunâtres s'épanouissent en début d'été (juin-juillet). Elles comptent 4-5 pétales soudés à leur base. Les fruits charnus (baies) sont de la taille d'un pois, noirs à maturité.
La tige se caractérise par une section carrée contrairement à beaucoup de végétaux qui ont une section ronde.
Le rhizome peut atteindre 80 cm de long.
Les racines et les rhizomes (tiges souterraines) contiennent de l'alizarine et de la purpurine, qui ont la propriété de donner aux tissus une belle couleur rouge. Les uniformes de l'armée française l'employaient abondamment jusqu'à la Première Guerre mondiale. Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques. La culture de la garance est très ancienne : elle est attestée depuis plus de 3 000 ans en Inde. Le village d'Althen-des-Paluds (Vaucluse) fut un centre de la culture de la garance en France au xixe siècle.
Sources: Wikipedia et http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm
aigremoine
http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm
Agrimonia eupatoria L.
L'aigremoine eupatoire est une plante riche en tanins. On peut donc l'utiliser pour obtenir des jaunes roux mais également des bruns très foncés ou des verts mousse en ajoutant des sulfates de fer ou de cuivre à la fin du bain.
Ce que j'en comprends c'est qu 'il est nécessaire de broyer la plante pour obtenir le jus ou tanin....mais je ne na'i pas trouvé et eu le temps d'obtenir plus de précision...
wikiphyto
- Plante herbacée vivace de 40 à 60 cm de haut, à tige velue rougeâtre
- Feuilles grandes, divisées en segments inégaux
- Fleurs petites, jaunes, très nombreuses, groupées en longues grappes terminales
- Fruit : 1 à 2 akènes enfermés dans un calice hérissé
- Haies, bois et terrains incultes de toute l’Europe, en Afrique du Nord et en Asie occidentale et septentrionale
- Tanins condensés (4 à 10 %), petites quantités d’ellagitanins et de gallotanins
LE GRENADIER Punica granatum
Arbuste commun sur les bords de la Méditerranée, le grenadier, en plus de ses propriétés médicinales (c'est un puissant antioxydant) permet de réaliser des teintures de qualité grâce à ses tanins (le flavogallol) de coloration jaune. On utilise en particulier l'écorce des fruits, mais aussi parfois celle des tiges et des racines. On obtient du jaune avec un mordançage à l'alun, du brun et du noir avec le fer.
Le pastel des teinturiers
En me promenant dans le Jardin des Plantes de Toulouse, il y a trois ans, j'ai trouvé dans une allée, sous un pied de pastel des teinturiers, quelques graines tombées au sol. Je les ai ramassées et mise en terre une fois rentré à la maison. Puis je les ai complètement oubliées et ce printemps, l'une d'elle a germé et cette année, j'ai un pied de pastel en fleur qui je l'espère me donnera assez de graines pour recommencer l'expérience.
Le pastel des teinturiers (isatis tinctoria) est une brassicacée bisannuelle qui ne produit que des feuilles la première année et peut fleurir la seconde si les conditions sont favorables. Celle de mon jardin est dans sa deuxième année, elle n'a fait qu'une seule tige mais elle est terminée par de nombreuses grappes de petites fleurs jaunes particulièrement appréciées de très petites petites abeilles sauvages.
Ce ne sont pas les fleurs qui étaient utilisées pour la teinture mais seulement les feuilles de la première année. Séchées puis broyées à la meule, elles permettaient de faire des "cocagnes", boules de pâte qui étaient ensuite séchées puis broyées et mises en fermentation avant d'obtenir la couleur bleue caractéristique utilisée pour la teinture de la toile.
teinture graines de caroube
La graine de Caroube est utilisée en teinture artisanale pour obtenir une couleur vert prêle. Le Caroubier fait partie de la famille des Fabacées. Présent autour de la Méditerranée (Turquie, Liban..)
MELEZE
le Mélèze est un arbre de la famille des Pinacéaes ; il perd ses aiguilles en automne aprés qu'elles aient pris de superbes couleurs (voir photo ) ;son bois est trés utilisé en menuiserie ; du mélèze d'europe on tire la tétébanthine de Venise ; le mélèze concentre beaucoup de tanins d'ou son utilisation pour la teinture : les rameaux ou les cônes permettent d'obtenir des beiges et des bruns clairs qui foncent et tirent vers le grisfoncé avec du sulfate de fer ;
on fait bouillir rameaux ou cônes et la décoction permet d'obtenir la couleur .
j'aime beaucoup cet arbre étant originaire de la montagne oû il est trés présent .

Le bleu de Lectoure
Bonjour
Lors d'un voyage avec mon épouse, nous nous sommes arrêtés à Lectoure. Dans ce village, nous avons découvert le bleu de Lectoure qui a été remis au goût du jour dans cette région.
Le Bleu de Lectoure est un bleu de pastel artisanal, confectionné à Lectoure, dans le Gers.
Appelé aussi "Pastel des teinturiers" ou "Bleu de guède", il permet d'obtenir des nuances de bleu exceptionnelles ! Autrefois très prisée pour teindre les textiles, cette couleur magnifique (signe de noblesse) fut aussi utilisée par les peintres et les décorateurs de toute l'Europe
Depuis 1994, le Bleu de Lectoure remet en valeur le Pastel (Isatis Tinctoria) et en particulier :
- La culture de la plante (issunos propres champs).
- L'extraction et la production naturelle (sans produits chimiques) du pigment pur, à l'usage des Beaux-Arts, de la décoration, de l'industrie textile et manufacturière...
- La fabrication et la teinture 100% naturelle, d'une gamme de produits anoblis par le pigment (peintures, cosmétiques, vêtements, linge de maison...).
Le bleu de Lectoure s'obtient à partir des feuilles d'une plante aux fleurs jaunes : Isatis Tinctoria (Pastel, Herbe de saint Philippe)
Voici une photo de cette plante (eFlore) et 2 oreillers teintés achetés dans la boutique du bleu de Lectoure
Le cotonnier Gossypium L
C'est le gouverneur Bernardin de Quimper qui en 1682 introduit le coton à La Réunion, il vulgarise la technique du filage pour rendre l'île moins dépendante de la France. La culture du coton connaît un succès éphémère : maladie, pluie, cyclone, prix de revient et le manque d'esclaves sont les facteurs de l’arrêt de cette production.
Description de Gossypium L.
À la floraison du cotonnier apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Les fruits sont des capsules ovoïdes aux parois épaisses et rigides à quatre ou cinq loges contenant chacune de six à douze graines.
Les graines sont recouvertes de longs poils unicellulaires d'aspect soyeux pouvant mesurer entre 2 cm et 5 cm de long qui commencent à pousser dès la fécondation et constituent les fibres de coton formées de cellulose quasiment pure.
Ces fibres sont utilisées pour la fabrication de coton hydrophile, de fil ou d'étoffe.
Informations tirées du site : http://www.mi-aime-a-ou.com/cotonnier_coton.php
Le chanvre (du gatinais).
Utilisation des fibres
Les fibres les plus travaillées sont issues de la partie périphérique de la tige. Les fibres de la chènevotte, tige centrale dépourvue de son écorce, ont une grande capacité d'absorption4.
Ces fibres sont utilisées en plomberie pour faire des joints. Elles sont connues sous le nom de filasse.
Tissage
Avant de pouvoir être tissé, le chanvre devait subir toute une préparation : le rouissage, le broyage, le teillage et le peignage5.
Une fois récolté, il était roui, séjournant dans l'eau une dizaine de jours pour que les fibres se détachent. Ensuite, on le broyait sous la « broie » et on le passait au séran qui séparait ce qui pourra être filé au rouet et l'étoupe qui ne pourra pas l'être.
Au XVIIIe siècle, ce travail préliminaire du chanvre était effectué par les agriculteurs qui trouvaient là une source de revenu supplémentaire. C'était surtout les femmes qui filaient.
Il faut différencier cette production familiale de l'activité des tisserands. Bon nombre d'entre eux recevaient le fil d'un marchand-lissier qui récupérait ensuite la toile de chanvre pour la vendre en France et à l'étranger, ramenant en échange épices ou produits divers. Actuellement, le défibrage du chanvre est mécanisé.
Le spartium junceum
Le spartier à tiges de jonc, plus couramment appelé genêt d'Espagne appartient à la famille des fabaceae.
À la fin du printemps, les rameaux sont couverts de nombreuses fleurs jaunes de 1 à 2 centimètres de diamètre. En fin d'été, les graines noires des gousses atteignant jusqu'à 10 centimètres de long arrivent à maturité. Elles s'ouvrent, souvent de façon sonore avec un bruit sec et répandent leurs graines autour de la plante mère, pour propager les semences.
Ce qui m'a intéressé, c'est d'apprendre que cette plante a été utilisée pour sa fibre par rouissage (macération de la plante qui permet la séparation de la tige et de l'écorce filamenteuse)
Dans la région de Lodève, dans l'Hérault, il semblerait que sa culture perdure.
La cardère cultivée
Si vous êtes lecteurs de La Hulotte, vous la connaissez : dipsacus sativus, ou cardère cultivée, a été utilisée jusqu'au début du XXème siècle par les drapiers pour peigner les draps obtenir des tissus fins et soyeux. Ce sont les inflorescences, munies d'aiguillons, qui étaient utilisées comme de véritables brosses. Elles étaient montées sur des machines à tambour. Ensuite, ces machines ayant été remplacées, la culture de la cardère s'est éteinte et la plante a bien failli disparaître.
Ficus carica, figuier
Si je comprends bien il s'agit de cueillir les feuilles puis sans attendre de les faire bouillir les feuilles, de filtrer puis de plonger dans le "jus" la laine à teinter.
Linum usitatissimum
Le lin est utilisé depuis l'antiquité pour produire des fibres pour l'industrie textile. La culture du lin est attestée dans l'Egypte antique depuis au moins 6000 ans.
L'espèce cultivée est Linum usitatissimum dont la tige peut atteindre 1 m de hauteur.
Le lin est également cultivé pour la production d'huile à partir des graines.
Il existe d'autres espèces de lin présentes à l'état naturel sur le territoire français métropolitain, tels que Linum alpinum (photo ci-dessous).

Fibre d'ortie Népalaise
Comment associer voyage et botanique ?
J'ai trouvé ! Népal ( j'adore, trek Annapurna en vue) et ortie !!
Les vêtements en fibre d'ortie disponibles sur le marché sont souvent issus de l'ortie de l'Himalaya (Girardinia diversifolia), une cousine de notre grande ortie, dont l'usage est traditionnel au Népal.
Haute de 2 à 3 mètres et très piquante, l'ortie géante de l'Himalaya fournit une fibre solide qui sert à confectionner sacs, vestes, sangles de portage, filets de pêche et cordes d'arc. Le tissu est un peu râpeux pour les peaux délicates des occidentaux, mais d'une résistance remarquable.
Les différentes étapes qui permettent la réalisation d'une écharpe ou d'un set de table en allo (nom local de l'ortie) sont les suivantes :
Récolte, à l'aide d'une serpette, des tiges d'ortie qui sont débarrassées de leurs piquants. La fibre est contenue dans l'écorce interne des tiges.
Celles-ci sont séchées, puis bouillies avec de la cendre de bois.
Après nettoyage, de l'argile est appliqué, suivi d'un nouveau séchage.
On procède ensuite au battage et à la filature avant d'obtenir le fil d'ortie qui sera tissé ou tricoté.
L'ortie népalaise n'est pas seulement employée à usage textile, puisque les paysans du Dolpo (nord-ouest de l'Himalaya népalais) la consomment fraîche en soupe. L'ortie est bien une plante universelle.
lien du site :http://urticamania.over-blog.com/2016/12/la-fibre-d-ortie-nepalaise.html
Sisal (Agave sisalana)
Les fibres du sisal sont issues de l’Agave Sisalana, originaire du Mexique. Même si le degré d’humidité des feuilles de sisal est de quelque 90 pour cent, elles sont rigides et leur pulpe charnue est très ferme. Les fibres, situées à l’intérieur des feuilles dans le sens de la longueur, sont plus abondantes vers la surface. Il faut donc défibrer immédiatement la récolte afin d’éviter de les abîmer durant le nettoyage. Pour ce faire, on gratte la pulpe, généralement à l’aide d’un procédé mécanique, mais aussi à la main.
Les applications du sisal sont très diverses:
Usages traditionnels – Ficelles, cordes et fils, qui peuvent être utilisés pour fabriquer des tapis, des nattes et divers produits artisanaux.
Nouveaux Usages :
Textiles – Le sisal sert souvent à fabriquer
les chiffons de polissage car il est assez solide pour polir l’acier et
suffisamment doux pour ne pas le rayer.
Renforcement des composites –
Le sisal peut être utilisé en substitut ou en complément de la fibre de
verre employée pour renforcer le plastique dans les automobiles, les
bateaux, les meubles, les tuyaux et les réservoirs d'eau. Le sisal peut
aussi renforcer les mélanges de ciment pour la construction de logements
à bas coût et remplacer l’amiante dans les toitures et les plaquettes
de frein. Il s’agit également d’un isolant et il peut se substituer au
bois dans les panneaux de fibres.
Composites à base de plastique et de caoutchouc – Du fait de sa faible densité et de ses bonnes propriétés de soudage, le sisal recèle un intéressant potentiel pour le renforcement des composites polymères (thermoplastiques, thermodurcissables et caoutchoucs). L’utilisation des composites contenant du sisal gagne en popularité dans les composants d’automobiles et le mobilier. La fibre demeure par ailleurs le matériau de prédilection pour les cibles à fléchettes.
Déchets du sisal – Les sous-produits de l’extraction du sisal peuvent être utilisés pour fabriquer du biogaz, des ingrédients pharmaceutiques et du matériel de construction. La biomasse restant après le défibrage, qui peut représenter jusqu’à 98 pour cent de la plante, est rarement utilisée. Afin de valoriser économiquement ces résidus, qui représentent quelque 15 millions de tonnes par an, le Fonds commun pour les produits de base, l'ONUDI et l'industrie tanzanienne du sisal ont créé la première usine de traitement des résidus du sisal pour produire du biogaz, de l'électricité et des engrais. L'évaluation actuelle de l'usine indique que 75 pour cent de l'énergie produite pourrait être distribuée aux foyers ruraux et 25 pour cent utilisée pour transformer le sisal.
Les déchets issus du décorticage − jus de sisal, particules des tissus parenchymateux broyés et fragments de feuilles et de fibres − peuvent être utilisés comme engrais ou aliments pour animaux. Enfin, le jus de la plante entre dans la composition de produits pharmaceutiques tels que l’hécogénine et l’inuline.
Le pastel
De son nom entier Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria).
L'utilisation de la feuille de cette brassicacée pour teindre le tissu en bleu a fait la fortune de la région où je vis, près d'Albi. Elle avait aussi des usages médicinaux et fourragers.
Elle était transportée en boules de pâte nommées "coques"... d'où le joli nom de Pays de "Cocagne".
Elle a été supplantée par l’indigo venu d'Inde, mais on en cultive de nouveau un peu de nos jours par ici.
La photo a été empruntée à Tela Botanica.
Ortie de l'Himalaya (Girardinia diversifolia)
L'ortie de l'Himalaya, appelée aussi Allo, mesure de de 25cm à 2m de haut, voire 3m. elle est polymorphique = elle présente des différences d'apparence entre deux individus (morphologie des feuilles, taille, inflorescence femelles).
On la trouve en Asie, au Yemén, en Inde, Sri Lanka, Népal, Chine, Taîwan, Indonésie mais aussi en Afrique : du Sénégal jusqu'au Soudan du Sud, Ethiopie, Angola, Zimbabwe et Afrique du Sud.
Les tiges de cette ortie contiennent de longues fibres, servant à produire cordage et fil, pouvant eux-mêmes être tissés en vêtements, filets, sacs, etc. L'ortie est récoltée en été, seules les parties aériennes sont prélevées, permettant la régénération de la plante à partir des racines. L'écorce est arrachée des tiges et séchée. Au cours de l'hiver, cette écorce est rouie quelques jours puis bouillie dans de l'eau additionnée de cendre et/ou de soude caustique. Après l'avoir laissé reposer quelques dizaines d’heures, l'écorce bouillie est lavée et martelée dans de l'eau ; on récupère ainsi environ cinq cents grammes de fibres à partir d'un kilogramme d'écorce. L'amas de fibres obtenu est ensuite mêlé avec un dessicant naturel (farine de maïs, balle de riz ou argile riche en mica) puis séché au soleil une demi-journée, avant d’être de nouveau battu, lavé et séché au soleil. Les fibres sont alors séparées les unes des autres, puis filées ou cordées. Les fibres sont le plus souvent blanchies avant d'être filées, généralement grâce à un mélange d'hydroxyde de calcium et de bicarbonate de sodium. On peut obtenir environ quatre cents grammes de fil à partir d’un kilogramme d'écorce.
Lors du tissage, la fibre d’allo peut être utilisée seule, ou en mélange avec des fibres de ramie (Boehmeria nivea), de coton (Gossypium sp.) ou de laine.
Notre ortie commune (Urtica dioïca), plus réduite, est également utilisée pour sa fibre : elle est récoltée à pleine maturité, mais il faut qu'elle mesure au moins 1,50m et que sa base est un diamètre d'au moins 1,5cm pour en extraire la fibre.
le cuir de raisin
Vu un reportage à la TV sur la fabrication de cuir à partir de raisin en Italie. Il semblerait que les pépins, les tiges et les peaux soient mis à contribution. C'est la compagnie Vegea qui est à l'origine de cette fabrication de vêtements en cuir de raisin. Chaussures, vestes, sac... on peut déjà se vêtir "raisin".
Cet arbuste sarmenteux est cultivé depuis des temps immémoriaux en Europe, en Asie (Moyen-Orient, Caucase) et le Nord de l'Afrique.
Selon Wikipedia
"
C'est une plante ligneuses et sarmenteuses au feuillage caduc, relèvant du type biologique transversal des lianes2.
Un plant de vigne cultivé développe des racines qui s'enfoncent généralement à une profondeur de 2 à 5 mètres et parfois jusqu'à 12-15 mètres voire plus 3,4. Les racines issues de semis et de bouture sont très différentes (avec même en condition humide de possibles racines aériennes apparaissant à la base de troncs issus de semis4).
La vigne s'attache à des supports par des vrilles. Les tiges, appelées rameaux, croissent par leur extrémité, l'apex caulinaire. Un rameau est composé de plusieurs mérithalles séparés par des nœuds, d'où poussent les feuilles, les fleurs, les vrilles et les entre-cœurs et où se forment les futurs bourgeons. Lors de leur aoûtement, les rameaux deviennent des sarments ligneuxpouvant atteindre une grande longueur.
Leurs feuilles à nervures palmées, comportant pour la plupart cinq lobes principaux plus ou moins découpés, ont généralement une base cordiforme (forme de cœur).
Leurs fleurs, petites et verdâtres à blanches, sont regroupées en inflorescences et leurs fruits, de formes différentes selon les sous-espèces, sont des baies regroupées en grappes. Les vignes de cette famille développent un important polymorphisme génétique selon les cépages et espèces, à maturité, leur coloration varie selon chacune des variétés de vigne : blanche, jaune-pâle, violette, noire (cette dernière étant majoritaire pour les variétés dites sauvages ou lambrusque). Les graines de ces baies sont des pépins."
Fibres d'ortie
Jadis utilisées pour fabriquer des vêtements et des cordages, les fibres d'orties sont remises au goût du jour comme alternative au coton. La culture de l'ortie ne nécessite pas de pesticides et n'est pas gourmande en eau, comme la culture du coton.
Parties employées : les tiges d'orties, qui sont séchées et dont on prélève les fibres.
Ces fibres sont naturelles, biodégradables, flexibles, brillantes, solides et légères.
Comme elles sont creuses et donc remplies d'air, elles permettent de confectionner des vêtements qui sont à la fois frais l'été et chauds l'hiver. (Isolation naturelle).
Mon lin (Linum usitatissimum)
Bonjour,
le lin est une fibre végétale dont la culture de lin exige peu d'engrais et de pesticide. La partie du lin utilisée est la fibre issue de la macération des tiges de lin (rouissage) afin d'en extraire les fibres. Obtenues, ces dernières sont alors broyées et raclées pour en tirer la partie ligneuse (teillage), peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile. Sa qualité de fibre naturelle en fait une étoffe anallergique, isolante,... Du lin, on peut obtenir du "lin outdoor" dans les coussins, les housses de fauteuil, les nappes de terrasse... Mélangée à d'autres fibres, elle se prête à des textures variées (stretch avec élasthane, transparence du "lin dévoré" avec viscose et polyester, "maille de lin" souvent associée à de la laine. Le lin symbolise la pureté.

Les textiles végétales
Pas curiosité, et sûrement un peu hors sujet, voici un article sur les textiles vegetaux
La viscose de bambou : le bambou n’a pas besoin de pesticides pour pousser. Lire aussi Les vêtements en bambou sont-ils vraiment écologiques ?
Le Lyocell (à base de pâte de bois)
Le SeaCell (algues)
La fibre à base de soja (Ateliers de la maille)
Le lenpur (fibre de pin blanc).
la fibre de bois issue des déchets d’élagage provenant de forêts gérées durablement.
La ramie est une plante dont on peut extraire des fibres des fleurs quand elles commencent à éclore. C’est à ce moment que les fibres peuvent être extraites de la plante, afin de les filer ; ce qui se produit jusqu’à six fois par an ans les meilleurs cas. Fibre écologique renouvelable, la ramie est très résistante : elle l’est huit fois plus que le coton, et plus encore quand elle est mouillée.
L’ortie qui adore les sols riches en azote trop humides pour d’autres plantes. Réputée pour ses vertus médicinales et nutritives, elle a aussi des propriétés tinctoriales
la fibre du cyprès Hinoki est un conifère d’Asie du Sud Est à l’odeur citronnée . Sa fibre issue des résidus d’écorce a un aspect lustré, une texture très douce et des propriétés relaxantes. Les fils à base d’hinoki sont développés en Italie par Grado et par Shikido Ltd au Japon
Extrait de https://www.consoglobe.com/nouvelles-fibres-textiles-ecologiques-cg?amp=1
du noni pour colorer
J'ai rencontré un monsieur expliquant qu'il est possible de fabriquer un colorant textile à partir de la racine du noni.
Coton
Base principale de très nombreux habits... Le coton, une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers
linum usitatissinum
tout a été déjà dit sur la plus ancienne fibre utilisée: le lin (36000 ans!).j' ai découvert cette culture en Normandie pas loin d'Etretat en nous promenant en normandie.
strobilanthes cusia
L'Indigo D'Assam est une superbe plante tinctoriale. Elle pousse dans l’hémisphère sud du globe (Inde, Birmanie, Laos, Vietnam etc), cependant, elle croit sous serre en Grande Bretagne car elle craint le froid.
On utilise les feuilles pour les teintures indigo sombre, car elles sont chargées en indigo. L'Indigo d'Assam, est très utilisé pour ses vertus tinctoriales et médicinales par les populations locales et reculées. Notamment pour teindre le phanet, le paréo qui entourent la taille des femmes pour retomber sur leurs pieds.
Ananas!
Ananas comosus
Cuir végétal a base de fibres d’ananas: marque: Pinatex
https://www.consoglobe.com/pinatex-cuir-ananas-cg

tissage du lotus au Myanmar
Lin pour la fabrication de tissus
photo : http://linfrance.com/le-lin-une-plante-pas-comme-les-autres/
Le linum usitatissimum, de son nom latin, peut atteindre jusque 1 m de hauteur et possède des racines pouvant également descendre jusqu’à 1 m de profondeur.
LA FABRICATION DU TISSU :
http://www.suaire-science.com/lin.htm#NW-ANCHOR-5
- Le lin est une plante dont la tige a environ 1 mètre de hauteur et 1à 2 mm.de diamètre.
Les tiges de lin sont arrachées quelques semaines après la floraison puis mises en botte.
- Le rouissage : les bottes sont ensuite plongées dans une eau courante ou stagnante de façon à dissoudre le "ciment" de pectose qui unit les fibres en faisceaux et au bois de la tige. (Clic sur l'image pour détails)
- On procède ensuite au séchage puis à différentes opérations ayant pour but de séparer les fibres du bois et des impuretés : broyage, battage et raclage ou teillage.
A la fin de ces opérations on obtient puis on sépare les fibres longues (filasse) servant à la fabrication des tissus de qualité, des fibres courtes (étoupes) et d'autres fragments et déchets.
- La filasse subit ensuite un peignage qui permet de démêler et de paralléliser les fibres.
- Le filage : c'est l'opération qui consiste, sur un fuseau, à unir les fibres entre elle en les tordant ensemble pour obtenir des fils utilisables pour le tissage.
La cohésion entre les fibres dans un fil est naturellement obtenue par l'adhésion entre elles de sortes d'écailles ambrées recouvrant les fibres.
Le mouvement de torsion habituel suivait la torsion spontanée des fibres et l'on obtenait une disposition en S.
Sur le suaire au contraire on observe la disposition inverse en Z, inhabituelle, traduisant probablement l'utilisation de 2 fuseaux.
- Le blanchiment : il consiste à blanchir le lin pour le rendre plus clair, homogène et soyeux. On utilisait probablement pour cela différents types de solutions de trempage. Le blanchiment aboutissait à la disparition d’une partie de la lignine, composant sombre des fibres du lin.
Cette technique a varié au cours des âges.
Dans l'antiquité, selon Pline l'Ancien (Histoire Naturelle, Livre XIX), on utilisait des techniques de blanchiment "douces" sur les écheveaux (l’écheveau est le fil une fois enroulé) avant le tissage et chaque écheveau était blanchi séparément.
Au contraire, au Moyen-Age, les lins médiévaux étaient blanchis avec des méthodes plus "dures" et seulement après le tissage du tissu entier.
Ces considérations sont d'une grande importance dans l'étude du suaire, comme nous le verrons.
- Le tissage : il consiste à fabriquer le tissu final en entrecroisant les fils sur un métier à tisser.
La technique consiste, dans son principe à attacher côte à côte des fils verticaux à un montant (les fils de chaîne), puis à faire passer perpendiculairement, c'est à dire horizontalement, les fils de trame entre les fils de chaîne.
Sur le suaire, chaque fil de trame passe au dessous d'un fil de chaîne puis au-dessus de 3 fils de chaîne et ainsi de suite (" 3 lie 1" est le terme technique).
Le fil de trame immédiatement au-dessous du précédent est décalé d'un fil de chaîne, et ceci 40 fois de suite, puis le sens est inversé.
Le chanvre
Le tissu de chanvre est fait à partir des fibres de cannabis sativa.
Il est apprécié pour sa force et sa résistance.
Le textile de chanvre a été beaucoup utilisé il y a longtemps, notamment pour fabriquer du papier, des cordes, des voiles, des sacs et beaucoup d'autres objets.
On peut ensuite facilement le teinter.
Le chanvre
Le tissu de chanvre est fait à partir des fibres de cannabis sativa.
Il est apprécié pour sa force et sa résistance.
Le textile de chanvre a été beaucoup utilisé il y a longtemps, notamment pour fabriquer du papier, des cordes, des voiles, des sacs et beaucoup d'autres objets.
On peut ensuite facilement le teinter.
la teinture au choux rouge
Les plantes m'habillent
La tige du Lin qui est utilisée pour obtenir une fibre résistante et fine, première étape le teillage qui consiste à battre la tige pour en séparer les parties ligneuses de la fibre, le peignage pour calibré et étiré la fibre afin de débarrasser les déchets végétaux non filables, et enfin le tissage consiste à entrecroiser les fibres pour fabriquer le tissu.
Elles sont utilisées pour l’habillement, la confection de linge de maison. Les fibres plus courtes sont utilisées dans l’industrie automobile pour le rembourrage des sièges, la fabrication de pièces comme les pare-chocs.
Hedera helix : lessive naturelle
Un costume en lin, une veste en chanvre... Rien de très original ! Ce qui l'est plus, c'est de nettoyer ces vêtements avec une plante commune : le lierre grimpant. En effet, la plante est riche en saponines au même titre que les noix de lavage utilisées par les indiens depuis des millénaires. Une simple décoction de lierre peut faire office de lessive liquide, combinée à l'huile essentielle de votre choix pour un parfum naturel. Certains en font même des shampooings naturels. Économique, écologique !
Le lierre pour la teinture
Dans le domaine de la teinture végétale, le lierre grimpant Hedera Helix peut être utilisé.
Il faut utiliser les baies mures en fin d'hiver qui vous donnera un jus rouge et qui teintera vos tissu en gris vert
plante tinctoriale cotinus coggygria
plante pour teindre les textiles jaune avec son bois : l'arbre à perruque
Un nouveau tissu végétal
Bonjour,
En faisant une recherche sur les matières composant les végétaux, je m'aperçois que la cellulose est le principal constituant des végétaux et qu'elle est la matière organique la plus abondante sur Terre. Les plantes la fabriquant par la photosynthèse, elle constitue en fait l’élément principal des parois des cellules des végétaux. Mais ce qui est intéressant de noter avec ce matériau, c'est qu'il constitue l'élément de base des fibres végétales. (Cf. http://www.societechimiquedefrance.fr/cellulose.html)
L'idée qui a germé dans l'esprit d'une scientifique britannique fut de rechercher une technique innovante permettant de produire des fibres de cellulose pour en faire du tissu destiné à l'habillement. Cette chercheuse, Suzanne Lee, pourrait bien avoir trouvé la solution. La technique utilisée est expliquée sur ce site : https://www.consoglobe.com/un-nouveau-tissu-vegetal-fabrique-par-des-bacteries-cg
Cette innovation pourrait bien révolutionner l'industrie du textile.
lin ou Linum usitatissimum
Le textile de lin, ou toile de lin, est une étoffe fabriquée avec la fibre de lin cultivé ou
Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile
Lierre grimpant
Voici le lierre grimpant plante tinctoriale utilisé pour raviver le noir ou teindre en marron les tissus. 
Le lin
tres beau site merci
http://fairefildetouspoils.over-blog.com/page-8402722.html
Transformation des fibres végétales : le lin
Voici quelques étapes de la transformation du lin, mais ceci est valable pour toutes les fibres végétales issues de tiges, y compris les écorces d'arbres.
La culture du lin remonte à environ 9600 ans avant notre ère en Egypte, et arrive vers -5600 en Europe. Il est utilisé pour ses fibres et ses graines qui nourrissent hommes et animaux et dont on tire de l'huile. Parmi les fibres végétales (issues de tiges) elle est celle qui va permettre d'obtenir le plus de finesse et de douceur. Ainsi, on trouve en Egypte des tissus antiques d'une finesse remarquable (jusqu'à 120 fils par cm!) et qu'il est difficile de reproduire même avec nos outils modernes.
Le lin se plante en avril et se récolte en juin. Il se contente de sols pauvres et de peu d'eau mais ne se cultive qu'une fois tous les 5 à 7 ans sur une même parcelle.
L'arrachage permet de conserver une longueur maximum de fibre, ce lin est arraché après montée en graine, mais une autre récolte précoce, au moment de la floraison, sur l'autre moitié du champs, m'a permis d'obtenir des fibres plus fines et brillantes.
Le rouissage permet l'élimination les pectines qui collent les fibres entre elles et au bois de la plante. Ici effectuée sur champs, les tiges sont bien alignées, pas trop tassées pour éviter le moisissures, la durée est variable suivant l'humidité, la pluie, il est d'une moyenne de 10 à 15 jours. En bassin ou en cours d'eau, les durées de rouissage varient de 3 jour à 1 mois, et les résultats sont différents selon la méthode employée : couleur (blond ou gris), finesse des fibres, brillance, solidité...un rouissage trop long pourrait affaiblir voire abîmer les fibres. Cette étape est donc très importante, la qualité de la fibre en dépend, et elle est délicate à maîtriser.
Une fois les tiges bien séchées, on les égraine pour les semis de l'année suivante...Ou pour les manger !
Le broyage ou teillage : cet outil porte des noms différents selon les régions : teil, braye, broye...Il casse le bois des tiges...mais pas les fibres, celui-ci est vrai antiquité, originaire de Die (26), il est destiné au broyage du chanvre car il n'y avait pas de lin dans la région, mais je le trouve encore difficle à manipuler avec le chanvre beaucoup plus costaud que le lin. Il est parafit pour cet usage et permet de gagner beaucoup de temps sur le broyage.
Le peignage, à l'aide d'un peigne à clous, les pailettes de bois tombent, les fibres courtes (étoupes) restent dans le peigne. Les paillettes et étoupes sevent aujourd'hui d'isolants, à fabriquer du bois agloméré, du lino, litières pour animaux, alumer le feu...Ce peigne est un peu grossier pour du lin, il est plus adapté au chanvre. Mais il fat son office tout de même
.
La blancheur du lin
La laine elle même n'est jamais parfaitement blanche, et pendant longtemps seul le lin a permis d'obtenir des tissus blancs, ce qui l'a associé au symbole de la pureté si chère aux croyances de nombreuses civilisations. Plusieurs procédés pour blanchir le lin sont connus :
-
le plus simple consiste à faire blanchir les tissus en les exposant, humides, pendant 18 mois au soleil et à la lune, étendus sur l'herbe (qui dégage une substance gazeuse qui facilite le blanchiment). Cette méthode était très utilisée encore au Moyen-âge, et nos grands-mères faisaient régulièrement sécher les draps sur l'herbe pour leur redonner de la blancheur.
-
Les gaulois utilisaient une technique beaucoup plus efficace : les tissus étaient étendus sur une structure en osier en dessous de laquelle on faisait bouillir du souffre. Les vapeurs blanchissaient le tissu mais pouvaient également fortement attaquer les fibres. Cette technique demande donc une bonne connaissance du procédé.
-
Aujourd'hui ce sont évidement des produits chimiques qui servent à blanchir le lin.
En bas et à droite : un tissu et un fil que j'ai réalisé à l'aide d'une mèche de lin industriel, remarquez sa brillance !
le lin
Sur le sujet des plantes qui habillent, j'ai choisi le lin , "linum usitatissimum". J'ai vu les champs de lin un 15 juin au cours d'une randonnée dans le pays de Caux, c'est magnifique. D'abord récolté à l'état sauvage, la culture du lin débute en Iran-Irak vers 500 avJC.
Sa culture s'étend aujourd'hui de Caen à Amsterdam, en France, Belgique et pays Bas, des régions tempérées et humides qui assurent 80% de la production mondiale.
c'est la tige qui est utilisée pour la fabrication du tissus de lin. Semée au printemps, la plante met 100 jours pour atteindre un mètre de haut, en 6 semaines, il pousse de 10 à 15cm. La floraison dure une semaine, autour du 15 juin, mais les fleurs éclosent une à une, pendant une semaine, leur durée de vie est de quelques heures
Juillet, on arrache le lin pour conserver la tige entière et on le dépose au sol selon une nappe d'un mètre de large. De juillet à septembre, c'est le rouissage du lin : les bactéries et micro organismes éliminent la pectose qui soude les fibres textiles à la partie ligneuse.
Chapeau
Comme Baeven, sur cette photo, je me souviens avoir utilisé une fois une énorme feuille de nalca (Gunnera tinctoria) en guise de chapeau-parapluie alors qu'il tombait des cordes, sur un retour de rando. Ça marche très bien. Et c'est pas une blague. Ça décoiffe non?

(MEEGAN M. REID/KITSAP SUN)
Par ailleurs, toujours au chapitre "les plantes m'habillent", vous avez sans doute constater, en essayant de les laver, que les brocolis sont très déperlants. Impossible de les mouiller. Je travail donc également à la confection d'une veste impermétable, mais respirante, en brocoli, pour concurrencer les vestes Gortex qui ne déperlent pas très longtemps après l'achat. L'avantage c'est qu'on pourra manger sa veste en cas d'égarement prolongé (et embarrassant) dans la forêt. Pour l'instant, la veste prototype pèse 16 kg, est malheureusement plus grosse, une fois pliée, que n'importe quel sac-à-dos, et a une durée de vie de seulement 5 jours. Je poursuis néanmoins frénétiquement mes travaux.
Le Raphia
Un genre de palmier dont la fibre sert à fabriquer de solides cordages .
Le pastel des teinturiers
De son nom Isatis tinctoria, cette herbacée bisannuelle appartient à la famille des brassicacées.
Les feuilles sont broyées pour donner une pâte bleue, séchée et roulée en boule : les cocagnes.
Les cocagnes sont pulvérisées puis mises à fermenter dans de l'eau ou de l'urine. Cette pâte est remuée, séchée et devient une poudre noire, l'agranat.
Les granules d'agranat sont oxydées, ce qui révèle la couleur bleu indigo qui sert de teinture aux vêtements.

Feuilles de pommier
En tant que normand, je suis habitué aux pommiers, mais je ne savais pas que leurs feuilles pouvaient servir de base à une teinture jaune !
La grande ortie, Urtica dioica
Depuis l'Antiquité, l'ortie a été utilisée pour la fabrication de cordes et de textile. Les momies étaient entourées de bandelettes de fibres d'ortie, les uniformes des soldats de Napoléon et Guillaume II étaient réalisés en tissu d'ortie. Cet usage était courant dans le nord de l'Europe mais fut peu à peu remplacé par le coton produit à plus faible coût à partir du début du XXème siècle.
Un retour à sa culture est mis en œuvre dans l'est de la France pour répondre à des critères environnementaux plus exigeants : pas ou peu d'irrigation pour sa production comparé à 1000 litres d'eau pour un kilogramme de coton, pas de pesticides, une économie non soumise aux aléas politiques des territoires producteurs de coton, des variétés d'orties sélectionnées pour une qualité de fibres et de récolte optimale, des process d'extraction et traitement des tiges plus mécanisés et plus respectueux des normes en vigueur en France.
Le projet Newfibre est le point de départ de l'intérêt porté à l'ortie et est suivi par plusieurs industriels du secteur textile. L'un d'eux , Velcorex, a créé sa propre marque de vêtements, qui seront présentés en 2018.
Côté technique , c'est la fibre de la tige de la grande ortie blanche qui est travaillée . On en extrait de fibres longues, souples , soyeuses, brillantes et une fois et demi plus résistantes que le coton. Elles ont des bonnes qualités thermiques et absorbantes grâce à leur forte teneur en cellulose. Une torsion plus ou moins serrée confère au fil des qualités adaptées aux textiles pour conserver ou évacuer la chaleur du vêtement .
De nombreux travaux de recherche agronomiques, industriels et économiques ouvrent un grand avenir à cette plante, c'est le credo de l'ENSAIA ( École nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires ) et du Cetelor ( Centre d'essais textile lorrain).
https://www.estrepublicain.fr/le-mag/2016/07/17/des-habits-d-ortie
https://positivr.fr/velcorex-entreprise-francaise-jeans-orties/
La Garance Rubia Tinctorum
- La garance, ou garance des teinturiers, est une plante de la famille des Rubiacées dont les racines sont utilisées pour leur capacité à teindre les textiles en rouge vif.
- http://alysse-creations.info/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/g/a/garance_racine.jpg
- Voici la recette
- http://gregoireleguesderon.over-blog.com/
De plus petite anecdote:
- La garance colore en rouge les os des animaux qui s’en nourrissent.
Impossible d insérer la photo mais on peut voir la racine sur le lien ci dessus .
Le chanvre
Le chanvre,
C’est une plante annuelle de la famille des Cannabaceae.
Ce sont les fibres de la tige qui sont utilisées dans la fabrication du textile. On l’utilise pour faire des vêtements, des cordes, des voiles de bateaux...
Pour le tisser on le fait d’abord macérer, on le broie, on sépare les fibres textiles du bois et enfin on le peigne pour le débarrasser des impuretés.
Outre les textiles, le chanvre est utile également dans la fabrication de papier, dans la construction des bâtiments, dans l’alimentation (farine, huile, bière...)...
Bref, c’est une plante qui a de multiples usages.

Les pantalons rouges de 14-18
GARANCE |
|
Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd'hui par l'alizarine de synthèse. Elle est l'une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition. |
En cette année 2018 centenaire de l'Armistice de1018 , hommage à tous ceux qui au début de la guerre en 14 se sont fait massacré à cause de leur "beaux" pantalons rouges teints à a garance jusqu'à ce que leurs généraux se décident pour le bleu horizon !!!r
Grande Ortie
La fibre d'ortie est utilisée par l'être humain pour faire des vêtements ou du fil depuis des millénaires, les traces les plus anciennes remontent à l'âge du Bronze, en Europe, mais on en trouve aussi en Asie. La Chine et le Japon commercialisent en grandes quantités la fibre d'ortie, mais celle-ci est issue d'une espèce himalayenne.
On récolte l'ortie à maturité, pour sa tige. Ses propriétés urticantes disparaissent quelques heures après la coupe. On sépare la tige des feuilles.
Puis on procède au battage, action mécanique qui permet de casser le bois des tiges et séparer grossièrement les fibres.
L'étape suivante, le rouissage consiste à faire macérer les tiges cassées et les fibres à 50°- 60°. Cette séquence est particulièrement odorante :-O.
Le produit de la macération séché, on passe au teillage, qui consiste à séparer la fibre du bois. On saisit la tige à son extrémité la plus grosse et on "dégage(...) la rognure de sa filasse de manière à « déchausser » la tige, on tire sur le ruban obtenu" (wikipedia : Teillage).
La phase finale est le peignage de la filasse obtenue afin de débarrasser les fibres des impuretés ou de celles trop petites.
La fibre d'ortie est creuse, ce qui lui permet d'emprisonner l'air, frais en été, chaud en hiver. Elle offre donc une très bonne isolation thermique. Sa solidité en fait du fil de couture qui ne casse pas à la main.
Fibres de tige, de feuilles ou de graines ?

Le jute, Corchorus capsularis , est peu adapté à la production de tissus pour l'habillement, à cause de sa trop forte teneur en lignine, bien que cela soit possible après traitement. Il est utilisé pour fabriquer des sacs solides ou en ameublement et décoration. On utilise les fibres de la tige.

L'Agave sisalana, appelé communément sisal, est une plante de la famille des Agavaceae, originaire du Mexique. Sisal est également le nom de la fibre extraite des feuilles de cette plante. On en fait un tissu grossier qui sert pour les chapeaux ou l’ameublement.

Le kapok est une fibre végétale que l’on recueille à l’intérieur des fruits des arbres de la famille des Bombacaceae. Il n’est pas cultivé en monoculture, il ne pousse qu’à l’état sauvage. La récolte se fait à la main et aucun engrais ou pesticide n'est ajouté . C’est la plus légère des fibres naturelles au monde. En plus d’être hypoallergéniques, les fibres de kapok bénéficient d'une thermorégulation naturelles; mélangées avec du lin, elles permettent la conception d’un tissu de haute qualité. Grâce à cette alliance, on retrouve la résistance et la texture du lin combinées avec la légèreté et la douceur du kapok.( linfrance.com)
Le tilleul et ses moultes usages
On sépare ensuite le libère de l'écorce et l'on récupère les fibres pour la fabrication de corde et autres textiles.
Je me suis inspirée d'une vidéo de Kim Pashe, un "vivaliste" qui a choisi le retour à la nature. Ci-dessous le lien pour qui souhaiterait en savoir plus.
Le lin
Le lin cultivé , linum usitatissimun , espèce de plantes dicotyledones de la famille des linaceae, originaire d'Eurasie. La graine est riche en huile composée principalement d'acide linolenique et la tige est utilisée pour la confection des fibres de lin.

Artichaut
Dans mon potager (Charinzay, 37) un jeune artichaut en pleine croissance. Je le mangerai cuit à la vapeur au lieu d'en faire de la teinture
millepertuis
Bonjour, J'ai choisi le millepertuis dont voici les propriétés :
"Si la plante entière teint en jaune ou roux, les fleurs concentrent plus de colorant. Dans un bain classique elles peuvent donner des nuances très délicates de roux orangé. Les fleurs infusées dans un bain alcoolisé rendent un colorant rouge, connu sous le nom populaire de sang de Saint Jean, qui en chauffant et en s'oxydant transmet à la laine une superbe nuance de vert printemps assez stable et très lumineuse."

le lin
J'ai choisi le lin comme plante textile, je possède une jupe blanche en lin très agréable à porter l'été. Le lin revient en force en France, on peut voir des champs se couvrir d'une jolie teinte bleue

LE LIN (linum usitatissinum) : c'est l'une des fibres végétales les plus usitées. D'abord récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés (mais aussi pour la nourriture du bétail et son huile).Sa culture commence en Iran et Irak, 5 000 ans avant J.C., et se généralise dans toute l'Europe. Il est symbole de pureté.
Le textile de lin, ou toile de lin, est une étoffe fabriquée avec la fibre de lin obtenue en filant la tige du lin cultivé ou Linum usitatissimum.
Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.
La France est le principal pays d'Europe à cultiver le lin textile (ou lin fibre), essentiellement en Flandre, en Picardie, en Normandie, en Bretagne et dans le Pas-de-Calais.
Une partie importante de la production est réalisée en Europe de l'Est mais il existe toujours une production de grande qualité et plus locale en Irlande, Italie et Belgique.
Les procédés de transformation ont évolué : ils respectent l’environnement et ne produisent pas de déchet mais des produits dérivés dont pâte à papier, paillettes (paillis), graines et huile de lin, etc.
Grâce aux nouveaux traitements de finissage comme easy care et notamment défroissables, le lin conserve au fil du temps ses qualités, il ne se déforme pas et ne peluche pas.
De nos jours, cette toile sert à la fabrication de vêtements, de linge de maison ou de tissus d'ameublement.
HistoriqueD'après une récente découverte, les plus anciennes traces de la culture du lin datent d'il y a plus de 36 000 ans, en Géorgie occidentale1. Cependant, l’identification des fibres et même l’interprétation des auteurs au sujet de leur trouvaille ont été mises en doute. De toute manière, les fibres coloriées retrouvées dans la fouille provenaient sûrement du lin sauvage2.
Cultivé depuis 9 000 ans en Asie mineure, le Linum usitatissimum a été utilisé par l’homme d’abord pour produire de l’huile, et plus tard, comme textile, destiné à produire des objets utilitaires et des vêtements3. Cette innovation s’est produite pendant le néolithique, dans un même espace géographique, le sud du Levant, avant l’apparition de la poterie, et coïncide avec le passage progressif d’un mode de vie basé sur la chasse et la cueillette à un autre basé sur l’élevage et l’agriculture, liés à la sédentarité et à la naissance des divinités4.
Le lin a été introduit en Europe, il y a 2 000 ans. Les Babyloniens et les Égyptiens utilisaient des cordes en lin. Les fines bandelettes entourant les momies des pharaons étaient aussi en lin. Il en fallait près d'un kilomètre pour momifier un adulte.
De nouveaux usages apparaissent au XXe siècle, la fibre de lin pouvant dans certaines résines et bétons remplacer la fibre de verre utilisée comme matériau de renforcement5.
Filasse de fibre de lin.
Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture demandant peu d'engrais et de pesticides.
Sa qualité de fibre naturelle en fait une étoffe anallergique, isolante et lui donne la propriété d'être un régulateur thermique (isolant l’hiver, respirant l'été). Résistante à la lumière et à l’eau, elle peut s'utiliser dans des pièces humides (salle de bain) ou s'exporter à l'extérieur de la maison (« lin outdoor » dans coussins, housses de fauteuil, nappes de terrasse). Mélangée à d'autres fibres, elle se prête à des textures variées (stretch avec élasthanne, transparence du « lin dévoré » avec viscose et polyester, « maille de lin » souvent associée à de la laine)6.
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Gaude des teinturiers
Bonjour à tous !

https://fr.wiktionary.org/wiki/r%C3%A9s%C3%A9da_des_teinturiers#/media/File:Reseda_luteola_La_Palma1.jpg
Voici la Gaude des teinturiers (Réséda luteola), plante bisannuelle fournissant, par ses parties aériennes, un jaune puissant et chaud grâce aux flavonoïdes (lutéoléine) qu'elle contient.
Les fleurs donnent une couleurs plus puissante que les branches mais sont néanmoins utilisées.
La plante peut être utilisée séchée ou fraîches selon le procédé employé pour la teinture.
Le raphia

Le raphia est une fibre provenant des feuilles d'un palmier : le Raphia ruffia (Raphia farinifera) originaire de Madagascar. Le raphia est une fibre textile très solide, qui sert à fabriquer des cordages, des liens et du tissu d'ameublement.À Madagascar, il sert par exemple à fabriquer le jabo-landy, tissage du raphia (en trame) et de soie (en chaîne). Le raphia sert aussi à fabriquer la rabane, natte tissée sur un métier et qui est largement utilisée pour la vannerie typique de l'Île Rouge.

Jaune Curcuma
J'ai choisi le curcuma, car chaque fois que j'en extrait le jus des rhizomes, j'ai les doigts teintés d'un jaune-orangé! Et pas facile à enlever!
Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse vivace du genre Curcuma de la famille des Zingibéracées originaire d'Inde et de Malaisie.
C'est une plante exceptionnelle car elle a de nombreuses propriétés: agent colorant, épices, conservateur de nourriture, cosmétique et médicinal.
Chanvre

C'est de l'extérieur de la tige du chanvre que provient la fibre de chanvre. C'est une fibre végétale très résistante. C'est pour cela qu'elle est utilisée pour la conception de toutes sortes de tissus( vêtements, voiles de bateau, etc).
La fibre de chanvre ne s’allonge pas. Elle a un des taux d’élongation le plus faible des fibres végétales. Les tissus en chanvre ne se déforment pas, ne se détendent pas et ne rétrécissent pas. Un vêtement en chanvre garde la même forme toute se vie.
On dit que les vêtements en chanvre respirent. Quand il fait chaud, le chanvre absorbe la chaleur et la libère lorsque la température baisse. Les tissus en chanvre régule la température et joue le rôle de climatiseur naturel. Il vous rafraîchit quand il fait chaud, et vous protège du froid l’hiver.
La soie d'ananas
La piña est, aux philippines, une fibre fabriquée à partir des feuilles de l'ananas. Elle sert pour certains vêtements traditionnels et est principalement portée par les élites du pays.

Auteur de la photo : Paulo Ordoveza
Le chanvre: Cannabis sativa

Le chanvre: Cannabis sativa (chanvre industriel) est l’espèce botanique qui est cultivé pour la fabrication de tissus.
C'est la tige qui est utilisée dans la confection des textiles. On le distingue du chanvre Indien, Cannabis indica, dont le principe actif (tétrahydrocannabinol) est plus dévastateur.
Fleur Bleue
Le lin permet le tissage de vetements très ecologiques , des cordages ...
Ce sont les tiges qui sont utilisées pour le textile. Il faut plusieurs operations :
le teillage ( separer les graines des pailles)
le peignage ( la filasse issue du teillage est peingée)
le tissage : sur des metiers à tisser normaux
l'ortie, comme dans le conte d'Andersen !
La tige de l'ortie est une fibre textile d’excellente qualité dont on fabriquait autrefois cordes et toiles. Au moyen Age, on en faisait aussi des vêtements.
Elle est à
la fois naturelle et biodégradable mais aussi légère et solide.
La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très
intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à
emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être
exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire
une étoffe estivale plus fraîche.
Par ailleurs, l'ortie est une alternative intéressante à la
culture du coton ; c’est une plante vivace dont la culture ne nécessite aucun
produit polluant.
Dans le conte d'Andersen, "les cygnes sauvages", Elisa sauve ses 11 frères, princes transformés en cygnes, en les couvrant avec 11 tuniques fabriquées en fil d'orties qu'elle a récoltées elle-même.
Urtica dioica, famille des Urticacées, image de Wikipedia :
La berce commune - Heracleum sphondylium
La berce commune est une grande plante vivace poilue, jusqu'à 3 mètres de haut. Ses feuilles forment un bouquet issu de la base de la plante. Son pétiole est velu et épais, divisé en 5 ou 7 folioles.
C'est une fleur évidente, difficile à confondre avec une autre.
Elle est utile par ses vertus médicinales. En effet, l'essence aromatique de ses racines et de ses fruits ont des qualités digestives. Cela évite la formation des gaz intestinaux.
Une infusion de 30 grammes de racine ou de fruit secs dans un litre d'eau bouillante stimulera l'organisme, à condition de le répéter 3 fois par jour. De plus, la berce apportera à l'organisme moult éléments essentiels, sous forme de soupe, gratin pour bien prendre soin de sa santé!
Jaune Safran
Le safran, issu du Crocus Sativus est utilisé depuis l'Antiquité pour teindre en jaune...
Les stigmates du safran, même en faible quantité, produisent une lumineuse couleur jaune. Plus la quantité de safran est importante, plus la couleur du tissu tend vers le rouge. Aussi précieux que la pourpre (pigment obtenu à partir d'un Mollusque marin le Murex), le safran servait à teindre les vêtements des rois babyloniens perses ou mèdes. Les mariés de Rome portaient des voiles teints au safran, coutume qui s'est perpétuée jusqu'au Moyen-Age.L'exemple actuel le plus frappant est celui des moines bouddhistes qui portent traditionnellement des robes de couleur safran. Vu le prix du safran, beaucoup sont d'ailleurs teintes actuellement avec du curcuma.
S'il faut peu de safran pour obtenir un bain, le prix de revient de cette teinture est tout de même assez élevé aussi il vous faut préférer teindre de petites quantités ou alors privilégier l'utilisation de la racine de curcuma.
La couleur jaune-orangé du safran est essentiellement due à la crocine, caroténoïde hydrophile.
et de la saponaire officinale, pour laver tout ce linge!
La saponaire ne teint pas, elle n'habille pas non plus, mais elle lave!!!
Frottez vous les mains avec un peu d'eau et les fleurs et... ça moussera. En effet, la plante contient de la saponine.
C'était avec cette plante qu'on lavait les vêtements dont les teintures étaient délicates... La plante était également utilisée pour se laver les mains ou blanchir la laine ou les dentelles... Toutes les parties sont utilisables.
Voici un lien avec des recettes, si cela vous intéresse : https://www.plantes-et-sante.fr/jardiner/la-saponaire-un-savon-antibacterien-doux
Les photos ont été prises sur le site de Tela Botanica.
Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.)

source Wikipédia
Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une plante herbacée bisannuelle, de la famille des Brassicaceae.
Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis par les colorants de synthèse...
La teinture « bleu pastel » est extraite des feuilles de la plante.La culture du pastel en Europe a décliné avec l'arrivée de l'indigo des Indes au XVIIe siècle, extrait d'un arbuste nommé Indigofera tinctoria. Elle a disparu presque totalement à la fin du XIXe siècle, à la suite du développement de teintures chimiques bleues. Actuellement, on assiste à des tentatives de remettre à l'honneur cette plante, pour ses vertus particulières. Un agriculteur de la Somme, en France, Jean-François Mortier, essaie de faire revivre cette tradition27. À Lectoure, dans le Gers, un architecte décorateur belge, Henri Lambert, produit des teintures et des pigments de pastel avec des techniques nouvelles sans rapport avec la longue fabrication traditionnelle.
La garance
teinture à l'oignon
Bonjour,
Je pratique des expérimentations de teinture pour concevoir des vêtements médiévaux. Je récupère donc depuis plusieurs mois les pelures d'oignons (Allium cela, famille des Amaryllidacées) afin de teinter une étoffe pour obtenir des tons du jaune au brun orangé. Je n'ai pas encore fait l'expérimentation, mais c'est prévu avant le mois de juin.
La partie utilisée pour la teinture est la peau du bulbe, qui lui se consomme bien entendu sous de très nombreuses formes !
Sur cette technique : page du Guide des teintures naturelles (Marie Marquet, ed.Belin)

Pour avoir une idée du résultat possible : sur folkfiber.com

Fanny A.
Bambou
La culture du bambou est peu exigeante : elle consomme environ un quart seulement de la quantité d’eau utilisée pour le coton, et elle se passe de tout produit chimique. Une fois récolté, le bambou est séché et découpé, pour obtenir les fibres de bambou. On peut alors utiliser ce matériau naturel et écologique pour réaliser des vêtements.
Le bambou étant imputrescible, il permet de bien réguler la transpiration. On apprécie donc tout particulièrement cette matière pour les sous-vêtements et vêtements de nuit. Cela permet en effet de profiter pleinement des propriétés antibactériennes et anti-odeurs du bambou. La fibre de bambou peut aussi être combinée à d’autres fibres naturelles, notamment le coton et le lin.
Sa culture est écologique à condition d'utiliser la fibre et non la viscose qui est traitée chimiquement.
article et photo n°2 : http://www.bio-vetement.com/tout-savoir-sur-vetements-fibre-de-bambou.html
photo n°1: http://www.guide-phytosante.org/veinotoniques-articulations/bambou/
LE COTON
https://fr.wikipedia.org/wiki/Coton#Plante_médicinale
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde, principalement en Chine et en Inde. Depuis le xixe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles). Son nom vient de l'arabe qutuun .
la garance
La rubia tinctorum ou garance est utilisée en provence pour teinter en rouge les tissus traditionnels, c'est la racine de la plante qui est utilisée.
Dans les écoles, les jeunes enfants étaient formés à reconnaître cette petite plante très commune, elle possède de tous petits poils sur sa tige qui la font adhérer aux vêtements, source intarissable de blagounettes...
les plantes m ' habillent
le lin est encore souvent présent dans certains de nos vetements....
ce sont les tiges que l ' on utilise et que l'on fait macérer afin d' obtenir de l'étoffe de lin.
BLEU INDIGO

Ayant parcouru les paysages de Guadeloupe j'ai pu voir cet arbuste sur les bords de chemin. Il fait partie de l'histoire de cette île.Originaire d'Amérique tropicale il a été utilisé comme teinture pour les textiles.Apres macération des feuilles la préparation est oxygénée (pompe). La mousse obtenue est récupérée puis égouttée. On obtient le pigment.
Cet arbuste de 60 cm à 1m de la famille des fabaceae a également des vertus médicinales.
Bleu indigo
L'indigotier (Indigofera tinctoria), est un arbuste des régions chaudes de la famille des Fabacées dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture d'indigo.
c'est un arbuste touffu, de 60 à 120 cm de haut, à l'état sauvage en Asie mais pouvant atteindre deux mètres pour les formes issues des cultures. Il peut être annuel, bisannuel ou vivace, en fonction du climat.
La teinture indigo est pratiquée depuis l’Antiquité partout où poussent cette plante tinctoriale, chaque région ayant ses méthodes de fabrication, de l’Egypte au Pérou en passant par le Japon. Cette Teinture du Diable (ainsi désignée parce qu’elle passe du jaune au bleu au contact de l’air) deviendra royale en France quand Louis 9 se l’appropriera.
Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Indigotier - http://decodartiste.com/artshop/afrique-bleu-indigo/ - http://www.greenpouce.com/plante-indigotier.html
Pays de Cocagne
Bonjour,
Nouvelle habitante depuis 2000 du Lauragais, j'ai découvert que j'avais la chance d'habiter au pays de Cocagne ! Synonyme d'abondance et de vie facile, je me suis enquise bien évidemment, des raisons de ce titre. En fait, c'est le pays du Pastel, non pas une couleur un peu claire, mais du bleu, rien que du bleu, à une époque où les teintures étaient principalement végétales, il n'y avait guère de moyens d'obtenir cette couleur. A force de tatônnements, des hommes sont parvenu à produire du bleu à partir des feuilles vertes d'une fleur jaune nommée ISATIS TINCTORIA par les botanistes, et PASTEL en Occitanie. La préparation complexe durait huit mois. Les feuilles, alors cueillies à la main étaient roulées en pelotes : les COCAGNES. Celles ci séchaient longuement dans des séchoirs comme celui retrouvé dans le château de Magrin et macéraient ensuite pour obtenir le produit fini appelé Agranat. Si l'expression "pays de Cocagne" est synonyme d'abondance, elle est loin de signifier pays où le travail est proscrit, où la richesse vient en dormant ! La culture du pastel à longtemps fait la richesse de la région. Les propriétaires et négociants ont rivalisé pour faire construire de magnifiques hôtels particuliers qui marquent l'architecture de Toulouse à la Renaissance
Le produit, insectifuge, il servait à peindre le matériel agricole, les maisons et les cornes des vaches. On en teignait les vêtements, et il a rapidement servi pour les beaux-arts, en particulier dans les enluminures.
Sur l'image ci-dessous un pied d'Isatis que j'avais tenu à semer en priorité dans mon jardin tout neuf, le séchoir du château de Magrin où l'on distingue tout en bas quelques cocagnes anciennes, et ma dernière récolte de graines qui date de 2010.

Eliminée au XVIIIe par l'importation de l'Indigo venu de l'Inde, la culture du Pastel à été renouvelée à la fin du XXe dans le Sud-Ouest sous l'impulsion de plusieurs passionnés, en particulier Patrick Rufino à Magrin, Denise et Henri Lambert à Lectoure. Ces derniers ont réussi à trouver une méthode plus simple que celle du XVIe siècle pour produire la teinture. Comme autrefois, le procédé reste secret.
On trouve maintenant des vêtements de stylistes pour les élégants, des teintures pour les amateurs d'ouvrages personnels, des peintures pour les bâtiments et des pastels secs pour les artistes.
Graines d'Isatis tinctoria

Sources documentaires
http://www.lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/PASTEL/PASTEL01.htm
http://www.meublepeint.com/bleu-lectoure.htm



