La coque d'amande

par Corinne Hustache,

La coque d'amande peut-être utilisée comme colorant pour faire un vert tendre. c'est une teinte très claire, qui était déjà utilisé par les hébreux. 

Ca teinture est assez résistante et a même parfois tendance à foncer. 

J'aime le fait d'utiliser un potentiel déchet alimentaire pour teindre, même si malheureusement trop peu d'amandes sont cultivés en France. 

Annexe coque-d-amande-fil-fingering-alpaga-soie.jpg

Le lin vivace

par Utilisateur supprimé,

Le lin est un tissu que je porte très souvent en été. Il est léger et très agréable !

Le lin vivace appartient à la famille des Linacées. Son nom latin est Linum perenne.

Mais celui dont on fait les tissus est Linum usitatissimum. C'est le lin cultivé. Ce sont les tiges qui sont utilisées car elles contiennent de longues fibres résistantes. Celui qui est dans mon jardin a des fleurs d'un bleu lumineux. Ses tiges sont très fines et longues d'environ 50 à 60cm.

Annexe Lin en fleur-24avril20.jpg

Rubia tinctorum

par Utilisateur supprimé,

La garance des teinturiers (Rubia tinctorum) servait de matière première pour la teinture de vêtements. On extrayait de sa racine l'alizarine, colorant rouge d'origine donc végétale. La garance, cultivée en Alsace et dans le Midi, a été concurrencée à la fin du 19ème siècle par une version synthétique de l'alizarine. On a donc arrêté de la cultiver. Elle servait notamment pour la teinture des pantalons d'uniformes des soldats français jusqu'à 1916 : le rouge, trop voyant, a du être changé !



Annexe Rubia_tinctorum_-_Köhler–s_Medizinal-Pflanzen-123.jpg

Chaussettes en bambou

par Utilisateur supprimé,

Je suis en grand fan de chaussettes en bambou, qui sont très respirantes. Le procédé de fabrication est de prendre les fibres de bambou et de les traiter chimiquement pour en faire du fil.

Voir plus de détails ici


Chaussettes en bambou

Tataki Zome, impressions végétales

par Camille Simonetti,

Le Tataki Zome est un art ancestral japonais d'impressions végétales sur tissus ou papiers. Tataki signifie en japonais "marteler" et Zome, "teindre". J'ai pu tester cette technique chez une amie couturière qui imprime elle-même ses tissus de végétaux glanés dans son jardin. Il suffit de se munir d'une planche en bois, de tissus, d'un marteau ou un maillet, et de végétaux (fleurs, feuilles). C'est les tanins qui permettent une bonne impression végétale. D'ailleurs, les tanins sont révélés et fixés avec du sulfate de fer, qui permet de conserver l'impression. C'est optionnel, mais si vous ne le faites pas, l'impression sera éphémère. Plus les plantes auront du tanin, plus le dessin marqué.

Je vous partage un des essais que j'ai pu faire. Je n'ai retrouvé que celui-là, c'est dommage car c'est le moins beau, mais ça fait l'affaire pour montrer rapidement le rendu. On peut voir par exemple que le géranium, ou les feuilles de ligneux sont plus marqués que le pissenlit qu'on distingue à peine. J'avais essayé plusieurs végétaux car je voulais voir les différences de tanins... 

Annexe Tataki zome.JPG

Le lin

par Emily Martin,

Le lin : un tissu noble, résistant et léger. 

Cette jolie herbacée de couleur violette, bleue ou blanche, se développe en milieu tempéré et humide. C'est au moment de sa floraison que ses fibres naturelles atteignent leur taille maximale. Il est ensuite arraché puis étendu au sol en andain. Il se repose et se transforme naturellement grâce au rouissage qui permet d'extraire la fibre de la tige par alternance pluie/ soleil. Une fois ramassé et battu, la fibre est étirée puis lustrée sous forme de rubans doux, prêt à être filé. Sa culture est dite écologique car peu gourmande en eau et en pesticides. Et les étapes de sa fabrication ne consomment que peu d'énergie.

https://educalingo.com/fr/dic-en/linum

encore l'ortie!

par Cathy Cathy,

Comment faire du fil d’ortie ?

Pour fabriquer de la fibre d’ortie, voici une idée des étapes à suivre :

  • Cueillir l’ortie lorsqu’elle est arrivée à maturité.

  • Séparer la tige des feuilles.

  • Effectuer le rouissage pour détacher les fibres des déchets de bois difficiles à retirer.

  • Laisser sécher les fibres 2 jours environ.

  • Réaliser le battage des fibres pour casser le bois des tiges et commencer la séparation des fibres.

  • Effectuer le teillage pour séparer les fibres de toutes les impuretés et ainsi obtenir une filasse brute.


Le jean en ortie

par Odile Petillon,

J'ai un chemisier en "ramie" et ai donc décidé de regarder de plus près l'ortie comme source de fibres textiles.

La ramie est connue comme Ortie de Chine et utilisée depuis longtemps pour faire du papier et des fibres textiles en Orient. Les tissus résultants sont réputés solides, et soyeux.

L'ortie dioique (l'ortie commune de nos jardins bien connue pour son action urticante) est une merveille au vu de ses usages: alimentaires, médicinaux (hemostatique, anti-anémique), agricoles (fertilisant et insecticide). Et on redécouvre ces dernières années son potentiel pour l'industrie textile, dans la recherche d'alternatives au coton.

L'ortie produit de 6 à 8% de fibres. Les fibres sont extraites des tiges en plusieurs étapes, identiques à ce qui est fait pour le lin ou le chanvre:

- rouissage, ou macération dans l'eau pour isoler les fibres du reste des composants de la tige

- teillage, opération mécanique pour éliminer les débris ligneux et séparer les fibres

et on obtient la filasse. La filasse est ensuite peignée et on peut ensuite procéder au filage et au tissage.

Le premier jean fabriqué en orties est sorti il y a deux ans ! https://www.luxenyou.fr/dossier/velcorex-jean-100-orties/1768/

Chanvre (Canabis Sativa T)

par Pascaline Legaye,

Son usage remonte au néolithique. On l'utilise pour le textile mais également pour la construction, l'isolation et la papeterie, l'alimentation (les graines peuvent être consommées ou permettre de fabriquer de l'huile) , sans oublier, pour les variétés riches en THC un usage récréatif et médicamenteux .

Pour le textile, on utilise la partie périphérique de la tige. On procède d'abord a un rouissage c'est à dire un trempage dans de l'eau pour libérer les fibres, puis un broyage qui consiste à frapper les tiges afin d' éliminer les parties ligneuses.


Image : flore de Coste Telebotanica 


Robe toutes fleurs fraîches

par Utilisateur supprimé,

Robe toutes fleurs fraîches.

Bon, je reconnais frôler le hors-sujet, mais un peu de blues aujourd'hui, et je trouve cette création tellement vivifiante par les temps qui courent, j'avais envie de vous l'offrir...

Les créateurs sont Jill de With Love & Embers et Tara de Splints & Daises

On trouve la robe sur https://www.brit.co/flower-dress/

Des tiges, feuilles, fleurs, en veux-tu-en voilà : spirées, sauge, hortensias, roses, fuchsia...

Bien incapable d'en citer toutes les espèces.

Bon dimanche à tous;

benoit

Annexe flowerdress-styled-01.jpg

Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin Linum usitatissimum de la famille des Linaceae est une plante utilisé pour la fabrication de textile.

C'est son appareil végétatif et plus particulièrement sa tige qui contient les fibre utiliser pour le tissage ou la fabrication de corde.

source image: wikipédia

Annexe 290px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg

Lin

par Arnaud Dellinger,

Lin (Linum usitatissimus)

Une plante très anciennement cultivé pour sa fibre et pour sa graine.

La fibre provient de la tige dans laquelle il y a de nombreuses fibres longues ayant de grandes qualités mécaniques de résistance et de souplesse.

En lisant la page wikipédia très détaillée:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9

j'ai été impressionné par les modalités de sélection de nouvelle variété pour cette plante autogame et le nombre d'opérations de traitement de la tige pour extraire les fibres longues utiles en textile. Par ailleurs, il est remarque que les sous produits sont également utiles. La plante est vraiment "très utile"!

Photo:

Annexe Linum usitatissimum.jpg

Agave

par Utilisateur supprimé,

Les fibres d'Agave, un cactus originaire du Mexique et qu'aujourd'hui il est cultivé dans différents pays de l'Afrique et l'Asie sont bien connues et exploitées pour la fabrication de textiles extrêmement résistants, comme le sisal, utilisé dans l'artisanat et l'industrie.
Au Maroc, cependant, les paysans et artisans ont réussi à faire une invention extraordinaire qui consiste à utiliser les fibres de la l'agave, qui est cultivé dans le désert du Sahara, à produire de la soie.
Soie d'agave ressemble esthétiquement à la soie traditionnelle pour son tissu lisse, brillant et très résistant. En utilisant la soie produira de nos jours des couvertures, des coussins, couvre-lits, tapis et éléments décoratifs tels que boutons en soie de différentes formes et couleurs. C'est un tissu flexible et élastique. Il a une grande résistance...

La soie d'agave est une matière 100% végétale composée de fibres d'agave. Le matériau est totalement écologique, biodégradable et ne génère aucune allergie.


Annexe A111 Agave Sisalana V Amata - Flickr - Juan Ignacio 1976.jpg

Le jute

par Utilisateur supprimé,

Je suis en train de coudre des accessoires tels qu'un sac en toile de jute.

Le jute provient de deux plantes herbacées du genre Corchorus 

  • Le jute blanc, nom scientifique : Corchorus capsularis L., 
  • Le jute rouge ou jute tossa,  un peu moins utilisé.

Ces deux plantes sont cultivées dans les régions tropicales pour leurs fibres, le jute.

Compte tenu de sa grande teneur en linguine,Il est peu adapté à la production de tissus pour l'habillement.

La fibre est obtenue après macération des tiges pour pouvoir récupérer de l'écorce de la plante . Le jute et la toile de jute est principalement produite. en Inde et au Bangladesh




L'indigotier (Indigofera tinctoria) et la teinture "indigo"

par Utilisateur supprimé,

L'indigotierindigo des teinturiers ou indigo des Indes (Indigofera tinctoria), est un arbuste des régions chaudes de la famille des Fabacées dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture d'indigo. La Matière colorante bleue a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l'air. L'indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l'oxydation.

On extrait la substance colorante de la feuille, fermentée et hydrolysée, pour obtenir une substance incolore qui, oxydée, donne un pigment insoluble. Pour la teinture, on utilise la forme incolore, et l'oxydation, donnant la couleur ou l'azurage d'un blanc, s'effectue sur la fibre. Ceci se passe dans la cuve, c'est pourquoi on appelle aussi l'indigo teinture à la cuve. La teinture obtenue à partir des indigotiers comporte une forme isomère rouge de la matière colorante donnant un bleu tirant sur le violet. Les couleurs obtenues à partir des plantes étant des mélanges variables, de tous temps on a corrigé les teintes par des mélanges, ce qui rend une définition de la teinte indigo impossible.

L' Extraction de la teinture d'indigo à partir des rameaux l'indigotier :

  • hydrolyse enzymatique produisant l'indoxyle (indoxyle glucoside → indoxyle + glucose) : juste après la récolte, les rameaux sont placés dans une fosse remplie d'eau pour les faire fermenter,
  • oxydation de l'indoxyle en indigotine (indoxyle + indoxyle → indigotine) : le liquide est transféré dans une fosse où il est continuellement remué,
  • précipitation : on laisse le liquide reposer pour que l'indigotine se dépose sur le fond.
On trouve aussi, à différentes doses, de l'indirubine qui elle donne la couleur rouge. Au précipité résultant de la fermentation est alors mélangée une base forte (par exemple l'hydroxyde de sodium). Le tout est comprimé, séché puis transformé en poudre. Il en résulte une teinture plus ou moins bleu-pourpré, en fonction des adjuvants rajoutés afin de rendre des nuances.

La teinture à la cuve

Les teinturiers appellent le procédé de teinture de tissus à l'indigo une « cuve ». Le pigment d'indigo n'étant pas soluble à l'eau, il faut pour pouvoir teindre les tissus, le rendre soluble à l'aide de produits chimiques réducteurs (ou de bactéries réductrices lors de fermentations). La forme réduite de l'indigo est hydrosoluble et presque incolore ; elle est pour cette raison nommée leuco-indigo ou indigo blanc. Son hydrosolubilité la rend alors capable d'imprégner en profondeur les fibres. Pour teindre un tissu, on le met à tremper dans la cuve et lorsqu'on le sort on a la surprise de le voir encore d'une couleur jaune verdâtre. Si on l'accroche à sécher sur un fil à linge, on le voit peu à peu verdir puis bleuir au contact de l'air. L'oxydation du leuco-indigo redonne de l'indigo. De l'indirubine, rouge, peut aussi se former à l'interface où plus d'oxygène est disponible. Le travail du teinturier se résume à opérer une réduction puis une oxydation sur le pigment.

Usage

La teinture indigo est utilisée pour la coloration de vêtements divers et variés.


Annexe Indigofera_tinctoria_Blanco1.163-cropped.jpg

le lin pour le tissu et le sorgho pour la teinture

par Utilisateur supprimé,

LE LIN (linum usitatissinum) : c'est l'une des fibres végétales les plus usitées. D'abord récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés (mais aussi pour la nourriture du bétail et son huile).Sa culture commence en Iran et Irak, 5 000 ans avant J.C., et se généralise dans toute l'Europe. Il est symbole de pureté. (Cf photo ci-dessous)
Le sorgho africain
est une plante tinctoriale bien souvent négligée. Pourtant les tiges mises à fermenter permettent d'obtenir de beaux rouges sur laine mais aussi sur le coton ou le lin.

Annexe Lin.jpg

Le coton

par Utilisateur supprimé,

Bonsoir,

J'ai choisi le coton car il est très utilisé pour les confection d'habits, et de linge en général.

La plante est le cotonnier. Arbuste allant de 1 à 6m de hauteur qui est cultivé dans des zones tropicales et/ou subtropicales. Le fruit est très particulier. il est composé de capsules contenant des loges, entre 5 et 8. Dans chaque loge nous pouvons retrouver plusieurs graines noires et arrondies, recouvertes de longs et fins poils généralement blancs. Parfois, ces derniers peuvent aussi être roux ou jaunes. Ces poils constituent la fibre de coton. Mais celle-ci ne sera visible seulement après que la capsule soit ouverte. Lorsque le fruit est mûre.  

Il y a 5 étapes de transformation du coton :

  • les balles sont ouvertes et battues dans une nettoyeuse -batteuse pour retirer les corps étrangers contenus dans le coton,

  • la cardage consiste à séparer les fibres les unes des autres, à les peigner, à les redresser et à les nettoyer, et permet d’obtenir un ruban de carde d’une largueur d’environ un mètre. Une opération facultative de peignage est effectuée pour la fabrication de tissus de très haute qualité réalisation de fils très fins,

  • l’étirage, ou doublage, permet d’harmoniser l’épaisseur du ruban de carde par étirage des fibres entre différents rouleaux de caoutchouc tournant de plus en plus rapidement,

  • les fibres peuvent ensuite subir des traitements tels que le blanchissement ou la teinture,

  • Enfin, plusieurs rubans, parallèles et torsadés, sont étirés et tordus ensemble pour donner le fil solide définitif. La torsion apportée au fil est plus ou moins grande selon l’usage auquel on le destine. Les fils très fins peuvent être retordus ce qui augmente la résistance mécanique du fil.


Informations et photo tirées du site : https://www.ventedetissus.com/fr/page/le-coton.php
Annexe cotonnier.jpg

Fibres de bambou

par Clara Tchekmeian,

Il se trouve que j'ai récemment fait l'acquisition d'un t-shirt en fibres de bambou, alors je vais prendre ce sujet.

La culture du bambou s'est bien développé ces dernières années car elle est peu exigeante : elle consomme environ un quart seulement de la quantité d’eau utilisée pour le coton, et elle se passe de tout produit chimique. Une fois récolté, le bambou est séché et découpé, pour obtenir les fibres de bambou. On peut alors utiliser ce matériau naturel et écologique pour réaliser des vêtements. Il a des propriétés antibactériennes tout particulièrement appréciées pour l'utilisation dans certains vêtements (sport, sous-vêtements, etc.)

Attention toutefois, certains sites mettent en garde contre la tromperie qui joue souvent sur les mots quant au commerce des dérivés du bambou: fibre de bambou n'est pas viscose de bambou, car ce dernier implique un traitement chimique pas du tout à l'image de ce qu'on peut attendre quand on achète un textile en bambou bio. La cellulose du bambou est alors transformée en viscose, beaucoup moins écologique et moins naturelle.

Notons que le bambou est également utilisé pour de nombreux autres types de produits (pâte à papier, instruments de musique, arcs, vélos...)

Sources:

http://www.bio-vetement.com/tout-savoir-sur-vetements-fibre-de-bambou.html

https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/la-percee-du-bambou-geant-en-france-217-150279.html

bambou

La photo provient du 2e site.

LE TROENE

par Patrick Chabassier,

alt=Description de l'image Ligusterstrauch.jpg.

Ligustrum vulgare c'et le nom du troène, ce petit arbuste de haies qui se taille si bien et qui fleurit nos villes et attire les pollinisateurs.

et bien, c'est étonnant, mais il est utulisé de beaucoup d'autres manières:

  • rameaux utilisés en vannerie
  • baies : colorant violet-noir pour encre, foncer le bois, ou jadis noircir le vin
  • bois utilisé pour des outils
  • charbon de bois
  • porte-greffe possible du lilas

il ne faut pas se fier aux apparences !


Toile de jute

par Mayinza BANTHOUD,

 

La toile de jute est issue du Corchorus capsularis L de la famille des Malvacées. Les fibres de jute sont extraites des tiges débarrassées de leurs feuilles après trois semaines de macération. Elles servent à la confection de sacs et tapis. Mon tapis de yoga en est recouvert! Biodégradable, la toile de jute est aussi utilisée en tant que toiles pour mottes destinées à la plantation de jeunes arbres ou encore lutter contre l'érosion des sols.


Annexe jute.jpg

Chanvre textile

par Utilisateur supprimé,

Le chanvre textile ou industriel est une variété du cannabis sativa dont le taux de THC, quant à lui, est inférieur à 0,2% (vs 10 à 20% comme opioïde). Il est, comme son nom commun l'indique, utilisé pour réaliser des textiles mais également des matériaux (c'est un excellent isolant par exemple).

Tout s'exploite dans le chanvre ; toutes les parties sont utilisées pour des desseins et propriétés différent.e.s. Même les racines qui, selon certains sites, pourraient soulager certaines douleurs.

Par exemple, les graines sont utilisées tel quel pour sa grande teneur en protéines mais peuvent être également pressées en huile, également utilisée comme source de protéine.

La plante (angiosperme) est formée par une tige simple qui possède des feuilles dentées opposées (avec pétiole) ; celles de la cime sont le plus souvent alternes. L'inflorescences s'établie en "panicule rameuse" soit sur des tiges secondaires qui vont décroître en allant vers la cime. Les fleurs vertes sont unisexuées "dioïques". Les fleurs femelles sont portées sur un plan différent que les fleurs mâles (même si certains plants sont monoïques). La fleur femelle possède un ovaire supère et la fleur mâle des étamines tombants.

En ce qui concerne la fabrication de textile, ce sont les fibres (périphérie de la tige) de la tige qui sont exploitées. La tige est ramassée et amassée avec d'autres afin de former une "botte" que l'on fait sécher. La séparation des fibres de la tige, le défibrage, permet d'obtenir les fibres d'une part et la chènevotte (résidu ligneux qui reste de la tige) grâce à un moulin à marteaux ou un broyeur qui frappe fortement les tiges. Ensuite les fibres sont filées ou tissées.

Source photo : https://internationalhighlife.com/10-reasons-eating-raw-cannabis/ 

Annexe shutterstock_547680211.jpg

Sumac

par Utilisateur supprimé,

sumacJ'ai découvert cette plante au Liban, comme épice agrémentant les salades (la fameuse fattouche), faisant partie du merveilleux zaatar (mélange de plantes, surtout thym et sésame) mais aussi accompagnant certains plats de viande. Les petites fruits rouges sont séchés, concassés et réduits en poudre au goût acidulé. et à la couleur violette/rouge très belle.  

Pleins d'arbres à sumac (genre rhus, qui contient plus d'une centaine d'espèces) poussent dans les Calanques et plus généralement partout autour du bassin méditerranéen. Je pense avoir compris que c'est le rhus coriaria (sumac des corroyeurs) qui est utilisé. J'en ai récolté cet automne et ai préparé du sel au plantes (avec romarin et thym en plus du sumac), le sel prend une couleur rosée très jolie. 

Mais revenons à nos moutons ! J'apprends pour ces recherches que le sumac est également une plante tinctoriale. Son écorce donne une belle couleur jaune à orangée tandis que ses racines donnent une teinture brune. Les feuilles de sumac, riches en tanin donnent "des gris beige avec un mordançage classique mais des violets et gris foncés proche du noir avec un nuançage à l'oxyde de fer." 

Je découvre ici un petit mode d'emploi de l'utilisation du sumac en teinture dans un livre de...1827. 

image tirée de wikipédia "Sumac"

La garance

par Utilisateur supprimé,

Adepte des teintures végétales sur cheveux, j'ai relevé l'usage de la garance pour créer des reflets rouges. en fait, on utilise son rhizome, voici de quoi elle a l'air.

Annexe garance.jpg

orties textiles

par Nadia Castano,

Bonjour à tou-t-e-s,

Voici quelques mots sur les utilisations textiles des orties.

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Les fibres des plantes sont des cellules scléreuses : il s'agit de cellules vides (mortes) lignifiées, dont l'ensemble forment un tissu de soutien, le sclérenchyme. Les fibres sont allongées et aux extrémités effilées (ou parfois un peu ramifiées, comme chez le chanvre).

Pour extraire les fibres, les plantes sont immergées dans une eau contenant des microorganismes qui vont détruire par fermentation pectique les lamelles pectines des cellules et ainsi libérer les fibres. Ce processus s'appelle le rouissage.


En Europe, l'ortie dioïque (Urtica dioica L.) servait autrefois à confectionner des textiles. En effet, les tiges d'ortie contiennent des fibres de 7,5 cm de long ! On fabriquaient ainsi en ortie des toiles de tente et uniformes militaires, des vêtements, des sacs, des cordes, des filets de pêche, mais aussi des toiles très fines servant à égoutter les fromages (encore utilisées de nos jours).

Elle était également utilisée comme tinctoriale, teignant les tissus en vert.

De nos jours, l'ortie revient dans des procédés industriels ou pour la fabrication de vêtements « écologiques » utilisant des matières premières végétales locales.


Au Japon, une autre plante de la famille des Urticaceae, Laportea bulbifera (Siebold & Zucc.) Wedd., était utilisée traditionnellement par le peuple Aïnou (peuple aborigène du Japon, vivant actuellement dans le nord du pays) pour confectionner des vêtements, au côté de fibres d'autres plantes comme des carex ou des écorces d'arbres ou encore de plumes d'oiseaux.

En photo ci-dessous : un manteau traditionnel en ortie (Ainu Museum, Shiraoi, Hokkaidô, Japon ; photo : Wikicommons).


Bibliographie

Un voyage chez les Aïnous, Arlette et André Leroi-Gourhan, Albin Michel, 1989

La botanique redécouverte, Aline Raynal-Roques, Belin-INRA, 1994

Les incroyables vertus de l'ortie, Alessandra Moro Buronzo, Jouvence, 2013

Wikipedia

Annexe AinuOrtiga.jpg

Le Coton

par Françoise VALERY,

Le Cotonnier (Gossypium sp.) fait partie de la famille des Malvacées
À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à 5 pétales. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu’elles s’ouvrent, elles laissent s’échapper des graines recouvertes d’une houppe de fibres blanches et soyeuses pouvant mesurer entre deux et cinq centimètres. Ce sont ces fibres que l’on récolte, elles sont constituée presque entièrement de cellulose pure. Une fois filées, elles donnent le fil de coton. Ce fil est tissé pour fabriquer des tissus.


Champ de coton à maturité


La fibre de coton est très appréciée car : c’est une fibre textile peu coûteuse ; le textile obtenu est doux et confortable ; la douceur du coton et la possibilité de l’aseptiser en font un textile privilégié pour les vêtements de bébés ; elle est hypoallergénique (très peu allergisant) ; le coton est très sain pour le contact des muqueuses (d’autres fibres favorisent la macération et donc l’apparition de champignons) ; le coton a une bonne perméabilité à l’air : il permet à la respiration cutanée de s’effectuer ; le coton est souple grâce au fait que les fibres sont vrillées (elles peuvent s’allonger de 5 à 8 %).

On peut lui faire subir divers traitements :
- on peut le merceriser (rendre brillant à l’aide de soude) ;
- il prend facilement les teintures ;
- on peut facilement imprimer sa surface ;
- on peut améliorer son pouvoir thermique en le grattant ;
- on peut l’empeser à l’aide d’amidon (ex. : bazin).

Il est facile d’entretien : il est facile à laver ; on peut faire bouillir le coton blanc ; on peut le repasser à fer chaud ; on peut le nettoyer à sec.

Inconvénients des étoffes - Malgré ses nombreuses qualités, le coton a néanmoins des inconvénients :
- tendance à rétrécir ;
- pâlissement des teintures avec le temps ;
- sensible à l'humidité : il développe rapidement des moisissures s'il est mal stocké ;
- se déchire facilement.

Utilisation des fibres
- Fils : le coton est utilisé pour faire des fils mats ou brillants (mercerisés).
- Tissage : le coton est utilisé pour tisser des étoffes très différentes suivant la taille et la torsion des fils employés et d’autre part de leur mode de tissage.
- Bonneterie - Le jersey de coton est employé dans la fabrication de nombreux articles de sous-vêtements, pour les T-shirts, les pulls, etc., pour l’homme, la femme et l’enfant.
- Dentelle - Beaucoup de dentelles et de tulles sont en coton.
- Ouate - La ouate, ou coton ouaté, est une sorte de coton plus fin et plus soyeux que le coton ordinaire et qui sert pour les pansements et la toilette ou à garnir un vêtement, une couverture, etc., entre la doublure et le dessus.
- Passementerie - Le coton est utilisé dans la fabrication des ganses, tresses, galons et franges.

Exemples de tissus - Généralement, on appelle « cotonnades » l'ensemble des tissus réalisés à base de coton :
- calicot (toile servant notamment pour réaliser les banderoles) ;
- chambrai ;
- chintz (toile teinte ou imprimée d’aspect brillant et glacé) ;
- coton à fromage ;
- gabardine ;
- moleskine ;
- organdi et organza ;
- percale ;
- piqué ;
- seersucker ;
- taffetas (toile à l’aspect craquant) ;
- tarlatane ;
- toile de Jouy ;
- tissu éponge (serviettes de bain, gants de toilette, etc.) ;
- vichy ;
- jeans (ou denim), toile de coton à armure de serge ;
- bazin ;
- mousseline (toile très fine et transparente au tombé fluide dû au fait qu’elle est réalisée à partir de fils très retordus) ;
- madras (étoffe de coton et soie à carreaux) ;
- jersey de coton (maille employée pour les T-shirts).

Fibre de lotus - biotextile

par Hanna Ka,


Plante : le Lotus

  • La fleur de Lotus est sacrée en Asie, notamment dans la culture bouddhiste du Cambodge

  • Des vêtements sont tissés de fil de lotus. Au cambodge, une entreprise SAMATOA, s'est spécialisée dans ce domaine : La Lotus Farm de Samatoa. La Lotus Farm a pour objectif de connecter les personnes les plus pauvres du Cambodge avec le marché du luxe, en créant des tissus exclusivement fabriqués « main ».

  • Partie de la plante utilisée : Le tissu est créé à partir des tiges de la fleur de lotus. A l'intérieure de la tige se trouve une trentainte de fibres, douces et soyeuses. La technique de tissage est déjà connue en Birmanie.

  • Le fil de Lotus se présente comme un intermédiaire entre la soie et le lin. Le procédé est précis et fastidieux. La fabrication d’une veste par exemple, nécessite 4 mètres de tissu, soit 12 000 mètres de fibres et 2 mois de travail pour un fileur. Il ne peut être réalisé qu’à la main, ce qui explique la rareté du tissu. 

  • La fabrication ne produit pas de déchet c'est la raison pour laquelle on parle de biotextile

  • Samatoa www.samatoa.com développe aussi le tissage d’autres plantes comme le bananier et le kapok. Et d’autres fibres naturelles, uniques au monde, devraient également voir le jour au fil des années

  • Comment ces parties sont-elles travaillées ?
    "Nettoyer soigneusement les tiges (qui mesurent environ un mètre de long) en frottant vigoureusement leur surface dans de l’eau claire.

lot_nettoyage

 "La fileuse prend cinq tiges, elle entaille l’une de leurs extrémités, les casse, et fait glisser doucement les tiges de façon à en extraire les fibres. Elle enroule ensuite les fibres sur elles-mêmes de façon à obtenir un fil d’un certain diamètre. Elle continue ensuite avec les cinq tiges suivantes, en veillant bien à entremêler les fibres des nouvelles tiges avec celles qui ont été extraites précédemment, de façon à pouvoir obtenir un fil continu. Il est extrêmement important, pour la qualité du tissage, d’obtenir des fils de diamètre régulier. Ce travail, assez difficile, ne peut apparemment pas être mécanisé. Tous les fils doivent donc être filés manuellement." 

lot_filage


Une fileuse produit environ 400 mètres de fil par jour.

lot_fil

Un rouet rudimentaire est ensuite utilisé pour préparer des écheveaux, dont voici quelques échantillons :

lot_echeveaux

Les opérations de teinture et de tissage s’effectuent dans une maison. La teinture est réalisée également de façon artisanale, dans des sceaux contenant de l’eau et le produit tinctorial, dans lesquels sont plongés les écheveaux ou les tissus, chauffés sur des fourneaux rudimentaires utilisant du charbon de bois comme combustible :
lot_teinture

Ci-dessous, des écheveaux de fil teint :
lot_couleurs

Samatoa est surtout connue pour la transformation des fibres de lotus, mais ce dernier n’est pas, et de loin, le seul végétal qui produit des fibres. Samatoa file également des fibres de bananier, de kapokier, etc., et produit même de la soie naturelle (à Battambang).

Ci-dessous, des écheveaux de fils de différentes fibres végétales :

lot_fibres

Les écheveaux servent à confectionner les canettes qui sont placées dans les navettes utilisées pour insérer les fils de chaîne entre les fils de trame sur le métier à tisser. Les tissus peuvent être composés de fils de chaîne en fibres de lotus exclusivement, mais le coût du produit obtenu est alors extrêmement élevé (j’ai vu un foulard en fils de lotus, dont le prix de vente atteignait les 400 dollars ; on parle de 5000 dollars pour une veste en fils de lotus…). Dès lors, les tissus intègrent le plus souvent d’autres fibres. Ci-dessous, un tissu en cours de tissage sur un métier, composé de fils de chaîne de lotus et de soie "
lot_metier

Source textes et images : https://khmerologie.wordpress.com/2016/12/29/samatoa-et-la-fibre-de-lotus/


Consulter la vidéo : 




ces plantes qui nous habillent...inatendus

par Utilisateur supprimé,
Bonjour

J ai vu il a quelques années déjà un défilé de mode avec une robe en.....BOIS!!!!!
J ai donc recherché cette photo sur internet

Annexe robebois3.jpg

Le lin

par Utilisateur supprimé,


La partie utilisée du lin ce sont les fibres qui sont broyées et raclées. On en retire ensuite la partie ligneuse pour la peigner, la filer et enfin la tisser. On obtient ainsi des vêtements, du linge de maison ou de d'ameublement.

Le lin possède des propriétés intéressantes puisqu'il conserve ses qualités au fil du temps, il ne se déforme pas et ne peluche pas. 

De plus, les procédés de fabrication respectent l'environnement. Et ça 'est une excellente nouvelle sachant qu'il est cultivé sur le sol français ! C'est pour cela qu'il est considéré comme une fibre écologique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_(textile)

Lin (Linum grandiflorum), fleur du jardin

https://www.google.com/url?sa=i&url=https%3A%2F%2Fjardinage.lemonde.fr




Teinture naturelle à base d'épluchures d'oignon

par carine libert,

Bonjour, 

j'ai choisi l'oignon pour illustré cette activité.

La teinture à base d'épluchures d'oignons  permet de créer une gamme de couleurs terreuses et dorées pour les tissus en fibres naturelles.

https://dot-to-dot.be/teinture-naturelle-a-base-depluchures-doignon/

Source photo : https://leapilea.com/diy-teinture-naturelle-avec-des-pelures-doignons/

Annexe oignons.jpg
Annexe oignons2.jpg

Le chêne-liège

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi le liège, cette matière que je retrouve chez moi pour différents usages : 

  • pour faire les bouchons de bouteille de vin
  • pour isoler acoustiquement le plancher
  • pour isoler thermiquement les tours de fenêtre
  • pour habiller une petite sacoche/banane que je trouve très jolie! 
  • comme revêtement de parquet, le visuel est très agréable! 

Mais d'ou vient le liège?

Cette matière vient de l'écorce de l'arbre appelé le chêne-liège. Ce dernier est écorcé à partir seulement de la 35ème année, âge à laquelle l'arbre est capable de produire sa première couche de liège. A cette première extraction, dix huit autres années sont nécessaires pour permettre au liège d'acquérir les propriétés utiles à la production de bouchons. Autant dire que c'est un processus qui prend énormément de temps!!

Maintenant parlons des propriétés du liège, c'est un matériaux qui présente une composition souple et imperméable au liquide et au gazcompressible, et présente de formidables propriétés en isolation thermique et acoustique. Il est considéré comme un matériau noble, et permet de réaliser des tissus qui bénéficient de nombreuses qualités : doux, léger, lave facilement, ne se déchire pas, est parfaitement imperméable et résiste bien davantage au effets du temps que le cuir. 

Fabrication du tissus : "Issu de l'écorce du chêne liège, sa fabrication est longue car il doit être séché et transformé en diverses fibres très peu épaisses. Sélectionnées, décapées et montées manuellement l'une après l'autre, ces ensembles de fibres de liège sont conditionnées dans un amalgame d'essences naturelles. La matière est ensuite chauffée à température élevée pour lier les ensembles de fibres les uns aux autres. L'opération est facilitée par la subérine, composante du liège, ce qui rend inutile toute utilisation de liant synthétique."  https://www.autourduliege.fr/caracteristiques-applications-materiau-naturel.html

Chêne-liège, Quercus suber : plantation, culture, entretien

Et si on parlait vannerie, avec le seigle (Secale cereale)

par Elsa Van Hees,

Bonjour,

Avant l'avènement du plastique, la vannerie était utilisée pour confectionner toutes sortes d'accessoires vestimentaires : chapeaux, chaussures, paniers, sacs...

Si le matériel aujourd'hui le plus utilisé en vannerie en France est l'osier, il existe de nombreuses plantes sauvages qui se tissent : ronce, clématite, lierre, cornouiller sanguin, houblon, jonc, typha... sans oublier les céréales, notamment leurs pailles qui sont aussi des matériaux très prisés.

Les pailles sont utilisées dans la technique du spiralée cousu mais également tressées puis assemblées : comme notre bien aimé chapeau de paille !

C'est le cas du seigle par exemple...

Secale cereale est une poacée, cultivée pour son grain mais aussi pour sa paille qui entre dans la fabrication de nombreux objets tels que les ruches, les chaises, les paillassons... mais aussi comme matériau de construction avec les fameux toits de chaumes.

Ces pailles servent aussi à la confection de chapeau, bien connus et utilisés comme protection contre le soleil : aérés, légers, biodégradables et robustes, ils sont un allié de poids chez les amis de la nature qui partent en vadrouille...



Annexe images.jpg
Annexe seigle-162543.jpg

Girardinia diversifolia

par Utilisateur supprimé,

Girardinia diversifolia de la famille des Urticaceae, est une gande ortie qui pousse dans les zone tropicales et subtropicales. 

Elle mesure jusqu'à 3m de haut, est urticante, bien plus que celles que nous connaissons.

De son écorce est prélevé la fibre, utilisée pour fabriquer du tissu en Inde et au Népal.


La photo est tiré du site http://www.hnff.org/what-is-allo.html de l'Himalaya Natural Fibre Foundation, qui  soutient l'économie locale des communautés indigènes par l'exploitation de la fibre d'ortie.

Annexe ortie énorme.jpg

Hévéa, arbre caoutchouc

par Gwenaëlle Le Roux,


HévéaHevea brasiliensisarbre à caoutchouc

C'est un arbre tropical à croissance rapide qui fait l’objet de cultures et de plantations en Amazonie, en Afrique de l’Ouest, et surtout en Asie du Sud-Est, pour son précieux latex qui sera transformé en caoutchouc.
Une incision, dite saignée, de l’écorce coupe les vaisseaux laticifères et permet de libérer le latex, qui sort par réaction, pour se protéger de la blessure.
Le terme caoutchouc vient du mot amérindien cahutchu qui signifie bois qui pleure.

Et ce caoutchouc est utilisé pour certaines semelles de chaussures ou nos bottes de pluies.

Textile de chanvre

par Anne-Claire Vonnez Marti,

J'ai choisi le chanvre car je porte certains vêtements fabriqué à base de cette plante, sans connaître le processus de transformation de la plante au textile.

Ce sont les fibres de la tige qui sont utilisées. Certaines variétés sont plus fibreuses et donc plus favorables à leur utilisation pour le textile. J'ai appris que la culture de chanvre à textile est pratiquée en Europe, notamment au Royaume-Uni.

Les tiges du chanvre, une fois récoltées, font l'objet de plusieurs traitements, relativement complexes, pour extraire les fibres de la tige, puis afin d'en améliorer les caractéristiques, notamment d'atténuer sa rugosité.


Source d'information: https://sensiseeds.com/fr/blog/textiles-de-chanvre-101-et-comment-ils-sont-fabriques/

Source photo: https://www.infoflora.ch/fr/flore/cannabis-sativa.html


Annexe Cannabis Sativa L. (chanvre).jpg

Lin (Linum usitatissimum)

par pierre paillous,

le Lin cultivé (Linum usitatissimum) sert à fabriquer l 'étoffe du même nom à partir des fibres de la plante. Ces fibres sont extraites des tiges par macération (rouissage). Les fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse,  puis elles sont peignées pour pouvoir être filées et enfin tissées pour obtenir une toile. Celle -ci sert à la fabrication de vêtements, de linge de maison ou de tissus d'ameublement.

Annexe Lin (Linum usitatissimum).jpg

Thé - Camellia sinensis

par Emilie Watine,

L'arbre à thé, théier ou Camellia sinensis, n'est pas seulement une plante d'infusion, c'est aussi une teinture naturelle végétale ! Celle-ci peut être réalisée à partir des feuilles séchées qu'on retrouve en sachet, en particulier de thé noir.

Merci Wikipédia pour l'image ci dessous.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ier

Afficher l’image source

Chanvre (cannabis sativa)

par Utilisateur supprimé,

Le Chanvre est la matière la plus écologique du marché du textile. Il est très doux, mais aussi très résistant, a un haut pouvoir d’absorption et c'est un très bon isolant. Par contre, il n'est pas très élastique, n'est pas facile à travailler et le processus de fabrication est assez long.


On fauche d'abord les tiges de chanvre sur environ 40 cm pour les disposer en tas a mi hauteur. Ensuite, l'alternance de soleil et pluie  permet d'éliminer les pectines néfastes pour la conservation de la fibre. Lorsqu'elle atteint le taux d'humidité permettant le défibrage sans pectine, celle-ci est ramassée et pressée en balles cubiques. Enfin décompactée elle est séparée es deux produits, la fibre et la moelle. c'est cette fibre qui est utilisée dans la fabrication de textile.



Les plantes m'habillent Esperanza Estaun

par Maria Esperanza Estaun Diaz de Villegas,

T-shirts, robes et pashminas en lin

LE LINUN  (linum usitatissinum)

Le lin textile est la fibre de la plante de lin, Linum usitatissimum, à partir de laquelle sont produits des fils et des tissus pour l'habillement. La plante est connue sous le nom de lin, de lin commun ou de graine de lin, bien que son nom scientifique soit Linum usitatissimum1, de la famille des Linaceae. Le travail nécessaire pour transformer la plante en tissu de lin est très ardu, mais les vêtements fabriqués à partir de cette matière peuvent absorber jusqu'à 20 % d'eau sans être humides, car ils sont principalement composés de cellulose. Ce sont des vêtements très frais, car ils absorbent très bien la chaleur. Il est hygroscopique, c'est-à-dire qu'il absorbe bien la sueur sans coller au corps et qu'il évapore l'eau rapidement, ce qui lui donne l'impression d'être un vêtement froid. Il est plus résistant que le coton, mais il n'est pas élastique, ce qui le fait se casser aux endroits où il est plié et se froisse facilement. Ce matériau ne permet pas aux bactéries de se développer, il est donc utilisé pour fabriquer l'intérieur des chaussures. C'est un matériau de prédilection pour la fabrication des peintures en raison de sa dureté et de sa durabilité2.





















LE LINUN  (linum usitatissinum)


Le lin textile est la fibre de la plante de lin, Linum usitatissimum, à partir de laquelle sont produits des fils et des tissus pour l'habillement. La plante est connue sous le nom de lin, de lin commun ou de graine de lin, bien que son nom scientifique soit Linum usitatissimum1, de la famille des Linaceae. Le travail nécessaire pour transformer la plante en tissu de lin est très ardu, mais les vêtements fabriqués à partir de cette matière peuvent absorber jusqu'à 20 % d'eau sans être humides, car ils sont principalement composés de cellulose. Ce sont des vêtements très frais, car ils absorbent très bien la chaleur. Il est hygroscopique, c'est-à-dire qu'il absorbe bien la sueur sans coller au corps et qu'il évapore l'eau rapidement, ce qui lui donne l'impression d'être un vêtement froid. Il est plus résistant que le coton, mais il n'est pas élastique, ce qui le fait se casser aux endroits où il est plié et se froisse facilement. Ce matériau ne permet pas aux bactéries de se développer, il est donc utilisé pour fabriquer l'intérieur des chaussures. C'est un matériau de prédilection pour la fabrication des peintures en raison de sa dureté et de sa durabilité2.


Chemise 100% coton

par Agnès Laencina,

Je n'ai rien trouvé d'autre avec une étiquette dans ma garde-robe qu'une chemise rose rayée de blanc. Elle est exclusivement faite de coton. Le coton provient d'arbustes  que l'on nomme cotonniers qui comprend plusieurs espèces différentes qui ne produisent pas toutes du coton. 

Gossypium hirsutum, aussi appelé Coton mexicain est une espèce de plantes de la famille des Malvaceae. C'est un cotonnier « véritable » du genre Gossypium.

C'est l'espèce de cotonnier la plus largement cultivée aux États-Unis. Elle constitue également environ 90 % de la production mondiale de coton.

Des traces archéologiques trouvées au Mexique montrent que la culture de cette espèce date d'au moins 7000 ans. C'est la plus ancienne preuve de culture du coton sur Terre.

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines de coton qui sont dans des capsules qui éclatent quand arrivées maturité. Cette fibre est exclusivement faite de cellulose. Sa culture intensive est très  consommatrice d'eau, d'engrais et de pesticides.

Chanvre/ cannabis sativa

par Utilisateur supprimé,

chanvre

La partie utilisée de la plante est la fibre, bien que d'autres utilisation du chanvre hors textile utilisent d'autres parties de la plante.
En textile, la fibre est transformée en fil qui est ensuite tissé.  Le chanvre a beaucoup été utilisé auparavant pour réaliser des cordes solides utile dans le domaine de la navigation.





Isatis tinctoria

par Utilisateur supprimé,

Le pastel des teinturiers, dont on tirait un beau bleu d'azur. Il est en fleurs en ce moment dans le Midi,en bordure de routes qu'il illumine de sa belle couleur jaune. Soleil et pleine lumière.

Elle est à l'origine de l'expression "pays de Cocagne". (Photo Wikipédia)

Annexe Isatis_tinctoria_Wikipedia.jpg

Lin politique

par Marie Greget,

Ouais, le lin, tout le monde est à fond dessus, cultivé in la France, vêtement made in la France !... et pourtant :c

Vous trouverez en cliquant sur

un épisode de Products, des vignettes de la chaîne Arte : pendant quelques minutes, vous suivez le trajet d'un produit, de sa matière première à son utilisation, en moins de cinq minutes. La vidéo est très courte et la réalisation est top, cliquez !

Attention, spoil ci-dessous :

La France produit 75 % de la production mondiale de lin grâce au climat et au savoir-faire des cultivateurs et de teilleurs (merci wikipédia). Le voyage de notre fibre de lin commence dans un champ français, continue dans des usines de teillage à quelques kilomètres, avant qu'une ellipse temporelle ne l'emporte plus de 9000 km plus loin, en Chine. Mais pourquoi là-bas ?

D'abord parce que le marché s'y développe ; les classes aisées s'enrichissent et profitent de l'ouverture des marchés internationaux pour chercher des produits de luxe (en France, le vin, les spiritueux, la mode etc. par exemple). Il semble que la Chine, malgré son immense territoire, n'ait pas trouvé de climat idéal pour sa culture, et vient donc se fournir en France.

La concurrence sur le transport y joue aussi : dans cet article de Libé Didier Lamerant, patron d'une linière, explique : «Un container au départ du Neubourg pour Dalian coûte 40 % moins cher qu'un camion pour aller à Milan...». Les armateurs ne veulent pas repartir à vide vers la Chine et don cassent leurs prix.

D'autre part, la main d'œuvre coûte une misère en Chine, et de plus - attention ceci est pure spéculation de ma part - les normes y sont autrement plus souples que celles en France quant aux conditions de travail. Moins cher, plus rapide, mais avec plus d'accidents et de produits chimiques... (deux autres exemples : les coquilles St-Jacques françaises lavées en Chine avant de revenir au pays, et le sablage des jeans en Tunisie, technique interdite en France qui détruit la santé des travailleurs...)

Le marché chinois ne garde pourtant pas toute cette fibre pour lui : après un petit tour en usine, le lin revient en France, trié, tissé, nettoyé, prêt à découper ; il passe entre des mains compétentes qui nous vendent un vêtement de vraie qualité, de la matière première jusqu'à la finition.

En 2019, le kilo de fibre longue s'est vendu à 3€60 contre 1€90 l'année précédente. La veste de la vidéo est vendue à 110 euros et pèse 250g.

Que payons-nous au final, lorsque nous achetons ce beau vêtement de créateur.rice ? Les agriculteur.rices ? Le transport ? La main d'œuvre chinoise ? Les produits et les machines ? Le dessin du vêtement ? La fabrication française ? Les taxes et les charges sociales ?

Bien sûr cette réflexion fonctionne en vase clos ; il faudrait extrapoler pour avoir la vraie mesure des choses : quid du coton, qui demande tant d'eau, dont la culture s'étend sur des kilomètres carrés et détruit la biodiversité ? et des synthétiques, des dérivés du pétrole qui laissent partir des minuscules bouts de plastique qui ne seront pas filtrés, à chaque lavage en machine ?

Une des solutions reste la friperie. Mais j'ai bien conscience que tout le monde n'y a pas accès pour des raisons très différentes c:

Le lin cultivé

par Utilisateur supprimé,

Bonjour, j'ai choisi de vous parler du lin cultivé pour le textile ou Linum usitatissimum. On la cultive depuis des dizaines de milliers d'années pour faire une étoffe qui s'obtient par macération des tiges (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, ceci afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

De nos jours, cette toile sert à la fabrication de vêtements, de linge de maison ou de tissus d'ameublement


Annexe 1200px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg

Souci - Calendula

par Utilisateur supprimé,

J'ai toujours aimé cette fleur simple, un peu rustique, qui égaie les jardins même en hiver dans les emplacements ensoleillés du sud. La fleur se consomme, et je lui connaissais des propriétés médicinales, mais je découvre avec ce MOOC son utilisation comme plante tinctoriale ! Ce sont les pétales qui sont utilisés pour obtenir des teintures par décoction, donnant un éventail de couleurs qui comme les fleurs, vont du jaune pâle au orange.

Le calendula officinalis (en photo ci-dessous) est une jolie fleur orange vif, mais il existe d'autres variétés, dont certaines offrent de beaux dégradés dans les tons jaunes crème et orangés-bruns.


Annexe Calendula-Flower-1.jpg

Les plantes m'habillent

par céline coursier,
J'ai sélectionné le chêne.

On va utiliser l'écorce de l'arbre pour effectuer des teintures, qui vont être d'un bleu noir corbeau en le mélangeant avec du sel de fer. 

boucle d'oreille fait avec "Capim Dourado" Brèsilien

par Clara de Lacerda,

Capim dourado

L'Or végétal (Capim dourado) est une espèce d'herbe Eriocaulaceae (Syngonanthus nitens Ruhland) qui existe dans la région du Jalapão, état du Tocantins, au Brésil. Sa principale caractéristique est sa couleur dorée qui lui a donné son nom commun en portugais "Capim Dourado", qui signifie "herbe dorée". 

Il est utilisé pour faire de l'artisanat et des objéts de beauté.

Chanvre

par Muriel Lenfant,

Chanvre Cannabis sativa L.

La partie utilisée est la tige.

Les avantages textiles : anti-bactériens, résistants et écologiques (pas d’apport de produits chimiques dans sa croissance et son traitement, nécessite peu d'eau).

On peut produire des t-shirts, chaussettes.

Traitement plus ou moins fastidieux pour obtenir le textile : rouissage (processus de pourrissement), décorticage de la fibre, extraction de la lignine, filage.

voir plus d'explication : https://sensiseeds.com/fr/blog/textiles-de-chanvre-101-et-comment-ils-sont-fabriques/

Le tapa polysésien

par Cyrille Calatayud,

Le tapa est le nom donné aux étoffes faites à partir d’écorce battue en Polynésie.

L'écorce de l'arbre à pain (Artocarpus altilis, un arbre de la famille des Moracées) permet d’obtenir du tapa blanc cassé.

C’est l’écorce des jeunes branches qui est utilisée. Quand l'écorce est détachée des branches, il fait la faire tremper, puis la racler et la battre sur une enclume en pierre ou en bois dur avec un battoir en bois de aito (l’arbre de fer). Chaque face est rainurée différemment, des plus grosses rainures aux plus fines.

Aujourd'hui, le tapa n'est plus utilisé pour l'habillement mais plutôt pour la décoration.

Pour avoir encore plus d'infos, vous pouvez aller voir ce site : http://www.adaa-ase.com/documents/le-tapa-traditions-savoirs-methodes.pdf


Annexe arbre à pain.jfif

YUCCA

par Utilisateur supprimé,

Les fibres de yucca sont utilisés pour des tissages grossiers comme des sacs, tapis, ou des cordages.

L'extraction de la cellulose issue du yucca est aussi recherchée par les industriels.

En ce qui concerne ceux de mon jardin, ils poussent à une croissance lente mais se plaise en Sologne.

Le Yucca est une plante tropicale qui s'adapte plutôt bien dans notre région s'il est exposé au soleil dans un jardin sec avec peu d'arrosage.

Il existe une cinquantaines de variétés de cette plante vivace, dans toutes les régions du globe, du climat tropical, subtropical, méditerranéen, et voir même tempéré.




Annexe IMG_2797.jpg

Le lin est à la mode!

par Claudia Zels,

Bonjour,

le lin cultivé (Linum usitatissimum) a fait son grand retour à l'industrie de la mode depuis quelques années. Nous pouvons en fait utiliser deux parties de la plante: les graines pour la consommation, et les fibres (issues de la tige) pour le secteur textile, que je décris ici. 

Les fibres de lin sont appréciées pour leur solidité et grande résistance, pour leur pouvoir de l'absorption de l'humidité. Ils peuvent être mélangées avec de la soie, du cachemire, de la laine, de la viscose...

Après leur arrachage, les pailles de lin disposées au champ, subissent le rouissage. Cette étape détermine en grande partie la qualité du lin et correspond à l’action des microorganismes du sol (champignons, bactéries) sur les tiges. 

Ensuite, le lin passe au teillage, une opération mécanique par des machines spécifiques qui s’exerce sur les tiges de lin rouies, pour en extraire les fibres. Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes. Les pailles sont ensuite broyées, battues et nettoyées, pour obtenir des fibres homogènes. Ce lin teillé passe ensuite au peignage et à la filature. 

Fibreux et oléagineux, le lin fibre est une matière première renouvelable, donc écologique, et offre à la fin toute une palette de produits : fibres longues, étoupes, anas, graines, poussières, qui se prêtent à une large gamme de produits. Intéressant à savoir: la France produit 75% du lin mondial!

Source: Wikipédia (Article complet: https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9#La_production_de_lin_fibre)




Annexe 810px-Lin_en_fleur.jpg

Le lierre HEDERA HELIX

par Utilisateur supprimé,

Pour ma part et en cette période de confinement j'ai choisi de parler du lierre car je viens d'apprendre qu'il pouvait être utilisé pour couvrir les cheveux blanc , il suffit de faire bouillir  100gr de feuilles fraîches de lierre dans 1/2 litre d'eau , laisser refroidir et conserver 48h au frais, s'en servir comme eau de rinçage après schampoing. Je n'ai pas encore essayé mais je compte bien le faire. 

Du coup j'ai poussé plus loin ma curiosité pour ce forum et j'apprends qu'il peut être utilisé comme teinture textile donnant un vert jaune mais qu'il peut aussi être utilisé pour raviver les vêtements de couleur noire .voici la recette trouvée sur internet: faire bouillir pendant 10minutes 12 feuilles de lierre dans 1l d'eau , filtrer la décoction et utiliser comme eau de rinçage dans le compartiment adapté de la machine à laver. Il a un pouvoir fixateur 

À essayer !!!!

tissus de lin

par Utilisateur supprimé,

Les Territoires du Lin

Les lins textiles sont cultivés sous des climats tempérés et humides. En Europe, ils sont localisés sur le littoral de la Baltique, de la mer du Nord et de la Manche.
En France, ils se trouvent surtout :

  • Dans la région du Nord, principalement dans le Pas-de-Calais et les Flandres ;

  • En Normandie, dans les départements de Seine-Maritime, Eure et Calvados ;

  • En Picardie, dans la Somme et dans l’Oise ;

  • Au Nord de l’Ile de France, notamment en Seine-et-Marne.tissus de linchamp de lin

La France est le premier producteur européen et mondial en terme de tonnage avec une forte productivité.

Une culture de lin est susceptible d’évaporer, durant ses 100 ou 120 jours de végétation, une quantité d’eau correspondant à une chute de pluie de 700 mm. Il lui faut donc des terres arrosées, profondes, à de bonnes réserves hydriques. Ces terres ne doivent pas être trop sablonneuses, toutefois, elles ne doivent pas être trop argileuses, car la levée serait alors difficile. Les sols silico-argileux de consistance moyenne, les terres fraîches pourvues en humus, profondes et perméables, donnent des filasses abondantes et de qualité.


Isatis tinctoria BRASSICACEAE

par christine granet,

Isatis tinctoria -  Pastel (pastel des teinturiers).

On utilise les feuilles qui donnent une couleur bleu. Supplantée par l'indigo venu de l'Inde (indigotier), l’utilisation et la culture de cette plante est remise en valeur depuis quelques années (entreprise bleu de Lectoure).feuilles de pastelIsatis tinctoria

Le chanvre et ses multiples usages

par Béatrice Dumas,

Le chanvre est une plante très largement utilisée dans l'industrie (tissu, cosmétique, isolation, huile, combustible, biocarburant, papèterie, alimentation humaine et animale, médicaments, etc.)

Dans l'industrie textile c'est sa fibre extraite de la tige qui est largement utilisée. "Les fibres les plus travaillées sont issues de la partie périphérique de la tige" (source: Wikipédia)

le lin

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

j'ai choisi le lin,   Linum sp., famille des Linaceae, qui est une plante herbacée annuelle de régions tempérées,  à fleurs bleues. Ce qui me semble intéressant est que tout peut être utilisé dans cette plante: une fois arrachées et séchés, les fibres de la plante sont récupérées pour faire du tissu, très agréable à porter, tandis que la paille servira de litière pour les animaux ou encore de paillis. L'huile extraite des graines de lin a des propriétés siccatives, je m'en  sert  pour entretenir le mobilier d'extérieur en bois. Il est a priori aussi possible de consommer l 'huile de lin, elle est très riche en oméga 3.


Annexe lin-fleurs2.jpg

Le Sisal

par Sylvie Goffinet-Lépine,

De son vrai nom, Agave Sisalena. Originaire de de l'est du Mexique, la fibre de ses feuilles est très résistante et est utilisée pour la fabrication de cordage, de tapis et de tissus épais.
Le Sisal est cultivé dans de nombreux pays dont l'Afrique du Sud, Angola, Brésil, Chine, Cuba, Haïti, Indonésie, Kenya, Madagascar, Mozambique, Mexique, Tanzanie et Thaïlande.

Elle s’accommode de la plupart des types de sols saufs ceux les sols argileux, très salins et humides. Sa culture est relativement simple car elle résiste bien aux maladies et nécessite comparativement peu d’intrants.

source : wikipédia et http://www.fao.org/economic/futurefibres/fibres/sisal/fr/


Description de cette image, également commentée ci-après

Le coquelicot

par Utilisateur supprimé,

Petite, je m'amusait à écrire des messages "indélébiles" avec le latex contenu dans la tige des coquelicots (Papaver roheas). C'est une substance très résistante, qui tâche facilement les vêtements (au grand dam de mes parents). Je ne crois pas qu'elle soit utilisée par ailleurs dans l'industrie textile, ou autre

Chanvre

par Chloé Thébault,

Le chanvre (Cannabis sativa) est utilisé dans le domaine du textile. Après rouissage des tiges, la paille du chanvre cultivé donne la fibre qui est à la périphérie de la plante, une fois cardée devient la laine de chanvre ou chanvre tout court. La partie centrale ou moelle de la plante est nommée chènevotte.

Le chanvre est au départ une espèce dioïque, c'est à dire possédant des plants mâles et des plants femelles différents. Il comprend, à des degrés divers, une molécule, le tétrahydrocannabinol (THC) qui est également un composant de la variété cannabis.

Depuis les années 1960, l'INRA et la Fédération nationale des producteurs de chanvre mettent au point des cultivars monoïdes, disposant sur le même pied des fleurs mâles et femelles, à faible teneur en THC (inférieure à 0,2%), permettant ainsi sa culture légale et son utilisation industrielle.

Voici un lien vers le site de l'association Lin et Chanvre en Bretagne créée afin de valoriser ces deux filières : https://linchanvrebretagne.org/lin-chanvre-bretagne_lin-et-chanvre-aujourd-hui_les-plantes.htm#


Achiote ou Bixa Orellana

par Axel Pfyffer,

Voici une plante très utilisée en Amérique latine comme teinture corporelle dans la culture maya, aztèque et autres. Les graines sont principalement utilisées pour fabriquer un condiment de couleur rouge/jaune. Il est souvent utilisé dans la gatronomie de ces régions pour aromatiser ou simplement colorer ces plats. L´huile obtenu peut aussi être utilisée pour la composition de cosmétiques  ou peut ètre appliqué pour restructurer les cheveux.
https://www.google.com/search?q=achiote&sxsrf=ALeKk00atMY4m7H27P6Sg-QqOCu8NVIcgA:1587730178017&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=2ahUKEwioz4nqg4HpAhXBDGMBHUxfBOwQ_AUoAXoECBsQAw&biw=1366&bih=608
https://es.wikipedia.org/wiki/Bixa_orellana#Aceite_de_achiote

Bleu Indigo

par Utilisateur supprimé,

Ma mère est une professionnelle des techniques de teinture à base de matériaux naturelles, et ces dernières années elle pratique énormément le bleu indigo. Cette couleur est extraite notamment des feuilles de l'indigotier (Indigofera sp) et donne une couleur bleue violette allant du très clair au presque noir. Photo d'une exposition des arts africains indigo et bogolan

Je ne connais pas les procédés exactes d'extraction naturelle de la couleur, mais je sais qu'elle est encore très pratiquée en Asie (Japon, Thaïlande, Inde...). Je vous mets une vidéo illustrant la préparation des feuilles :

https://www.buaisou-i.com/videos


L'indigo qui colore en bleu

par JACQUELINE CAMY-PEYRET,

L’indigotier, Indigo des teinturiers Indigofera tinctoria famille de fabacées

Arbuste des régions chaudes tropicales et tempérées de l’Asie, de L’Amérique et de l’Afrique.

Ce sont les feuilles qui sont utilisées pour la préparation de la teinture indigo
Annexe indigotier.jpg

Le faux safran

par Karen Berthoud,

Le Carthame des teinturiers, le faux Safran, Safran bâtard,

Les fleurs séchées sont utilisées comme colorant permettant l'obtention d'une teinture allant de jaune au rouge utilisée dans les préparations cosmétiques et l'industrie textile (teinture pour les vêtements des moins bouddhistes). Parmi les substances tinctoriales que renferment les fleurs de Carthame on cite la carthamone, la carthamine ou acide carthamique (peu soluble dans l'eau, mais altérable par la chaleur et certains réactifs. Plus d'information, sur ce lien :

http://www.aly-abbara.com/museum/photographie/Asteraceae/Carthame-teinturiers/Carthamus-tinctorius-02.html

Safran sec alimentaire

Linum usitatissimum

par Olivier Le Monnier,

Le lin cultivé subit de nombreuses transformation avant de devenir une fibre textile : rouissage, retournage, enroulage, teillage et finalement peignage et filature.

Annexe Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg

La callune - teinture

par Utilisateur supprimé,

Dans mes vêtements, à part une chemise en coton... pas grand chose.

J'ai donc choisi une plante abondante dans les montagnes voisines... même si nous ne sommes pas à l'époque de sa floraison... J'ai cherché sa photo dans mes archives... en vain. J'emprunte donc une photo de Mathieu Menand (dans les illustrations de eFlore.)

La callune est une plante tinctoriale grâce à la présence de flavonoïdes et de tanins. Je découvre que ses fleurs rose-violet peuvent donner une couleur jaune vif; ses rameaux une couleur allant du jaune doré au roux, les jeunes pousses un ton olivâtre, jaune-bronze...

Informations trouvées ici :

https://www.sante-nature-science.com/callune-une-plante-tinctoriale-a-part-entiere/

https://www.promessedefleurs.com/conseil-plantes-jardin/ficheconseil/plantes-tinctoriales-teintures-vegetales

Annexe Callune.png

La fibre de l'ortie pour fabriquer vêtement, fils, cordes, papier!

par Utilisateur supprimé,

Petite histoire de l'ortie et du textile



L’utilisation textile de l’Ortie fait surtout référence à la Ramie (Urtica utilis) ou à l’Ortie de Chine (Urtica nivea, ci-dessous), dépourvues de poils urticants, dont l’utilisation dans ce domaine est très répandue et remonte à fort fort longtemps puisque les Égyptiens s’en servaient pour embaumer leurs morts. 

En Europe, la culture de l’Ortie, même dioïque, pour l’usage textile était déjà répandue au néolithique. 

Au Moyen-âge, l’Ortie était utilisée pour vêtir les paysans mais aussi pour fabriquer des cordages et des fils.

L’industrie textile de l’Ortie connut son apogée en Allemagne et dans quelques régions françaises, notamment à Angers où l’on fabriquait une toile de très bonne qualité entre le XVème et le XVIIème siècle, avant de décliner mais sans jamais disparaître totalement.

Le déclin de l’usage textile de l’Ortie est lié à la difficulté d’obtention de sa fibre qui n’est pas entièrement mécanisable, au coût de la main d’œuvre,  ainsi qu’au faible rendement de la plante en fibres.

Et si le coton a supplanté la plupart des autres fibres textiles végétales dans le monde, en Himalaya, l’usage d’une Ortie locale (Urtica parviflora) pour fabriquer des cordages, des tissus et du papier a perduré jusqu’à nos jours.

L'ortie grâce à sa chlorophylle est aussi un colorant naturel:


Quelle joie de découvrir tant de choses merci pour vos partages

A bientôt pour

Le pastel des teinturiers

par Annie Mengual,

Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une espèce de plantes herbacées bisannuelles, de la famille des Brassicaceae, qui pousse à l'état sauvage en Europe du Sud-Est ainsi qu'en Asie Centrale et en Asie du Sud-Ouest1. Nommée waide en Picardie, vouède2 en Normandie et wedde dans le Nord, elle est connue aussi sous les noms vernaculaires3 d'Herbe de saint PhilippeVarèdeHerbe du Lauragais

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C’est une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel.

Vêtements actuels teints avec le pastel:

                            .  Résultat de recherche d'images pour "vêtements teints avec pastel"   .   

teinture d orties

par Utilisateur supprimé,

De nombreuses plantes permettent de teindre les tissus. Une plante que l'on trouve partout en France, en grande quantité, l'ortie. L'ortie donne une couleur verte à votre tissu. Pour cela on utilise ses feuilles.

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L'agave

par Utilisateur supprimé,

L'agave qui habillent les amérindiens

Depuis le début des temps, les gens ont porté des plantes que des vêtements - comme les feuilles de figuier porté par Adam et Eve dans le jardin d'Eden. Les gens de partout dans le monde utilisent les plantes indigènes de leur région pour la production de nombreux éléments essentiels de leur vie. Plusieurs plantes indigènes, en Arizona, fournissent fibres appropriées pour la confection de vêtements et d'accessoires vestimentaires.

Agaves

Environ 200 espèces d'agaves poussent tout au long de l'état de l'Arizona. Une espèce nommée Agave sisalana ou une usine de siècle, contient des fibres longitudinales dans le sisal plante appelée, aussi connu comme le chanvre, mais à ne pas confondre avec du chanvre de la plante de cannabis sativa. Les Amérindiens au long de l'état d'Arizona utilisent le sisal pour la production de vêtements et de tapis.

http://www.handpuzzles.com/plantes-arizona-utilise-pour-faire-des-vetements/



Annexe agave.jpg

Les plantes m'habillent

par Utilisateur supprimé,

Certains textiles sont faits en chanvre: on utilise la fibre, c'est-à-dire l'extérieur de la tige du chanvre, un matériau très résistant.

En photo, mon pull fleuri. De roses?

Annexe 94422761_1120870554937934_8644818054930235392_n.jpg

L'Ananas

par Stéphanie VALTRE,

Nom : Ananas

Genre : Broméliceae

Partie utilisée : les feuilles

Les fibres sont extraites des feuilles afin d'en faire un cuir végétal nommé le pinatex. Il remplace le cuir animal dans tous les domaines : chaussures, petits objets type portefeuille, les vêtements, les bijoux. Les fibres extraites peuvent se teindre.

th?id=OIP.fTmtJXByZCJFacrNEdpo7AHaE8&pid=Api

Le chanvre

par Frédérique Plantevin,

Bonjour,

La plante que j'ai choisi de vous présenter est le chanvre. Toutes les parties sont utilisées mais je vais vous parler de la partie qui permet de fabriquer des vêtements, des cordages, des torchons, rideaux, etc ...

Il s'agit de la partie extérieure de la tige appelée fibre ou filasse. On sépare la fibre de le chènevotte (partie centrale de la fibre) par défibrage.

Cette partie de la plante a comme propriétés de résister à la chaleur, à la lumière, à l'humidité et aux insectes. Elle est très utilisée en navigation (voiles, cordages) car ses fibres sont extrêmement résistantes à la traction (étirement).

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Le lin : linum usitatissimum

par Utilisateur supprimé,

Le lin cultivé est une espèce de plante dicitylédone de la famille des Linaceae, c'est une plante herbacée annuelle cultivée à la fois pour ses fibres textiles mais aussi pour s

L'étoffe s'obtient par macération des tiges de lin, on nomme cette opération le rouissage, cela permet d'extraire les fibres, celles-ci sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse, c'est le teillage. Ensuite, elles sont peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

Tous les restes sont aujourd'hui valorisés : pâte à papier, paillettes et huile.

La fiche eFlore : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-39487-synthese 

Annexe 435px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg
Annexe lin.jpg

Le pastel

par Utilisateur supprimé,

Habitant Toulouse, j'étais obligée de parler du pastel (Isatis tinctoria), dont on utilise les feuilles pour fabriquer de la teinture bleue.


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Le pastel, s'il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé.


Annexe isatis-tinctoria.jpg

le jute, une fibre moderne et solidaire

par Utilisateur supprimé,

Allez comprendre pourquoi quand j'ai cherché dans ma tête une fibre textile utilisée dans la confection de vêtements, j'ai pensé "toile de jute"? oui, franchement cela évoque plutôt le sac à patates. Eh bien, renseignements pris, ce n'est plus tout à fait vrai et le jute fait un grand retour en raison de ses vertus écologiques.Le jute nommé "fibre d'or" ou chanvre du Bengale est issu de la culture de deux plantes herbacées du genre Corchorus de la famille des Malvaceae Corchorus capsularis ou jute blanc et Corchorus olitorius   ou jute rouge. C'est une plante herbacée de 3 à 4 m de haut et 3 cm de diamètre. Elle exige un climat chaud et humide ce qui explique sa culture dans les terres tropicales à faible altitude ( le Bengladesh et l'Inde sont à l'origine de 90 % de la production). Elle ne nécessite que peu d'engrais et pesticides. C'est la deuxième plante cultivée après le coton .C'est la périphérie de la tige qui est riche en fibres composées de cellulose végétale et de lignine. le "rouissage consiste à séparer les fibres de la tige.Doté de caractéristiques écologiques, biodégradable, capable de donner du travail à une population pauvre, le jute apparait aujourd'hui comme une alternative intéressante aux fibres synthétiques. (Sources texte Wedressefair, fao.org- photo Wikipedia)

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Pour changer !

par Stéphanie Scoffier,

De mon côté voici mes trouvailles :

- Cisal du Mexique pour les tapis et chapeaux 

- pour les teintures : bleu de gentiane et feuilles de chou

- pour les oreillers : linaigrette

Belle journée à tous !

Pastel des teinturiers

par Utilisateur supprimé,

Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une espèce de plante herbacée bisanuelle, de la famille des Brassicaceae.

Le centre d'origine d'Isatis tinctoria est en Asie Centrale. Elle a été répandue par la culture dans toute l'Europe, particulièrement en Europe occidentale et méridionale depuis des temps très reculés.

Elle croît sur sols secs à assez secs, dans les friches, les bords de chemins, sur les dalles rocheuses, sur les rochers et les pelouses méditerranéennes.

Utilisée comme plante tinctoriale par les Grecs et les Romains des l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Age et de la Renaissance , en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis par les colorants de synthèse.

Depuis quelques années, la culture et l'utilisation tinctoriale du pastel on été repris dans certaines régions de France.

Liens pour en savoir plus :

http://www.lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/PASTEL/PASTEL01.htm

https://www.tela-botanica.org/2016/04/article7441/

https://www.bleu-de-lectoure.com/


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L'ortie - urtica

par Helene Morais,

Bonjour,

J'ai découvert sur ce lien que l'ortie peut servir à la fabrication de textile. Encore une vertue pour cette plante extraordinaire, que j'utilise régulièrement en cuisine et pour jardiner!

C'est la tige de l'ortie qui est utilisé pour la fabrication de textile. on fabriquait autrefois cordes et toiles.

Elle sert aujourd'hui à fabriquer des vêtements. La fibre d'ortie  est thermo-régulante, elle conserve la chaleur en hiver et garde la fraîcheur en l'été.

https://www.gralon.net/articles/materiel-et-consommables/materiels-industriels/article-l-ortie---une-fibre-textile-ecologique-4757.htm

https://www.natural-ethics.fr/



Le Lin : Linum usitatissimum

par Cora-Line Fumey,

Image issue de wikipedia
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ef/Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg/1200px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg

Je n'en ai pas beaucoup mais j'adore porter du lin, surtout au beau jours, je trouve que c'est une matière agréable a porter et respirante .
c'est une dicotylédones de la famille des Linaceae . c'est une plante herbacée dont plusieurs partie sont utilisées, les graines servent a faire une huile très riche en oméga 3 .
elle fut utilisée dès le néolithique dans le croissant fertile.
toute la plante est valorisée de manière différente , ce qui en fait une plante multifonction ( avec un produits et des sous-produits) même si il y a des variétés dont la culture principale est la fibre et d'autres la graine pour en faire des graines consommées par l'humain ou de l'huile .
La fibre est extraite des tige qui sont "mures" en 120 jours, les plantes sont alors arrachées et laissées au sol en andain, pour permettre une action enzymatique des microorganismes du sol facilitant l’extraction des fibres . cela s’appelle le rouissage, le tout étant de ne pas laisser trop longtemps les pailles au sol pour éviter que les fibres soient endommagées, il y a un vrai équilibre a trouver et cela caractérisera la qualité de la fibre .
Le teillage est le procédé mécanique qui permet de séparer les grains,  l'épiderme (sous forme de poussière) de la partie ligneuse ( sous forme de fragments appelés anas) des fibres courtes peu résistantes ( étoupes) des fibres longues  (filasse) . avec lesquelles on fait du fil a partir duquel sont fabriqués les vêtements !

Teinture végétale: pelures d'oignons rouges

par Jacqueline Fouron,

Photo du site web fr.wikipedia.org/wiki/Oignon

Oignon rouge Allium cepa Fam. Amarillidacées (classification APG), Fam. Liliacées (classification Cronquist)

Originaire d'Asie, cultivé depuis plus de 5000 ans

Références web: www.allnaturaldyeing.com , Onglet "Natural colors" donne pour chaque couleur la liste des différents végétaux qui permettent de l'obtenir ainsi que la partie utilisée pour chacun. Les pelures d'oignons rouges donnent du vert.

https://www.kyraskitchen.com/dyeing-fabric-botanically-using-redonion-skins/

L'avantage de la pelure d'oignon est que ça ne nécessite pas de mordant; tout ce qu'il faut c'est de l'eau et les pelures. Le site web ci-dessus donne en détails le processus à suivre.


Annexe 440px-ARS_red_onion.jpg

Épilobe hirsute

par Lise LONCKE,

L'épilobe hirsute ou épilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum), que l'on rencontre fréquemment le long de nos fossés ou chemins de campagne, a servi jadis (sans succès...) à remplacer le coton, ce qui ce conçoit lorsque l'on observe ses graines duveteuses.

Elles portent en effet des soies particulièrement longues, utilisables pour le filage et ont également été autrefois employées pour la fabrication de mèches à lampe.

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Annexe épilobe hirsute graines.jpg

le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin
    Qu’il est agréable de porter en été une chemise de lin , tissu léger,t respirant et agréable au contact de la peau,. sa culture  est très développée dans notre région (Normandie). Le a production de cette plante est assez délicate et peut se décomposer en 6 phases ;
1 le semis en mars avril , il lui faudra 100 jours pour arriver à maturité
2 En juin , le lin fleurit et nous offre par endroit pendant quelques jours de superbes paysages bleutés.
3 Le lin est arraché en juillet, il n’est pas coupé parce que la fibre utilisée pour le tissage court des racines au haut de la tige.
4 Une semaine après les arrachages, les graines sont extraites des pailles avec une écapsuleuse. Ces graines seront semées l’année suivante.
5 Le rouissage est une étape clé pour la qualité des fibres. Il faut une alternance de pluie, de soleil et de brise pour que la paille commence à se séparer de la fibre.
6 l’avancée du processus doit être surveillé régulièrement. Lorsqu’il est optimal, le liniculteur doit être très réactif pour enrouler la paille de lin rouie car la moindre rosée affectera la qualité de la fibre.
d’après
http://www.terredelin.com/internet/lart-du-lin/culture-du-lin/culture-du-lin-1152.aspx

Annexe lin.jpg

Le chanvre

par Utilisateur supprimé,

Information sur l'exploitation et l'utilisation du Chanvre

Pour obtenir des récoltes optimales, le chanvre doit être cultivé dans un climat tempéré humide et dans un sol bien drainé et non acide avec une forte concentration d’azote. Le sol doit être humide, mais sans excès, car il a été montré qu’une trop grande quantité d’eau favorisait la production de fibres fragiles. Les étés frais sont également censés favoriser la production de fibres fines et solides.

Récolte et séparation des fibres de chanvre

Lorsque le chanvre est cultivé exclusivement pour sa fibre, les plants mâles et femelles sont coupés dès que les mâles commencent à libérer du pollen. S’il est cultivé pour sa fibre et ses graines, les plants mâles ne sont coupés qu’après pollinisation des plants femelles, ces derniers étant laissés à mûrir jusqu’à ce que les graines soient arrivées à maturité, après quoi les plants sont coupés et la fibre est séparée des graines.

Il est intéressant de noter que les cultivateurs traditionnels de chanvre au Royaume-Uni ont toujours considéré que les plants mâles produisaient des fibres plus fines et plus soyeuses que celles de plants femelles.

Rouissage de la fibre de chanvre

Une fois les plants coupés, les tiges sont habituellement couchées sur le sol et laissées à rouir pendant plusieurs semaines. Le rouissage est un processus de pourrissement dans lequel la pectine (le polysaccharide à la texture semblable à du gel présent dans la plupart des parois cellulaires végétales) qui lie les fibres ensemble se décompose au contact de la lumière et de l’air, découvrant les longues fibres libériennes. Les fibres libériennes sont celles qui couvrent le phloème ou l’écorce intérieure des plantes dicotylédones telles que le chanvre et le lin.

Le rouissage peut également être réalisé dans des réservoirs d’eau, ce qui accélère le processus, ou dans la glace et la neige, technique qui est censée produire des fibres plus fines et d’une couleur plus claire. Aujourd’hui, il existe également des moyens chimiques et enzymatiques permettant d’accélérer le processus de rouissage.

Décorticage de la fibre de chanvre

Le décorticage est l’opération qui consiste à extraire le cœur ligneux de la tige. Cette étape peut être réalisée immédiatement après le rouissage, alors que les tiges sont encore mouillées. En pareil cas, les fibres humides sont décollées du cœur et ensuite séchées. Une autre méthode consiste à sécher les tiges avant de les battre avec une machine spéciale qui casse le cœur ligneux et le sépare des fibres.

Les décortiqueurs modernes passent souvent outre la nécessité de longues périodes de rouissage et de processus séparés de décorticage, et réunissent ces processus en une seule opération qui leur permet de produire des fibres prêtes à être mises en balles en quelques minutes après la coupe des plants.

Textiles de chanvre fabriqués de fibres de chanvre

Qu’il soit employé seul ou mélangé avec d’autres fibres naturelles comme le lin ou la soie, il a toujours été possible de fabriquer une grande variété de tissus durables et de haute qualité à partir du chanvre. Contrairement à son image traditionnelle qui veut que le tissu en chanvre est une toile ou un drap grossier et rêche, il est également possible de fabriquer un nombre incroyable de tissus délicats à partir de cette fibre.

Traitement des fibres de chanvre

Une fois les fibres séparées, elles sont réunies en balles, ramassées et évacuées des champs en vue d’être filées. Souvent, la fibre est filée sans autre forme de traitement ; toutefois, certains producteurs ont élaboré des processus chimiques ou mécaniques permettant de renforcer la douceur ou l’élasticité des fibres.

Par exemple, un processus consiste à tremper les fibres dans une solution de savon et de carbonate de soude presque bouillante avant de les laver à l’eau et de les tremper dans de l’acide acétique dilué. Les fibres sont ensuite lavées une nouvelle fois à l’eau pure, et ensuite séchées et peignées, ce qui leur confère une douceur et une finesse exceptionnelle.

Extraire la lignine de la fibre de chanvre

La lignine est un biopolymère ligneux et dur qui représente 8 à 10 % du poids sec de la fibre de chanvre. Elle est à l’origine de cette sensation rugueuse et rêche associée à la fibre de chanvre traditionnelle. Si la lignine est extraite, la fibre produite est bien plus douce et souple. L’impossibilité d’extraire la lignine du chanvre sans altérer sa résistance a favorisé l’utilisation d’autres cultures, ce qui constitue une autre raison expliquant le déclin spectaculaire de son utilisation à l’ère postindustrielle.

Dans le milieu des années 1980, les chercheurs ont développé une nouvelle technique permettant d’extraire la lignine par des moyens enzymatiques et microbiens. L’enzyme protéase digérant les protéines est d’abord appliquée à la fibre de chanvre, ce qui réduit la concentration d’azote dans les tiges. Ensuite, les fibres sont inoculées par une espèce de champignon appelée Bjerkandera qui se nourrit de la lignine. Les fibres produites selon cette technique étant plus polyvalentes, le chanvre a commencé à connaître un regain d’utilisation dans le secteur de la confection.

Filage de la fibre de chanvre

Le filage du chanvre emploie une technique similaire à d’autres fibres naturelles. Typiquement, les fibres sont torsadées ensemble pour former de longs fils continus, qui sont souvent enduits de cire ou d’un agent similaire pour produire un fil résistant à l’eau et plus durable.

C’est souvent à cette étape du processus que d’autres fibres sont ajoutées au mélange : plutôt que de produire un tissu mélangé avec différents fils produits exclusivement à partir d’un seul type de fibre, le fil lui-même est un mélange de fibres qui influencent ses caractéristiques finales. Ce n’est toutefois pas toujours le cas : la futaine, par exemple, désigne traditionnellement un textile fait d’une chaîne de lin (fils longitudinaux) entrelacée avec une trame de coton (fils transversaux).

Le filage à la main

Traditionnellement, le filage était réalisé à la main, sans autre aide que celle de deux outils simples : le fuseau et le rouet. Le fuseau suspendu est un poids en forme d’épi auquel la fibre brute est attachée, et le rouet est un bâton en bois autour duquel les longueurs de fibre brute sont enroulées.

La fileuse prépare son fuseau pour le filage et libère progressivement la fibre brute de son rouet. Le mouvement de torsion et la traction infligée par le poids à mesure qu’il descend progressivement permettent d’enrouler les fibres très serrées pour former des fils. Certains amateurs et producteurs spécialisés pratiquent encore le filage manuel utilisant ces outils traditionnels.
Les textiles fabriqués à base de chanvre sont résistants et polyvalents et la plante pousse rapidement. Ils concurrencent ainsi assez bien les autres fibres végétales. Mais plus important encore est le fait que le chanvre est un matériau durable, ce qui représente une alternative valide et encourageante alors que la planète entière est à la recherche de solutions vertes. 

Abaca

par Utilisateur supprimé,

Bonjour, 


J'ai fait des recherches sur l'abaca (musa textilis). C'est une variété de bananier qui pousse dans le sud est de l'Asie : Philippines, Indonésie, Bornéo, Sumatra...

On  récolte les feuilles et les tiges pour en faire des fibres textiles très fines, solides et brillantes. On leur donne aussi le nom de "chanvre de manille".

On en fait  de la corde mais aussi du textile,  du papier et du mobilier.

abaca

Teindre avec le coquelicot

par Utilisateur supprimé,

Teindre avec le coquelicot.

Le ​coquelicot ou papaver rhoeas est une fleur de la famille des papavéracées et de nom latin papaver rhoeas.

L'avantage est que cette fleur sauvage se trouve facilement dans la nature.

• Parties utilisées : Uniquement les pétales.

• Période idéale de récolte : En fin de printemps et en début d'été.

• Couleurs obtenues : Malgré la couleur bien rouge des pétales, on obtient du gris/bleu


http://www.homejardin-loisirs.com/teinture-vegetale-plantes-tinctoriales-page-2.html

http://latelierdemarina.canalblog.com/archives/2013/06/11/27378117.html

Annexe coquelicot.jpg

Un peu d'histoire .... l'Ortie - Urtica dioica

par Marion BOISARD,
Bonjour, 

Pour cette activité, j'ai découvert l'utilisation de l'Ortie dans l'industrie textile !

Voici 2 liens qui expliquent son histoire et sa préparation comme fibre textile 

https://lherbierdhabren.jimdofree.com/2018/04/13/5-l-utilisation-textile-de-l-ortie/

https://lherbierdhabren.jimdofree.com/2018/04/17/6-belles-fibres-mme-l-ortie/

C'est passionnant ! 

voici un petit résumé des infos principales : 

- c'est la fibre d'Ortie continue dans la tige qui est utilisée pour créer un fil d'ortie, qui sera ensuite tisser ou tricoter pour créer des vêtements par ex.

- L'Urtica dioica contient 6 à 8% de fibres. Sa fibre est creuse et permet une bonne isolation thermique. En fonction de son travail on peut obtenir une étoffe fraiche (comme le coton) ou plus chaude (comme la laine).

- La fibre d'Ortie a été très populaire en Pologne (XII au XVII) avant d'être remplacée par le fil de soie. Mais aussi en Allemagne pendant la 1er GM (fabrication de tente, sac à dos, maillot de corps, chaussettes, etc... 85% des vêtements)

La difficulté d'obtention de sa fibre qui n'est pas entièrement mécanisable, les coûts de mains d'oeuvres et son rendement plus faible sont les principales raisons de l'arrêt de son utilisation.

J'ai rassemblé des éléments sur la plante dans le pdf ci-joint pour ceux que ça intéresse !

Belle activité qui m'a fait découvrir de nombreuses informations sur différentes plantes (l'ortie, la saponaire, et d'autres...)


Indigotier

par Alexandre TIXIER,

Indigofera tinctoria


Pour répondre à la demande croissante de teinture indigo de leur industrie textile en plein développement, les Européens entreprirent la culture d'indigo à grande échelle dans leurs colonies du Nouveau Monde et d'Asie (Inde, Java). L'indigo, originaire d'Orient, traversa ainsi l'Atlantique, ruina au passage la culture du pastel en Europe, puis dans un mouvement de balancier, retourna en Asie, avant de disparaître avec l'arrivée des teintures synthétiques.


Source (Wikipedia)



L'orthie

par Lucien Morel,

Urtica Dioïca

La grande Ortie peut s'utiliser, notamment avec sa tige… On prélève la fibre de la tige a maturité et on peut faire de la ficelle mais aussi des vétements...

Le brou de noix

par Utilisateur supprimé,

Bonjour, 

Je voudrai vous parler du brou de noix qui est un colorant naturel. Il est extrait de l'écorce de la noix et est plutot facile à faire soit-même. On peut l'utiliser pour teindre du bois ou du cuir, ainsi que pour fabriquer une encre brune foncée !


https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=cinq-bonnes-raisons-de-manger-regulierement-des-noix