Le raphia

par Utilisateur supprimé,

Le raphia est issu d'un palmier présent en Afrique australe et notamment à Madagascar. On extrait les fibres de ses longues folioles avec lesquelles on fabrique des cordes et ficelles.

le coton

par Martine Barette,

Ayant vécu plusieurs années au Burundi, je repense aux champs de coton. De plus je porte beaucoup de vêtements en coton. On utilise les fleurs de coton qui sont le duvet des graines. 

Plante de la famille des Malvaceae- espèce Gossypium

Ci-dessous , une photo de  fleurs de coton prise dans  wikipedia

Annexe Capture d’écran 2020-04-14 à 15.17.34.png

Soie d'agave

par Jean-Claude Eymery,

L’agave, de la famille des Asparagaceae, permet de produire une soie plus éthique que la soie traditionnelle qui nécessite la mort de 15 vers à soie par gramme.


Elle peut être cultivée de façon biologique, sans nuire à l’environnement, sur des terrains très arides.

Le processus de production de fibres textiles à partir d’agaves est resté inchangé depuis des siècles :

- les feuilles d’agave sont écrasées, puis débarrassées de tout résidu vert.

- Les fibres sont ensuite séparées, lavées puis peignées pour séparer les filaments blancs, que l’on peut ensuite teindre avec des colorants végétaux.

La soie d’agave correspond à la philosophie du zéro déchet, puisqu’elle peut servir d’engrais écologique après son usage en tant que vêtement. Non seulement les textiles en fibres d’agave sont entièrement biodégradables, mais ils affichent aussi l’aspect lisse et brillant de la soie traditionnelle, et font également preuve d’une grande résistance.



Ortie

par Utilisateur supprimé,

L'ortie est une plante aux multiples usages dont celui de produire du textile. Ceci était déjà connu il y a 2000 ans. Plus récemment, certains uniformes de la 1ère guerre mondiale étaient fabriqués en fibres d'ortie. Et l'ortie connait depuis quelques années un nouveau regain d'intérêt comme produit de substitution du coton.

Ses fibres sont creuses, ce qui les rend isolantes et donc chaudes en hiver.

Nouveaux fils et tissus à tester | L' Atelier de Micky - Teintures ...


Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin est utilisé pour faire de nombreux vêtements. La filature se fait par simple torsion des fibres puis on réalise le tissage en les entrelaçant. Le lin peut être blanchi, teint ou imprimé et donne un tissu souple, confortable, très agréable par temps chaud. Il se froisse naturellement à cause de déformations locales qui provoquent la pliure de la fibre mais cela peut être atténué par un repassage des vêtements.

Liège

par Utilisateur supprimé,

Le Liège 


Il peut être utilisé dans la confection d’accessoires, de vêtements, de chaussures… Ses qualités en font une matière légère et douce qui en fait une matière agréable à utiliser. Ce tissu innovant est lavable, indéchirable, imperméable et plus résistant que le cuir.

Il est fabriqué à partir d’écorce de chêne-liège, longuement séchée et transformée en très fines feuilles de quelques dixièmes de millimètre d’épaisseur. Triées, poncées et positionnées une à une, à la main, les feuilles de liège sont traitées pour recevoir un savant mélange d’émollient naturel. L’ensemble sera ensuite chauffé à haute température pour lier les feuilles les unes aux autres grâce à la subérine contenue dans le liège, sans aucun ajout chimique.


fibre de bambou

par Utilisateur supprimé,

La culture du bambou est peu exigeante : elle consomme environ un quart seulement de la quantité d’eau utilisée pour le coton, et elle se passe de tout produit chimique. Une fois récolté, le bambou est séché et découpé, pour obtenir les fibres de bambou. On peut alors utiliser ce matériau naturel et écologique pour réaliser des vêtements.

Le bambou étant imputrescible, il permet de bien réguler la transpiration. On apprécie donc tout particulièrement cette matière pour les sous-vêtements et vêtements de nuit. La fibre de bambou peut alors être combinée à d’autres fibres naturelles, notamment le coton et le lin.

Un bambou d’origine biologique peut être transformé en une matière qui n’est ni naturelle, ni écologique. Il est donc important d’apprendre à bien lire les étiquettes afin de faire la différence entre la fibre de bambou et la viscose de bambou. Car à la différence de la fibre, la viscose de bambou est traitée chimiquement. Ce traitement implique notamment l’usage de soude caustique et de sulfate de soude.

La fabrication de la viscose de bambou n’a donc rien de naturel ! On privilégie donc la fibre de bambou, car il s’agit d’un matériau beaucoup plus écologique et naturel, mais aussi plus performant. La fibre permet en effet de profiter pleinement des propriétés antibactériennes et anti-odeurs du bambou.


Eucalyptus

par Fabienne Buchs,

Eucalyptus (Eucalyptus)

On utilise son bois pour fabriquer une fibre : le lyocell (contraction de lyophilisation et cellulose). Celle-ci sert à fabriquer des vêtements et autre tissus (comme le cuir synthétique). Par un procédé chimique, la cellulose est transformée en fibres. Le lyocell est donc une fibre artificielle ou régénérée. 

Contrairement à la viscose, le traitement de la cellulose pour fabriquer le lyocell ne laisse pratiquement aucun résidu polluant. De plus, les marques (Tencel, Alceru, Newcell…) utilisent du bois de plantations certifiées FSC.

Le lyocell apparaît donc comme une fibre écologiquement durable. Elle bénéficie du label écologique européen : Oeko Tex 100.

Sources : Wikipédia, lyocell.info, blog.miculibio.fr, planetaddict.com



Fleur de coton

par Utilisateur supprimé,

Bonjour, j'ai choisi le coton. J'ai vécu 4 ans au Bénin et j'ai vu un bon nombre de champs de coton bio (cultivés principalement par les femmes).

https://www.francefleurs.com/livraison-fleurs-coupees/1254-branche-de-coton-5-boules.html

https://www.romandie.com/news/La-recolte-du-coton-au-Benin-une-ruee-monopolistique-vers-l-or-blanc/892983.rom

Le coton est ramassé, puis séché au soleil, puis vient l’égrenage (séparation des fibres), puis on empaquète sous forme de balle (plus de 200 kg), puis on fait du fil de coton qui ensuite et tissé. Chaque étape se fait en général qdans des usines différentes.

Beaucoup de nos habits sont fabriqués en coton bio.


Coir ou Fibre de Coco

par Utilisateur supprimé,

Le coir est une fibre végétale qui entoure et protège la noix de coco, fruit du cocotier (Cocos nucifera), aussi appelé "bourre". C'est la plus épaisse et la plus résistante des fibres naturelles, du fait de sa haute teneur en lignine, mais cela empêche toute teinture. Elle contient moins de cellulose que le lin ou le coton.

Les "bourres", une fois détachées de la noix, sont mises à tremper plusieurs mois selon la technique du "rouissage" également utilisée pour le chanvre et le lin, qui consiste à faire macérer la fibre pour la séparer l'écorce filamenteuse de la tige. Elles sont ensuite battues puis séchées au soleil, cela leur donne une belle couleur, puis sont filées à la main et enfin mises en bobines pour être utilisées.

On l'utilise pour réaliser des cordages et des filets de pêche (fibre blanche, provenant des noix vertes), mais la fibre brune (provenant des noix mûres) est davantage utilisée car plus solide : brosses, balais, paillassons, nattes, mais aussi panneaux d'isolation ou combustible (notamment). En horticulture, les débris forment un paillis, un engrais de qualité et un excellent substrat (retient l'eau, bon drainage et bonne aération du sol).

L'industrie du coir est très présente au Sri Lanka et en Inde, mais aussi en Thaïlande, en Indonésie, au Vietnam, au Brésil... qui exportent principalement la fibre sous forme brute.

Teintures végétales

par Myriam Grupallo,

Je suis actuellement en phase de tests de teintures végétales (principalement avec de la récup de vieilles tisanes, de pelures, épluchures de légumes) sur du textile coton (récupération de vieux draps). L'idée étant de pouvoir teindre des textiles blancs de recupération, des habits déjà confectionnés dont le blanc est "vieilli" etc ... ou de réaliser mes propres créations.

Je réalise les tests, avec le bain végétal seul, ou en y additionnant des bains de fer (décoctions de clous rouillés) ou de cendre (lessive de cendre) pour changer la couleur.

Voici une photo du tout premier test, sans ajout , mais rincer au bicarbonate de soude, avec de gauche à droite :

- Bain de champignons (cèpes séchés)

- Bain de thé vert grillé

- bain de choux rouge

- bain de tisane de fleurs jaune (dont calendula)

Vous pourrez remarquer quelques taches sur mes échantillons qui sont du au contact de la rouille du radiateur lors du séchage (le fer à fait virer la couleur).

Les deux photos du dessous sont, bain de choux rouge nature; un bain de choux rouge avec addition d'eau de cendre, le violet à viré au vert. 


Les autres tests sont en cours, avec différents bains végétaux et différents textiles (laine, lin, soie etc).


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Un jean en ortie qui ne pique pas?!

par Pauline Perrudin,

Et oui, on peut créer des vêtements avec des orties et en plus ça ne pique pas! Pas si étonnant que ça vu qu'on utilise les tiges et non les feuilles pour la fabrication et que les tiges ne sont pas urticantes.

Les branches d’orties sont riches en fibres ce qui permet de faire des tissus solides. Et contrairement au coton, l'ortie nécessite peu d'eau et de pesticides donc c'est plus écolo.

La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire une étoffe estivale plus fraîche.



Le raphia

par Utilisateur supprimé,

Le raphia provient des fibres extraites des  feuilles R. ruffia ( arecaceae ou palmea) avec lesquelles on fabrique des nattes, des chapeaux, des objets décoratifs, des liens pour l'horticulture, de la vannerie....

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La Garance

par Utilisateur supprimé,

Plante rubiacée, aux fleurs vert jaune, dont le rhizome fournit un colorant rouge. On la remplace aujourd'hui par l'alizarine de synthèse. Elle est l'une des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine fournit un rouge orangé qui peut tirer sur un rouge franc avec divers mordants ou vers le brique si le bain est en ébullition.

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Le lin cultivé

par Utilisateur supprimé,

bonjour

J'ai choisi cette plante, car j'ai des vêtements confectionnés dans cette matière; j' utilise aussi une partie  de cette plante (les déchets ligneux) mélangée à de la chaux pour faire l'isolation d'une maison que je retape. 

Le nom scientifique du lin cultivé est Linum usitatissum (lin utile).

Pour l'exploiter en tant que textile, la première opération est le rouissage. Elle correspond à l'action de micro-organisme du sol (champignon, bactérie) sur la tige.

Quand les tiges de lin sont rouies, les pailles sont récoltées.

Elles sont stockées et finissent de sécher, avant la seconde opération qui est le teillage.

Cela consiste à broyer et battre les pailles pour éliminer :

-  l'épiderme des tiges

- la partie ligneuse qui se délite en petits fragments de bois (anas)

Ensuite, les fibres subissent un peignage qui consiste à les débarrasser de toutes sortes d'impuretés.

Puis c'est l'opération de filature, qui va produire le fil de lin. Il existe trois modes de production:

- la filature au mouillé; qui donne des fils de lin de haute qualité.

- la filature au sec; les fils sont plus grossiers et sont utilisés pour des tissus techniques

- le circuit des mélanges; le lin est mélangé à d'autres fibres textiles, tels que le coton, la laine ou la soie


Champ de lin

fleur de lin






l'ortie

par Utilisateur supprimé,

L’ortie à la place du coton si peu écologique ?

Une société française est en train de développer les procédés de transformation de l'ortie jusqu'à la confection.

Lorsque l’ortie grandit, ses tiges sont riches en fibres, comme le chanvre, et permettent de tisser des toiles. L’ortie est une plante nitrophile, elle se nourrit de l’excès de nitrates présents dans le sol et le « dépollue ». Nécessitant peu d’eau, pas de pesticides, pas d’engrais et pas d’entretien, l’ortie permet de créer un tissu à la fois simple et écologique.



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Habillons-nous plus verts... Le Lyocell ou Tencel

par Utilisateur supprimé,

Le chêne (Quercus sp.), l'eucalyptus (Eucalyptus sp.), et le bouleau (Betula sp.) rentrent dans la composition du Lyocell, ou Tencel.

Cette nouvelle matière émergente compose tout ou partie de plus en plus de textiles aujourd'hui, notamment les vêtements et les draps.

Elle est produite à partir de cellulose de pâte de bois.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page: https://lyocell.info/fr/ 

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plantes textiles

par Christophe Pasquereau,

le lin (Linum usitatissimum L.) 

Le lin est originaire du Moyen Orient (Egypte, Perse) et s'est adapté à de nombreuses régions.

 En France, la culture se fait actuellement dans le Nord et la Picardie, la Normandie, la Bretagne et l'Anjou.

Le lin (Linum usitatissimum L.) est une plante herbacée annuelle.

Le lin comporte aujourd’hui plusieurs centaines de variétés dont les productions principales sont les fibres des tiges (lin textile) et les graines (lin oléagineux). Les fleurs de lin sont généralement d’un bleu spécifique, tirant sur le violet mais il existe aussi du lin blanc et du lin rouge.

Son cycle de développement est d’environ 100 jours. Semé à la fin mars, il atteint sa maturité en juillet. Sa taille est alors de près de 1000 mm et la section de la tige de 3 mm.

La formation des fibres se fait tout au long de sa croissance, en périphérie des tissus conducteurs. Une tige comporte trente à quarante faisceaux de fibres disposés longitudinalement. Chaque faisceau est constitué de dix à quarante fibres. Sa structure particulière lui donne des propriétés mécaniques spécifiques.

Le lin ne se fauche pas, on l'arrache lorsque les tiges sont défoliées dans le tiers de leur longueur à partir du sol. Elles sont ensuite déposées en andains au sol pendant 10 à 15 jours. L'alternance de pluie et de soleil permet au lin de rouir en éliminant les pectines qui soudent les fibres textiles entre elles et à la partie ligneuse, le bois de la plante. Le rouissage en cours d'eau varie de 3 jours à un mois. Ces opérations se réalisent selon des étapes délicates à maîtriser, dont dépend la qualité de la fibre obtenue.



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Le lin (linum usitatissinum)

par Alexandra Gentil,

La fibre s’obtient en filant la tige du lin.Il est symbole de pureté. Il existe plus de 200 espèces différentes. 

Le lin se présente sous l’aspect d’une tige unique qui peut atteindre un mètre de hauteur et sur laquelle se répartissent une centaine de feuilles. Le lin possède aussi une racine de près d’un mètre de profondeur.

Le lin est le champion des fibres écologiques. Pendant sa pousse, sa culture demande très peu d’engrais et grâce à ses très longues racines, il n’a pas besoin d’irrigation. Plante résistante, elle a aussi besoin de 5 fois moins de pesticides que le coton. Et comme on utilise toute la plante, après ramassage, la terre est propre et sans déchets laissés au sol. Tous les constituants du lin étant biodégradables, les produits fabriqués à partir de cette plante sont aussi biodégradables !

75% de la production mondiale du lin textile (lin fibre) est française. 

Outre le fait d’être un tissu écologique, le lin a 4 autres grandes qualités :

1. C’est un tissu thermorégulateur. Il donne donc une sensation de fraîcheur en été et conserve la chaleur en hiver. Ainsi, le pur lin est très apprécié en draps de lit, en été comme en hiver.

2. Le lin est anallergique. C’est en effet une matière saine qui a une action bénéfique sur les affections dermatologiques et qui n’irrite pas la peau.

3. C’est aussi un tissu absorbant. Un tissu en lin peut absorber 20% d’humidité sans paraître humide et il sèche aussi très vite.

4.Enfin, le tissu en lin est très résistant. De plus, il ne peluche pas, ne se déforme pas et plus on le lave, plus il s’adoucit !


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Annexe Tiges_de_lin_fibre_disposées_en_andains,_avant_rouissage..jpg

Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin cultivé ou "linum usitatissimum"

Plante herbacée annuelle, ayant une tige fibreuse et donnant des fleurs bleu pâle.

Le lin est livré par "balle" puis il y a le teillage qui permet de séparer les graines des pailles, et les fibres entre elles. Ensuite vient le peignage, avec des peignes des plus en plus fins pour obtenir de la filasse (fibres longues) ou de l'étoupe (fibres plus courtes). Et enfin la filature qui peut être sèche pour le lin decoratif, ou mouillée pour les textiles plus qualitatifs pour l'habillement.

Annexe IMG_2224.JPG

Le coton

par Utilisateur supprimé,

L'une des fibres naturelles les plus connues au monde ... le coton !

Pourquoi en parler ? Eh bien d'une part parce que j'ai toujours eu un faible pour ses grosses boules blanches (la photo n'est pas de très bonne qualité, mais a été prise il y a quelques années chez ma mère ... Aussi loin que je m'en souvienne, il y a toujours eu des tiges de coton chez ma mère !!), d'autre part car je me suis prise d'intérêt il y a quelques mois pour les fibres naturelles, en constatant la pollution produite par les vêtements synthétiques ... (plus d'infos ici pour ceux que ça intéresse : https://envertetcontretout.ch/2019/09/27/greenwashing-hm-et-ses-habits-en-bouteilles-recyclees/) Et les quelques vêtements en ma possession sans aucune trace de fibre synthétique étaient quasiment tous en coton !

On pense souvent que ce qu'on utilise dans le coton ce sont les fleurs ... En fait non, les grosses boules blanches ne sont pas des fleurs, qui sont jaunes et délicates, mais les fruits ouverts ! On en extrait une fibre, qu'on tisse ensuite en chemises, robes, sous-vêtements, etc. C'est la fibre la plus utilisée au monde ! Attention, seul le coton bio et équitable (ou de seconde-main !) est intéressant au niveau écologique, car la culture du coton est très gourmande en eau et en produits chimiques ...

On peut également produire de l'huile grâce au graines de coton, et certaines médecines traditionnelles l'utilisent pour le traitement des maladies osseuses ...

https://uses.plantnet-project.org/fr/Gossypium_barbadense

Annexe Photo du 03-07-2014 à 13.12 #2.jpg

Arbre à perruques (cotinus coggyria) et teinture

par Catherine Poirson,

Je voulais évoquer le cotinus ou fustet, plus connu sous le nom d’arbre à perruques car au moment de la floraison, ses pédicelles forment une sorte de chevelure vaporeuse rappelant la forme d’une perruque. Ce bel arbuste, qui résiste bien en terrain calcaire et sec, est présent dans toute la zone méditerranéenne, et il est bien connu dans ma région. Son feuillage à l’automne, dans les tons orange et rouge, est très décoratif. Son usage en teinture a été bien oublié….

Pourtant, le cotinus  a été un ingrédient colorant d’importance majeure (du fait de sa haute teneur en flavonoïdes), mais il a été également un adjuvant de teinture car il contient des tanins. Cette plante tinctoriale était utilisée pour son bois, qui, réduit en copeaux, donnait une belle teinture rouge orangée ou jaune, selon qu’il était coupé vivant ou sec. Les couleurs du bois sec étaient réputées plus solides. L’usage de son bois est connu depuis l’Antiquité, et Pline compare le ton que l’on peut en tirer à la pourpre.

Sur le Mont Ventoux et les monts du Vaucluse, cette plante tinctoriale a fait l’objet de cueillettes intensives aux siècles derniers, procurant ainsi un revenu d’appoint non négligeable.

Informations tirées des livres de Michel Garcia, « de la garance au pastel », « plantes colorantes, teintures végétales »


Photographie de Michel Dupuis, dans Pictaflora


ortie

par Utilisateur supprimé,

(urtica dioïca) : les premiers textiles faits en fibres d'ortie viennent de la Scandinavie, d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.

la culture de l'ortie demande moins d'eau que le coton et sa tige permet de fabriquer des vêtements résistants et faisant un bon isolant thermique.

la photo d'ortie en fleur a été prise aujourd'hui (13/04) en eure et loire


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De l'art du tissage du chanvre

par Utilisateur supprimé,

le filage est la production de fils textiles qui peut se faire manuellement ou à l'aide d'un fuseau. Ici je me suis donc intéressée naturellement au filage à base de fibres végétales telles que le lin, le coton, le bambou ou encore l'ortie. 

Nous avons tous chez nous des vêtements à base de coton, matière que nous pouvons différencier facilement du polyester en tirant un fil et en le brûlant. Le polyester est plus odorant et sent le plastique. 

Je me suis plus particulièrement intéressée au tissage du chanvre qui est une plante de la famille des cannabaceae. Cette plante annuelle robuste dont la croissance est vigoureuse avec un système racinaire profond et qui résiste à la sécheresse participé également à la biodiversité en accueillant de nombreux insectes auxiliaires. Ses tiges sont dressées et ses feuilles vertes sont opposées, dentées et pétiolées. Les fleurs sont vertes, dioïques et les femelles disposent d'une bractée. Le fruit peut être cultivé.

C'est au sein de la tige que les fibres sont contenues. Il faut donc les extraire à l'aide du teillage, un processus mécanique qui comprend l'égrenage, l'étirage, le broyage et le barrage. Puis par le biais du peignage, la fibre est travaillée et étirée pour être enfin prête à être filée. 

Voici la fiche pour découvrir cette plante dont les usages ne sont plus à découvrir (mais nous nous concentrons ici sur son intérêt Textile sourire )

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-12688-synthese

Ainsi qu'un site qui présente de nombreux produits à base de cette fibre textile : 

https://www.naturellementchanvre.com/fr/






Tête à chapeau

par Utilisateur supprimé,

Comme son nom l'indique, le chapeau de paille est fait à base de paille. Il est tressé à la main ou avec des machines et agrémenté de bijoux, fleurs, parures.

Les plantes m'habillent

par Ludiwine Dewerpe,

Bonjour,

Je vous présente le Ceiba pentandra, le fromager ou bois coton.

C'est une grand arbre tropical qui peut atteindre 40 mètres de haut (voir 60 en Afrique). Il est originaire de Java, d'Amérique du sud, d'Amérique centrale et d'Afrique.

A maturité, le fruit du kapotier sous forme de capsule s'ouvre et laisse apparaître un duvet soyeux qui entoure les graines. Ce sont ces poils fins qui vont être utilisés à la confection.

Avant tout, il faudra passer par l'étape d'égrenage, opération qui consiste à séparer la fibre des graines. Par la suite, l'opération de compression des fibres sera nécessaire pour le transport. 

Au final, on obtiendra la matière idéale pour rembourrer des coussins, des matelas, des doudounes car elle est 6x plus légère que le coton, thermorégulatrice naturelle, imperméable, imputrescible et hypoallergénique.

Contrairement à d'autres fibres naturelles, les fibres du kapok sont très difficiles à filer.

A bientôt !

Kapok

L'ortie blanche , ortie de Chine, lamier blanc ou RAMIE

par Pascaline Cheter,
On en parle depuis quelques temps comme solution plus écolo que la culture du coton.
Ce qui semble être une culture expérimentale dans l'élaboration d'un tissu est en fait une méthode traditionnelle principalement connue en Extrème-Orient . Le tissu ressemble à la soie mais est plus solide dans le temps!
On utilise les tiges , dont on va récupérer les fibres en éliminant le liant qui les assemble.

"Au Japon, la ramie est utilisée pour produire le Miyako-Jōfu (宮古上布?), un tissu traditionnel très fin adapté aux conditions des étés locaux et originaire de Miyako-jima, dans l'archipel des îles Miyako (préfecture d'Okinawa)."
(wikipédia)

( Bon j'avoue j'ai choisi le Japon et Okinawa car mon fils aîné y vit ;) )

la verge d'or ou solidago virgauréa

par Betty Fontaine,

Je me suis inscrite à ce Mooc car je suis passionnée par la teinture et les impressions végétales en particulier sur la laine que je file au rouet.

La verge d'or est une herbe vivace et vigoureuse qui habite les jardins de notre enfance.Elle possède de grandes vertus médicinales anti-douleurs, entre autres, mais c'est surtout pour ses propriétés tinctoriales que je l'utilise.

On fait une décoction de feuilles et fleurs mélangées, on filtre puis on trempe la fibre textile mouillée et mordancée (dans de l'alun et de la crème de tartre si possible). On chauffe à 80 ° degrés environ puis on laisse refroidir la fibre dedans tranquillement.  Cela donne  une belle couleur jaune d'or qui tient bien dans le temps et à la lumière.

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Le cotonnier

par Utilisateur supprimé,

Le coton étant la première fibre textile du monde, voici donc quelques explications. 

Après floraison, l’ovaire de la plante se transforme en capsule contenant 20 à 50 graines, chacune entourées de 10 000 fibres de coton. Ces fibres sont isolées, pressées en balles et cardées, puis filées. Les fibres sont enfin tissées pour fabriquer le tissu.

source: https://latelierdutotebag.be/2018/02/01/comment-fabrique-t-on-le-coton/

une fibre d'avenir...

par Lucette Cahen,

Aujourd’hui, il existe des alternatives permettant de réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. La fibre de banane est une ressource importante qu’on retrouve abondamment en Inde, au Sri Lanka et dans quelques pays africains. La fibre de banane appelée encore soie du bananier  est extraite des pétioles  du bananier taillé en bandes .. Les fibres extraites sont ensuite lavées et séchées., elles sont légères et biodégradables 

Le tissu qui en résulte est soyeux, flexible et évacue l’humidité. Il est également d’une grande résistance. Par contre,

 comme il est difficile d’extraire les fibres par rapport aux autres fibres naturelles, c’est l’extraction de la fibre et du tissage qui est complexe (ce qui explique les prix au M2).

La fibre issue du bananier est marron foncée ou blanche selon que l’on prenne le cœur ou le bord des pétioles. Elle est donc ensuite teintée. 

voici un exemple de réalisation en haute couture

Crédits Photos : TextifoodCrédits Photos : Textifood
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Sureau noir, Sambucus nigra

par christian bray,
Les feuilles du sureau donnent des verts tendres; les baies donnent des violets.Le sureau convient bien pour la teinture de fibres végétales comme le lin et le coton.Séchées ou fermentées les baies de sureau noir donnent des bruns.

Arbuste à rameaux ligneux avec des baies noires à maturité

Curcuma

par Utilisateur supprimé,

Je fais pousser du curcuma depuis peu :

La racine de curcuma, qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer. L'usage d'un mordançage est superflu. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique

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chimie maison avec des lichens

par Utilisateur supprimé,

Bonjour, suite à la lecture des "fils du temps", j'ai été récupérer quelques lichens (dons j'ignore le nom). Après une infusion à chaud à l'eau additionnée d'ammoniac (beurk), j'ai trempé deux morceaux de vieux draps en coton. Ça pue, c'est une horreur, mais je vais attendre quelques jours pour voir si les deux teintures ont franchement des couleurs différentes...

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le chanvre

par Utilisateur supprimé,

Le chanvre est cultivé pour ses graines et ses fibres, c'est à partir de là qu'on fait des vêtements.

Il est faucher et les andains sont pressés en balle et stockés.

Puis les fibres sont séparées du reste de la tige qui constituera la chènevotte (résidu ligneux), ce défibrage est réalisé dans un moulin à marteaux ou broyeur qui frappe fortement les tiges.

Les fibres sont ensuite filées et éventuellement tissées.



Annexe chanvre.jfif

Le Dahlia!

par Utilisateur supprimé,

c'est la fleur de dahlia qui est utilisée pour réaliser des teintures dans les tons orangé, rouge voir violet suivant les sources. l'acidité ou l'alcalinité de la préparation influe sur la couleur.

J'ai trouvé par exemple:

"Bulletin de travaux de la Société de Pharmacie " de 1823


Le Lin - Linum usitatissimum - Linaceae

par Monique BIANCHI-VOISIN,

Le lin textile se cultive dans le Nord de la France (entre autres) depuis de nombreuses années, et son utilisation vestimentaire est très importante : c'est un tissu confortable, léger, très agréable à porter durant les belles saisons.

Je le porte en robe et en pantalon l'été.

Après recherche, j'ai fait un montage, fleur fragile et éphémère, petite histoire de la fécondation, et j'ai ajouté une photo d'un pantalon en lin qui doit être très confortable !

Ajoutons que  les graines du lin oléagineux  sont utilisées pour parfumer des pains, des gâteaux ; l'huile de lin est excellente pour l'entretien des bois.

Les multiples usages de cette plante en font une herbacée très appréciée.  

Isatis tinctoria - Pastel des teinturiers

par Utilisateur supprimé,

Avant que l'indigotier et les colorants de synthèse ne le détrônent, on utilisait le Pastel (Isatis tinctoria), pour la teinture bleue des tissus (notamment dans la région de Toulouse). Le pigment était extrait des feuilles "matures", qui étaient ensuite séchées, broyées et écrasées pour en faire une pulpe. Cette pulpe est écrasée et moulée en boule : la cocagne.

D'autres procédés viennent par la suite (séchage, mouillage, fermentation...) pour au final extraire le pigment indigo extrait du pastel.

Annexe Pastel des teinturiers.jpg

Indigo

par Sandrine Lecomte,

Le bleue est ma couleur préférée, j'ai donc cherché d'où pouvait provenir cette teinture par les plantes.

La matière colorante bleue, provient des feuilles de l'Indigotier. 


https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-26415-synthese

Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l'air. L'indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l'oxydation.

Annexe 3-4 Indigofera_tinctoria_jd_plt_Paris.jpg

Genêt des Teinturiers

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi le genêt des teinturiers ( Genista Tinctoria ) de la famille des Fabaceae.

J'en ai un dans mon jardin et je suis chaque année charmée par ses multitudes de fleurs jaunes or.

On peut trouver le genêt des teinturiers sur tout le sol français ( excepté en Corse ) et jusqu'en Sibérie et en Asie occidentale.

C'est un arbrisseau ligneux allant jusqu'à 1,5 mètres de haut et 6 mètres de large. Il s'acclimate aux sols acide et pauvres et survit à des températures inférieures à 0°C en hiver (jusqu'à - 15°C).

Son feuillage est caduc. Ses rameaux sont fins, verts, striés et cylindriques légèrement poilus. Ses feuilles vertes sont simples ou trifoliées. Elles sont alternes, ovales à lancéolées. La nervure est médiane et d'un vert plus clair.

C'est une espèce hermaphrodite. L'inflorescence est groupée en grappe. Les fleurs sont couleur jaune-or. La floraison a lieu d'avril à juin.

Le calice est bilabié à 5 dents effilées. Le pédicelle est court. Les étamines sont soudées en tube. Le style est droit puis courbé sur le quart terminal, en crochet.

Une fois la pollinisation faite, un fruit se développe. Il est en forme de gousse verte et brillante puis bleutée à violacée à maturité. Son enveloppe est rigide et légèrement poilue. Lorsque la gousse est sèche, elle s'ouvre et laisse tomber ses graines noires, de forme ovale et plate. Chaque gousse contient une douzaine de graines.


Les boutons floraux peuvent être préparés comme des câpres. 

Pour teindre les tissu, on peut utiliser les fleurs. On obtient alors un joli jaune. Les rhizomes peuvent être également utilisés une fois séchés et réduits en poudre. Le jaune est alors plus soutenu.

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Le Lin

par Utilisateur supprimé,

Mince, je vois que le même sujet vient d'être posté.

Mais j'aime le lin, surtout pendant la courte période où toutes les fleurs sont ouvertes, et que l'on a l''impression que le ciel se prolonge dans le champs.

Il est pas mal cultivé en Normandie, ou des machine spéciales le fauchent et le retournent  pour le faire rouir au soleil, afin de le sécher et de pouvoir récolter les fibres qui permettront de fabriquer des vêtements.

Les graines sont utilisées aussi pour cuisiner.


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Le lin, une fibre écologique

par Christine Verhaeghe,

Fibre à la fois naturelle et écologique, 75% de la production mondiale du lin textile (lin fibre) est hexagonale..

Produite en Normandie, Bretagne et dans les Hauts-de-France, cette plante aux plus de 200 espèces différentes est essentiellement utilisée dans l’industrie textile (90% de la production).

Le lin, une fibre écologique ?

  • Sa culture demande très peu d’engrais
  • Grâce à ses très longues racines, il n’a pas besoin d’irrigation.
  • Plante résistante, elle a aussi besoin de 5 fois moins de pesticides que le coton.
  • Et comme on utilise toute la plante, après ramassage, la terre est propre et sans déchets laissés au sol.
  • Et le lin est aussi un bon élève environnemental lorsqu’il s’agit de le transformer…

Après son arrachage (il n’est pas coupé parce que la fibre court des racines au haut de la tige), en juillet, la 1° phase totalement naturelle de la transformation du lin est le rouissage. Il s’agit de laisser le lin au sol et de permettre la dissociation des parties fibreuses de la plante grâce à l’alternance de pluie et de soleil. Une étape qui peut durer 2 semaines à 3 mois suivant les conditions climatiques. A la fin du rouissage, les pailles sont enroulées et stockées en attendant le teillage…Le teillage consiste à extraire les fibres qui se trouvent dans l’enveloppe de la tige en bois. Pour cela, rien de mieux que de battre les plantes. Arrivées à l’usine, les fibres sont ensuite triées et peignées, c’est à dire qu’elles sont étirées sous forme de rubans afin d’être filées… ce ruban devient alors une mèche, puis un fil !

Là encore, pendant toutes ces étapes de transformation, le lin respecte l’environnement. Qu’il s’agisse du rouissage, du teillage, du peignage ou du filage, l’activité reste mécanique et non polluante.

Ce n’est qu’au moment des teintures, si elles ne sont pas naturelles, que le lin peut perdre un peu de son caractère écologique, (indication par un label.

Il existe encore une vingtaine d’entreprises de teillage en France qui transmettent la fibre peignée aux filatures. Cependant, avec seulement 2 filateurs en France, 80% de notre lin part ensuite en Chine pour être filé puis ré-importé pour être tissé !


Quelles sont les qualités d’un tissu en lin ?

Outre le fait d’être un tissu écologique, le lin a 4 autres grandes qualités :

1. C’est un tissu thermorégulateur. Il donne donc une sensation de fraîcheur en été et conserve la chaleur en hiver. Ainsi, le pur lin est très apprécié en draps de lit, en été comme en hiver.

2. Le lin est anallergique. C’est en effet une matière saine qui a une action bénéfique sur les affections dermatologiques et qui n’irrite pas la peau.

3. C’est aussi un tissu absorbant. Un tissu en lin peut absorber 20% d’humidité sans paraître humide et il sèche aussi très vite.

4. Enfin, le tissu en lin est très résistant. De plus, il ne peluche pas, ne se déforme pas et plus on le lave, plus il s’adoucit !

 Que fait-on avec du lin ?

Tissé avec différentes armures et matières aux propriétés variées ou tricoté avec des fils extrêmement fins et réguliers, le lin textile est évidemment beaucoup utilisé par l’industrie textile pour confectionner toutes sortes de produits et de vêtements : sac en toile de lin, pantalon, chemise, chaussures et linge de maison. Ecologique, il est très apprécié par tous ceux qui prônent une mode responsable.

Fibre solide et légère, l’industrie utilise aussi le lin pour absorber les vibrations, isoler ou renforcer d’autres matériaux. C’est ainsi que le secteur automobile s’en sert comme isolant, le secteur high-tech pour la fabrication de casques audio et l’industrie du sport pour fabriquer aussi bien des skis, des vélos, des raquettes de tennis ou des planches de surf…

Le lin, écologique et responsable, semble avoir toutes les vertus. Une de plus, le lin, à la fois souple et résistant, est même utilisé pour la fabrication des billets de banque !





LE LIN

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Le lin est une plante qui vit dans des climats témpérés et humides. 

On le trouve assez facilement en Europe.  Il dispose d'une Fibre très solide mais légère.  Au moment de la floraison, les fibres vont atteindre leur plus grande taille. C'est à ce moment qu'elles seront utilisées.  On les étendra sur le sol pendant un certains temps afin de permettre de retirer les fibres.   Les fibres seront ensuite battues et étirées sous forme de ruban... après cela,  ils pourront être tissés afin d'en faire un tissu.




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Teinture au curcuma

par Utilisateur supprimé,

Il y a quelques mois, j'ai recyclé un vieux T shirt en le teignant le jaune avec du curcuma. Cette poudre est obtenue à partir du rhizome (tige souterraine) de la plante Curcuma longa, originaire du Sud et Sud-Ouest de l'Asie.

L'indigo

par florence daguet,

L'indigo est une teinture naturelle de couleur bleue extraite d'un arbuste, l'indigotier de la famille des fabacées qui pousse dans les régions chaudes.

l'indigo est extrait des feuilles et des tiges, il est utilisé depuis l'antiquité pour teindre en bleu les tissus,

aujourd'hui il est encore utilisé, notamment en Afrique, il donne sa couleur bleue au vêtement des Touaregs au Sahara.

le chanvre

par José SCHERRER,

J'ai choisi cette plante car dans le village ou j'habite (68210), les terrains du vallon séparant la commune du village voisin étaient autrefois consacrés à la culture du chanvre : c'était ce que l'on appelle des chènevières. Cette culture a évidemment totalement disparu remplacée par des pâturages et des champs de maïs.

Sur Wikipédia, on découvre que les usages du chanvre sont séculaires quant à la fabrication de vêtements :

"Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme, au néolithique, probablement en Asie. Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. Ses fibres servaient à confectionner des vêtements en Chine 600 ans av. J.-C., en Europe au Moyen Âge. Les vêtements royaux occidentaux étaient souvent constitués de mélanges de chanvre et de lin. La première Bible imprimée par Gutenberg l'aurait été sur papier de chanvre. Le papier de chanvre est utilisé jusqu'au xixe siècle. Au début du xxe siècle, en Europe, les fibres de chanvre furent remplacées par le coton, originaire des États-Unis. Plus récemment, ces fibres résistantes et à portée de main, ont servi à fabriquer des vêtements militaires lors des deux guerres mondiales. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles furent remplacées par des fibres synthétiques, au tissage plus régulier. Les fibres ont longtemps été utilisées pour fabriquer les billets de banque avant d'être remplacées par de l'ortie. Elles sont également utilisées pour les cordes et cordages, et ont été utilisées pendant longtemps pour les voilures des bateaux."

Allium cepa de Pâques

par Aurore ROUHAN,

Bonjour, je ne résiste pas à faire une entorse à la consigne de ce forum pour représenter Allium cepa dont les pelures donnent de belles couleurs oranges-rouges en particulier quand on les fait tremper avec des oeufs pour préparer les oeufs de Pâques !

Dans ce cas, c'est le bulbe de la plante qui est utilisé.

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Le lin

par jean humbert,

La fibre de lin est obtenue en filant la tige.

Cette plante nous gratifie aussi de ses belles fleurs bleues, des graines produisant de l'huile .

Elle fait aussi partie des engrais verts avec sa racine poussant en profondeur aidant à ameublir le sol.

un "cuir" végétal à base de feuilles d'ananas

par Utilisateur supprimé,

J'avais entendu parlé il y a quelques années de textile fait à base de fibres de feuilles d'ananas.

Une designeuse d'origine espagnole a développé ce procédé à partir des feuilles d'ananas rejetées, lors de récoltes d'ananas aux Philippines. Voici le procédé:

1. Les feuilles d'ananas sont récupérées, les fibres des feuilles sont extrait par un mécanisme semi-automatique.

2. les fibres sont séchées au soleil, ou dans un four lors des saisons pluvieuses.

3. les fibres sont "purifiées" en retirant toutes les impuretés, on obtient une matière "cotonneuse".

4. Cette matière est mélangée à un acide polyactique? (wikipedia:  PLA acide polyactique

est un polymère biodégradable en compostage industriel (à une température de plus de 60 °C).

Homopolymère biosourcé, le PLA peut être obtenu à partir d'amidon de maïs, ce qui en fait la première alternative naturelle au polyéthylène)  et devient une sorte de feutre, et par un processus mécanique un non-tissé.

5. ce non-tissé est ensuite envoyé en Italie ou Espagne pour un traitement final pour un aspect "cuir" (Cette étape n' est pas très écologique... pourquoi ne la font-il pas sur place?!)

Voici des photos prises du site https://www.ananas-anam.com/about-us/

feuilles ananas

fibres ananas

sechage fibres

pinafelt

fleur de lin

par Utilisateur supprimé,

le lin est une fibre naturelle écologique.Sa culture demande peu d'engrais et d'épandage de pesticide. La transformation du lin en fil s'effectue dans des filatures.Le fil de lin peut être tissé ou tricoté.

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Le chanvre

par Maxime Joly,

Le chanvre (cannabis sativa) est connu pour sa fibre solide dont on tirera des textiles robustes.

C'est une matière résistante qui dure des années, il est même quatre fois plus résistant que le coton. C’est la structure de la plante, avec ses fibres longues et fortes qui donne cette propriété au tissu. 

Le chanvre ne présente pas seulement toutes sortes d'avantages pratiques pour ceux qui le portent, il est également très écologique. Sa production nécessite beaucoup moins d'eau, seulement un vingtième de ce qui est utilisé dans celle du coton par exemple. Souvent, la pluie seule est suffisante pour permettre au chanvre de se développer. 

Comme c’est une plante très résistante, il n’y a pratiquement pas besoin de pesticides ou de désherbants pendant la culture, cela permet aussi d’avoir une culture de chanvre complètement biologique.


Par ailleurs, le chanvre peut également habiller nos logements et autres lieux de vie. Des isolants thermiques biosourcés peuvent être constitués à partir des fibres. La laine de chanvre est un isolant bien moins polluant à la production que les autres isolants "classiques" de type laines de roche ou polyurétahne 

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Doux comme le lotus!

par Caroline Cros,

En voyage en Asie , une femme m'a montré comment à partir des tiges des fleurs de lotus on arrivait à en extraire des fibres. Elle cassait ces tiges et pleins de microfibres sortaient de la fibre. En étirant les fibres, elles s'allongeaient et ensuite avec une certaine manutention les roulaient et un fil unique ressemblant a de la soie était assemblé sur une petite bobine. Donc on peut faire du textile avec des tiges de lotus.  C'est un travail qui nécessite  beaucoup de matière première et de temps. Ensuite elles colorent les fils avec des plantes comme l'indigo notamment. 

linum usitatissimum

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Les plantes m'habillent j'avais opté pour le bambou, il me semblait fibre naturelle par excellence, il semble que ce n'est pas le cas, le tissus obtenu se rapprocherai du viscose ( utilisation de produits chimiques)

Partons pour le lin (linum usitatissimum) cultivé pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses. L' étoffe est obtenue par macération des tiges de lin à même le sol afin d'en extraire les fibres. Cette toile sert à l'habillement, tissus d'ameublement, linge de maison.

BERTFR / CC BY-SA (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)



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linum usitatissinum

par Utilisateur supprimé,

le lin est une plante à croissance rapide ( environ 120 jours ) famille Linaceae .

Sauvage puis cultivée pour la nourriture du bétail, son huile et sa fibre.

la plante a une tige unique d'1 mètre environ à maturité.

c'est la tige du lin qui donne la fibre qui sera le fil de la trame du tissu.

Récolte en diverses opérations: arrachage, rouissage, retournage et enroulage sur sol.

Puis une opération mécanique de teillage pour séparer  les graines et battre la tige pour enlever le bois.

les fibres sont alors récupérées en fibres longues et courtes ( étoupes ).

La fibre est alors lavée, cardée, filée.

La fibre du lin doit être constamment mouillée.

le fil  est alors utilisé le plus souvent en trame sur le métier à tisser. 

le lin

par Utilisateur supprimé,


utilisation des longues fibres de la tige :

- culture de cette annuelle en champslin

- arrachage par une machine spécifique
- puis laissées sur place en andains pour le rouissage
- le rouissage est l'action des enzymes de bactéries et champignons, en conditions spécifiques (température oduce, rosée), qui permet de faciliter l'extraction des fibres en fragilisant la tige
- les tiges doivent être retournées jusqu'à ce que leur couleur soit homogène
- les andains sont ensuite enroulés par un machine spécifique
- l'opération suivante est le teillage qui consiste à extraire les fibres
- Puis la filature pour convertir les fibres en fil de lin

Souci

par Lucie Heriveau,


Le souci peut être utilisé en teinture, et donnera des couleurs jaunes clair, orangé ou un peu plus foncé. On utilise les fleurs pour cela !

La rose d'Inde

par Utilisateur supprimé,

La rose d'Inde (Tagetes Erecta) est utilisée pour faire des teintures jaune/orange/ocre.

Comme son nom l'indique, elle est originaire du Mexique :p (haha petite blague du jour)

Elle est utilisée pour ses qualités : médicinales, tinctoriales, agro-alimentaires !

En teinture, on utilisera la fleur, même en voie de fanaison !


arbre a savon

par julien buvat,


Le Sapindus mukorossi est un arbre originaire d'asie. Il en existe quelque uns dans les jardin botanique en France.

Il produit des noix dont les coques sont riches en saponine et sont utilisées comme détergent. On les trouve commercialisées sous l'appellation "noix de lavage indiennes".

alt=Description de l'image Sapindus mukorossi2.jpg.

Description de cette image, également commentée ci-après

GARANCE DES TEINTURIERS

par Utilisateur supprimé,

TEINTURE A LA GARANCE

La garance (Rubia tinctorum) est une plante originaire d´Asie occidentale et centrale, très tôt connue et utilisée en Europe. Ses racines contiennent de l´alizarine, un colorant rouge. Le rouge garance est l´un des plus beaux et plus solides rouges que l’on puisse obtenir grâce à des plantes européennes.

Si il y en a qui veulent tenter l'expérience :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Garance_des_teinturiers pour l'image

Annexe 290px-Rubia_tinctorum_-_Köhler–s_Medizinal-Pflanzen-123.jpg

Le safran

par Aurélie Muard,

Le safran est la seule épice issue d'une fleur. Il est en réalité le pistil du Crocus Sativus L., fleur à bulbe.

Appelé parfois "or rouge", le safran est l'épice la plus laborieuse à produire au monde et a donc une valeur importante. En effet, 150 fleurs suffisent à peine pour obtenir 1 gramme de safran, la récolte des pistils est ainsi très coûteuse en main-d’œuvre.

Il est obtenu par la culture de Crocus sativus L., par prélèvement et déshydratation de ses trois stigmates rouges.


Les différentes utilisations du safran :

* En assaisonnement : Le safran possède plusieurs propriétés gastronomiques. Il s'agit d'une épice utilisée dans des plats et des transformations tels que des fromages, des confiseries, certains curry, des liqueurs, des soupes, ou encore des plats de viande par exemple. C'est ainsi un condiment fortement prisé pour de nombreuses spécialités culinaires dans le monde entier.

/!\ Ingéré à dose suffisamment élevée, le safran est létal !

* En médecine : en Europe médiévale, on utilisait le safran pour traiter des infections respiratoires et maladies comme la toux, le rhume, la scarlatine, la variole, les cancers, l'hypoxie et l'asthme. On le retrouve également dans certains traitements contre les affections sanguines, l'insomnie, la paralysie, les maladies cardiaques, et bien d'autres !

* En coloration : le safran a été également utilisé pour mettre au point des colorants, en particulier en Inde ou en Chine. Plus la quantité de safran utilisée est grande, plus la couleur du tissu dérive vers le rouge.

* En parfumerie : en Europe, des fils de safran étaient traités et combinés avec des ingrédient pour produire une huile aromatique connue sous le nom de crocinum. Cette huile était ensuite appliquée sur les cheveux pour les parfumer.


Source des informations : https://fr.wikipedia.org/wiki/Safran_(%C3%A9pice)
Source de l'image : https://www.monpetitcoinvert.com/blog/safran-propice-au-sommeil-et-sublime-dans-lassiette/


Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin (linum usitatissinum)

Plante herbacée annuelle, largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses.

Source : le lin, côté naturel :

Le teillage du lin 

Le lin livré en balles par le liniculteur va tout d'abord être teillé. Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles.

Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles. Pour cette dernière opération, la paille passe d'abord dans des cylindres cannelés pour la "casser" sans abîmer les fibres. Puis des grands peignes vont permettre de séparer ces morceaux de paille appelés anas et la fibre que l'on appelle filasse quand les fibres sont longues et étoupes quand les fibres sont courtes.


Le peignage du lin 

La filasse issue du teillage est d'abord peignée avec des peignes de plus en plus fins. Cette opération permet d'éliminer tous les petits morceaux de paille restant et surtout de séparer petit à petit, toutes les fibres entre elles.  On obtient ainsi de véritables cheveux d'ange, des fibres fines bien démêlées presque soyeuses. Ces fibres peignées sont rassemblées pour constituer un long ruban continu. Ce ruban est à nouveau étiré pour obtenir une faible épaisseur que l'on tord légèrement pour renforcer sa solidité. C'est l'étirage et le ruban devient alors une mèche.


La filature du lin

Pour filer le lin, il existe 2 procédés bien distincts :


- la filature au mouillé utilise les fibres longues qui sont passées au peignage. Dans la filature au mouillé, la mèche est trempée dans de l'eau à 60 ou 70° C pour rendre la fibre plus souple et la ramollir. Les fibres élémentaires sont ensuite tordues et permettent de réaliser des fils fins et homogènes. Ces fils de haute qualité sont souvent réservés à l'habillement et au linge de maison.

- la filature au sec utilise souvent les étoupes qui ont été aussi peignées et étirées. Dans ce cas, les rubans sont filés sans passer dans l'eau. Il en résulte des fils plus rustiques et plus épais. Ces fils sont généralement réservés aux tissus pour la décoration ou pour des usages techniques.

Avant d'être tissé, le fil peut subir différentes transformations : être blanchi, teint, assoupli, défroissé ; c'est l'ennoblissement.


Le tissage du lin

Le tissage s'effectue sur les métiers à tisser normaux. Sur ceux-ci, les fils sont entrecroisés un par un, fils de chaîne (longeur) et fils de trame (largeur). On peut ainsi obtenir des tissus pur lin ou des mélanges. Par exemple, quand on parle de "métis", le fil de chaîne est en coton, le fil de trame en lin.


Chanvre fété en Vallée de Loire

par Utilisateur supprimé,

Chanvre (famille des Cannabaceae)

J’ai choisi de vous parler de la fibre de chanvre car elle était cultivée dans la région où j’habite actuellement (vallée de la Loire) jusqu’au années 60 pour la confection de cordage, textile, .…. Une fête lui est consacré un weekend d’août chaque année depuis 26ans (cf. "source"). Grâce à cette activité du MOOC, j’ai pu retracer son historique et le procédé que je ne connaissais pas

Le chanvre textile est une plante originaire d'Asie centrale dont la variété a été sélectionnée pour sa taille de sa tige et sa faible teneur en THC. Cultivé pour ses fibres en Chine 600 ans avant J.-C. Et en Europe au moyen âge. Les vêtements royaux étaient souvent constitués de chanvre et de lin ; les vêtements militaires des 2 guerres mondiales du XX°s. étaient en chanvre (résistants et peu coûteux). La 1ère bible imprimée (Gutemberg) l’aurait été sur papier de chanvre ; les fibres de chanvres ont longtemps été utilisés pour fabriquer les billets de banques avant qu’ils ne soient remplacés par les fibres de l’ortie. Le chanvre sert aussi au cordes, cordages, voilure de bateaux, à l’isolation...

Au XX° siècle les fibres de chanvres sont remplacées par le coton originaire des États Unis puis par les fibres synthétiques au tissage plus régulier.

En France, il est fortement cultivé pendant 2 siècles. En 1840, il s'est substitué au lin. A son apogée sa culture couvre 76 000 ha de champs. Aujourd’hui, la France est le premier producteur avec 10.000 ha

Il s’agit d’une plante annuelle qui mesure environ 2 m de haut mais peut aller jusqu’à 4 m. Le chanvre est considéré comme une fibre textile écologique car elle nécessite peu d’eau et n’a pas besoin de traitement car elle lève très vite (3j.). La fibre est en outre très solide et antibactérienne (bien pour les chaussette clin d’œil. Par contre, il joui d’une mauvaise réputation (psychotrope) et le process pour récupérer la fillasse (fibre) est fastidieux.

Process en vallée de Loire. Tout d’abord, on coupe le chanvre quand il est à maturité et on le met en botte. Les fagots sont transportés, en vallée de Loire, jusqu’au fleuve où ils trempent dans l’eau pendant 1 semaine (début du process : les végétaux vont tripler leur poids. Cette étape s’appelle "le rouissage"). Puis, on fait sécher les bottes 1 journée, on détache les bottes et on étend les tiges d’un côté puis de l’autre pour optimiser le séchage (de 3 à 6j.). Le chanvre blanchit : la chlorophylle n’est plus.

L’hiver ont le fait sécher dans des fours et on le broie pour récupérer la fillasse (à la main, à la braie manuelle ou mécanique). Puis on le lisse, on le peigne et on associe les fibres les uns aux autres pour en faire des grandes longueurs (vu que la plante fait déjà 2 m, cela va plus vite qu’avec la laine). Le chanvre de la vallée de Loire était utilisé, soit pour le tissu (bonne qualité textile), soit pour le cordage .


Une fête lui a été consacrée à Montjean (Maine et Loire). Née il y a 26 ans, elle est cette année le 22-23 aôut 2020 (cf. source)

Alors si ça vous dit de venir 22-23 août 2020



Source :

Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Chanvre

Fête du Chanvre à Montjean sur Loire :



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Ortie de Chine

par Utilisateur supprimé,

L'ortie de Chine ou Ramie, « Boehmeria nivea » est une plante textile de la famille des orties.

Elle est utilisée depuis 6000 ans en extrême-orient.

L’ortie de Chine fait partie des fibres écologiques les plus répandues. Les fibres peuvent être extraites de la plante dès lors que les fleurs commencent à éclore. Cette fibre écologique renouvelable est très résistante (huit fois plus que le coton) ; une résistance accentuée lorsqu’elle est mouillée.

La ramie est une ortie non urticante et facilement maniable. C’est une plante vivace mesurant entre 1,5 et 4 mètres de hauteur.

On peut réaliser des robes, chemises...


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Oignon

par Utilisateur supprimé,

L'oignon est un légume-bulbe très anciennement cultivé. C'est une plante herbacée bisannuelle de la famille des Amaryllidaceae.

"La pelure d'oignon constitue sans doute la matière la plus facile à utiliser pour les débutants en teinture et donnent toujours de bons résultats mais il faut plusieurs années d'expérience pour savoir l'utiliser à bon escient et obtenir en fonction de l'époque de séchage, du mordant et de l'espèce d'oignon une gamme riche et variées de coloris." (http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm)

Les pelures d'oignon sont donc utilisées en les faisant infuser avec le tissu (traité au préalable) dans l'eau chaude un certain temps pour obtenir différentes couleurs.

Le Lin

par Pauline Rouiller,

Bonjour, 

pour cette activité j'ai choisi de parler du Lin (Linum usitatissinum) qui a été une des fibres végétales les plus utilisées dans l'histoire. Elle est d'abord récoltée à l'état sauvage puis sera l'une des premières plantes cultivées (également pour son huile et pour nourrir le bétail). La France est le premier producteur de lin textile au monde et la Normandie est le leader (produit 80% du lin européen et 50% du lin mondial).

Toutes les parties de la plante peuvent être valorisées : fibre longue (textile), fibre courte (papier ou corderie), anas (paillis ou bois aggloméré), graines (huile de lin, cosmétiques)...

Les anas de lin : pendant le teillage les fibres sont séparées des tiges de lin. Pendant le broyage la tige centrale est brisée en petits fragments appelés des anas.

En faisant mes recherches j'ai découvert une coopérative : LINportant, qui a pour objectif de produire des tee-shirts en lin biologique en Normandie (la production de lin ayant lieu principalement en Asie). Les tee-shirts produits seront compostables. 

La fabrication : le lin est récolté en été par un temps sec. Le lin n'est pas coupé mais arraché à cause de sa tige ligneuse. 

Rouissage : macération pour faciliter la séparation de l'écorce et de la tige.

Teillage : on extrait mécaniquement les fibres textiles de la paille de lin

Le lin est ensuite peigné pour le débarrasser de toutes ses impuretés et pour préparer la filature.

Filature

Le lien de la coopérative : https://linportant.fr/nos-produits/lin


Le Genêt d'Espagne pour se vêtir

par Christine DUDAY,

Le Genêt d'Espagne Spartium junceum de la famille des Fabacées est familier de nos paysages méridionaux qu'il illumine de jaune à la fin du printemps. Des amis de Lodève m'avaient expliqué qu'autrefois on le tissait "dans le pays". En effet cet usage ancien a même connu une phase industrielle dans le Lodévois au 19ème siècle.
Après trempage de la fibre on la raclait puis on la battait pour obtenir une filasse cotonneuse qui était ensuite filée et prête au tissage de toiles grossières.
Outre les nombreuses utilisations du genêt d'Espagne (cordages, fagots pour allumer le four à pain, supports pour l'élevage des cocons de vers à soie...) on le tressait aussi pour la fabrication des semelles d'espadrille (d'où le nom de "spartiates basques").

http://nature.jardin.free.fr/arbuste/ft_spartium.html
https://www.persee.fr/doc/anami_0003-4398_2011_num_123_275_7375_t6_0425_0000_1

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Le chanvre textile

par Bernard Dupré,

Utilisé historiquement dans la marine, dans les voiles, cordages et filets de pêche, le chanvre a régressé au cours du 19°s du fait de l’apparition du coton. En 1998, l’UE a créé une subvention pour améliorer la production locale du chanvre en vue de son utilisation dans les produits textiles.

Le chanvre est une culture de printemps. La paille est récoltée fin août. Avant de pouvoir être tissé, le chanvre doit subir toute une préparation : le rouissage, le teillage et le peignage. Le rouissage est la macération que l'on fait subir à la plante pour faciliter la séparation de l'écorce filamenteuse avec la tige. Le teillage est une opération mécanique qui permet de séparer les fibres textiles par broyage et battage. Le peignage consiste à débarrasser les fibres de toutes sortes d'impuretés, afin d'améliorer l'opération de filatures.

Le chanvre est une fibre textile écologique car sa culture nécessite très peu d’eau. En outre, sa culture est très rapide et elle nécessite très peu d’engrais, et la culture de chanvre stocke le CO2 dans le sol. La France est le premier producteur de chanvre en Europe avec 10.000 hectares cultivés.

La fibre de chanvre est très résistante, elle permet donc d’obtenir des habits très solides. En outre, elle est antibactérienne, ce qui permet d’éviter les mauvaises odeurs. Son seul défaut est le processus de transformation, fastidieux. En outre, il est difficile d’obtenir des fibres douces. C’est pourquoi les habits en chanvre sont souvent issus de fibres mixtes mélangeant chanvre et coton.

Chanvre textile

https://www.newsweed.fr/tout-ce-que-vous-ne-saviez-pas-sur-le-chanvre/


Carludovica palmata, mon panama

par Sylvie BAZAILLAC,

Les feuilles du palmier Carludovica palmata (Cyclanthaceae) appelé "paja toquilla" sont utilisées pour fabriquer le célèbre chapeau de Panama en Equateur. Le tissage du chapeau se fait toujours à la main, le Panama Montecristi, le plus fin, peut dépasser les 1000€ et demande jusqu’à plus de 10 mois de tressage. Le panama peut être lavé, repassé et même plié, il se dépliera en retrouvant sa forme.





Le pastel des teinturiers

par Martine Druart,
Isatis tinctoria = Pastel des teinturier
Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Age et de la Renaissance , en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles , avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis par les colorants de synthèse. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastel_des_teinturiers)
Cette plante , je l'ai choisie parce que je l'ai semée dans mon jardin pour valoriser ce bleu d'antan et lui rendre ses lettres de noblesse perdues ! Qui sait, peut-être vais-je l'utiliser pour teindre la laine de mes moutons ?

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-36014-synthese


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Curcuma longa

par Stéphanie Pantel,

Curcuma longa 

    Le curcuma longa qui entre dans la composition du curry est aussi utilisé comme teinture.  De cette plante herbacée rhizomateuse originaire du sud-est asiatique,  on réduit en poudre ses rhizomes pour obtenir la poudre éponyme de couleur jaune vive. 

      Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer.  La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...). Certains l'utilise aussi pour se teindre les cheveux : reflets jaunes sur les cheveux clairs. 

Sources :  http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm et Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Curcuma


La bourdaine habille l'habit

par Eric Belle,

La Bourdaine, Bourgène, Frangula alnus ou Rhamnus frangula
C'est un arbuste des sous-bois utilisé en teinturerie:

Références:

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourdaine
- Guide des Arbres et arbustes Sélection du Reader's Digest
- Traité de Leuchs sur la famille rhamnus (nerprun, bourdaine)
(https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9802633t.texteImage)
- http://www.branche-rouge.org/les-articles/tous-les-articles/artisanats/le-costume/teintures-historiques/bourdaine
- https://petitesruches.fr/spip.php?article71

- écorce fraîche donne des tons nuancés de rouge à framboise (Wikipédia, Leuchs), rose fushia à rose violacé (petitesruches).
- écorce sèche et bois varient du rouge au brun (Wikipédia, Leuchs)
- baies vertes puis rouges puis noires donnent du vert (Wikipédia), du jaune réputé très résistant (Guide des Arbres et arbustes Sélection du Reader's Digest), du vert clair à bleuté (petitesruches) (voir photo).

Deux photos d'une branche début juin 2016 en Dordogne centre-nord-ouest.

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les fibres du coton

par carole Duval,

belle occasion de comprendre d'ou proviennent ces belles fibres blanches, première fibre textile utilisée dans le monde


Arbuste de la famille des Malvacées, originaire d'Inde

Le cotonnier fait de belles fleurs blanches à 5 pétales, 

Dés la fécondation des poils blancs commencent à pousser dans les capsules ovoïdes du futur fruit, abritant des graines. Ces poils sont unicellulaires et peuvent faire jusqu'à 4 cm de long. ils sont rattachés à la graine

Chaque capsules contient de 6 à 12 graines, recouvertes de longs poils blancs.

Le cotonnier porte des fleurs et des fruits en même temps, ainsi la récolte s'étale dans le temps.

une de mes sources :

http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/01-coton-historique.html


La Myrtille (Vaccinium myrtillus)

par Utilisateur supprimé,

La myrtille est uilisée dans la teinture.

Il s'agit d'un arbrisseau de montagne et de forêts en milieu tempéré, vivace et rampant. Il fait partie de la famille des Ericacées. La myrtille croît jusqu'à 2 500 m d'altitude dans les forêts de conifères, les bois clairs, les landes et les tourbières, associée aux plantes acidophiles. En France, elle est commune en montagne, mais également présente sur sol granitique.

Les baies fournissent un jus très coloré qui teint difficilement (les gaulois étaient spécialistes de cette teinture). Elles contiennent des colorants anthocyanes qui donnent de très belles couleurs vives mais résistent peu au soleil et virent souvent sous l'action du savon (attention, donc au changement de pH!!).

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaccinium_myrtillus

http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm

La photo est issue du site suivant : http://www.provence7.com/portails/gastronomie/fruits-consommes/myrtilles/ © Olga Lyubkin – Fotolia.com.

Annexe myrtilles.jpg

Tissus issus du Chanvre cultivé

par Utilisateur supprimé,

Le Chanvre cultivé (Cannabis Sativa L.) est une plante de la famille des Cannabinacées.

On peut extraire des fibres qui constituent la partie externe de la tige. La partie interne (appelée "chènevotte") est une partie ligneuse qui reste en l'état lors de l'extraction des fibres.

Les fibres de chanvre (appelées "filasse") contiennent des fibres longues et solides, particulièrement adaptées à la production textile.

Un processus de défibrage permet de séparer la filasse de la chènevotte. Ce processus permet l'obtention d'environ 30% de fibre, 55% de chènevotte ainsi que 15% de poussière et de déchets.

Les fibres sont utilisées pour confectionner des vêtements, des couches, des sacs ou des chaussures. Mais aussi pour des textiles plus techniques comme de la ficelle, des cordes (celles des débuts de l'alpinisme moderne!) ou des filets.

Concernant la partie dure interne de la tige du chanvre (chènevotte), elle est utilisée dans le domaine de la construction pour confectionner la chaux. Ou encore pour fabriquer des isolants thermique et acoustique.

chanvre




Pastel des teinturiers Isatis tinctoria

par catherine blin,

Source Wikipédia

Le pastel, plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique.

La teinture « bleu pastel » est extraite des feuilles de la plante. En Lauragais, jusqu'au XVIIe siècle, l'ensemble du processus d'extraction du pigment coloré se déroule sur environ deux ans.

Les feuilles des rosettes sont récoltées sur les pieds de pastel la 1re année.

Les feuilles récoltées sont lavées, séchées puis broyées pour en exprimer une pulpe.

Après broyage, la pâte de pastel est mise à sécher en tas sous un hangar. Une fois séché et durci, le pastel est écrasé et mis en boule à la main. Ces boules grosses comme le poing sont nommées « coques » ou « cocagnes » dans le Lauragais. Au fur et à mesure de leur fabrication, les cocagnes sont disposées sur des claies pour qu'elles continuent à sécher pendant un à deux mois.La seconde année, quand elles sont bien déshydratées, les coques (nommées alors pastel de Cocagne) sont dures et peuvent servir à la préparation de la matière tinctoriale (ou agranat) utilisée dans les cuves de teinturiers.

  • Teinture de cuves pour le pastel

Le pigment colorant indigo (ou indigotine) de l'agranat est insoluble et ne peut être utilisé directement pour teindre en profondeur les fibres de laine ou de coton. Il faut utiliser un procédé dit « de cuve » pour transformer l'indigo en une molécule soluble, par réduction en milieu alcalin (à pH autour de 10). On obtient du leuco-indigo, de couleur jaune verdâtre, qui pourra imprégner les fibres lorsqu'on les plongera dans la teinture. Quand on le retire du bain, le leuco-indigo s'oxyde au contact de l'air et redonne le pigment bleu, insoluble, déposé sur les fibres.

Pigment indigo extrait du pastel.

La soie d'Amérique

par Utilisateur supprimé,

L'asclépiade commune, très fréquente au Québec, a été surnommée la 'soie d'Amérique'. On en fait un textile isolant léger et efficace. Des manteaux sont isolés avec cette plante. La fibre d'asclépiade est également utilisée comme matière absorbante dans le cas de déversements pétroliers. Les amérindiens l'utilisait pour faire des cordages. L'asclépiade est protégée pour le papillon monarque qui se nourrit exclusivement de ses feuilles.


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Serratule des teinturiers

par CELINE RUTTEN,

La Serratule des teinturiers ou Sarrette des teinturiers (Serratula tinctoria) est une plante herbacée de la famille des Astéracées. C'est une plante vivace pouvant atteindre 1m de haut. Les fleurs rouge-pourpre sont regroupées en capitules. La plante était autrefois utilisée en teinturerie car ses feuilles contiennent une substance employée pour la fabrication d'un colorant jaune.

Source et photo : Wikipédia

Annexe Serratule des teinturiers.jpg

L'indigo

par Utilisateur supprimé,

L'indigotier ou Indigofera tintoria L. est un arbuste dont les feuilles sont utilisées pour faire de la teinture indigo.

Les feuilles sont récoltées avant la floraison et elles sont mises à tremper dans une fosse pleine d'eau afin d'être fermentées.

Le liquide est ensuite transféré dans une fosse qui est constamment agité afin d'oxyder l'indoxyle et le transformer en indigotine.

Puis on transfère le liquide dans un autre bassin afin que l'indigotine précipite au fond. Le produit pourra alors être exporté. Il devra être traité chimiquement ou par fermentation pour le rendre soluble et servir dans des bassins de trempage. Le traitement chimique est rapide mais polluant alors que la fermentation est plus lente mais non-polluante.

Fait intéressant: Lorsque le tissu ressort du bain de trempage, il est jaunâtre. La couleur bleu se développe lors du séchage.




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Le lenpur

par Pernelle Truchot,

Le lenpur, appelé cachemire végétal, le lenpur est issu de branches de pin blanc qui poussent seulement en Chine et au Canada. Ces branches proviennent de bois élagués et non de bois abattus. Les propriétés du pin blanc font du lenpur une matière de qualité incluant une douceur similaire au cachemire, un aspect thermorégulateur (capacité à absorber et libérer l’humidité) et une qualité trois fois supérieure à celle du coton car le lenpur résiste aux lavages à haute pression. On le trouve le plus souvent dans la literie ou les sous-vêtements.

https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/34670/8-matieres-naturelles-shabiller-bio-ecolo

Le lin textile

par Utilisateur supprimé,

Informations issues du site : https://www.lelin-cotenature.fr


J’ai choisi le lin qui est un tissu agréable à porter et dont les champs en fleur sont magnifiques! 

Le lin fibre (ou lin textile) fait partie de la famille des "Linaceae" (linacées), de l'espèce Linum usitatissimun L. (lin usuel). 

 Fleurs de lin

Caractéristiques du lin textile

C'est une plante herbacée annuelle, à croissance rapide. Il en existe 230 espèces

Les fleurs sont le plus souvent bleues, parfois un peu violettes. Il existe des lins à fleurs blanches, mais ce sont les lins à fleurs bleues qui sont les plus productifs. 

Le lin atteint 1 mètre en moyenne pour un diamètre de tige de 0.5 à 1 cm.

 

Origine du lin textile

Plus de 12 000 ans ! Ses premières traces ont été retrouvées en Turquie, puis en Egypte. Il a été cultivé dans des régions d'Asie et d'Afrique.

 

Le lin textile de nos jours

Sa culture nécessite un climat tempéré et humide. En Europe, le lin est cultivé en Belgique, aux Pays-Bas, mais surtout en France : 80 %. Sa culture se fait dans des régions tempérées et proches de la mer : la Seine-Maritime, le Nord, le Pas-de-calais, la Somme, l'Oise, l'Eure, le Calvados ou l'Orne... 


1 HECTARE DE LIN C'EST EN MOYENNE :
- 6,4 T de paille brute récoltée

- 1 300 kg de fibres longues teillées

- 650 kg de fibres courtes appelées étoupes

- 3 200 kg d'anas (brisures de pailles résultant de la séparation de la fibre du reste de la plante)

- 640 kg de graines

- 320 kg de paillettes.



Le teillage du lin 

Le lin livré en balles par le liniculteur va tout d'abord être teillé. Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles.

Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles. Pour cette dernière opération, la paille passe d'abord dans des cylindres cannelés pour la "casser" sans abîmer les fibres. Puis des grands peignes vont permettre de séparer ces morceaux de paille appelés anas et la fibre que l'on appelle filasse quand les fibres sont longues et étoupes quand les fibres sont courtes.


Le peignage du lin 

La filasse issue du teillage est d'abord peignée avec des peignes de plus en plus fins. Cette opération permet d'éliminer tous les petits morceaux de paille restant et surtout de séparer petit à petit, toutes les fibres entre elles.  On obtient ainsi de véritables cheveux d'ange, des fibres fines bien démêlées presque soyeuses. Ces fibres peignées sont rassemblées pour constituer un long ruban continu. Ce ruban est à nouveau étiré pour obtenir une faible épaisseur que l'on tord légèrement pour renforcer sa solidité. C'est l'étirage et le ruban devient alors une mèche.


La filature du lin

Pour filer le lin, il existe 2 procédés bien distincts :


- la filature au mouillé utilise les fibres longues qui sont passées au peignage. Dans la filature au mouillé, la mèche est trempée dans de l'eau à 60 ou 70° C pour rendre la fibre plus souple et la ramollir. Les fibres élémentaires sont ensuite tordues et permettent de réaliser des fils fins et homogènes. Ces fils de haute qualité sont souvent réservés à l'habillement et au linge de maison.

- la filature au sec utilise souvent les étoupes qui ont été aussi peignées et étirées. Dans ce cas, les rubans sont filés sans passer dans l'eau. Il en résulte des fils plus rustiques et plus épais. Ces fils sont généralement réservés aux tissus pour la décoration ou pour des usages techniques.

Avant d'être tissé, le fil peut subir différentes transformations : être blanchi, teint, assoupli, défroissé ; c'est l'ennoblissement.


Le tissage du lin 

Le tissage s'effectue sur les métiers à tisser normaux. Sur ceux-ci, les fils sont entrecroisés un par un, fils de chaîne (longeur) et fils de trame (largeur). On peut ainsi obtenir des tissus pur lin ou des mélanges. Par exemple, quand on parle de "métis", le fil de chaîne est en coton, le fil de trame en lin.


Ortie

par Gilles Curien,

Source: Julien Delahaye. Utilisations de l’ortie-Urtica dioïca L.. Sciences pharmaceutiques. 2015 (disponible online sur la ressource HAL)

L’utilisation textile de l’ortie fait surtout référence à la ramie ou « ortie de Chine » (Boehmeria nivea.L Urticaceae) dont l’utilisation dans ce domaine est tres repandue et remonte a loin puisque les egyptiens s’en servaient pour embaumer leurs morts. Mais la Grande Ortie a longtemps été et continue toujours à être utilisée de nos jours pour l’usage Textile. La grande ortie produit 6 à 8 % de fibres, ce qui est moins que le chanvre ou la ramie. Il lui est attribué le surnom de « soie végétale ≫. La fibre est large et creuse, ce qui la rend isolante et d’une resistance a toute epreuve. Elle présente un aspect brillant qui rappelle celui de la soie. La façon dont elle est travaillée permet d’obtenir différentes sortes de tissus. 

A Lüchow en Allemagne, une usine qui est d’ailleurs la seule d’Europe, s’est specialisee dans la fabrication de tissus d’ortie (linge de maison, chemises, pantalons…). Les tissus fabriques ne sont pas constitués à 100 % de fibres d’ortie, mais d’un melange ou l’ortie n’est qu’en faible proportion. Cela suffit pourtant à renforcer la qualité de ces tissus. Les tiges d’orties sont recoltees a maturite vers aout-septembre : les feuilles vont se faner, les tiges se colorent de jaune ou de rouge, et les graines mûres chutent. Les tiges sont ensuite laissées à sécher pendant à peu près 2 jours afin que les feuilles tombent. A la fin de ces 2 jours, la tige est séparée des éventuelles feuilles toujours presentes avant de passer a l’etape suivante. Vient ensuite l’etape de rouissage : cette étape consiste à faire tremper les plantes entières dans un bassin à 50-60° C jusqu’a ce que les substances pectiques qui relient les fibres entre elles soient détruites par fermentation. Les fibres peuvent alors être séparées des parties ligneuses. Cette etape est particulierement odorante chez l’ortie. Elle va durer 6-7 jours, au cours de laquelle il faudra remplacer l’eau tous les jours si l’on ne veut pas entrainer de putrefaction qui pourrait diminuer la qualite des fibres. Pour faciliter cette etape il est possible d’operer dans une eau courante. L’ortie est mise a secher puis va subir l’etape de battage et de broyage : ces étapes vont permettre de briser les parties ligneuses. Le battage est réalisé au sol à l’aide de maillets de bois. Le broyage se fait manuellement ou bien mécaniquement sur des chevalets munis de couteaux en bois appelés broyes qui permettent de ne pas couper la fibre. Arrive la dernière étape de teillage, constituée de peignages successifs qui permet de débarrasser la fibre de toutes ses impuretes et d’obtenir une filasse brute qui sera stockée au sec. La fibre va être filée, de manière à obtenir un fil solide de grande taille qui sera ensuite tissé pour confectionner des tissus.

Ortie_expulsant son pollen


Persil...

par Isabelle ROCHE,

Petroselinum crispum comme une "plante qui habille"? Eh oui... c'est tellement inattendu que je n'ai pas résisté à l'envie de participer à l'activité avec cette plante qui fait partie de mon univers gustatif depuis mon plus jeune âge . Cru ou cuit dans les sauces, effeuillé sur les viandes grillées... Au seul nom de "persil" le parfum, la saveur se lèvent..


Mais en visitant le site "les fils du temps" j'ai découvert que

"Le persil teint en jaune vif et le jaune obtenu est très solide."

Reste que... peu de détails sont donnés: comment teindre avec le persil? Sont-ce les feuilles que l'on fait bouillir pour obtenir le bain de teinture? Les racines? Les graines ? les fleurs?

Et cette utilisation tinctoriale n'a pas été corroborée par d'autres sources (il est vrai que je n'ai pas surfé beaucoup..)

Donc: hapax utilisationnel ou véritable usage?



Cannabis sativa

par Utilisateur supprimé,

Pour fournir cordages et voiles à la marine  de Loire, le chanvre a été cultivé depuis longtemps dans le val de Loire.  Extraire la fibre de la plante demandait un travail long. Cultiver, l'arracher, enlever graines et feuilles, le laisser 'rouir' dans l'eau plusieurs jours, le faire sécher, à l'air libre, puis dans un four, avant de pouvoir enfin extraire la filasse de la tige. Le chanvre était aussi  utilisé pour des vêtements d'usage courant, et du linge de maison. 

Plante dioîque: le fil extrait du pied mâle était (est?) renommé plus fin que  celui du pied femelle.

Aujourd'hui, la culture du chanvre est soumise à une réglementation spéciale. Utilisé maintenant en fibre textile, et aussi en matériau de construction, on le verra de plus en plus.

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fleur de coton

par Utilisateur supprimé,

Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier. La fibre, presque exclusivement de la cellulose, est transformée en fil pour faire du tissu. Elle est la fibre la plus produite au monde, surtout en Chine et en Inde. L'arbuste pousse dans les regions tropicales ou subtropicales arides. Il peut mesurer jusqu'à 10 m. À la floraison apparaissent des fleurs à 5 pétales jaunes ou blanches . Ds graines s'échappent des capsules et des bourres de coton recouverte d'une houppe de fibre blanche . On en extrait les fibres pour faire des étoffes.
Les variétés sont le gossypium arboreum et le gossypium herbaceum. Wikipedia

Le chanvre

par Utilisateur supprimé,

La fibre du chanvre (Cannabis sativa L.) est utilisée pour fabriquer des tissus servant à la fabrication, entre autre, de vêtements. La culture du chanvre nécessite 4 fois moins d'eau que celle du coton ce qui fait des vêtements en chanvre une alternative intéressante aux vêtements de coton.



Bakoua

par evelyne aa,

Voici un chapeau qui vient de Martinique, son nom, le Bakoua, vient de l'arbre dont les feuilles servent à le confectionner : 

Bakoua,Baquois (Pandanus) ou vaquois, vacoa

Voici le chapeau :



la fiche Wikipedia du pandanus :

Pandanus est un genre de plantes tropicales appartenant à la famille des Pandanaceae. Ce genre comprend plus de 600 espèces réparties autour de la ceinture tropicale, de l'Afrique à l'Océanie dans des habitats variés (subaquatique à sec).

Avec le cocotier, les nombreuses espèces de Pandanus, aussi appelées baquois1, sont sans doute les « arbres » les plus utiles du Pacifique et de l'océan Indien. Leur aspect étrange a toujours frappé les voyageurs européens. Comme toute plante monocotylédone, ce ne sont pas de vrais arbres et leur tige n'est pas un vrai tronc. Cette tige ou faux-tronc, d’un diamètre sensiblement égal du sommet à la base, est recouverte d’une écorce lisse et marbrée. De nombreuses racines adventives semblables aux rameaux mais terminées par un germe vert s’en détachent en des points variables et se dirigent vers le sol qu’elles n’atteignent souvent qu’après un long trajet ; leur ensemble forme alors un faisceau pyramidal qui semble soutenir la tige. Les forêts de Pandanus sont appelées des pandanaies.

Bien que les Pandanus soient répandus dans toutes les îles du Pacifique tropical, les îles basses de la Polynésie et de la Micronésie constituent leur terrain de prédilection : le fara en langues polynésiennes couvre les atolls les plus déshérités. Certaines espèces sont cultivées, propagées facilement au moyen des bourgeons qui se forment spontanément aux aisselles des feuilles inférieures ; le fruit peut également flotter et se répandre sans l'aide de l'homme.

une photo de l'arbre :














et la technique de fabrication du chapeau :

La confection du chapeau Bakoua est un art hérité des Amérindiens, un travail artisanal qui demande plusieurs jours et environ 20 mètres de tresses.

Pour confectionner le Bakoua, les vannières commencent par cueillir les feuilles du Pandanus utilisé, et tout particulièrement celles qui ont tendance à jaunir. Celles-ci seront ensuite exposées au soleil jusqu’à ce qu’elles soient parfaitement sèches. Les longues feuilles sèches seront débarrassées de leurs bordures épineuses. Un procédé de raclage à l’aide d’un couteau va ensuite les assouplir de manière à ce qu’elles puissent être découpées en lanières très fines prêtes à être tressées.


Chêne et cuir

par Utilisateur supprimé,

Le tannage du cuir est un procédé qui permet d'assouplir et de rendre imputrescible le cuir animal (résistant à l'eau chaude et moins soluble).

Traditionnellement le tannage des peaux était réalisé à l'aide de composés végétaux, les tannins. Les tannins sont appréciés pour leur capacité à se lier avec les protéines du cuir pour former un complexe imputrescible.

Parmi les arbres couramment utilisés pour leurs tannins, j'ai choisi le chêne (du genre Quercus).

Partie utilisée : l'écorce, réduite en poudre, appelée "tan"

Extrait de l'article "Tannage" de wikipédia : "La méthode traditionnelle de tannage consiste à mettre à tremper les peaux dans plusieurs cuves successives contenant un jus d’écorce de plus en plus concentré, c’est l’étape de la brasserie. Par la suite, les peaux sont à nouveau immergées dans des cuves enterrées, en alternant les couches de tan frais. Enfin, la quantité de tan est encore augmentée avec la phase de séjour en fosse pendant une durée de 8 à 12 mois".

Le tannage se poursuit ensuite avec le séchage et beaucoup d'autres étapes.

Photo de Pierre Bonnet (https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75316-illustrations)


Le chanvre cultivé

par Utilisateur supprimé,

Cannabis sativa L

Famille des Cannabaceae

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-12688-synthese

C est le chanvre cultivé ou agricole, qui fut une des premières plantes domestiquées par l homme (déjà au Neolithique)

Pour être qualifié de « chanvre industriel », et pouvoir ainsi être légalement cultivé en France, le chanvre cultivé doit être d'une variété dont la teneur en THC est inférieure ou égale à 0,2 %[2].

Après rouissage des tiges, la paille du chanvre cultivé, donne la fibre de chanvre (périphérie de la tige) et la chènevotte (partie centrale et moelleuse). Une fois cardée, la fibre donne la laine de chanvre.

Longtemps délaissée, la culture du chanvre séduit à nouveau les agriculteurs, en partie présente de nombreux avantages écologiques. En effet le chanvre est une plante particulièrement résistante et sujette aux maladies et dont la croissance rapide est peu demandeuse en énergie. Facilement cultivable sans OGM ni pesticides, le chanvre offre une culture avantageuse du point de vue écologique, d’autant qu’elle nécessite très peu d’entretien et quasiment pas d’irrigation. Avec un cycle de vie de quatre à cinq mois le chanvre permet une culture rapide et, de fait, un rendement intéressant.

Mais ce n’est pas là le seul avantage de la culture du chanvre. Celle-ci s’avère idéale pour préparer la terre à accueillir d’autres plantations. Haute jusqu’à 5 mètres, la plante étouffe les mauvaises herbes, laissant le sol propre. Plus encore, ses racines ramifiées qui évoluent en profondeur permettent un sol meuble, donc facile à travailler pour l’agriculteur.

Le chanvre n’a besoin d’aucun intrant de synthèse pour sa culture, il pousse sans pesticide, insecticide ou fongicide et il n’y a pas de résidu dans sa culture toute la plante peut-être utilisée.

Le chanvre est une fibre robuste et donc plus solide que le coton, autrefois il était principalement utilisé dans la marine pour sa robustesse et son imputrescibilité dans l’eau salée, dans les mélanges jersey et molleton chanvre et coton bio, il permet au tissu de bien se tenir ne poche pas et ne bouge pas au lavage.

L’autre grande qualité du chanvre textile est sa thermorégulation, contrairement à sa cousine le lin, qui est une fibre froide. Le chanvre est, au même titre que la soie ou la  laine, un bon isolant, par rapport au coton. Il est plus frais quand il fait chaud et plus chaud quand il fait frais










Annexe La recolte.jpg
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Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le Lin (Linum usitatissimum) permet de réaliser des fibres textiles utilisées pour l'habillement, le linge de lit et de table et les tissus d'ameublement. Pour cela on utilise les fibres longues et les fibres courtes (appelées "étoupes "). Ces fibres sont extraites sur la tige.