L'Ortie dioïque, Urtica dioica, se trouve presque partout et ses usages sont multiples. Elle a l'avantage de pousser de manière spontanée et de ne pas nécessiter d'engrais, ce qui en fait une plante accessible à toutes et tous.
Les déclinaisons dans le domaine culinaire sont connues du grand public (soupes, tartes, pesto, confiture) mais l'usage de sa fibre est un sujet moins souvent abordé.
Cette fibre est de bonne qualité, douce, d'un diamètre avoisinant les 20 microns (en comparaison, une laine épaisse peut faire entre 30 et 35 microns) pour une longueur entre 5 et 15 cm (la fibre du coton fait entre 2 et 5 cm).
Le processus qui permet de récupérer la fibre s'appelle le "rouissage" (ou "rouir" ) et consiste à faire macérer la plante pour en séparer les éléments et individualiser les fibres. D'après les sources disponibles, plusieurs techniques sont possibles, soit dans l'eau soit "en plein champ". Pour ceux et celles qui veulent aller plus loin, le lien suivant détaille de manière assez concrète l'une de ces techniques : https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Extraction_de_la_fibre_d%27ortie
Le rouissage va permettre d'obtenir 2 éléments:
-la filasse, partie extérieure de la fibre qui va constituer le matériau de base pour toutes sortes de choses: vêtements, mais aussi toiles, cordes, filets de pêche....
-la chènevotte, partie intérieure de la tige, pulpeuse, qui peut servir à faire des copeaux, du paillage, de la litière.
Notez qu'il faut au préalable enlever les feuilles qui sont... comestibles!
Ainsi dans l'ortie, rien ne se perd, tout se transforme 
Sans mettre en place une usine de confection à la maison, on peut s'essayer à la confection de cordelettes à partir de la plante fraîche. Le lien suivant sur le site de l'association Unis Vers Nature décrit brièvement l'expérience: https://unisversnature.blogspot.com/2015/08/lortie-une-plante-sauvage-multiusage-la.html
Le confinement se prête sans doute à ce genre d'expérimentations, non?
Par ailleurs, Cazin dans son ouvrage du 19ème siècle note que la racine mais aussi les feuilles, une fois bouillies, fournissent une teinture jaune qui tourne au vert avec le temps, sans doute utilisable dans la confection de vêtements.
Crédit photo: www.recettes-cuisine-bio.fr