Le lierre grimpant n'habille pas, mais peut être utilisé pour laver les vêtements. Les feuilles contiennent de la saponine qui donne des propriétés tensioactives.
Lierre grimpant
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Le lierre grimpant n'habille pas, mais peut être utilisé pour laver les vêtements. Les feuilles contiennent de la saponine qui donne des propriétés tensioactives.
J'avais été très intéressée par cette info de FranceInter qui remettait à l'honneur et au goût du jour l'ortie dioïque (urtica dioica). Je connaissais son usage dans la cuisine (miam la soupe d'ortie !) mais pour créer des tissus et des vêtements, le recours à la piquante m'était inconnu. Ce sont les fibres des tiges qui sont utilisées, et non les feuilles qui mettraient le feu... C'est vrai que ces tiges sont coriaces, tout comme les racines : si l'on veut se débarrasser d'orties mal placées dans le jardin, il faut s'armer de gants (à la Rita Hayworth, pour ne pas se piquer au delà du coude) pour toucher les feuilles, d'huile de coude justement et de forces. Un sécateur pour couper les tiges récalcitrantes qu'on ne rompra jamais peut être utile. Des fibres donc très solides pour des étoffes indéchirables...
Au Maroc les femmes de Baknou utilisent les peaux séchées de la grenade pour teindre d'un joli rose tendre les écheveaux de laine qui seront ensuite tissés en tapis
Le Grenadier ou Punica granatum est un arbre fruitier de la famille des Lythracées.
C' est un petit arbuste adapté au climat Méditerranéen, mais possédant également une bonne résistance au froid.
Il survivra en effet à des gels de l'ordre de -12°C à -15°C.
Son fruit, la grenade est rouge de la grosseur d'une balle de tennis.
Ses graines sont de couleur marron, elles ressemblent à celles de l'ipomée rouge ou du chardon-marie.
Sa floraison rouge en été est magnifique.
Il possède des feuilles caducs, originaire d'Asie, en particulier du Moyen-Orient.
Il peut atteindre environ 5 m de hauteur a taille adulte lorsque son environnement lui convient.
La ville de Grenade en Espagne doit son nom au grenadier.
Ses fruits sont comestibles et consommés depuis l'Antiquité.
Ses fleurs fraîches sont utilisées en infusion contre l'asthme.
L'écorce du fruit est utilisée pour ses vertus contre la dysenterie et l'écorce du tronc et des fruits est utilisée comme plante tinctoriale.
L'ortie, urtica dioïca, connue depuis l'antiquité pour ses vertus culinaires mais également médicinales.
Les branches sont riches en fibres et les anciens récupéraient ce qui n'était pas utilisé dans la plante comme fourrage pour les animaux.
Une société alsacienne a mis au point un process industriel permettant le tissage de la fibre. Des tissus permettent la confection de vêtements (Velcorex-matières françaises).
L'extraction de la fibre nécessite les opérations suivantes :
séparation tiges - feuilles;
battage des tiges pour casser et séparer le bois;
rouissage ( les enzymes en milieu humide et entre 50 et 60 ° permettent de séparer les fibres des déchets de bois);
teillage;
peignage pour bien séparer les fibres;
filage - on obtient un fil solide de grande taille;
tissage - confection des tissus.
Remarque la fibre est plus solide que la fibre de verre et pourrait rentrer dans la composition de matériaux composites.
Meije a dit que son doudou était fabriqué en coton.
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre, presque constituée de cellulose pure, est généralement transformée en fil qui est
tissé pour fabriquer des tissus.


Vous trouverez dans le lien ci-dessous toutes les phases permettant la fabrication du tissus en lin à partir de ses tiges.
https://www.lelin-cotenature.fr/FR/Pour-que-le-lin-donne-le-meilleur-de-lui-meme-32.html?
En plus le lin ne sert pas seulement à faire des tissus, il peut également servir à faire de l'huile de lin pour la décoration, du paillage pour votre jardin, de l'alimentation pour animaux.
Ses graines ont également des vertues médicinales
Par ailleurs je trouve personnellement que ses jolies fleurs violettes égayent la campagne.

Photo issue du site https://jardinage.lemonde.fr/dossier-197-lin.html
Le pastel, s'il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel. ![]() |
Bonjour,
Le réséda des teinturiers ou gaude (Reseda luteola) est une plante tinctoriale qui donne une couleur jaune aux étoffes (surtout en soie). La partie aérienne est utilisée (surtout tige et feuilles qui contiennent la lutéoline) mais nécessite un mordançage (à l'alun, l'urine ou la lessive de soude).
Bon MOOC à tous!
La Ramie - Boehmeria nivea • ortie de Chine
Une plante que je découvre pour cette occasion ...
La ramie (également
appelée « ortie de Chine » (les Chinois
utilisent la ramie comme fibre textile), nom binominal « Boehmeria
nivea » est une plante textile de la famille des
orties utilisée pour la production artisanale. 6 000 ans d'utilisation en
font l'une des plus anciennes plantes textiles et papiers utilisées.
Les fibres des tiges de la ramie ( Boehmaria nivea (L.) Gandisch, Urticaceae, "ortie de Chine") sont constituées de cellulose quasi pure de très bonne qualité, et utilisées pour le tissage et la fabrication de papiers résistants.
Les fibres sont longues (50 à 250 mm), très solides (un fil ne peut être cassé à la main), imputrescibles, brillantes de sorte que les étoffes rappellent la soie et ont été qualifiées de "soie végétale". Les fibres obtenues sont non seulement très résistantes mais ont également un aspect soyeux et sont très absorbantes.
Extrêmement résistante et antibactérienne, c'était une fibre très prisée dans les pays chauds et humides. Les fibres extraites des tiges de la ramie sont constituées d’une cellulose de très bonne qualité et permettent la fabrication de papiers et de tissus très résistants. Ainsi, un fil de ramie de la grosseur d’un fil à coudre ne peut pas être cassé à la main.
En Europe, la ramie sert à fabriquer des étamines (toiles très fines) utilisées dans l'industrie fromagère pour égouter certains fromages. Les fibres de ramie entrent en faible proportion dans la fabrication du papier monnaie pour la Banque de France.
Sa culture est un processus plus coûteux que celle du coton, nécessitant des savoir-faire spécifiques et un procédé d’extraction impliquant de nombreuses étapes pour séparer les fibres brutes de leur enrobage résineux. Sa filature et son tissage sont aussi complexes, ses fibres filées étant velues et résistantes à la cohésion.
Elle a cependant l'avantage de fournir jusqu'à six récoltes par an, et de nécessiter moins d'eau et de pesticides que le lin ou le coton, ce qui la rend foncièrement plus écologique.
La ramie n'est pas uniquement utilisée comme une fibre textile et papiers, mais aussi comme plante ornementale en Asie. Elle a des feuilles en forme de cœur.
Sources
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/16-autres.html#ramie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramie
https://www.limoges.fr/sites/default/files/media/downloads/plaquettesymphonie.pdf
https://www.alsagarden.com/blog/bohemia-nivea-la-plante-a-billets/

La viscose peut être synthétique mais aussi d'origine végétale.
Elle est un tissu d'imitation de la soie et s'obtient à partir du bois de différentes plantes dont l'Acacia mearnsii. Le bois est transformé en pâte, et c'est la cellulose présente dans la pâte qui sera traitée pour former des fibres de viscose.
Suite à l'activité où l'on cherchait l'usage d'une plante pour la cuisine algérienne, j'avais trouvé un plat (MOLOKHIA) à base de Corette potagère qui avait l'air appétissant ( la plante .ressemble beaucoup à l'épinard d'ici ). Aujourd'hui je découvre que cette même plante, du latin Corchorus olitorius L., est à la base du tissage de toile de jute. Cette toile ne sert que très peu à l'habillement, mais sert principalement à la confection de sacs à légumineuses et autres contenants solides.
Les fibres de sa tige, appelées jutes, sont donc utilisées pour le tissage.
Le tencel ou Lyocel est une fibre écologique et biodégradable fabriquée à partir de pulpe de bois (Eucalyptus, bambou). Sa fabrication demande très peu d'eau comparé au coton. On extrait la cellulose, protéine naturellement présente dans l'écorce de bois, qui est ensuite concassée et dissoute dans un solvant non toxique.
C'est un tissu respirant, faisant penser à la soie, qui ne se froisse pas (pas besoin de le repasser). C'est donc très confortable (je recommande! ;) )
Le cotonnier ou le genre de plantes Gossypium, dont 4 espèces sont cultivées pour produire du coton.
Ici le Gossypium arboreum :
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La plante est cultivée pour les fibres qu'elle produit, qui permettent la fabrication du tissu coton.
La partie de la plante qui est utilisé pour la production du tissu coton, c'est le fruit. Le fruit du cotonnier est une capsule. Lorsque cette capsule s'ouvre, elle laisse apparaître des graines entourées de longues fibres blanches. Ces fibres sont utilisées pour la production du tissu.
Rubia tinctorum
Teinture rouge extraite de ses rhizomes.Les racines et les rhizomes (tiges souterraines) contiennent de l'alizarine et de la purpurine, qui donnent aux tissus une belle couleur rouge.
A aussi été utilisé en tant que pigment pour la confection de la laque de garance( peinture … l'huile et aquarelle)
De plus, le feuillage de la plante, qui était coupé pour favoriser le développement des racines, constituait un fourrage de qualité, même si cela donnait une couleur rouge au lait!
La teinture mère de garance est traditionnellement utilisée dans l'insuffisance biliaire et les lithiases urinaires.
Le bambou ou phyllostachys est une plante aux usages polyvalents dont le textile. Il donne une fibre dite artificielle car obtenue à partir de matières premières naturelles grâce à un procédé chimique. C'est à partir de ces fibres contenant de la lignine, ou cellulose, réduites en pâte qu'est extraite la viscose. Il faut 1 kg de bambou pour obtenir 400 gr de fil.
Le lin livré en balles par le liniculteur va tout d'abord être teillé. Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles.
Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles. Pour cette dernière opération, la paille passe d'abord dans des cylindres cannelés pour la "casser" sans abîmer les fibres. Puis des grands peignes vont permettre de séparer ces morceaux de paille appelés anas et la fibre que l'on appelle filasse quand les fibres sont longues et étoupes quand les fibres sont courtes.
La filasse issue du teillage est d'abord peignée avec des peignes de plus en plus fins. Cette opération permet d'éliminer tous les petits morceaux de paille restant et surtout de séparer petit à petit, toutes les fibres entre elles. On obtient ainsi de véritables cheveux d'ange, des fibres fines bien démêlées presque soyeuses. Ces fibres peignées sont rassemblées pour constituer un long ruban continu. Ce ruban est à nouveau étiré pour obtenir une faible épaisseur que l'on tord légèrement pour renforcer sa solidité. C'est l'étirage et le ruban devient alors une mèche.
Pour filer le lin, il existe 2 procédés bien distincts :
- la filature au mouillé utilise les fibres longues qui sont passées au peignage. Dans la filature au mouillé, la mèche est trempée dans de l'eau à 60 ou 70° C pour rendre la fibre plus souple et la ramollir. Les fibres élémentaires sont ensuite tordues et permettent de réaliser des fils fins et homogènes. Ces fils de haute qualité sont souvent réservés à l'habillement et au linge de maison.
- la filature au sec utilise souvent les étoupes qui ont été aussi peignées et étirées. Dans ce cas, les rubans sont filés sans passer dans l'eau. Il en résulte des fils plus rustiques et plus épais. Ces fils sont généralement réservés aux tissus pour la décoration ou pour des usages techniques.
Avant d'être tissé, le fil peut subir différentes transformations : être blanchi, teint, assoupli, défroissé ; c'est l'ennoblissement.
Le tissage s'effectue sur les métiers à tisser normaux. Sur ceux-ci, les fils sont entrecroisés un par un, fils de chaîne (longeur) et fils de trame (largeur). On peut ainsi obtenir des tissus pur lin ou des mélanges. Par exemple, quand on parle de "métis", le fil de chaîne est en coton, le fil de trame en lin.
Site utilisé: https://www.lelin-cotenature.fr/FR/Pour-que-le-lin-donne-le-meilleur-de-lui-meme-32.html
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Le « tapa » est un tissu d’écorce, une étoffe végétale obtenue par la technique de l’écorce battue, fabriquée dans les îles du Pacifique.
En Mélanésie, le « tapa » est fabriqué par les hommes, tandis qu’en Polynésie, c’est l’affaire des femmes.
Le « tapa » est extrait de l’écorce de différentes espèces végétales, un « tapa » brun provient d’un banian, Ficus prolixa, un « tapa » blanc provient d’un mûrier à papier, Broussonetia papyfera ou de l’arbre à pain (‘uru en tahitien), Artocarpus altilis.
L’écorce prélevée en bandes est mise à tremper deux ou trois jours pour l’assouplir, puis grattée de façon à ne conserver que le liber. Elle est ensuite battue sur un tronc d’arbre dur servant d’enclume à l’aide d’un battoir de section carrée aux faces gravées de rainures dont la finesse augmente selon la face du battoir. Durant l’opération, l’écorce est repliée plusieurs fois sur elle-même jusqu’à obtenir l’épaisseur souhaitée.
Source : WikipédiaLes pelures d'oignon sont excellentes pour teindre les tissus avec des couleurs solides, allant du jaune à l'oranger.
100 % naturelle et 100 % économique. utiliser plutôt des fibres naturelles : coton, lin... Ce paréo par exemple :
C'est les fibres de la tige servent à faire du fil et à tisser des vêtements.
Les graines sont consommées.
J'ai un copain, qui a créé, il y a quelques années un musée du chanvre +Maison des arts textiles et du design. à Flavigny. Il n'est malheureusement plus là, mais sa femme continue à faire vivre le musée.
" En 2009, de minuscules fragments de lin, datés de 36 000 ans, sont découverts dans une grotte en Géorgie par une équipe de paléontologues. Plusieurs fibres de lin portent des marques de torsion et de couleur : jaune, rose, turquoise, noir et gris. Il s'agirait des premières traces de textiles travaillés par l'homme." ( https://www.lelin-cotenature.fr/FR/Le-plus-vieux-textile-du-monde-40.html?)
Les momies égyptiennes, datées d'il y a 3000-4000 ans, étaient entourées de bandelettes de lin qui sont restées intactes avec le temps;
Une fois obtenues les fibres que l'on souhaite utiliser comme textiles, il faut les travailler pour leur donner des qualités de résistance (associer plusieurs fils), de la souplesse voire de la brillance.Pour le lin, par exemple, il faut le peigner puis le filer dans une atmosphère constamment humide, pour éviter sans doute que les fibres ne se cassent ; on a pu trouver des vestiges de caves de tisserand situées dans des endroits constamments inondés.
Les fibres de l'ortie (urtica dioïca) ont été beaucoup utilisées pour fabriquer des vêtements, des fils et des cordages. Naturelle, biodégradable et bon marché, cette fibre suscite de nouveau l'intérêt des industriels du secteur.

Source photo : Le site du Monde
J'ai choisit le Garance des teinturiers. J'ai découvert cette plante par la littérature "les piliers de la terre" de Ken Follet, il a suscité l'envie d'n savoir plus sur les plantes tinctoriales. je ne suis malheureusement pas dans une région où je pourrais expérimenter son utilisation: trop chaud, trop sec.
https://couleurs-chocolat.fr/plante-tinctoriales/garance.html
Le cotonnier : Gossypium arboreum, Gossypium barbadense, Gossypium herbaceum, Gossypium hirsutum
Le cotonnier est un arbre exotique surtout connu pour la fibre végétale qu’il produit, le coton.
Omniprésent dans l'industrie du textile, le coton donne un tissu très prisé dans la technique du BOBOLAN qui qualifie une technique traditionnelle utilisée au Mali, au Burkina Faso, en Guinée, en Côte d'Ivoire et au Sénégal depuis des décennies.
https://www.djasso.com/decouvrez-les-7-etapes-du-bogolan-a15504174151.html
Le textile de lin, ou toile de lin, est une étoffe fabriquée avec la fibre de lin cultivé ou Linum usitatissimum.
Environ 7 semaines après la floraison, les fibres de lin sont à maturité ; elles sont arrachées et non coupées afin de conserver une longueur maximum aux tiges qui sont alors déposées au sol en andains (bottes).
Les fibres destinées à l'industrie textile subissent alors le rouissage : isolement des fibres par désagrégation des tiges laissées sur le sol humide et attaquées par les microorganismes ; puis le teillage dont le but est la séparation des fibres du bois de la plante par action mécanique. Les fibres longues constituent la filasse ou longs brins qui part vers les filatures pour la filière textile. Les fibres courtes ou "étoupes de teillage" seront transformées en "non-tissés" ou mélangées à d'autres fibres. Le peignage consiste ensuite à démêler la filasse, éliminer les débris, diviser les faisceaux.
La filature se fait par simple torsion des fibres. Le tissage consiste à entrelacer les fils de chaîne et de trame. Comme le coton, le lin peut être blanchi, teint ou imprimé. Il donne un tissu souple, confortable, très agréable par temps chaud.
Ce végétal permet d'obtenir des teintures jaunes d'or sur de la laine.
La fiche de cette belle variété de Genêt :
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-29623-synthese
Source : Franz Xaver, pour Wikimedia

Visite au château de Guédelon:
- Le pastel des teinturiers (Isatis tinctoria): ses feuilles donnent une teinture bleue
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-36024-synthese
- La rhubarbe: les racines donnent une teinture mordorée
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-55860-synthese
- L'iris: les pétales donnent une encre verte
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-86607-synthese
- La tanaisie: les pétales servent à teindre en jaune
Bonjour,
Pas vraiment utilisé pour faire des vêtements mais plutôt des tapis, des brosses ou des cordes.
Le cocotier (cocos nucifera) est un genre de palmier es pays tropicaux. La fibre est retirée de l'enveloppe du fruit et ensuite il est procédé à un rouissage, un battage, un cadrage, un lavage et un séchage. La fibre obtenue est tenace, grossière et raide.
Une méthode permet d'extraire des fibres des feuilles sèches du palmier : ces fibres ont les mêmes qualités que les fibres retirées de l'enveloppe du fruit.
BROSSARD, (Isabelle), Technologie des textiles, Dunod, Malakoff, 1964, p.24
Le lin (Linum usitatissimum) est une plante qui me plaît car elle est écologique dans sa culture. L'ensemble de la plante peut être utilisé:
- Aussi appelée "herbe du Lauragais"
- herbe tinctoriale (aussi médicinale)
- provenant des feuilles de la plante, de couleur vert glauque/grisé
- cycle de production de la plante jusqu'à la teinture = 2 ans
. 1ère année: culture, récolte, production de boulettes de pastel déshydratées (=cocagne) et vente aux intermédiaires
. 2nde année: production poudre tinctoriale (=agranat)
- n'est plus d'usage car détrôné par l'indigo et les teintures synthétiques.
source image WIKIPEDIA
Selon cet article très intéressant de PlantUse, le genêt était utilisé par les Grecs et les Romains pour fabriquer les voiles des navires. Plus tard, l'usage s'est maintenu en Espagne, dans certaines régions d'Italie et du Sud de la France, jusque dans la deuxième partie du XIXe siècle, quand le coton industriel a inondé le marché.
Les tiges étaient plongées dans l'eau pour en retirer plus facilement l'écorce, pour en obtenir la fibre à filer.
D'autres parties de la plante étaient utiles : les graines (ainsi que les tiges) nourrissaient les bêtes et les fleurs servaient à fabriquer une laque jaune pour les artistes peintres.


Des fibres autrefois conçues avec de la cellulose de bois sont en train de revenir à la mode.
On parlait autrefois de Lyocell et on parle aujourd'hui de Modal, surtout à base de Hêtre (Fagus sylvatica) ou de Bouleau (Betula sp.). A base de pâte de bois (un peu comme de la pâte à papier) que l'on va transformer en fibres pour être tissées. Il semble cependant y avoir besoin de certains solvants pour le faire mais dans proportions minimes par rapport au coton. La viscose et le modal ont également la particularité d'offrir d'excellentes qualités hygroscopiques, recherchées pour les vêtements légers à porter quand les températures sont clémentes ou chaudes.
Les fibres de la tige du chanvre sont utilisées pour fabriquer du textile. Connu pour être rugueux, le chanvre peut toutefois être adouci par certaines techniques.
Voici un résumé du procédé de fabrication du textile à partir du chanvre :
Les racines de l orcanette Alkanna matthioli Tausch, 1824 etaient utilisees pour teindre en rouge les tissus et comme ersatz de la vraie pourpre.

Le figuier (nom scientifique : Ficus carica) est un arbre fruitier de la famille des Moracées.
On le trouve tout particulièrement sur le pourtour méditerranéen où il est cultivé depuis des millénaires.Outre ses fruits, les figues, gorgées de sucre qu'on consomme en se délectant, on peut utiliser ses feuilles pour en faire une teinture jaune poussin (qui l'eût cru?). Cette teinture s'effectue avec des grains d'alun (le mordant) qui permettra à la couleur de "tenir" . Ce qui est agréable, c'est cette odeur sucrée qui se dégage lorsque les feuilles chauffent dans l'eau bouillante.
Tout d'abord, le lin est arraché puis ensuite laissé au sol sur place pour le rouissage et retourné pour que chaque face ait le même traitement. Les micro-organismes du sol, à la faveur de l'humidité, secrètent des enzymes sur les tiges de lin. Cette étape entraîne une perte de cohésion tissulaire qui rendra l'extraction de la fibre plus facile. Cette opération s'appelle le teillage .Ceci consiste à broyer et à battre les pailles pour ne laisser que la fibre. S'en suit, l'écangage consistant à nettoyer les fibres en profondeur.
Pour le lin destiné aux textiles, il doit être ensuite filé pour en faire des vêtements.
L'image d'accompagnement de cet article est extraite de Wikipedia
La renouée des teinturiers, persicaire à indigo, est une plante à fleur de la famille des polygonacées, originaire d'asie orientale, et dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture indigo.
Plante herbacée, annuelle, de 50 à 80 cm de haut. La tige est ferme, érigée, rougeâtre, en général très rameuse.
La feuille, portée par un court pétiole de 5 à 10 mm, comporte un limbe vert, virant au bleu-vert en séchant. Elle est toujours utilisée au Japon pour colorer les vêtements traditionnels.

Le châtaignier européen est très abondant autour de la Méditerranée, tant en Afrique du Nord qu'en Europe méridionale et qu'en Asie Mineure. En France, on le retrouve donc logiquement dans les régions du sud (Corse, Midi-Pyrénées, Limousin, Auvergne, Pyrénées orientales), mais aussi en Basse-Normandie et en Bretagne, ainsi que dans les Vosges, même s'il reste plus rare dans le nord.
Il aurait été introduit en Grande-Bretagne par les Romains.
A l'époque de Charlemagne, sa culture est encouragée, dans tout l'empire comme nous l'indique le capitulaire De Villis.
Nous n'avons pas de traces de l'utilisation du châtaignier avant son emploi massif au XIXè siècle (notamment pour teindre la soie en noir).
C'était néanmoins un arbre courant à l'époque et dans les régions étudiées, il est donc plus que vraisemblable qu'il ait été utilisé.
L'intérêt du châtaignier est sa forte teneur en tanin. On peut donc utiliser le bois si on le réduit en sciure et qu'on le fait beaucoup bouillir (on s'en servait du reste pour le tannage), mais aussi l'écorce.
Bien que ce ne soit pas une plante locale (et je réfléchis pas mal ces derniers temps à arrêter d'en consommer car très gourmand en eau et sa culture provoque aussi pas mal de déforestation), j'ai quand même envie de vous parler du pouvoir tinctorial de l'avocat.
On choisira des textiles en fibres cellulosiques (lin, chanvre, ramie ou coton) ou animales (soie, laine) pour cette teinture.
Les parties utilisées sont le noyau et la peau de l'avocat, fraiche ou séchée, pour obtenir de jolis camaïeux de roses poudrés, qu'on peut amener aux gris en ajoutant du sulfate de fer au bain de teinture.
Teintures végétales, Carnet de recettes & cahier d'inspirations" (éd.Eyrolles), Aurélia Wolff
crédit photo Caroline Gomez /Eyrolles
Après leur arrachage, les pailles de lin disposées au champ, en andains, subissent le rouissage. Cette étape détermine en grande partie la qualité du lin. Elle correspond à l’action des micro-organismes du sol (champignons, bactéries) sur les tiges. À la faveur d’une bonne humidité (rosées, pluies) et de températures douces (>10 °C), ceux-ci sécrètent des enzymes qui fragilisent les tissus qui entourent les faisceaux de fibres. En créant une perte de la cohésion tissulaire, le rouissage facilite l’extraction mécanique des fibres. Son défaut : il est une étape empirique qui dépend énormément du climat. Il faut en effet que l’attaque microbiologique des pailles soit suffisante pour les fragiliser, mais que cette action reste limitée pour que les micro-organismes n’aient pas le temps d’endommager les fibres.
Le rouissage se traduit par un changement de couleur des pailles qui prennent une couleur brune à grisée. Il est jugé optimal quand les tiges présentent une couleur homogène et quand on peut sans effort extraire les fibres qu’elles contiennent. On dit alors que le lin est ‘teillable’.
Autrefois, le rouissage s'effectuait à l'eau, dans les rivières ou dans des cuves. Cette technique a été abandonnée pour des raisons environnementales et économiques.
Il est généralement nécessaire de retourner le lin pour obtenir un rouissage homogène.
Quand les lins sont rouis, les pailles sont enlevées du champ par enroulage. L’opération consiste à enrouler les andains pour former des balles rondes tout en :
L’enroulage mobilise une machine spécifique appelée enrouleuse. Celle-ci soulève les pailles et les entraine vers une cellule dont la dimension s’ajuste au diamètre des balles. L’originalité de l’enroulage du lin repose sur l’insertion de 2 ficelles sur l’andain de pailles afin de permettre le déroulage des balles et l’extraction des fibres qui composent les tiges.
Les pailles de lin récoltées bien sèches et stockées dans de bonnes conditions se conservent de nombreuses années. Elles peuvent alors subir le teillage.
Le teillage est l’opération mécanique qui s’exerce sur les tiges de lin rouies, pour en extraire les fibres. Il est une étape clé de la production linière correspondant à la première transformation des pailles récoltées. Sa réalisation met en œuvre des machines spécifiques.
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (les « étoupes »).
Schématiquement, teiller le lin consiste à broyer et à battre les pailles pour éliminer :
L’opération étant mécanique, elle génère (par arrachement) des fibres courtes faiblement résistantes, également appelées étoupes de teillage.
Les fibres extraites sont dites « longues » ; elles constituent le lin teillé, autrement appelé long brin ou filasse, et correspondent au produit noble extrait des pailles.
Les pailles sont ensuite broyées par des cylindres cannelés dont les axes sont orientés parallèlement aux pailles de lin. Cette opération se fait alternativement sur la partie basse des tiges, et sur leur partie haute. Le bois des tiges est fragmenté sous formes d’anas, récupérés par aspiration sous la teilleuse.
Les tiges subissent ensuite l’écangage, opération qui consiste à les battre de manière à extraire et à nettoyer véritablement les fibres qu’elles contiennent. Les fibres sont nettoyées par des tambours, munis de lames de faible épaisseur tournant à une vitesse proche de 250 tours par minute. Cette vitesse est adaptée en fonction des caractéristiques de chaque lot de paille. Les étoupes, moins résistantes, sont récupérées par aspiration sous la teilleuse. Les anas sont décollés en même temps.
Au bout de la chaine, des opérateurs effectuent un tri des matières pour obtenir des lots de fibres homogènes. Le lin teillé est alors conditionné en balles rondes d’environ 100 kg. Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la masse des pailles. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 700 kg de lin teillé.
Pour des usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent être converties en fils. Cette étape correspond à la filature. Première des opérations de filature, le peignage consiste à paralléliser les fibres et à les présenter sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.
Le peu d’élasticité des fibres de lin, leur faible longueur moyenne et la très grande dispersion de leurs longueurs et de leurs diamètres ne sont pas des facteurs favorables à la filature conventionnelle de type ‘coton’. C’est pourquoi la ‘filature lin’ s’est orientée vers des voies spécifiques de formation du fil, au mouillé, au sec, ou selon le circuit des mélanges. Doté d’une grande résistance et d’un pouvoir d’absorption de l’humidité sans équivalent, le lin procure une sensation de bien-être à ceux qui le portent. Associé au cachemire ou à la laine, il se fait doux et chaud pour l’hiver. Mélangé à la soie, il devient précieux et portable le soir. Marié à la viscose ou au polyamide, il perd de sa froissabilité et peut se porter en toute circonstance. Autre atout : la solidité du lin, sa durée de vie est double par rapport à celle du coton.Lin cultivé, Linum usitatissimum, L. Linaceae,
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Plante herbacée annuelle originaire d’Eurasie.
C’est la fibre des tiges qui est utilisée. On s’en sert pour réaliser des toiles fines, vêtements, du fil, de la dentelle.
Le lin est arraché, subit le rouissage, il est retourné et enroulé (ballot de paille). Vien ensuite le teillage. Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (les « étoupes »). Les fibres sont ensuite peigner et filer afin de les convertir en fils.
Les anas sont utilisés en bâtiments, de feutre isolant, dans la construction des automobile, du papier, des panneaux de particules, litière pour animaux, paillis horticoles, huiles, en énergie .
LE CURCUMA :
On connaît bien l'usage du curcuma en cuisine. Ses racines sont également utilisées en teinture en Inde. Il donne une couleur jaune à ocre aux tissus. Il suffit de faire bouillir le vêtement avec de la poudre de curcuma puis de le laisser reposer avant de le rincer au vinaigre blanc. Le mordançage (ajout d'un produit pour fixer la teinture) n'est pas nécessaire.
Les feuilles d'un palmier: Carludovica palmata d'Amérique du sud, communément appelé Paja Toquilla sont utilisées pour fabriquer le célèbre chapeau de Panama. Cette palme tropicale pousse dans une vaste zone qui va des contreforts des Andes sur la côte du Pacifique jusqu'à l'Amazonie. Les jeune feuilles sont soigneusement lavées, séchées et découpées en lanières et tissées entièrement à la main de façon centrifuge. les premières exportations vers l'Europe se firent de Panama, d’où l'appellation erronée puisque les chapeaux sont fabriqué en Équateur.
Indigofera tinctoria
Ce sont les feuilles de l'indigotier qui sont utilisées pour obtenir une teinte bleu foncé.
On fait fermenter les feuilles qui libèrent une substance appelée l'indoxyle. Cette dernière se pigmente au contact de l'air.
Gardez les pelures de vos oignons:
La pelure d'oignon constitue sans doute la matière la plus facile à utiliser pour les débutants en teinture et donnent toujours de bons résultats mais il faut plusieurs années d'expérience pour savoir l'utiliser à bon escient et obtenir en fonction de l'époque de séchage, du mordant et de l'espèce d'oignon une gamme riche et variées de coloris: jaunes, verts et oranges
Issu du site les fils du temps
Pour celles et ceux que ça intéresse, voir aussi habi-habi au Québec, spécialisé dans les teintures naturelles cultivées écologiquement
(https://www.habi-habi.com)
"Arbrisseaux de montagne et de forêts en milieu tempéré. De la famille des Ericacées. Les baies fournissent un jus très coloré qui teint difficilement. Les gaulois étaient spécialistes pour teindre à partir de baies. Les baies contiennent des colorants anthocyanes qui donnent de très belles couleurs vives mais résistent peu au soleil et virent souvent sous l'action du savon (attention, donc au changement de pH!!)"
sources textes et photos : http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm
Le lin cultivé
Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Linaceae, originaire d'Eurasie. C'est une plante herbacée annuelle, largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses[1].
Le lin a commencé à être cultivé dans le Croissant fertile.
La culture du lin suivra les voies de diffusion de l'agriculture néolithique depuis le noyau du Croissant fertile vers l'Europe et la vallée du Nil[3].
Le lin fut, historiquement, une des premières espèces cultivées en Asie du Sud-Ouest, avec l'amidonnier, l'orge, la lentille et le pois.
Ce lin cultivé (Linum usitatissimum L.), très différent de ses ancêtres, est une espèce annuelle, avec des capsules indéhiscentes pour permettre la récolte des graines, des graines plus grosses et plus riches en matières grasses ou bien de longues tiges à proportion élevée de longues fibres. Suivant les critères de sélection, elle comprend des variétés dont la production principale est la fibre et d'autres la graine[4].
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Linales |
| Famille | Linaceae |
| Genre | Linum |
| Ordre | Malpighiales |
|---|---|
| Famille | Linaceae |
Isatis (renard bleu) tinctoria (qui a le pouvoir de teindre)
Famille des Brassicacae
Utilisée comme plante médicinale mais aussi tinctoriale pour son bleu pastel; autrefois très utilisée autour de Toulouse (Herbe du Lauragais). Ce sont ses feuilles vertes qui donnent la couleur bleue !
L'expression "avoir une peur bleue" vient du fait que les gaulois se badigeonnaient en bleu pour faire peur aux romains...
Les feuilles de la plante sont récoltées, lavées et séchées. Elles sont ensuite portées au moulin pastelier, où elles sont broyées pour en extraire la pulpe. La "pâte de pastel" est ensuite séchée et roulée en boules (grosses comme un poing) : les "cocagnes" . Une fois bien sèches et dures, ces boules sont commercialisées vers les grandes villes du Lauragais soit Toulouse, Carcassonne ou Albi : le triangle de l'or bleu, ou "Pays de Cocagne".
Elles subissent alors le processus :
agranar, banhar, virar, c'est-à-dire moudre, mouiller (eau de rivière ou urine - attention la pâte émet alors une odeur infâme), remuer
Ce procédé permet d'obtenir la poudre tinctoriale appelée "agranat". 1T de feuilles de pastel pour 1kg de poudre
Anciennement 2 usages :
- pigment indigo (indigotine) pour teindre laine/tissus : il faut réaliser un bain de teinture (cuve des teinturiers). Les anciens couvraient l'agranat pilé d'urine fermentée (le métier de "pisseur" a été créé au 15e siècle !), remuaient jusqu'à ce que la couleur soit verdâtre, et trempaient la laine dedans
- pigment "bleu pastel" ou "bleu charron" pour peinture : on recueillait l'écume à la surface des bains de teinture, et cette fleurée séchée donnait une poudre bleue ( "fleur de pastel")
Cette teinture a été abandonnée au moment de l'esclavage, à cause de l'importation de l'indigo cultivé dans les Caraïbes, moins cher.
Mais le pastel revient !!! Fin des années 90, une coopérative agricole lauragaise (devenue aujourd'hui le Groupe Coopératif Occitan à Castelnaudary) a remis en culture expérimentale quelques hectares de cette fameuse plante.
Puis un couple gersois se met à les cultiver et produire des teintures https://www.bleu-de-lectoure.com/
Aujourd'hui l'ammoniac remplace l'urine pour la préparation du pigment :P et le mélange est ensuite ajouté à une grande cuve d'eau avant l'art de tremper manuellement le tissu dedans
voir les secrets de fabrication :
Nouveaux usages : cosmétiques, avec l'huile de pastel que donne aussi la plante
Les fibres du Chanvre peuvent être utilisées pour le tissage de tissus pour l'habillement.
les tiges doivent subir un rouissage qui consiste à faire "pourrir" les tiges afin de dissoudre la gaine végétale qui enveloppe les fibres, éliminer les matières pectiques qui collent les fibres entre elles.
pu
is les fibres sont séchées, peignées, filées,et tissées.
" Les fibres du chanvres sont plus longues, plus résistantes à l'usure et plus absorbantes que celles du coton. Mais rien ne valait les chemises de chanvre pour le travail quotidien. Elles boivent votre sueur généreusement et sans vous refroidir." Pierre-Jakez Hélias, Le cheval d'orgueil.
Le roseau permet entre autre de faire des chapeaux grâce à la bonne tenue de ses tiges quand elles sont tressées.

Cette plante est connue pour son usage dans l'industrie textile. J'ai voulu en savoir plus.
| LE LIN (linum usitatissinum) : c'est l'une des fibres végétales les plus usitées. D'abord récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés (mais aussi pour la nourriture du bétail et son huile).Sa culture commence en Iran et Irak, 5 000 ans avant J.C., et se généralise dans toute l'Europe. Il est symbole de pureté |
Après son arrachage (en juillet), la première phase totalement naturelle de la transformation du lin est le rouissage. Il s’agit de laisser le lin au sol et de permettre la dissociation des parties fibreuses de la plante grâce à l’alternance de pluie et de soleil. Une étape qui peut durer 2 semaines à 3 mois suivant les conditions climatiques. A la fin du rouissage, les pailles sont enroulées et stockées en attendant le teillage…
Le teillage consiste à extraire les fibres qui se trouvent dans l’enveloppe de la tige en bois. Pour cela, rien de mieux que de battre les plantes. Arrivées à l’usine, les fibres sont ensuite triées et peignées, c’est à dire qu’elles sont étirées sous forme de rubans afin d’être filées… ce ruban devient alors une mèche, puis un fil !
Outre le fait d’être un tissu écologique, le lin a 4 autres grandes qualités :
1. C’est un tissu thermorégulateur. Il donne donc une sensation de fraîcheur en été et conserve la chaleur en hiver. Ainsi, le pur lin est très apprécié en draps de lit, en été comme en hiver.
2. Le lin est anallergique. C’est en effet une matière saine qui a une action bénéfique sur les affections dermatologiques et qui n’irrite pas la peau.
3. C’est aussi un tissu absorbant. Un tissu en lin peut absorber 20% d’humidité sans paraître humide et il sèche aussi très vite.
4.Enfin, le tissu en lin est très résistant. De plus, il ne peluche pas, ne se déforme pas et plus on le lave, plus il s’adoucit !
J'ai récupéré ces extraits sur le site : https://textileaddict.me/le-lin-textile-en-6-questions/Il vaut le coup d'être lu.
Belle découverte de l'usage de l'ortie comme fibre végétale par des communautés de l'Himalaya !
L'ortie a de longues fibres que l'on extrait par une opération mécanique à partir de la tige sèche.
Au début du siècle on l'a utilisée pour confectionner les vêtements des soldats français par exemple.
Au début du 20e siècle, avant l'arrivée des colorants de synthèse au Maroc, les artisanes utilisaient des colorants naturels pour teindre la laine des tapis.
Par exemple, elles obtenaient la couleur jaune à partir de l'écorce de grenade.
Les fibres de la tige de lin sont utilisées pour faire du fil. Le lin est une plante herbacée de la famille des linaceae.
J'en sème dans mon jardin pour éloigner les doryphores. Je suis étonnée que l'on puisse faire du fil à partir de la tige qui ne me semble pas si ligneuse que ça. Ou il existe différentes sortes de lin ! Si vous avez des informations à ce sujet, je vous serais reconnaissante me les communiquer.
le chanvre ( (Cannabis sativa L.) est une plante dont on utilise les tiges pour faire différentes fibres. Aujourd'hui, cette fibre redevient intéressante puisqu'elle est cultivée en Europe et en France. Son utilisation dans la fabrication textile locale évite donc les transports. On en fait des Tshirts comme des jeans.
Ce sont les tiges qui sont utilisées pour confectionner du tissus.
Le lin livré en balles par le liniculteur va tout d'abord être teillé. Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles.
Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles. Pour cette dernière opération, la paille passe d'abord dans des cylindres cannelés pour la "casser" sans abîmer les fibres. Puis des grands peignes vont permettre de séparer ces morceaux de paille appelés anas et la fibre que l'on appelle filasse quand les fibres sont longues et étoupesquand les fibres sont courtes.
La filasse issue du teillage est d'abord peignée avec des peignes de plus en plus fins. Cette opération permet d'éliminer tous les petits morceaux de paille restant et surtout de séparer petit à petit, toutes les fibres entre elles. On obtient ainsi de véritables cheveux d'ange, des fibres fines bien démêlées presque soyeuses. Ces fibres peignées sont rassemblées pour constituer un long ruban continu. Ce ruban est à nouveau étiré pour obtenir une faible épaisseur que l'on tord légèrement pour renforcer sa solidité. C'est l'étirage et le ruban devient alors une mèche.
Pour filer le lin, il existe 2 procédés bien distincts :
- la filature au mouillé utilise les fibres longues qui sont passées au peignage. Dans la filature au mouillé, la mèche est trempée dans de l'eau à 60 ou 70° C pour rendre la fibre plus souple et la ramollir. Les fibres élémentaires sont ensuite tordues et permettent de réaliser des fils fins et homogènes. Ces fils de haute qualité sont souvent réservés à l'habillement et au linge de maison.
- la filature au sec utilise souvent les étoupes qui ont été aussi peignées et étirées. Dans ce cas, les rubans sont filés sans passer dans l'eau. Il en résulte des fils plus rustiques et plus épais. Ces fils sont généralement réservés aux tissus pour la décoration ou pour des usages techniques.
Avant d'être tissé, le fil peut subir différentes transformations : être blanchi, teint, assoupli, défroissé ; c'est l'ennoblissement.
Le tissage s'effectue sur les métiers à tisser normaux. Sur ceux-ci, les fils sont entrecroisés un par un, fils de chaîne (longeur) et fils de trame (largeur). On peut ainsi obtenir des tissus pur lin ou des mélanges. Par exemple, quand on parle de "métis", le fil de chaîne est en coton, le fil de trame en lin.
Le chanvre (Cannabis sativa L.) est une plante de la famille des Cannabaceae. C’est une plante annuelle, elle est utilisée pour sa tige permettant de réaliser des fibres textiles ou bien pour ses graines (chènevis) permettant de réaliser de l’huile.


Le chanvre a été l’une des premières fibres naturelles utilisées pour réaliser des textiles. En Chine, les traces des premiers textiles réalisés en chanvre datent de plusieurs milliers d’années avant J-C.
Avec le lin, le chanvre était autrefois très prisée pour les vêtements car il est cultivable localement et a des propriétés intéressantes : solidité, résistance à l’humidité, thermorégulation etc.
Au siècle dernier, le chanvre a presque complètement disparu de la filière textile pour deux raisons :
Aujourd’hui, le chanvre connaît un regain de popularité avec le
développement de la mode éthique car il permet de résoudre d’importantes
problématiques écologiques (culture locale, peu d’irrigation, pas de
traitement chimique).
En terme d’impact écologique, il arrive même devant des matières artificielles comme le lyocell, le modal.
Encore une fois, le chanvre montre des similitudes avec le lin. Ces deux fibres sont thermorégulantes (cela signifie qu’elles régulent la température du corps et qu’elles tiennent chaud en hiver et frais en été, génial non ?) et anti-bactériennes (fini les mauvaises odeurs).
Le chanvre n’a malheureusement pas que des avantages et c’est pour cela qu’il est encore peu utilisé dans l’industrie textile de nos jours.
Le confort est l’inconvénient majeur du chanvre. C’est une fibre qui a tendance à gratter et c’est pour cette raison que le chanvre est souvent mélangé à du coton pour la réalisation de vêtements.
(Source / en savoir plus : https://www.lesoptimistes.fr/le-chanvre-une-fibre-textile-ecologique/)La Garance des teinturiers (Rubia tinctorum) est une plante vivace de la famille des Rubiacées, dont les racines et les rhizomes fournissent un colorant rouge. C’est l’une des plus anciennes plantes tinctoriales et elle fut cultivée dans ce but jusqu’au début du XXe siècle.
Les uniformes de l’armée française utilisaient abondamment cette teinture jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Les racines et les rhizomes sont séchés au soleil ou dans une étuve, réduits en poudre et mis dans des tonneaux où ils fermentent au moins 1 an. La poudre augmente de volume, durcit et prend une belle teinte rouge éclatant.
Le principe colorant de la Garance, l’alizarine, se fixe sur le tissu par immersion dans un bain de teinture chauffé de 35 à 70°C. Puis la couleur est fixée à l’aide de cendre, résine fermentée, sels d’alumine et de fer, tartre des tonneaux, vinaigre ou alun de roche.
Sources : wikipedia.org
lesfilsdutemps.free.fr
lafranceagricole.fr
Les écorces de Grenades bouillies dans de l'eau donne une teinture marron-beige. J'ai mis des carrés de vieux draps en coton dans l'eau teintée et ça a donné une teinte marron claire.
Le Sénéçon de Jacob, Jacobaea vulgaris, est utilisé pour réaliser une teinture de couleur jaune paille, ou éventuellement vert mousse si on ajoute du sulfate de cuivre. Ce sont les sommités de la plante qui produisent la couleur, dès qu'elles commencent à fleurir.
Pour réaliser la teinture, il est nécessaire de faire bouillir pendant 1h30 les fleurs avec de l'eau, puis de laisser refroidir avant de filtrer.
On plonge alors le tissu pendant 1h dans cette solution, en mettant progressivement en ébullition. Une fois fait, on lave à l'eau savonneuse avant de rincer.
Source : https://lherbierdhabren.jimdofree.com
"Son usage tinctorial est assez récent.
Son origine remonte certainement au XVIIIème siècle lorsque les Lorrains utilisaient la racine de la plante pour teindre en jaune les œufs de Pâques.
À la maison, on peut l’utiliser pour teindre la laine et les tissus naturels (coton, soie, lin).La teinture à partir de l’Ortie utilise différentes parties de la plante, ainsi que différents agents mordants, permettant d’obtenir une gamme de couleurs variées.
En effet, on n'obtient pas seulement du vert avec l'Ortie ! Au XIXème siècle, le chimiste Joseph Knezaureck a extrait, des sommités de l’Ortie dioïque, un colorant rouge qui était utilisé comme teinture : l’urticin"

Les différentes teintures obtenues à partir de l'Ortie (Bertrand, 2010)
Bonjour,
je vais parler du brou de noix, c'est un colorant extrait de l'écorce de la noix. donc avec le fruit du noyer on peut faire une huile protéctrice et colorante pour nos meubles.
coucou,
Voici une photo d'un chapeau tressé par mon fils en feuille de Cocos nuciferas (palmier noix de coco)
"Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre, presque constituée de cellulose pure, est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde, principalement en Chine et en Inde. Depuis le xixe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles)." Wikipédia
Il est issu du fruit, c'est la fibre végétale naturelle qui entoure la noix de coco.
On extrait manuellement ou mécaniquement le coir au bourre puis il est lavé et séché au soleil.
On obtient soit
* La bristle fiber : une fibre peigné longue durée et rigide sur des noix bien mûre.
* La brown fiber : une fibre courte et plus douce qui comprend la majorité du coir, elle est séchée au soleil ce qui lui confère sa couleur et sa rigidité.
* La gold fiber : idem à la brown fiber, mais elle est plus jeune et séchée moins longtemps au soleil.
* Le filé coco ou coir yarn : c'est une ficelle plus souple obtenu à partir de la filature des fibres de coco qui ne sont pas encore arrivés à maturité complète.
Ces différentes fibres sont utilisées pour fabriquer des brosses, des balais et des nattes des tapis brosse, des cordages, du rembourrage de siège et des substrats pour l'agriculture.
J'ai choisi le pommier car c'est un arbre très familier en Europe.
Il produit de beau fruit qu'on peut consommer directement, conserver pour plus tard, mais aussi transformer en compote, jus de pomme, cidre, ou calva (eau de vie), vinaigre.
Ce que je savais moins c'est que les arbres fruitier peuvent donner une couleur de teinture.
Les feuilles du pommier donnent ainsi une
teinte jaune assez soutenue. L'écorce fournit de très
beaux beiges, jaunes qui tirent vers le rose.
Autre usage hors alimentaire du jus de
pommes mais encore plus le vinaigre de cidre, ils constituent
de très bons mordants ou fixateurs.
La plante (Isatis tinctoria L.) est connue et utilisée comme colorant textile depuis l'antiquité. Elle a fait la richesse de la ville de Toulouse. C'est une brassicaceae qui donne des fleurs jaunes (à 4 pétales)
Ce sont les feuilles qui sont employées: elles sont broyées et séchées, et forment des boulettes appelées "cocagnes", à l'origine du terme de "pays de cocagne" qui signifie pays riche.
Les cocagnes sont plongées dans l'eau ou l'ammonique (autrefois dans l'urine) où elles fermentent et en s'oxydant produisent la couleur "bleu pastel", un très beau bleu assez clair. Elle servait à teindre la laine. Actuellement on l'utilise pour teindre le coton ou le lin. La production artisanale du pastel a repris dans la ville de Lectoure (Gers, France).
Voir wikipedia et https://www.bleu-de-lectoure.com
Les feuilles donnent des verts tendres mais l'odeur du bain est parfois insoutenable (frottez quelques feuilles et vous verrez!!). les baies donnent de très beaux violets qui sont instables et tournent vite au bleu avec le savon. Le sureau convient bien pour la teinture de fibres végétales (coton, lin...). Séchées ou fermentées, les baies du sureau noir donnent des bruns alors que les baies du sureau hyèble donnent des bleu gris et parfois des verts foncés assez jolis.
Informations du site http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm


La garance des teinturiers (plante de la famille des rubiacées) est utilisée comme pigment végétal pour colorer des tissus.
Plus couramment utilisée pour produire du rouge carmin, elle offre la possibilité de réaliser des nuances allant du rose pâle au rouge foncé.
C'est le séchage puis le broyage des racines qui permet l'obtention du pigment. La racine de garance contient de l'alizarine et de la purpurine en proportions variables.
Le chanvre revient à la mode : à manger, les graines de chenevis sont extraordinaires pour leur composition en omego 3 6 et 9 et en protéines.
Pour fabriquer des tissus naturels, on revient au chanvre, on fabrique aussi des lunettes, des boîtes, toutes sortes d'objets.
Les chefs d’œuvres de Rembrandt, de Velázquez et de tant d’autres génies de la peinture furent réalisés sur toile de chanvre.
Les premiers “jeans” de Levis Strauss étaient en fibres de chanvre.
La fibre est résistante et durable. Elle dépollue les sols. Non seulement ont peut l'utiliser et en plus elle a un double effet kisscool puisqu'elle nettoie.
Ce qui la différencie du canabis, c'est la substance de tétrahydrocannabinol (THC). Avec de multiples croisements, la plante utilisée en tant que chanvre a un taux extrêmement bas alors que le cannabis est haut.
J'ai choisi la fougère parce que j'ai découvert il y a quelques jours qu'elle était un bon allié pour tenir éloignés les limaces et les escargots

On peut s'en servir pour teinter des tissus en vert.
Exemples d'autres utilisations :
- La cendre de fougère entre dans la composition de la porcelaine de la Chine : elle sert aussi à la verrerie et à la fabrication du savon.
- Les feuilles de fougère servent, dans nos campagnes, à composer la
couche des enfants. Les coussins et les matelas qu'on en fait sont
beaucoup plus sains que ceux qui sont faits avec la plume. On les
recommande surtout aux scrofuleux et aux rachitiques.
J'ai choisi le thé pour la teinture car j'ai déjà essayé moi-même. Ceux sont donc les feuilles que l'ont utilise pour cela. Le thé est riche en tanin, permettant la teinture.
Facile à faire chez soi, mais donne des résultats différents et un peu aléatoire (pour ma part).
Le lin, dont j'ai découvert la fleur sur les routes de transhumance dans le Var et les alpes de Haute Provence sert entre autre à faire des tissus et vêtements. C'est la tige qu'on utilise pour cela.Il y a tout d'abord le teillage , c'est à dire la séparation de la fibre de la paille (on sépare les débris de bois et d'écorce d'un coté, les fibres ou filasse de l'autre). Celles ci sont séparées. 2 types de fibres, les longues et nobles pour les vêtements, les courtes pour de l'étoupe, pour des tissus grossiers ou de la construction. Différents process permettent le filage, puis le tissage.
Il est possible de récupérer les fibres de cellulose du bois de hêtre pour en faire des fibres textiles. On crée une sorte de viscose grâce à un procédé chimique et la matière obtenue s'appelle le modal.
Je n'ai pas trouvé de description précise du procédé mais il semble qu'il n'y ait pas d'impact écologique négatif, au contraire, c'est une matière vantée pour son faible impact.
Par ailleurs cette matière cumule de nombreuses qualités textiles: absorption de l'humidité, respirabilité, solidité, élasticité, douceur, lavage facile, pas de repassage, durabilité...
Pour en savoir un peu plus: http://mue-magazine.fr/actualites-mode-ethique/le-modal-une-fibre-pour-demain
Pour trouver des vêtements dans cette matière (avertissement: les vêtements de cette marque ont un prix élevé mais c'est un prix juste car elle respecte toute la chaîne de production, de l'obtention de la matière à la confection):
www.ekyog.com
Les feuilles de figuier, Ficus Carica, teignent dans des tons raffinés de jaune poussin...Elles ont en plus l'avantage de répandre lors de la cuisson un doux parfum de figues qui rappelle l'odeur enivrante des confitures... (http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm)
On déguste bien sûr les figues, fraîches ou séchées, en confiture.
Le suc du figuier est utilisé comme coricide naturel sur les cors et verrues, mais aussi pour faire cailler le lait (suc cependant aussi indiqué comme toxique: ?), ou comme liant pour des colorations.
Les bourgeons sont utilisés en gemmothérapie, les jeunes branches ont des propriétés laxatives et diurétiques. Les feuilles froissées peuvent servir à faire des sirops et des liqueurs. Elles ont des vertus emménagogues.
En plus, il est beau, le figuier, mais ça, c'est une autre histoire!
Photo: https://www.journaldesfemmes.fr/jardin/encyclopedie-plantes/2404700-figuier/
Plante originaire d'Indes orientales, et peu présente en France au naturel. On l'a retrouve surtout dans des jardins botaniques dans le sud du pays.
Elle tient sa particularité et propriété de son fruit très dure. Si celui-ci peut servir pour la médecine, il est surtout utilisé pour constituer des bijoux.
Les pelures d'oignons sont un classique en teinture végétale, et très simples d'utilisation, car ils ne nécessitent pas forcément de préparation de la fibre, notamment pour la laine. La couleur obtenue sera orangée et relativement solide sur la fibre.
Pour cela, il suffit de récupérer un nombre suffisant de pelures d'oignon (entre 50% et 100% du poids de la fibre à teindre suivant l'intensité de la couleur voulue). Mettre les pelures dans une casserole, recouvrir d'eau (de pluie, de préférence) et faire une décoction d'une durée d'une heure. Laisser refroidir et filtrer. Tremper la fibre, remettre à chauffer, pendant une heure en évitant l'ébullition. Attendre le refroidissement complet avant de sortir la fibre. Essorer et mettre à sécher à l'ombre, puis rincer jusqu'à ce que l'eau soit bien claire.
Attention : utiliser des fibre uniquement végétales ou animales, les fibres synthétiques sont difficiles à teindre et le résultat souvent décevant !
Les fleurs de l'oeillet d'inde sont utilisées lorsqu'elles sont en fanaison. Elles donnent des teintures jaunes foncées, oranges ou rousses utilisées pour les tissus.
les fleurs sont récoltées entières coupées finement pour la macération.http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm
La racine de curcuma (Curcuma longa), qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer.
Cette plante parce qu'utilisée depuis si longtemps pour les vêtements ; le processus de la culture du lin est décrit ici :
http://www.terredelin.com/internet/lart-du-lin/culture-du-lin/culture-du-lin-1152.aspx
Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.
En usage culinaire, les graines de lin apportent :
Sur le plan botanique, elles correspondent aux caractéristiques suivantes :
Les feuilles de lin sont allongées, sessiles, lancéolées et étroites. Elles poussent sur une tige unique et allongée, ramifiée en partie supérieure.
Les fleurs du lin possèdent cinq pétales. Selon la variété, leur couleur varie du bleu ciel au blanc rosé. Elles sont isolées en forme de cymes.
Les fruits du lin, de couleur brun, sont des capsules globuleuses ou coniques contenant 10 graines ovales, luisantes et brunâtres.
Ah ! s'il ne se froissait pas autant, on l'aimerait d'autant plus !!!
L'étoffe de lin s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.
De nos jours, cette toile sert à la fabrication de vêtements, de linge de maison ou de tissus d'ameublement.

Bonsoir
J'ai choisi le lin qui est un tissu que j'adore. De plus, il est utilisé à l'heure actuelle pour la confection de masques grand public.
Les informations sont tirées de Wikipedia.
Linum usitatissimum ou lin cultivé. Famille des Linaceae, originaire d'Eurasie. C'est une plante herbacée annuelle, largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses. Il est cultivé en France.
En ce qui concerne le textile, ce sont les fibres de sa tige qui sont utilisées. Les fibres sont des cellules situées dans la tige entre l’écorce et le « bois ».
Le traitement des tiges est complexe.
Ci-dessous une phot du lin cultivé - Sources Wikipedia.
Bonne soirée
Véronique
J'ai choisi l'ortie car c'est une plante que je n'aimais pas beaucoup étant enfant et dont je découvre les usages multiples aujourd'hui. Une plante pleine de ressource, qui se mange ( soupe, tartinade...), sert à fabriquer du purin contre les mauvaises herbes, sert à la croissance des plantes (ex : en mettant qq feuilles au fond du trou de la plantation d'un plant de tomates)...et dont on peut également utiliser la fibre de la tige pour du textile.
L’utilisation textile de l’Ortie fait surtout référence à la Ramie (Urtica utilis) ou à l’Ortie de Chine (Urtica nivea, ci-dessous) dont l’utilisation dans ce domaine est très
répandue et remonte à fort fort longtemps puisque les Égyptiens s’en servaient pour embaumer leurs morts.
L'ORTIE (urtica dioïca) : les premiers textiles faits en fibres d'ortie viennent de la Scandinavie, d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.
Je retiens de mes lectures qu'elle a un plus faible rendement que le coton mais on s'y intéresse de nouveau pour son aspect écologique. Son extraction est, entre autre, moins polluante que celle du coton ou du chanvre.
Plus d'infos ici sur l,historique et sur le procédé de la plante à la fibre :
https://lherbierdhabren.jimdofree.com/2018/04/13/5-l-utilisation-textile-de-l-ortie/
https://woolissime.com/exemple-article-7/
J'ai choisi le lin car je possède plusieurs vêtements qui sont fait à partir de fibre de lin.
Son nom latin: Linum usitatissimum
Le lin subit un rouissage. C'est une exposition en phases de pluie et de Soleil qui permet de séparer les parties fibreuses du reste de la plante.
Les fibres sont ensuite séparer des tiges en bois, souvent en étant battues. Enfin, elles sont triées puis peignées jusqu'à ce qu'elles deviennent un fil.
https://textileaddict.me/le-lin-textile-en-6-questions/
Des vêtements en oignon ?
Hé oui, ils servent surtout pour la teinture. Jaune, vert et orange pour les couleurs.

Exemple de teinture orange:
Récupérez les pelures de vos oignons pendant plusieurs mois jusqu’à en avoir environ 300 g (ou alors organisez une grande soupe à l’oignon avec tout votre quartier). Faites-les bouillir pendant une heure dans de l’eau normale et filtrez votre jus. Refaites chauffer votre liquide en plongeant un textile de préférence mordancé (les explications techniques sont un peu plus bas), par exemple une écharpe en laine ou un chemisier en soie (environ du même poids, soit 300 g). Laissez chauffer dans le bain de nouveau à feu moyen (sans faire bouillir) pendant une heure et rincez bien.
Environ 7 semaines après la floraison, les fibres de lin sont à maturité ; elles sont arrachées et non coupées afin de conserver une longueur maximum aux tiges qui sont alors rassemblées en andains (bottes).
Les fibres destinées à l'industrie textile subissent alors le rouissage : isolement des fibres par désagrégation des tiges laissées sur le sol humide et attaquées par les micro-organismes ; puis le teillage dont le but est l'isolement des faisceaux fibreux par action mécanique. Les fibres longues constituent la "filasse" (ou longs brins) qui part vers les filatures pour la filière textile. Les fibres courtes ou "étoupes de teillage" seront transformées en "non tissés" ou mélangées à d'autres fibres. Le peignage qui consiste ensuite à démêler la filasse, éliminer les débris, diviser les faisceaux.
Les fibres destinées à la papeterie ne sont pas rouies. La paille résiduelle est utilisée pour la réalisation de panneaux de particules, de litières pour animaux.
La filature se fait par simple torsion des fibres. Le tissage consiste à entrelacer les fils de chaîne et de trame. Comme le coton, le lin peut être blanchi, teint ou imprimé. Il donne un tissu souple, confortable, très agréable par temps chaud. ![]()

Linum usitatissimum, a: fruit, b: graine
-Faire chauffer de l’eau sans la porter à ébullition,
comptez environ 4 litres d’eau.
- Hors du feu,
dissolvez la poudre de racine de curcuma.
- Plongez le tissu dans l'eau puis re-faites chauffer en laissant le mélange atteindre l’ébullition. (Attention: ne chauffez pas trop rapidement au contraire laissez le tissu dans l’eau bouillante pendant une heure sur le feu en remuant de temps en temps.
- Laissez ensuite le tissu refroidir toute une nuit / journée.
- Fixation de la couleur :
sortez le tissu du bain et essorez-le / préparez un bain au vinaigre et l'utiliser pour laver et rincer le tissu.
Remarque: Plus vous mettez de vinaigre, plus la couleur finale sera orangée.
Cet arbuste que l'on retrouve un peu partout en France donne de délicieux sirops, beignets, boissons, confitures, sirop pour la toux... mais aussi des teintures pour les fibres végétales (coton, lin, chanvre...) :
- feuilles > vert tendre
- baies fraîches > violet virant au bleu en pH basique
- baies séchées ou fermentées > brun (sureau noir) ou bleu-gris voire vert (sureau hyèble)
Source : http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm

Source image : Pixabay
Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » (Gossypium sp.), un arbuste de la famille des Malvacées. Cette fibre, presque constituée de cellulose pure, est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus. Le coton est la fibre naturelle la plus produite dans le monde, principalement en Chine et en Inde. Depuis le xixe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).
Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides.
Le cotonnier sauvage (« coton pérenne ») vit une dizaine d'années et peut mesurer jusqu'à dix mètres.
En culture, on limite sa taille à un ou deux mètres pour faciliter le ramassage du coton et il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle. À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales, sans odeur notable. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanches et soyeuses pouvant mesurer entre deux et cinq centimètres de long selon les variétés. On en extrait les fibres qui sont utilisées notamment pour produire des étoffes.
- > https://fr.wikipedia.org/wiki/Coton
Les feuilles de Raphia farinifera (palmier de la famille des Arecaceae), originaire de Madagascar sont utilisées pour extraire une fibre utilisée pour fabriquer des ficelles, cordes, des corbeilles, des nattes de plages… mais aussi des étoffes qui ont servies à créer des vêtements cérémoniels en Afrique
Il sert aussi à produire un vin de palme
Fil obtenu en filant les fibres qui entourent les graines du cotonnier. On appelle aussi coton, la toile tissée à partir de ce fil.
le curcuma longa / curcuma
On utilise la racine de curcuma, plus précisément la partie centrale du rhizome appelé "curcuma-mère" qui est ensuite séchée puis réduit en poudre. Cette poudre est notamment utilisée comme teinture de vêtement.
Même si le pigment de départ est jaune orangé vif, la modification du ph devenant basique peut vite altérer la couleur au profit d'un rouge.
Bonjour,
Pastel, guède fait partie de la famille des crucifères.
Plante herbacée annuelle ou bisannuelle.
Floraison : mai-juin. En Europe, surtout dans le midi, en Asie, au bord des chemins, dans les vignobles. Aime les terrains calcaires légers, azotés et la chaleur. Rare de nos jour, il est préférable de le cultiver. Voir le site ci-dessous si vous souhaitez vous en procurer.
Son aspect est tout à fait différent avant la floraison que pendant. En effet, avant, elle ressemble un peu, par son importance touffe de 15 à 30 cm, et par la forme de ses feuilles, au plantain lancéolé. Toutefois, elle est de couleur vert bleuâtre.
Au moment de la floraison se dresse une tige rameuse d'environ un mètre, et apparaissent de nouvelles feuilles, sagittées et embrassantes. La "touffe" initiale disparaît. Seules quelques feuilles jaunies restent accrochées à la tige terminée par de nombreuse grappes de petites fleurs jaunes qui rappellent un peu, par leur aspect, les fleurs mauves de la valériane officinale. Ces petites branches portent aussi des fruits pendants, en forme de haricots, élargis vers l'avant, de couleur marron et noircissant lorsqu'ils sont mûrs. Les graines sont de couleur violet-noir.
L'usage du pastel comme plante tinctoriale remonte à une époque très reculée. Il était connu depuis la plus haute Antiquité en Chine et en Arabie. Les anciens Bretons l'employaient pour se peindre le corps. Au Moyen Age, lorsque l'indigo n'était pas encore connu en Europe, c'était la plante la plus employée pour fournir une teinte bleu solide.
Fleurs jaunes ! teinture bleue ? Les feuilles contiennent de l'indigo. Les grandes feuilles sont plus riches en matière colorante que les plus petites. Plus le temps est chaud, meilleure est la qualité de la teinture.
Pour en savoir plus, voici le livre que j'ai depuis plus de 40 ans ! hé oui ! Je le garde précieusement, je l'adore ! il y a plein de recettes de teintures végétales.
Connaissance des teintures végétales - Eric Figue-Henric - Dessain et Tolra - Édition 1980
Photo : La société des plantes www.lasocietedesplantes.com
Très belle journée ensoleillée ! Lili
"Les feuilles d'un palmier : Carludovica palmata (Cyclanthaceae) d'Amérique du Sud communément appelé "paja toquilla" sont utilisées pour fabriquer le célèbre chapeau de Panama. Cette palme tropicale pousse dans une vaste zone qui va des contreforts des Andes sur la côte du Pacifique jusqu'à l'Amazonie. Les jeunes feuilles sont soigneusement lavées, séchées, découpées en lanières et tissées entièrement à la main de façon centrifuge. "


Source : http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/16-autres.html#jonc
Bonjour,
je vous présente Curcuma longa , de la famille des Zingiberaceae. J'ai découvert l'allure de la fleur pour l'occasion : cela m'a donné envie d'en faire pousser à la maison <3
Le curcuma, originaire d'Asie est très utilisé en Inde est au cœur de plusieurs usages :
-> En poudre, médecine Ayurvédique et cuisine (rentre dans la composition du curry)
-> Frais pour la cuisine et la teinture textile.
Mélangé à des sels minéraux, on peut obtenir plusieurs couleurs de la racine de curcuma : jaune-vert-brun.