Cet arbre géant et sacré des Mayas, le Ceiba présente un port très haut, des épines sur le tronc et des fruits très cotonneux. On utilise ces fruits antibactériens : le kapok, pour faire de la bourre de vêtements chauds ou de matelas.


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Cet arbre géant et sacré des Mayas, le Ceiba présente un port très haut, des épines sur le tronc et des fruits très cotonneux. On utilise ces fruits antibactériens : le kapok, pour faire de la bourre de vêtements chauds ou de matelas.


Cotonnier est un nom vernaculaire ambigu désignant en français certaines plantes produisant, à l'état sauvage ou en culture, du coton. C'est le cas des espèces du genre Gossypium. Ces plantes proviennent des régions sub-tropicales à tropicales dont les fruits sont des capsules contenant des graines velues.
Gossypium arboreum et herbaceum sont originaires d'Asie. Gossypium barbadense serait originaire du Pérou alors que Gossipium hirsutum trouverait son origine en Amérique centrale.
Cela fait environ 5000 ans que l'homme a commencé à utiliser le coton pour se vêtir, en le cultivant. Dans cette plante, on distingue:
Le coton est à l'origine de la majorité des vétements que l'on trouve aujourd'hui sur le marché, car il est facile à faire pousser et de bon marché.
Bonjour,
Je vous présente la garance des teinturiers, dont on utilise les racines pour obtenir un magnifique rouge, avec lequel on peut teindre les laines et tissus, ou créer des pigments.
"La garance des teinturiers (Rubia tinctorum) est une plante
vivace originaire du Sud-Est de l’Europe, d’Asie occidentale et
d’Afrique du Nord. Elle fut très longtemps beaucoup cultivée dans le Sud
de la France, notamment dans le Vaucluse, dans des garancières, pour la
teinture rouge procurée par sa racine en rhizome pouvant mesurer
jusqu’à 80cm."

plus d'infos : http://dnsep.emiliefayet.fr/herbariumgarance/
Le chanvre issu du Cannabis sativa subsp. sativa, est une fibre naturelle traditionnelle et écologique car elle pousse vite et ne demande pas beaucoup d'arrosage. Cette fibre est très absorbante et a des propriétés antibactériennes et antimicrobiennes qui limitent les irritations, d'où son utilisation pour les couches et sous-vêtements. Elle est à l'origine des tissus "De Nîmes" qui ont ensuite été appelés "Denim" comme nos jeans qui ont ensuite été faits en coton. Il est souvent mélangé avec d'autres fibres pour l'adoucir. Les plants mâles produisent des fibres plus soyeuses que les plants femelles.
Traditionnellement, il est récolté par fauchage juste avant que les fleurs mâles libèrent leur pollen, il est couché dans les champs pour être exposé aux intempéries afin d'en dissoudre la pectine qui tient les tissus végétaux ensemble ; c'est ce qu'on appelle le rouissage. Cette étape peut également être faite dans des réservoirs d'eau ou de neige, ou encore via des processus chimiques, afin de l'accélérer. Une fois ramassé, il est teillé (séparation du coeur ligneux et des fibres par battage). Aujourd'hui, des machines permettent de sauter les étapes de rouissage et de teillage et de le réaliser en quelques minutes après la fauche. Les balles de fibre sont ensuite filées puis tissées directement (tissus grossiers) ou subissent différents bains et peignages afin de les assouplir, de les éclaircir ou même de les teindre, avant le tissage.
Si ce textile, autrefois très présent dans de nombreux secteurs économiques, a connu un déclin spectaculaire du fait de la difficulté d'en extraire la lignine sans fragiliser les fibres, de nouvelles méthodes consistant à inséminer les fibres avec des enzymes et des champignons offrent des résultats satisfaisants et donnent un nouveau souffle à cette filière.
Ne trouvant pas de vêtements d'une autre matière que coton, lin ou une matière synthétique ni la composition des teintures, je m'écarte un peu du sujet pour vous présenter notre cher bouchon en liège. Il est fabriqué à partir de l'écorce du Chêne liège (Quercus suber). Ce liège étant également un bon isolant, d'autres usages s'appuient dessus.
J'ai choisi le Lin, cultivé essentiellement en Normandie, Picardie, Nord Pas de Calais ...
Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est cultivé pour ses fibres textiles (la tige du lin) mais aussi ses graines oléagineuses.
La croissance du lin fibre est rapide. La floraison : elle intervient aux environs du 15 juin. Fleurs bleues. C’est la tige du lin qui est utilisée pour fabriquer des textiles
La récolte des tiges se fait vers le 15 juillet. : les tiges sont arrachées et les pailles de lin disposées au champ, en andains.
Les tiges subissent le rouissage qui correspond à l’action de microorganismes du sol. En créant une perte de la cohésion tissulaire, le rouissage facilite l’extraction mécanique des fibres. Autrefois, le rouissage s'effectuait à l'eau, dans les rivières ou dans des cuves.
Vient ensuite le teillage qui est l’opération mécanique exercée sur les tiges de lin rouies, pour en extraire les fibres. Sa réalisation met en œuvre des machines spécifiques.
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois (les « anas »)
Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues (utilisées pour le textile) et en fibres courtes (les « étoupes »).
Pour des
usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent ensuite être converties
en fils.
Le textile de lin est une étoffe fabriquée avec la fibre de lin cultivé ou Linum usitatissimum.
"Le lin cultivé (Linum usitatissimum) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Linaceae, originaire d'Eurasie. C'est une plante herbacée annuelle, largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines oléagineuses1."
Depuis des millénaires l'homme cultive les graines et la fibre destinée pour la fabrication des vêtements.
Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture nécessitant peu d'engrais et de pesticides.
Les propriétés de cette fibre:
Le chapeau de paille dit "Panama" provient des fibres de jeunes pousses de palmiers.
L'extraction des fibres est un travail méticuleux mais le résultat est de qualité
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Le sisal est une plante de la famille des Agavaceae originaire du Mexique. On utilise les fibres des feuilles, très solides, pour en faire des cordages, des tapis, des griffoirs pour chat...jusque dans les années 70, les agriculteurs européens s'en servaient pour nouer leurs bottes de foin. On l'utilise également comme revêtement de sol.
Après avoir coupé les feuilles, on en isole les fibres avec une machine. Chaque feuille ainsi décortiquée est mise à sécher. On sépare ensuite les fibres avec des crochets, puis on les tord pour en faire de la corde, de différents diamètres.
J'ai choisi de vous présenter le pastel des teinturiers (isatis tinctoria).
C'est une plante herbacée de la famille des bracicacées qui pousse à l'état sauvage en Europe du sud-est et en Asie centrale.
Elle a longtemps été cultivée (en particulier dans le Lauragais) comme plante tinctoriale : on extrait de ses feuilles une teinture bleue, le fameux bleu pastel. Ce fut la seule source de teinture bleue, en Europe, jusqu'au 16è siècle.
La culture du pastel a fait la fortune de négociants toulousains ... Jusqu'à ce que cette plante soit détrônée par l'indigo, venu d'Inde par les nouvelles routes commerciales.

| Légende des images (en gras, les nuances intéressantes) | Mordançage à l'alun | Mordançage alun et sulfate de fer | Mordançage alun et sulfate de cuivre |
| Teinture en bain acide | 175 | 176 | 177 |
| Teinture en bain neutre | 178 | 179 | 180 |
| Teinture en bain alcalin | 181 | 182 | 183 |

| Légende des images (en gras, les nuances intéressantes) | Mordançage à l'alun | Mordançage alun et sulfate de fer | Mordançage alun et sulfate de cuivre |
| Teinture en bain acide | 193 | 194 | 195 |
| Teinture en bain neutre | 196 | 197 | 198 |
| Teinture en bain alcalin | 199 | 200 | 201 |
| Légende des images (en gras, les nuances intéressantes) | Pastel fortement dosé (5%) | Pastel peu dosé (1%) |
| 312 | 317 |
| Légende des images (en gras, les nuances intéressantes) | Mordançage à l'alun | Mordançage alun et sulfate de fer | Mordançage alun et sulfate de cuivre |
| Teinture en bain acide | 184 | 185 | 186 |
| Teinture en bain neutre | 187 | 188 | 189 |
| Teinture en bain alcalin | 190 | 191 | 192 |
J'ai choisi la coque des amandes, c'est à dire la partie verte et charnue qui entoure la noix. Elle est utilisée en teinture pour obtenir un vert céladon (un peu grisé bleuté ) très solide et qui fonce avec le temps !
Cette activité donne envie de faire des expériences, à vos marmites !
Le Nerprun (Rhamnus catharticus?) est un arbre qui peut donner des teintures allant du jaune au brun en passant par le vert:
- d'une part, les baies cueillies "de mi-juillet à mi-août" avant maturité peuvent donner de belles nuances de jaunes.
Si on les fait fermenter selon le bon procédé, elles donneront des verts allant du "vert de chine" au "vert colvert";
Les teintures sont confectionnées grâce aux extraits de baies de nerprun additionnées à un composé chimique ( sulfate de fer ou de cuivre,...) ou d'autres plantes tinctoriales;
- d'autre part, les brindilles et écorces sans mordançage* préalable peuvent donner des tons de bruns et de vert.
* "Le mordançage est une étape souvent incontournable de la teinture textile végétale artisanale. Il consiste en l'adjonction de substances chimiques, ayant pour fonction de créer un pont chimique entre les fibres textiles et les teintures naturelles (colorants à mordant). En effet, ces dernières n'ont pas suffisamment d'affinités chimiques avec la fibre pour s'y fixer durablement1. " https://fr.wikipedia.org/wiki/Mordançage
Sources :
http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm
https://petitesruches.fr/spip.php?article93
Salut, salut,
J'ai choisi de vous présenter le curcuma qui est principalement utilisé en cuisine, en médecine et en textile. C'est une plante herbacée et originaire d'Inde, faisant de ce pays le premier producteur, consommateur et exportateur au niveau mondial.
Du point de vue textile, c'est une plante tinctoriale notoire (c'est-à-dire qu'elle sert à préparer des colorants et des teintures). Le rhizome est réduit en une poudre jaune vif, mais l'ajout de sels de cuivre ou de fer permet également d'obtenir des couleurs allant du vert au brun. Son utilisation en teinture est très ancienne notamment en Inde où il confère une protection au tissu teint. La couleur prend bien sur tous types de matière mais elle reste instable et vire au rouge par un pH basique.

Sources :
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PASTELLe pastel, s'il fallait retenir une plante tinctoriale qui a marqué l'histoire, demeure l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe depuis le néolithique. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Le principe de teinture est le même qu'avec l'indigo. Le pastel a cependant le désavantage de moins concentrer de matière colorante. Il en faut donc beaucoup pour obtenir un bleu saturé. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel. |
Les pelures d’oignon, qu’elles soient blanches, jaunes ou rouges, sont très riches en antioxydants, qui permettent d’améliorer notre santé à plusieurs niveaux. Elles ont des propriétés anticancéreuses, antifongiques, antibiotiques, antiseptiques, anti-inflammatoires et antibactériennes.
Riches en fibres alimentaires : la peau des oignons contient des fibres solubles, bénéfiques pour les régimes alimentaires et les troubles gastro-intestinaux. Elle est également riche en fibres phénoliques qui favorisent la réduction du taux de cholestérol et la prévention des maladies cardio-vasculaires.
Riches en quercétine, un puissant flavonoïde : les pelures d’oignon contiennent de la quercétine, un puissant pigment végétal qui contient des flavonoïdes. Dans la famille des oignons, le blanc n’en contient pas du tout, l’oignon jaune un peu plus et l’oignon rouge plus encore. De manière générale, plus un végétal est coloré, plus il contient d’antioxydants. La quercétine est efficace pour réduire l’hypertension et dans la prévention des artères obstruées.
Source : https://www.mieux-vivre-autrement.com/pelures-doignon-15-manieres-utiles-ecologiques-reutiliser.html
DIY :Pour une teinture orange ou rouge oignon ==> https://leapilea.com/diy-teinture-naturelle-avec-des-pelures-doignons/

Très joli résultat !
Auteur : Léa Piléa
Bonjour,
J'ai choisi le liège issu de l'écorce du chêne-liège Quercus suber.
Bien entendu, le liège sert à confectionner les bouchons pour les bouteilles de vin, mais il est également transformé en "cuir de liège". D'un rendu très doux et satiné, il sert à confectionner maroquinerie, accessoires et mêmes chaussures et vêtements.

DESCRIPTION: This is the trunk of a Cork Oak with its characteristicly quirky bark.
WHERE AND WHEN: Inside a greenhouse at the park Trädgårdföreningen in Gothenburg, Sweden. 2006-02-12 12:37.
CAMERA: Nikon D50 with a 18-55mm standard lens.
PHOTOGRAPHER: Martin Olsson (mnemo on en/sv wikipedia and commons, martin@minimum.se).
LICENSE: This image is published on Wikipedia Commons by Martin Olsson under the GNU Free Documentation License (GFDL).
![]()
| Description |
Français : Objets en liège sur un stand du VeggieWorld Paris en octobre 2019 |
| Date | 12 October 2019 |
| Source | Own work |
| Author | लोकाः समस्ताः सुखिनो भवन्तु |
La betterave (Beta vulgaris) contient un ensemble de molécules appelées bétalaïnes, qui lui même inclut la famille des bétacyanines (pigments rouges-violets) et les bétaxanthines (pigments jaunes). La bétanine, qui est le pigment majoritaire de la betterave, appartient au groupe des bétacyanines. Ces molécules hydrosolubles peuvent être extraites par l'eau, à partir de betterave réduite en morceau, ou bien par pressage. La bétanine est, de plus, un antioxydant alimentaire.

Le henné (Lawsonia inermis) est utilisé pour colorer les fibres de textiles (soie et laine) et pour colorer la peau (tatouages éphémères, maquillage) ou les cheveux. La couleur obtenue peut aller du rouge au marron et est due au colorant appelé lawsone présent dans les feuilles jusqu'à 2,5%. La poudre de henné est obtenue à partir des feuilles séchées et broyées. Les fleurs sont quant à elles utilisées en parfumerie.


https://couleurs-chocolat.fr/plante-tinctoriales/henne.html
J'ai choisi le noyer car c'est un arbre qui est très présent dans le diois, cultivé pour ses noix et son huile mais on peut en faire pleins d'autres choses.
La Teinture naturelle de Brou de noix, extrait de l'ecorce de la noix, cette partie verte qui entour la noix et qui noirci, c'est ça qui va servir à faire des teintures naturelles pour faire de la peinture ou colorations...
Le brou contient des tanins, des flavonols (junglanoside)
Coloration : Brun foncé
Le chanvre a été longtemps utilisé pour le textile, le cordage, les articles pullulent et des marques aujourd'hui se réapproprient cette plante longtemps stigmatisée pour ses espèces psychotropes.
Ici un modèle d'Adidas, pour vous montrer que même la grande distribution s'y intéresse !
Urticacées
Décidément tout est bon dans cette plante si les feuilles , les graines et la racine sont déjà largement utilisés en phytothérapie , on redécouvre en ce moment une utilisation de la tige pour en faire du cordage ou des textiles ...
La racine de curcuma est utilisée sous forme de poudre
jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne
surtout en Inde où il confère une protection au tissu
teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans
la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation
de sels de cuivre ou de fer.
La couleur prend bien sur tous types de
matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est
instable et vire au rouge en pH basique.
Les tiges de bananier, une fois les bananes cueillies, ne servent plus. Elles ne produisent qu'une fois. Ces tiges peuvent être utilisées pour fabriquer une fibre pour textiles. Cette fibre est semblable à celle de la jute ou du lin, et peut par exemple servir à fabriquer des cordes.
Au lieu de brûler ces tiges de bananiers une fois les fruits cultivés, elles peuvent servir pour la fabrication de la fibre.
Source des photos: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bananier#Autres_utilisations
Le chanvre (Canabis Sativa)
8000 ans AVJC apparement déjà untilisé par les chinois pour fabriquer des textiles.
Les qualités mécaniques de la fibre contenus dans les tiges, ont fait leurs preuves des siècles sur les bateaux puise qu'elle servait pour y fabriquer les ccordages. De plus cette plante est facile à cultivé. Sa réputation de "plantes à drogues" pour la fabrication du Cannabis a servi d'alibi pour qu'elle soit dénigrée au profit des fibres platiques.
Mais peut-être que cette plante sera à tout "notre" avenir devant elle?
(phot extaraite du site https://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/12846/5-choses-vous-ignorez-surement-chanvre-ses-bienfaits)
La PIña ou fibre d’ananas utilisée pour la fabrication du Barong Tagalog une tunique traditionnelle philippine et le Pinatex un cuir d’ananas développé par le Dr Carmen Hijosa Comme alternative au cuir animal
La piña, aussi appelé le pinâ[1], est une fibre fabriquée à partir des feuilles d'ananas et est communément utilisée aux Philippines. Elle est parfois combinée à de la soie ou du polyester pour former du tissu textile. Le nom provient du mot espagnol piña, signifiant ananas.
Pour fabriquer la piña, les feuilles d'ananas sont découpées sur la plante. Ensuite, on tire sur la fibre pour la détacher de la feuille. La plupart des fibres sont longues et légèrement raides. Chaque fibre est grattée à la main et est nouée une par une pour former un fil continu qui peut être tissé à la main pour en faire un tissu.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%B1a
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%B1atex


Il n'est malheureusement pas très fréquent de porter des vêtements colorés par des teintures végétales... Espérons que des jeunes industries textiles écologiques se saisissent des infinies possibilités des plantes, même très locales.
Beaucoup d'entre vous ont parlé du pastel et de la garance, alors voici la GAUDE, Reseda luteola, alias le Réséda des teinturiers : elle peut pousser sur les terrains incultes et même des vieux murs, et fournit une couleur jaune intense et durable! (testée et approuvée sur de la laine... Mêlée à de l'indigo, elle fournit un vert prairie merveilleux, avis aux amateurs).
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-75323-synthese

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Pour cette activité j'ai choisi une plante que je connais bien, la cardère sauvage Dipsacus fullonum L. Je la rencontre souvent, le long des cours d'eau, dans ma zone d'herborisation, à l'Ouest de Rennes. Voir sa fiche ici.

"Ses capitules secs étaient enfilés sur des supports et utilisés pour carder les draps de laine et le feutre servant à confectionner les manteaux de luxe et les uniformes, les tapis de billard ou les couvertures de mohair..." Plus sur le site https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/botanique-cardere-4611/
D'après d'autres sources, ce n'est pas Dipsacus fullonum L. qui aurait été utilisée pour cette opération de cardage, mais une espèce voisine, Dipsacus sativus ?
Tout est bon dans le LIN, y-a rien à jeter !
Le lin, j’adore ! Souvenir de Normandie où les champs
ne sont plus qu’une ondulation bleutée aux environs du 15 juin, entre 10 et 13h.
Et aussi parce que c’est agréable de porter des vêtements de lin (obtenus par
tissage des fils provenant des fibres de la tige de la plante) lorsqu’il fait
chaud.
Quand les plantes sont à maturité, les agriculteurs les récoltent avec un engin spécial, une arracheuse, qui les couche au sol en de longs rubans parallèles appelés andins. Quelques jours sur le sol plus une opération de retournement (encore une machine agricole dédiée) et les micro-organismes du sol auront modifié la structure des tissus végétaux (le rouissage) permettant une extraction mécanique des fibres (le teillage). Au cours de ces processus assez complexes, les graines seront récoltées pour préparer la fameuse « huile de lin » ou passer dans la filière agro-alimentaire.
Mais revenons à nos fibres obtenues par teillage. Elles seront travaillées en filature par divers procédés pour produire les fils de lin. Ceux-ci, diversement colorés, seront tissés comme l’est le coton pour produire des vêtements légers.
Ces opérations industrielles laissent des sous-produits qui sont tous valorisables comme indiqué dans le schéma joint. Vive le LIN !
Sa culture demande peu d'engrais et de pesticides.
Il est cultivé :
- Pour sa fibre utilisée en textile par macération des tiges
- Pour sa graine de laquelle on tire une huile très douce : on s’en sert par exemple pour nourrir et protéger le bois
La France est le principal pays d'Europe à cultiver le lin textile.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_(textile)
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-39487-synthese

Rubia tinctorum
Plante tinctoriale cultivée en Provence depuis le XVIII s. (50 moulins à garance en Vaucluse en 1839 qui ont produit jusqu'à 65% de la garance mondiale)
On utilise la racine en décoction (libère des molécules colorantes d' Alizarine purpurine) pour obtenir une teinture ROUGE
Aujourd'hui, elle n'est utilisée comme teinture des tissus, que de manière artisanale.
On utilise les feuilles, mais a priori celles qui sont à la base de la plante, et pas les "feuilles" qui se mangent, on s'en sert comme teinture pour obtenir un couleur jaune verte.
Bonjour,
je veux vous parler de la peau des fruits. aujourd'hui des startup cherche des alternative au cuir animal par exemple en travaillant la peau de l'ananas pour en faire une matière résistante
Sa peau est teinté, mélanger à de la glycerine pour la rendre plus souple
Source via l'emission Xenius :
La grande ortie est très utilisée à des fins alimentaires, industrielles (pour sa fibre) et agricoles (en tant qu'engrais vert et insecticide).
La tige fibreuse de la grande ortie peut fournir un bon fil et de bons
tissus. Les Baskirs, les Kamtschadales, l'emploient à la fabrication des
cordes, des toiles et des filets pour la pêche. Les Hollandais en ont
retiré, sous ce rapport, de grands avantages. Il suit de la couper au
milieu de l'été, et de la faire rouir en la traitant comme le chanvre.
Les premiers textiles faits
en fibres d'ortie viennent de la Scandinavie, d'Europe centrale
et d'Europe de l'Est.
Cannabis sativa L utilisé pour faire du tissu dit en « Chanvre ».
1- Couper les tiges
2- Rouissage : décomposition de la pectine (au soleil ou dans l’eau ou dans la glace ou chimiquement)
3- Décorticage de la fibre : séparation fibre et cœur
4- Formation de balles
5- Possibilité d’extraire la lignine pour adoucir : par enzyme puis champignon
6- Filage
Bonjour, pour ma part j'ai choisit la fleure du dahlia, que l'on trouve assez couramment. C'est une plante très utilisé au point qu'une marque de coloration pour cheveux porte son nom. On utilise la fleure pour obtenir diverse couleur tel rouge grenat, le rose, ou l'orange en fonction de la couleur plus ou moins foncée de la plante.
ARTICHAUT Cynara scolymus |
|
L’artichaut est une plante dicotylédone de la famille des Astéracées appartenant au genre Cynara. Wikipédia L'artichaut est une plante tinctoriale...il faut plutôt utiliser ces feuilles qui donnent de jolis jaunes clairs sur la laine... http://lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm |
Le Genêt du teinturier (Genista tinctoria) - famille des Fabaceae - est utilisé depuis au moins 12 siècles pour teindre nos tissus d'un beau jaune vif. La partie utilisée est le fleur - explications de celle-ci et d'autres :
L'ortie (Urtica dioïca), comme le chanvre, présente des tiges riches en fibres aux propriétés intéressantes pour en faire du tissu, notamment de la toile de denim. En plus d'être, bien évidemment, naturelle et biodégradable, cette fibre est aussi légère et solide, au point qu'on en fabriquait autrefois des cordes et des toiles. La fibre creuse de l'ortie présente des qualités d'isolation thermique, de par son aptitude à emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété peut être exploitée pour obtenir une étoffe isolante ou une étoffe estivale plus fraîche. À l'inverse du coton qui consomme 11 000 litres d'eau/kg de coton et 30 à 50 % des pesticides utilisés dans le monde, le développement de l'ortie nécessite peu d’eau et pas d’entretien ni de pesticide, ce qui pourrait permettre à l'ortie de concurrencer le coton dans la fabrication des blue jeans, dont il se vend 2 milliards d'unités par an.
Les fibres extraites des feuilles résistantes de ces graminées sont utilisées comme matériau. Elles servent notamment à la fabrication de sparterie, de cordages, de semelle des espadrilles traditionnelles et de papiers d'imprimerie.
Vivant en Normandie, il me semblait naturel pour cette séquence de parler du lin.
Le lin que l'on cultive (Linum usitatissimum) est une plante herbacée annuelle cultivée pour faire du textile mais aussi de l'huile (à partir des graines qui se consomment également telles quelles). Pour le textile, ce sont les tiges de la plante qui sont utilisées. On les fait rouir pour en extraire les fibres, qui seront ensuite broyées pour en retirer la partie ligneuse. Enfin elles seront peignées afin d'être filées et tissées.
Isatis tinctoria , pastel
famille des crucifères
https://www.bleu-de-lectoure.com/
Les fleurs, à pétales jaunes, sont groupées en grappes ; les fruits sont des siliques de petite taille et les feuilles sont récoltées pour produire la teinture. On obtient la couleur particulière du bleu pastel par oxydation d’un jus verdâtre.

Isatis tinctoria , pastel
famille des crucifères
https://www.bleu-de-lectoure.com/
Les fleurs, à pétales jaunes, sont groupées en grappes ; les fruits sont des siliques de petite taille et les feuilles sont récoltées pour produire la teinture. On obtient la couleur particulière du bleu pastel par oxydation d’un jus verdâtre.
recette de fabrication trouvé sur
https://www.bonnegueule.fr/le-pigment-indigo-12-histoire-culture-et-procedes-de-teinture/
http://tricofolk.info/indigo-et-pastel-teinture-a-la-cuve/
"Ils commençaient par placer les arbustes dans des cuves d'eau pure pour les faire macérer, généralement de 24 à 48h. S'en suivait une étape de fermentation, où le bain était brassé de manière à introduire un maximum d'oxygène pour que l'indigo se dépose au fond.
Ils
filtraient ce liquide, le mettaient à bouillir pour le réduire histoire
que le liquide s'évapore, et récupéraient la matière sèche qui est de
l'indigo. Ils finissaient par le presser en bloc."
il faut ensuite rendre ce pigment soluble
La ronce, connu plus sous le nom de mûre,
donnent pour la plante entière de jolis gris solides. le
fruit, comme ses cousins le sureau ou la myrtille, donne
de beaux violets qui virent au bleu ardoise avec un corps
alcalin (savon...)
Plus d'explication ici: https://www.labelleadresse.com/linge/teinture/teinture-tissu-naturelle-avec-fruits-et-legumes.html
Le Tapa est de l'écorce battue ("tapée") qui remplaçait le tissu avant l'arrivée des occidentaux en Polynésie . L'écorce peut provenir de différents arbres comme par exemple l'arbre à pain ou "Uru" (Tahiti), ou le Murier à Papier (Nouvelle Calédonie).
Elle est aujourd'hui utilisé pour l'artisanat d'art comme par exemple des toiles.
La Maurelle chrozophora tinctoria
( d’après Midi Libre du 15 05 2015) image Wikipédia
la plante vert grisâtre était exclusivement récoltée à Gallargues et depuis très longtemps connue dans le monde pour ses vertus tinctoriales, la maurelle est par exemple citée dans un manuscrit, copié en 1400, Liber diversarum artium, mais aussi dans le Traité de la peinture de Léonard de Vinci.
Mais c’est le processus de fabrication de la teinture qui est le plus surprenant.
Pour stabiliser la teinture, dans le jus obtenu par le pressage de la plante récoltée l'été, était ajouté 1/6ème d’urines humaines fermentées. Et oui, il fallait collecter des urines, celles des filles en particulier ! Des chiffons (appelés drapeaux) étaient ensuite plongés dans le liquide.
Conservé en drapeaux ou en pastilles, le colorant fut utilisé pour les enluminures des manuscrits jusqu’à l’apparition de l’imprimerie, et plus communément comme colorant alimentaire, pour le fromage hollandais Edam, notamment. Les recherches ont permis de prouver, qu’en 1570 déjà, les Gallarguois fabriquaient le colorant pour la Hollande.
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/
Le sisal, plante de la famille des agavaceae est originaire du Mexique.Après extraction et isolation par broyage, les faisceaux de fibres de feuilles sernt filées, tissées et manufacturées en sacs, hamacs, stores, cordages.Utilisés également dans la fabrication de cibles ou de griffoirs pour chat.
Il est également utilisé par certaines minorités asiatiques telles que les Dai du Yunnan en Chine ou les Hmong du Laos dans la confection artisanale de leurs vêtements.
Le lin cultivé (Linum usitatissimum) fait partie des plantes dicotylédones annuelles de la famille des Linaceae. Elle est originaire d'Eurasie (5000 avant J.C. en Irak) et est une des premières plantes cultivées pour ses fibres.
Ce petit message pour parler de la garance teinturière qui a déjà été évoquée (Rubia tinctorum). Le rhizome permet d'obtenir un teinture rouge utilisée entre autre par l'armée française : pantalon garance. Introduite en 1754 par Jean Althunian arménien d'origine dans le Comtat Venaissin (proche Avignon) elle a fait sa fortune. Le village d'Althun les paluds porte son nom en hommage à Jena Althunian. On peut aussi voir encore aujourd'hui de très beaux moulins à garance sur la sorgues.
Genêt à balais - Cytisus scoparius
Photographié en Gironde, près du bassin d'Arcachon, le 11 avril 2020.
C'est un arbuste de la famille des Fabaceae avec une belle floraison jaune abondante que l'on trouve partout dans les Landes.
La plante est toxique à haute dose, du fait de la spartéine, un alcaloïde qu'elle contient.
Elle a de nombreuses propriétés médicinales et est utile aux autres plantes car fixatrice d'azote.
On l'utilisait comme balais, mais aussi sur le bassin d'Arcachon pour pécher les crevettes.
Pour ce qui nous intéresse ici, c'est que c'est une plante tinctoriale utilisée dès l'Antiquité qui donne des jaunes et des verts.
Verts : le vert de la tapisserie de Bayeux (XIe siècle) passe pour être un vert tiré du genêt
Jaunes : Chateaubriand parle des fleurs comme des papillons d’or
https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-60241-synthese
Séchées ou fermentées, les baies du sureau noir donnent des bruns alors que les baies du sureau hyèble donnent des bleu gris et parfois des verts foncés assez jolis.Recette
Le jus de sureau noir sert également à fabriquer les encres alimentaires, entrant dans la composition des estampilles utilisées pour identifier les quartiers de viandes en boucherie.
https://www.lamaisondusureau.com/encre-baies-sureau,re7.html
J'ai choisi le chanvre qui en plus d'avoir une multitude d'usages, est une plante qui demande peu d'eau et qui est très facile à cultiver sans engrais. Il a une croissance rapide et un rendement interressant en plus de nombreux avantages ecologiques. Le chanvre peut être cultivé en France contrairement au coton
L'utilisation des fibres de sa tige ( appelée chèvenotte) est très ancienne. On peut en tirer du papier, du tissu et même des cordes de par sa solidité. Elle a aussi servi à faire des toiles de bateau dans le temps. On peut aussi en faire du matériel d'isolation ( laine de chanvre).

Le curcuma fut utilisé par les Assyriens comme teinture et fut considéré par les indiens comme épice sacrée. Il fut introduit en Europe, par les arabes, au XVIe siècle via le bassin méditerranéen.
(Merci Tincto)
La racine de curcuma, qui rentre dans la
composition du curry, est utilisée sous forme de poudre
jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne
surtout en Inde où il confère une protection au tissu
teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans
la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation
de sels de cuivre ou de fer. L'usage d'un mordançage est
superflu. La couleur prend bien sur tous types de
matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est
instable et vire au rouge en pH basique.
Le lin cultivé (Linum usitatissimum ) est une plante herbacée annuelle, aux fleurs souvent bleues. Son origine est ancienne. Des restes de graines aurait été découvert il y a plus de 12 000 ans dans le croissant fertile.
Sa culture nécessite un climat tempéré et humide. En Europe, il est cultivé essentiellement dans le nord de la france, la belgique et les pays-bas.
Fibreux et oléagineux, le lin offre un panel d'usages différents : 
(Anas = parties ligneuses des plantes textiles, situées en arrière de la fibre et réduites au cours de l'opération de broyage-teillage en petites particules)
Du lin cultivé dans le champ à l'extraction des fibres :
1) L’arrachage. Il correspond à la première étape de la récolte et intervient quand les lins sont matures.
2) Le rouissage. Cette étape détermine en grande partie la qualité du lin et facilite l'extraction mécanique des fibres. Les pailles de lin sont disposées sur le champ permettant l'action des microorganismes du sol (champignons, bactéries) sur les tiges.
3) Le retournage. Pour obtenir un rouissage homogène, les pailles de lin sont retournées.
4) L'enroulage. Des balles rondes sont constituées par une enrouleuse à partir des pailles de lin étalées sur le sol.
5) Le teillage. Il correspond à l'extraction des fibres, qui sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (« étoupes »). Cette ultime étape consiste à broyer et à battre les pailles pour éliminer : l’épiderme des tiges sous forme de poussières, et la partie ligneuse des tiges en petits fragments de bois appelés anas.
Doté d’une grande résistance et d’un pouvoir d’absorption de l’humidité sans équivalent, le lin procure une sensation de bien-être à ceux qui le portent.


Photo prise sur l'Ile d'Arz - juillet 2019
Le prunus spinosa est utilisé pour obtenir de la teinture bleu pâle à partir des racines ou encore de fruits.
j'ai choisi l'ortie (urtica dioica) ; on peut faire du tissu grace à sa tige qui peut remplacer le coton
Pour l’anecdote, Ötzi, la momie, vieille de 5 000 ans, retrouvée en 1991 dans les Alpes sur la frontière Italo-Suisse, tenait un poignard en silex avec un fourreau réalisé en fibres d’ortie. (citée dans "mieux vivre autrement" sophie gittat)
j'ai déjà acheté un petit carré en "ortie" très résistant, coloris vert pâle
Le raphia est une fibre extraite d'un palmier "raphia farineira".
Utilisé depuis le 17ème siècle à Madagascar pour fabriquer des cordages et ficelles , il est aussi transformé en tissus comme la rabane et en parures, couvre-chefs, tuniques dans les pays africains. Cette fibre revient à la mode comme toutes les fibres naturelles
Il a servi à confectionner des camouflages pendant la guerre de 14-18, pour recouvrir les uniformes trop colorés des soldats. Article du Figaro histoire : https://frama.link/1LWomMAh
La peau du fruit de l'avocat peut-être utilisé pour teindre des fibres végétales comme le coton ou le lin.
Vous pouvez essayer avec des vieux draps bien propres. La teinture se fait par décoction. Le produit fini a une belle teinte rosée plus ou moins prononcée selon le temps de trempage dans la teinture.
L'avocat est le fruit de l'avocatier (Persea americana), un arbre de la famille des lauraceae
Je choisis à nouveau l'ortie
Pour l’anecdote, la momie Ötzi, vieille de 5 000 ans, retrouvée en 1991 dans les Alpes portait un fourreau réalisé en fibres d’ortie !
L'ortie était jadis utilisé pour réaliser des cordages et des vêtements. Cette plante vivace peu gourmande en eau intéresse de nouveau l'industrie textile et quelques jeunes créateurs qui voient en elle une alternative durable au coton.
On trouve des pelotes de fil d'orties ou du tissu pour confectionner soi-même ses vêtements.
La grande ortie produit 6 à 8 % de fibres, ce qui est moins que le chanvre. La fibre est large et creuse, ce qui la rend isolante et d’une résistance à toute épreuve. Elle présente un aspect brillant qui rappelle celui de la soie. La façon dont elle est travaillée permet d’obtenir différentes sortes de tissus. Lorsqu’elle est tordue sur elle-même, elle s’apparente à du coton. L’air étant expulsé du creux de la fibre, on obtient un tissu aéré et léger. Au contraire, lorsqu’elle n’est que peu tordue sur elle-même, elle se rapproche beaucoup plus de la laine. L’air resté emprisonné à l’intérieur de la fibre sert d’isolant thermique ce qui permet de résister au froid. Ses capacités d’isolation sont mêmes supérieures aux tissus synthétiques.
Après récolte à maturité vers
août-septembre, les tiges d’orties sont laissées à sécher
pendant à peu près 2 jours. A la fin de ces 2 jours, la tige est
séparée des éventuelles feuilles toujours présentes avant de
passer à l’étape suivante. La méthode d’extraction de la fibre
d’ortie est comparable à celle utilisée pour les autres plantes
textiles comme le chanvre et le lin : le rouissage, le battage et le
broyage, le teillage et le filage :
– Rouissage : cette
étape consiste à faire tremper les plantes entières dans un bassin
à 50-60° C jusqu’à ce que les substances pectiques qui relient
les fibres entre elles soient détruites par fermentation. Les fibres
peuvent alors être séparées des parties ligneuses. Cette étape
est particulièrement odorante chez l’ortie. Elle va durer 6-7
jours, au cours de laquelle il faudra remplacer l’eau tous les
jours si l’on ne veut pas entraîner de putréfaction qui pourrait
diminuer la qualité des fibres.
– L’ortie est mise à sécher
puis va subir l’étape de battage et de broyage : ces étapes vont
permettre de briser les parties ligneuses.
– Arrive la dernière
étape de teillage, constituée de peignages successifs qui permet de
débarrasser la fibre de toutes ses impuretés et d’obtenir une
filasse brute qui sera stockée au sec.
La fibre va être filée, de manière à obtenir un fil solide de grande taille qui sera ensuite tissé pour confectionner des tissus
(source principale : https://ortie.home.blog/usage-textile/)
L'asclépiade commune (Asclepias syriaca) est une plante commune (c'est le cas de le dire) dans les champs et les terrains perturbés de la province de Québec. Les feuilles sont une nourriture de prédilection des papillons monarques. Les fruits, de grandes gousses, renferment des semences à aigrettes avec lesquelles on peut faire une fibre textile très intéressante. Voici un reportage intéressant sur le sujet.

La garance des teinturiers, garance ou rouge des teinturiers (Rubia tinctorum), est une plante vivace de la famille des Rubiacées largement cultivée jadis pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes. "Les racines et les rhizomes (tiges souterraines) contiennent de l'alizarine et de la purpurine, qui ont la propriété de donner aux tissus une belle couleur rouge. Les uniformes de l'armée française l'employaient abondamment jusqu'à la Première Guerre mondiale." lit-on dans Wikipedia.
Et puis, même si cela n'a rien à voir avec les vêtements, comment oublier que Garance est le prénom de l'inoubliable Arletty dans le sublime film Carné-Prévert, Les Enfants du Paradis ? Comment oublier l'air gouailleur de cette actrice inimitable lorsqu'elle répond à Pierre Brasseur : "C'est l'nom d'une fleur"... Fleur de garance dont la photo figure ci-dessous.

Il existe de nombreuses variétés de lin, sous forme annuelle ou vivace, dont les couleurs des fleurs peuvent être rouges ou bleues.
Celle qui nous intéresse est le lin cultivé ( Linum usitatissimum). C’est une herbacée annuelle originaire d’Eurasie.
On trouve des traces de culture du lin remontant au Néolithique (une variété ancêtre du lin actuellement cultivé.)
De ses tiges sont extraites des fibres « longues » par battage et broyage (le teillage) qui seront ensuite transformées en fils.
Cette plante permet également de fabriquer du papier, de l’huile et ses graines sont comestibles.
et oui, les orties peuvent être utilisées pour fabriquer des vêtements.
Ces sont les tiges et les fibres qu'elles contiennent qui sont utilisées
certains le (re) découvre voir ci dessous
mais ça n'est pas nouveau. certaines variétés d'orties sont utilisées depuis longtemps en Asie et j'ai chez moi une chemise en ortie.... depuis 20 ans ....
confortable...
agréable
résistant....
A suivre !
La teinture bleue pastel s'obtient à partir des feuilles. si autrefois il fallait deux ans pour obtenir la teinture, des procédés modernes permettent un résultat plus rapide. Il faut environ 2 tonnes de feuilles pour obtenir 2 kg de pigment.
Il existe de nombreux ateliers permettant d'acquérir les savoir-faire de base pour teinter du tissu avec ce pigment mais ce dernier est également utilisé dans les beaux arts (peintures à huile, aquarelle, encres, bâtons de pastels)
J'ai un pantalon de yoga en bambou que j'adore depuis des années ! Les fibres textiles obtenues à partir du bambou sont légères mais très solides,
elles sont également très douces au toucher ce qui les rend agréables à
porter. Le bambou étant une plante imputrescible, les fibres textiles
de bambou ont aussi l’avantage d’être naturellement anti bactériennes tout
en étant très absorbantes. Elles sont donc très utilisées pour
fabriquer des vêtements techniques pour le sport par exemple.
Bjr,
Le spartier ou genêt d'espagne a été une plante textile utilisé dans le sud du pays, notamment pendant la seconde guerre mondiale, pour répondre aux difficultés d'approvisionnement en matière textile.
Des usines ont alors été implantées dans plusieurs département Hérault (usine aspiran), Marseille (pas des lanciers) ou Avignon.
Cette toile était fabriquée en battant les végétaux après un séjour dans de l'humidité, pour en extraire la filasse qui sera tissée pour donner une toile assez résistante à usage de travail, mais aussi pour les fils les plus fins, des draps et des vêtements.
Elle était également utilisée comme engrais vert, bref une plante extra-ordinaire mais personne n'en sera étonné
A+
https://www.tela-botanica.org/wp-content/uploads/2017/03/autrefoislatoiledegenetherault.pdf
Photo : Thierry Pernot
Bonjour,
à propos du Lin, ou Linum usitatissimum : cette plante annuelle herbacée est utilisée au même titre que le coton ou le chanvre comme fibre textile.
Dans un premier temps, le Lin est arraché en Juillet, période à laquelle il arrive naturellement à maturité. Il est ensuite séché au soleil et exposé aux pluies, pendant une période qui peux varier de deux semaines à plusieurs mois, selon la météo. Cette première étape de la transformation se nomme le rouissage, et a pour but de séparer la fibre du Lin du reste de son appareil végétatif. Le teillage vient compléter cette action, de manière mécanique. Les fibres sont ensuite filées, prêtes à servir à l'industrie du textile !
Source : https://inspiration-lin.blogspot.com/2014/11/les-etapes-de-transformation-du-lin.html
Ci-dessous la fleur du Lin et une photo de l'étape du rouissage.
Cette plante connu sous le nom de Garance, a été longtemps utilisé pour sa couleur rouge fourni par ses racines.

Au gré d'une petite recherche sur la Toile (Internet, pas celle de jute), je viens d'apprendre un truc : on peut fabriquer des vêtements en fibre d'ortie ! :O
Petite présentation de la plante : Ortie dioique (Urtica dioica), une Lamiacée célèbre pour les petits poils de silice urticants recouvrant ses feuilles !
Mais pas de panique : comme on utilise les fibres issues de la tige de l'ortie et non des feuilles, on obtient un tissu qui ne pique pas.
Nécessitant peu d'eau, de pesticides et d'entretien, poussant partout et considérée comme une "mauvaise herbe", l'ortie pourrait être une alternative écologique sympa pour remplacer le coton...
Pour avoir des exemples de créations en ortie : https://www.modeintextile.fr/nouveau-tissu-100-ortie/
L'ortie, plante à tout faire, nourrissant de nombreux papillons, peut aussi nous habiller.
Les fibres des tiges étaient autrefois exploitées pour en faire de la ficelle ou des cordages. Une filière textile débute tout doucement, voir ce reportage sur France Inter :
https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-deja-demain/c-est-deja-demain-20-septembre-2017
La grande ortie de la famille des Urticacées est une alternative intéressante au coton car moins gourmande en eau, très résistante, n'a pas besoin de pesticide et se récolte deux fois par an.
On peux en faire du fil et du tissu.
La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner de l'air dans le tissu.
L'ortie présente également des bienfaits pour la santé. Elle est notamment utilisée pour ses vertus diurétiques et dépuratives pour agir en cas de rhumatismes et d’arthrite.
https://www.toutvert.fr/fil-dortie-avantages/

Les deux plantes indigotières les plus utilisées sont l’Indigofera Arrecta et le Lonchocarpus Cyanescens. La première pousse dans des zones sèches et donne un bleu appelé « bleu des savanes », tandis que la seconde, plus répandue en Afrique de l’Ouest, donne une couleur surnommée « bleu des forêts ».
Les feuilles récoltées sur ces plantes sont utilisées pour préparer la décoction servant à la teinture. Elles sont utilisées fraîches ou séchées et sont compactées en boules et pains de pâte, qui sont ensuite dilués dans de grandes cuves. C’est dans ces cuves que l’étoffe sera teinte.
Je pense tout de suite au Chanvre, Cannabis sativa L.... Plante utilisée pour la fabrication de fils, généralement grossier, de cordes.
Beaucoup associent le chanvre au cannabis. Une confusion qui fait du tort à cette culture tout à fait légale qui n’a qu’une faible teneur en THC (tétrahydrocannabinol), l’élément psychotrope de la marijuana. Offrant diverses utilisations, le chanvre est une plante aux avantages méconnus. De ses graines comestibles à ses fibres qui entrent dans la composition de nombreux matériaux, tous les éléments du chanvre, ou presque, ont une utilité.
Si nous restons ici sur son utilisation materiau/textile... Le chanvre est à multi-usage!
La tige du chanvre, aussi appelée chèvenotte, est constituée de fibres extrêmement résistantes qui servent notamment à fabriquer du papier, de la toile ou des matériaux de construction. Le recours aux fibres de chanvre n’est pas nouveau. Déjà 8000 ans avant Jésus Christ, les Chinois utilisaient les tiges pour confectionner des textiles ou du papier. En France, à partir de Charlemagne, le chanvre est plébiscité notamment pour la fabrication du linge, des cordages et des voiles de bateaux. Aujourd’hui, il entre dans la composition de pièces plastiques permettant de diminuer le recours aux matières fossiles. Les tiges sont également converties en matériaux d’isolation, laine de chanvre ou béton, un mélange de tige et de chaux.
À la floraison apparaissent de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales, sans odeur notable. Ensuite des capsules aux parois épaisses et rigides se développent. Lorsqu'elles s'ouvrent, elles laissent s'échapper des graines et des bourres de coton recouvertes d'une houppe de fibres blanche et soyeuses pouvant mesurer entre deux et cinq centimètres de long selon les variétés. On en extrait les fibres, qui sont utilisées notamment pour produire des étoffes1.
Carludovica palmata (palmier toquilla)

Ses fibres douces, flexibles et durables sont utilisées, notamment en Amérique centrale, pour tisser des chapeaux Panama et d'autres articles

Le carludovica palmata nommé communément "paja toquilla" est un type de palmier où les feuilles sont utilisées pour le célèbre chapeau de Panama. Pour réaliser le Panama, les jeunes pousses sont sélectionnées, lavées, séchées, découpées et tissées entièrement
à la main de façon centrifuge. Son appellation de Panama est erronée car ils sont fabriqués en équateur. Son nom Panama est du à son exportation en Europe au départ de Panama.
Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une espèce de plantes herbacées bisannuelles, de la famille des Brassicaceae, qui pousse à l'état sauvage en Europe du Sud-Est ainsi qu'en Asie Centrale et en Asie du Sud-Ouest.
Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles.
Le processus complet implique de récolter les feuilles, les sécher, les écraser pour en exprimer une pulpe. On sèche ensuite cette pâte à pastel, on l'écrase, puis on en forme des boulettes nommées "cocagnes". Grâce à ces boulettes, on peut ensuite obtenir une poudre "l'agranat". La "fermentation" des cocagnes pilées avec de l'eau ou de l'urine, puis le séchage de cette matière, résulte d'une poudre noire: l'agranat, qui est utilisée pour teindre les vêtements grâce à un procédé "de cuve".
Pour plus d'infos: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastel_des_teinturiers
Bonjour,
apparemment il est possible de tinter des tissus de lin avec les peaux des avocats.
Bien nettoyées et écrasées il faut les plonger dans le l'eau bouillante. Il faut les laisser cuire environs 1h, le liquide doit devenir rouge. Après il faut filtrer et immerger le tissu.
J'en profite pour mettre la photo de mon avocat, il a survécu à l'hiver en terre, peut-être un jour donnera-t-il des fruits?
Le LIN (linum
usitatissinum) : c'est l'une des fibres végétales les plus utilisées. D'abord
récolté à l'état sauvage, le lin sera un des premiers végétaux cultivés.
Les tiges de lin sont étalées sur le terrain par le liniculteur pour que commence le "rouissage". Il sert à provoquer la décomposition de ce qui tient les fibres à la paille. Ce sont les éléments naturels de la terre (micro organismes) et l'eau de pluie qui font le travail ! Cette opération dure entre 20 et 90 jours, suivant la météo... Les liniculteurs doivent surveiller régulièrement l'avancement du rouissage pour rentrer le lin au bon stade avant que la fibre soit elle-même dégradée. Cette étape demande beaucoup de savoir-faire.
Nous fabriquons des toiles et des fils. Les fils sont renommés pour leur solidité.
Le lin contribue à l'agriculture durable. Il faut 5 fois moins d’intrants que pour la culture du coton.
Elle est l'une
des plus anciennes plantes tinctoriales et fut cultivée
dans ce but jusqu'au début du XXe siècle. La racine
fournit un rouge orangé qui peut tirer vers le brique si le bain
est en ébullition.
C'était la teinture des pantalons et képis d'uniformes de l'infanterie métropolitaine de l'armée française jusqu'au début de la Première Guerre mondiale.
La soie d agave est extraite d un cactus originaire du Mexique et très cultivé au Maroc.
C 'est a partir des feuilles que la soie est produite. Les feuilles sont écrasées puis les fibres obtenues sont séparées,
lavées et peignées.
Ensuite ces fibres peuvent etre teintes avec des colorants végétaux.
Les textiles sont entièrement biodégradables et très résistants.
Cette production évite l 'utilisation des vers à soie qui sont places dans une étuve à 70 degrés ou gazes pour tuer les chrysalides puis trempés dans l 'eau bouillante pour dérouler les fils...
J'ai été surprise d'apprendre et de constater qu'on pouvait teinter le tissu avec de l'avocat!
Une décoction de la peau du fruit et du noyau (préalablement nettoyés) teinte d'une belle nuance rose!
image provenant du site Femina

Bonjour,
Pour cette activité, j'ai choisi le Jute (Corchorus capsularis L. et Corchorus olitorius L.) dont les fibres sont extraites de l'écorce et sont utilisées pour faire du tissu. Comme l'écorce est très ligneuse, ce matériau solide est utilisé pour fabriquer des sac. De nos jours, elle est toujours utilisée pour la création de tenue de camouflage militaire.
Le chêne-liège, Quercus suber, est un arbre de la famille des Fagacées, à feuillage persistant, pouvant atteindre 10 à 15 m de hauteur. C'est une espèce à la croissance lente mais qui peut vivre des centaines d'années.
On exploite son écorce pour récupérer le liège, un matériau ayant de nombreuses qualités : il est en effet recyclable, souple, isolant et esthétique. Principalement et traditionnellement utilisé pour fabriquer des bouchons pour les bouteilles de vin, il est utilisé aussi maintenant en bioconstruction, pour l'isolation thermique, acoustique et phonique, comme revêtement mural, de sol... On l'utilise aussi dans la fabrication de semelles de chaussures, de mode (vêtements, bijoux, chapeaux), etc.
Le chêne-liège est un arbre traditionnellement cultivé en suberaies (forêts de chênes-lièges) dans le sud de
l'Europe, en France en région méditerranéenne (Var, Pyrénées Orientales, Corse).
(Photos : visoflora : https://www.visoflora.com/photos-nature/photo-chenes-liege-a-nus.html
et Design Textinova : http://design.textinova.eu/Cortica/Vetements-en-Liege_fr.html )
La
ramie
ou Ortie
de Chine = Boehmeria
nivea est
originaire
d'Extrême-Orient,
Les fibres extraites des tiges sont constituées d’une
cellulose de très bonne qualité
et permettent la fabrication de papier et de tissu très
résistants.
https://www.gralon.net/articles/materiel-et-consommables/materiels-industriels/article-la-ramie---une-fibre-textile-etonnante-3082.htm
L’extraction des fibres à partir de la tige comporte un dépelliculage (phase qui consiste à enlever la partie externe de la tige), un décorticage (permet d’extraire le cœur ligneux de la tige) et un dégommage (pour éliminer toutes les pectines). Ensuite vient le rouissage qui facilite la séparation de l’écorce filamenteuse avec la tige et enfin le blanchiment. Les fibres obtenues sont longues, robustes et brillantes.
https://www.toutvert.fr/ramie-proprietes/
coton : est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers « véritables » , arbuste de la famille des Malvacées, c'est aussi un herbacé ou ligneux qui pousse dans le régions tropicales ou subtropicales arides ; c'est une fibre végétale qui entoure les graines des cotonniers "véritables" et cette fibre, presque constituée essentiellement de cellulose pure, on va la transformer en fil à tisser pour la fabrication de tissus
betterave rouge : plante potagère originaire du Moyen-Orient, famille Chenopodiaceae, herbacée bisannuelle (effectue son cycle en deux ans ; il y a plusieurs variétés cultivées pour les différentes couleurs, ayant toute une racine pivotante tubérisée et comestible ; on extrait de sa racine de la bétanine : utilisée comme colorant alimentaire (ajoutée au concentrée de tomates, confitures, sauces, etc) et aussi utilisée pour sa teinture qui devient de l'encre
(source wikipédia)
Bonjour à tous
J'évoquerai ici l'utilisation de la galle de Pistacia lentiscus et terebinthus (et autres du même genre). Les anciens s'en servaient pour la teinture en pourpre.
L'étymologie signifie, porteur d'indigo, "indigo" étant dérivé de "indicus", originaire d'Inde. Désormais, l'indigo s'est naturalisé dans toutes les régions tropicales du monde, notamment en Amérique.
La culture de l'indigo était, avec le sucre de canne et le café, la principale source de richesse des propriétaires des plantations dans l'île de Saint-Domingue, même si la production du pigment bleu demandait beaucoup de main d'œuvre. Dès la fin du XVIIe siècle, les colons font venir des esclaves d'Afrique, 2000 par an au début du XVIIIe siècle.
L'histoire de l'indigo et de la couleur bleue en France (voir Pastoureau, "Bleu") est donc indissociable de la traite.
Il faut attendre la découverte du colorant synthétique "bleu de Prusse" en 1878 pour que s'engage la désaffection envers la culture de l'indigo.

Voir Pastoureau, Bleu
https://library.brown.edu/haitihistory/2frt.html
En plus d'être une épice, le curcuma est utilisé sous forme de poudre jaune en teinture. En Inde, il confère une protection au tissu teint. La couleur, allant du jaune vif à l'ocre, prend bien sur tout type de textile (coton, lin, chanvre ...).
Nom latin : Linum usitatissimum

https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-39487-illustrations
Propriètés:
Le pommier (Malus sp.), largement utilisé dans l'alimentaire est également utilisé en tant que plante tinctoriales.
Ces feuilles, comme celles d'autres arbres, donnent une teinture jaune.
Son écorce peut donner des teintes beiges et roses. Puis, le jus de pomme et le cidre est utilisé en tant que fixant.

J'ai découvert, il y a 3 ans, le pays de Cocagne (en visitant Albi) région entre Albi et Toulouse alors que je pensais qu'il s'agissait simplement du mythe d'un pays heureux et riche.
Sa richesse, le pays de Cocagne l'a dû au Pastel des Teinturiers à partir duquel l'on a fait un pigment bleu qui fut très prisé dès la fin du Moyen Age.
Le pigment était obtenu à partir des feuilles.
https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1332-pastel-teinturiers-isatis-tinctoria-origine-bleu.html


Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.
La Garance est surtout connue pour avoir prêté son nom et sa teinte rouge soutenu aux pantalons des soldats de lʼarmée française de 1829 à 1915.
La couleur est faite à partir de la racine de cette dite-plante, après avoir été épluchée, broyée et séchée au four.
Cette couleur est connue depuis trèèèès longtemps, les égyptiens s'en servaient déjà!
Plus d'informations ici : https://www.tela-botanica.org/bdtfx-nn-57890-illustrations
Et pour son usage en teinture on explique ici : https://couleurs-chocolat.fr/plante-tinctoriales/garance.html