les plantes m'habillent

par Utilisateur supprimé,

CURCUMA


couleur obtenu : jaune-vert-brun


La racine de curcuma, qui rentre dans la composition du curry, est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde où il confère une protection au tissu teint avec ce colorant. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer. L'usage d'un mordançage est superflu. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique.

la teinture naturelle

L'ALFA

par brigitte rivera,

L'alfa - Stipa Tenacissima - est une plante herbacée vivace d'Afrique du Nord et d'Espagne. Elle pousse en touffes d'environ 1 mètre de haut.

L'alfa est utilisée pour ses fibres qui sont tirées de ses feuilles. Après filature, les fibres sont utilisées pour la fabrication de cordages, d'espadrilles, de tissus grossiers, de papier, paniers...

Cette plante présente un intérêt écologique pour lutter contre l'érosion dans les régions de steppes arides.


Annexe alfa.jpg

Le lin

par Utilisateur supprimé,

En vacances dans les Vosges, je retrouve une industrie du lin qui m'amène à me questionner sur la plante, sa plantation, son utilisation. Je découvre qu'apparemment le lin n'est pas cultivé traditionnellement dans les Vosges, bien que son traitement pour le textile y soit établi depuis longtemps. Je trouve par contre des traces de plantation de chanvre... Reste ma surprise, pourquoi ne transforme-t-on pas la plante là où on la cultive ?

Passionnant cette fabrication de tissu végétal en tout cas.. qui fera c'est certain partie de notre avenir...

La toile de lin est une étoffe hypoallergénique issue d’une fibre végétale naturelle.
La fibre de lin s’obtient par décorticage, broyage et teillage de l'écorce de cette plante de la famille des Linées.

Le lin est l’une des plus anciennes fibres textiles cultivées. Il est vraisemblablement originaire d’Asie Mineure, d'où il se serait propagé vers l'Inde et la Chine et vers l'ouest, en Egypte puis en Europe.
Les Egyptiens fabriquaient déjà, 5000 ans avant J-C, des tissus de lin d'une très grande finesse pour envelopper les momies des pharaons


La toile de lin ou "toile pur fil" utilise des fibres végétales de qualité variable.
On distingue ainsi :
- les toiles de lin qui utilisent le cœur du lin, c'est-à-dire la fibre peignée et épurée
- les toiles d'étoupes qui utilisent des fils fabriqués avec les résidus et les déchets du peignage.
La toile demi-lin est un tissu fabriqué en chaîne lin et trame étoupe.

Procédé de fabrication

Le lin est une plante annuelle qui peut être semée en automne ("lin d'hiver" cultivé dans le Midi de la France) ou en avril/mai ("lin d'été" cultivé dans le nord de la France).

Une fois arrivé à maturité, le lin est arraché et mis en petites bottes.
Il est séché sur place puis engrangé avant de subir différentes opérations de transformation.

L'égrenage consiste à séparer les graines des tiges.

Le rouissage permet de débarrasser l'écorce de sa matière résineuse collante, ce qui facilite ensuite l’extraction des fibres.

Le rouissage permet de débarrasser l'écorce de sa matière résineuse collante, ce qui facilite ensuite l’extraction des fibres.
Il y a différentes méthodes de rouissage :
- le rouissage à l'eau, utilisé pour les lins de qualité, consiste à faire tremper le lin dans de grands baquets en bois à deux reprises, avec un séchage au soleil entre les deux trempages
- le rouissage à l'eau stagnante est employé pour des lins moins beaux ou pour obtenir des fibres plus douces
- le rouissage sur prés ou à terre consiste à laisser le lin dans les champs pour qu’il subisse les effets de l'humidité du sol et de la chaleur du soleil
- le rouissage en bassins, par trempage dans des bains chimiques, est le procédé le plus rapide.

Le teillage est l’opération qui sépare la fibre de la paille.
Elle se décompose en deux phases, le broyage et le teillage proprement dit : les tiges sont broyées puis raclées pour en ôter la partie ligneuse et ne garder que de longues fibres utilisables.

Ces fibres seront encore épurées par des peignages grossiers, pour donner le lin teillé ou filasse. Il faut 100 kg de lin en paille pour obtenir 15 kg de lin teillé.
Le lin teillé est ensuite envoyé à la filature, où il doit être filé puis tissé pour donner une toile de lin.

Un procédé écologique

Le procédé de transformation du lin en fibre textile respecte l’environnement.
A la différence des fibres textiles synthétiques comme la viscose, sa transformation ne demande ni énergie ni solvants.
Par ailleurs, la fabrication de la toile de lin produit des "déchets" réutilisables tels que la pâte à papier ou les graines et l'huile de lin.

http://www.mastersoflinen.com/fre/lin/8-de-la-graine-a-la-fibre__





Fibres d'eucalyptus

par Hélène BABIN,

Je connais le tissu en bambou, doux doux, mais je ne connaissais pas celui en eucalyptus, voici le résultat de quelques recherches :

Le tissu d’eucalyptus absorbe l’humidité et prévient la formation de bactéries. 

Il est extrêmement doux et convient aux peaux sensibles. Il s’agit est une fibre 100 % naturelle, extraite de la pulpe de bois d’eucalyptus. (cellulose)

L’eucalyptus pousse sur des terres arides , ses besoins en eau sont faibles.

Les vêtements en eucalyptus sont très faciles d’entretiens et presque infroissables

La résistance de la fibre est plus élevée que celle du coton.

La fibre est biodégradable.

transformation-eucalyptus.jpg

photos matelas Boréal



 


Linum usitatissimum

par Utilisateur supprimé,

je choisi le lin pour la beauté et la délicatesse de sa fleur et pour le confort des tissus que l'on fabrique avec sa fibre.

la suite est extraite de wikipédia:

Le lin est historiquement l’une des premières espèces cultivées. La plus ancienne fibre au monde est celle du lin trouvée dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie remontant à 36 000 ans.

Le berceau de sa domestication reste encore incertain mais c’est sous l'Égypte des pharaons que l’usage du lin a commencé à se développer : sa production, attestée il y a plus de 6 000 ans, servait à confectionner vêtements, tissus funéraires, voiles de bateaux, cordages ou filets. Les graines étaient consommées pour leurs qualités nutritives4.

La culture du lin a ensuite essaimé de proche en proche au cours de l’époque néolithique, jusqu’à l’Europe, grâce aux navigateurs phéniciens.

En France, les Gaulois auraient cultivé le lin dans la vallée de la Lys bien avant la conquête des Gaules par Jules César. Le lin a été introduit par Charlemagne - il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle) - et c’est à partir du xie siècle que son utilisation s’est généralisée. La Tapisserie de Bayeux est l’exemple le plus célèbre de la présence du lin à cette époque.

En ce temps là, le lin était considéré comme une plante magique associée à la magie blanche. Au xiiie siècle, l'école de médecine de Salerne indique que « rôties, les graines de lin sont diurétiques et apéritives »6.

Au xiiie siècle, sa culture s'est développée dans les Flandres, la Bretagne et l’Anjou7. Entre le xvie siècle et le début du xxe siècle, se met en place un commerce de semences de lin entre la Livonie (territoire des États baltes actuels) et la Bretagne8.

C’est au xviie siècle que l'utilisation du lin a atteint son apogée. Il entrait alors dans la fabrication des toiles fines de Cambrai, des toiles dites "Bretagne superfine", des dentelles comme celles du point d’Alençon, des blouses, des chemises, des mouchoirs. Les surfaces cultivées ont atteint 300 000 ha, avec un rendement de 600 kg de fibres par hectare. Louis XIV, par l'abolition de l'édit de Nantes, entraîne l'exil de nombreux huguenots qui ont emporté avec eux leur savoir-faire de la liniculture en Irlande (avec son berceau Lisburn), en Suisse ou aux Pays-Bas. L'importation de grands volumes de coton a vu cette fibre remplacer progressivement le lin au cours du xviie siècle (à la fin de ce siècle, 18 % des fibres textiles étaient en lin, 78 % en laine)7.

Au début du xixe siècle, c'est Philippe de Girard qui, avec son invention de la machine à filer le lin, a permis au nord de la France de devenir l'un des premiers centres de filatures industrielles d'Europe, comme avec la batiste originaire de Cambrai.

Au xixe siècle, la filature et le tissage sont entrés dans l’ère de l’industrialisation. En France, les petits lots produits dans les fermes ne convenaient plus aux industriels et les surfaces de lin ont chuté à 100 000 hectares. Ce déclin a été accentué par l’utilisation intensive du coton. La production française n'était plus que de 20 000 ha avant 1945.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée en France d’agriculteurs belges a relancé la culture du lin et les surfaces cultivées ont atteint 50 000 ha. Les décennies suivantes ont vu l’apparition de la mécanisation agricole et de la création variétale ainsi que le perfectionnement du teillage.

Aujourd’hui, en France, la culture représente entre 55 000 et 75 000 ha selon les années.

Description botanique:

Linum usitatissimum L. se présente sous l’aspect d’une tige unique pouvant atteindre une hauteur voisine de 1 mètre pour un diamètre au collet de l'ordre de 2 mm. Sur cette tige se répartissent 80 à 100 feuilles simples, lancéolées, sessiles, possédant trois nervures. La disposition de celles-ci est spiralée ; elle forme 3 hélices à partir de la troisième feuille, les deux premières ayant une disposition opposée alterne par rapport aux cotylédons. Pour trouver deux feuilles successives sur une même génératrice, il convient de faire trois tours de tige et de compter 8 insertions foliaires. L’intervalle qui les sépare correspond à la distance interfoliaire. Elle détermine la longueur maximale des fibres élémentaires.

Le lin possède une racine pivotante pouvant descendre à plus de 1 mètre de profondeur dans les terres profondes et émettant de nombreuses radicelles.

L'inflorescence en forme de cyme porte de nombreuses fleurs dont la couleur varie d'un bleu pur jusqu'à un blanc plus ou moins rosé, selon les variétés. La floraison étagée peut durer jusqu'à 15 jours. Les fleurs comptent 5 pétales et ont une durée de vie brève (une journée). Le pollen demeure viable pendant 5 à 7 heures seulement, depuis la déhiscence des anthères jusqu'à celles des pétales.

Chaque fleur donne un fruit : une capsule à cinq loges contenant chacune deux graines et séparées par une fausse cloison plus ou moins ciliée. Ces capsules présentent une légère pointe au sommet. À maturité, les capsules sont plus ou moins déhiscentes selon les variétés.

Les graines sont lisses, plates, oblongues, petites et légères (entre 4 et 7 grammes les mille grains) et de couleur brune à maturité. Elles se terminent par un bec légèrement recourbé.

La graine de lin est riche en huile ; celle-ci représente 35 à 50 % de sa masse sèche. L'acide linolénique (oméga 3) peut représenter 55 à 75 % des acides gras qui composent cette huile.

La distinction variétale se fait essentiellement par les caractères des fleurs et des capsules (couleur des pétales, des étamines et des styles, moucheture des sépales, ciliation des cloisons des capsules, etc.).

Linum usitatissimum L. possède 15 paires de petits chromosomes (2n = 30). Le génome du lin a été décrypté et publié en 20123.

Annexe 220px-Lin_en_fleur.jpg
Annexe 290px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg

Le coton

par Francoise R,

LE COTON

Le coton est une fibre textile douce, confortable et facile à laver qu’il est possible d’aseptiser, ce qui en fait un textile privilégié pour les vêtements notamment de bébés, la literie …

Le cotonnier est le plus important groupe de plantes à fibres du monde et Gossypium hirsutum est la plus importante des espèces (90 % de la production mondiale).

 1- Utilisation du cotonnier dans la confection : Ce sont les fibres autour des graines de coton qui sont utilisées pour la fabrication des fils (les graines sont transformées en huile et en tourteaux utilisés à l’échelle industrielle).

 2- Etapes de fabrication du fil de coton :

·       Séchage

·       Egrenage : séparation des fibres des graines

·       Battage et triage pour retirer les poussières et les corps étrangers

·       Compression du coton et empaquetage en balles d’environ 230 kg

·       Acheminement des balles vers les usines de filage : filatures pour transformer la fibre du coton en fil

₋         Cardage : séparation des fibres les unes des autres, peignage et nettoyage de façon à obtenir un ruban d’une largeur d'environ un mètre. 

₋         Etirage (ou doublage) pour harmoniser l'épaisseur du ruban

₋         Traitements éventuels tels que le blanchissement ou la teinture.

₋         Etirement et torsion de plusieurs rubans pour donner le fil définitif.

 3- Tissage et tricotage pour faire le tissu

 4- Traitements d’ennoblissement pour le teindre, le rendre plus doux, élastique, ou encore d’imprimer un motif… (procédés utilisant des produits chimiques parfois toxiques qui contiennent des métaux lourds, des solvants …). Le coton peut être mélangé à la soie (madras) ou au lin (métis). Actuellement, le coton est souvent mélangé à des fibres synthétiques comme le polyester.

5- Usines de confection : Vêtements

 6- Produits issus du coton : coton hydrophile, lingerie, meublement, cordage, industrie du papier 


Annexe Coton (Wikipedia).JPG
Annexe Fleur et graine de coton (lightbox).jpg

Indigotier

par SONIA BICHON,


Indigo des teinturiers

Indigofera tinctoria

Arbuste

Famille : Fabaceae

On utilise les feuilles pour préparer la teinture.

1)    broyage et macération-fermentation des feuilles

2)   L’oxydation à l’air 

3)    L'indigo, le pigment coloré, est insoluble, il faut le réduire en leuco-indigo, une forme jaune pâle et hydrosoluble.

La méthode traditionnelle  longue et compliquée utilise de l'urine fermentée, du glucose…

4)    Les fibres végétales ou animales trempées dans le bain ressortent jaune verdâtre.

5)    Par oxydation spontanément à l'air, lorsqu'on suspend le tissu imprégné de teinture, il redevient indigo.

Source :https://fr.wikipedia.org/wiki/Indigotier


 


Isatis tinctoria

par Utilisateur supprimé,

Pastel des teinturiers ou guède.

Plante herbacée bisannuelle de la famille des Brassicaceae qui fleurit en avril mai. Les fleurs sont de couleur jaune vif. Cette plante est cultivée pour la production d’une teinture bleue extraite des feuilles. 

Celles-ci sont récoltées, lavées puis séchées et enfin broyées pour récupérer la pulpe. La pâte ainsi obtenue est séchée et mise en boules appelées cocagnes. Ces coques sont ensuite réduites en une poudre qui est aspergée, remuée et fournit une poudre tinctoriale : agranat

Annexe 98C00C57-5C62-40B3-931E-E324CB1A3C0F.jpeg

utilisation textile des orties

par Utilisateur supprimé,

Cette plante, jadis utilisée pour fabriquer des cordages, offre une alternative intéressante au coton, dont la culture est très gourmande en eau.

Au Moyen Age, les fibres d'ortie étaient largement utilisées pour fabriquer des cordages, des fils et même des vêtements. Cet usage est attesté en Pologne, du XIIe siècle au XVIIe siècle, jusqu'au remplacement de l'ortie par le fil de soie.

La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire une étoffe estivale plus fraîche.

Par ailleurs, l'ortie est une alternative intéressante à la culture du coton ; c’est une plante vivace dont la culture ne nécessite aucun produit polluant.


Si le coton a supplanté la plupart des autres fibres textiles végétales dans le monde, en Himalaya, l’usage d’La marque néerlandaise Brennels, spécialisée dans les vêtements respectueux de l’environnement, propose entre autres des jeans écologiques à base de coton bio et d’ortie !une ortie locale (Urtica parviflora) pour fabriquer des cordages, des tissus et du papier a perduré jusqu’à nos jours.


utilisation textile de l'ortie

par Utilisateur supprimé,

L'Ortie urticante ' Ortie Dioïque. La plante " indispensable" anti inflammatoire,elle réduit les douleurs articulaire , diurétique, aide a combattre les infections urinaire. pleine de minéraux et de vitamines elle renforce le système immunitaire, et aide les personnes affaiblie a se remettre après une maladie .A utiliser fraiche en cuisine, et a sécher pour continuer a en profiter en hivers . Au jardin c'est également une alliée, pour les préparation phytosanitaire; extrait fermenté d'ortie qui permet aux légumes de grandir tout en résistant aux maladies ,également en paillage nourrissant pour les légumes gourmands.  

https://www.ortie.biologique.bio/tag/fibre-textile/


Bandeau d'indien en feuilles de chataignier

par Françoise Mériot,

S'il ne s'agit pas à proprement parler d'un habit, je n'oublierai jamais le bonheur de mes enfants lors de déguisements improvisés en se baladant dans la nature... et le mien aussi lorsque nous faisions des bracelets de pâquerettes, de fleurs de bignone, de colliers de liserons etc...je suis persuadée que spontanément, dans toutes les cultures proches de la nature, les plantes ont été utilisées pour se parer de façon artistique, pas simplement utilitaire!

Annexe Bandeau dindien viking en feuilles de châtaignier.JPG

Isatis tinctoria

par Utilisateur supprimé,

isatis tinctoria

Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une plante herbacée bisannuelle, de la famille des Brassicaceae, qui pousse à l'état sauvage.

Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles, avant qu'elle ne soit détrônée par l'indigotier, puis par les colorants de synthèse.


paille en chapeaux

par Izabel EBLING,

Tous les peuples du monde (sauf sans doute les Inuits) ont certainement leur chapeau de paille (existent depuis l'antiquité!). Des formes à bords larges pour se protéger du soleil, coniques pour en plus évacuer l'eau, ou très mode actuelle, il y en a pour tous les goûts.

On utilise de la paille de blé, de seigle, d'avoine selon la taille des fûts désirés, et de certaines variétés qui font des tiges plus longues. La paille est généralement récoltée avant la maturité des grains (qui serviront de fourrage pour le bétail) pour éviter qu'elle ne devienne sèche et cassante.

Ses couleurs naturelles allant du blanc au doré en passant par le verdâtre, deux colorants végétaux sont utilisés pour teinter la paille:

Garance : Couleur rouge. Originaire d'Asie centrale cette plante herbacée se trouve dans le midi. Sa racine fournit l'alizarine, substance colorante rouge. Fut la funeste couleur des pantalons de nos poilus de la Grande Guerre.

Indigo : Couleur bleu foncé. Provient des feuilles de l'indigotier, plante vivace originaire de l'Asie de Sud-Est, qui fournit l'indigotine, substance colorante bleue. Son nom provient du latin hispanisé indicum, qui a donné le mot Inde. Tiré également du pastel de notre sud-ouest.

mes sources en plus de Wikipédia:

http://lapailleenmarqueterie.e-monsite.com/pages/la-paille-dans-le-monde/le-chapeau-de-paille-d-italie.html

http://lapailleenmarqueterie.e-monsite.com/pages/ennoblissement/teinture-de-la-paille.html

et pour en savoir plus sur la culture de la paille de seigle:

http://lapailleenmarqueterie.e-monsite.com/pages/ou-trouver-la-paille/les-rodot-a-l-ombre-des-moyettes.html

quelques chapeaux de ma propre collection:

Annexe garance.PNG
Annexe indigotier.PNG

Les pelures d'oignons

par Utilisateur supprimé,

Les pelures d'oignon permettent d'obtenir une teinture jaune marron en fonction de l'espèce d'oignon d'une gamme riche et variées de coloris. Ma grand mère les utilisaient pour colorer les oeufs de poules à Pâques!

Annexe oignon.jpg

Le lin, plante d'habillage

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Les campagnes s'habillent de bleu au printemps avec des champs de lin, utilisés pour la fabrication de textiles, de papier, d'huile ... et l'amélioration des sols (engrais vert)

Le textile de lin, ou toile de lin, est une étoffe fabriquée avec la fibre de lin cultivé ou Linum usitatissimum.

Cette étoffe s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

Il s'agit d'une fibre végétale issue d'une culture demandant peu d'engrais et de pesticides.

Sa qualité de fibre naturelle en fait une étoffe anallergique, isolante et lui donne la propriété d'être un régulateur thermique (isolant l’hiver, respirant l'été).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_%28textile%29


Annexe fleurs de lin et coquelicots.JPG

Chanvre bis

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,


J'ai choisi également le chanvre car dans le village de Franche-Comté (partie nord au pied es Vosges), il existe un lieu-dit Chenevière. C'est une plaine de bonne terre (en comparaison avec les terres à prairie), elle est encore utilisée aujourd'hui en maraichage et exposée plutôt au sud protégée de la bise qui vient du nord.

Ma grand-mère m'a raconté que quand elle était petite, au début du 19eme siècle, la terre était encore utilisée pour cultiver du chanvre, mais que contrairement aux autres cultures , les jeunes enfants n'avaient pas le droit de moissonner car à cause de leur petite taille leur nez arrivait au niveau des inflorescences.

Le chanvre était ensuite envoyé dans les filatures des Vosges (vallée de la Vologne) pour y être débarrassé de la pulpe et tissé.

La teinture naturelle avec des feuilles

par Utilisateur supprimé,

Extrait d'un artcle : https://www.labelleadresse.com/linge/teinture/colorants-naturels.html
"Vous aurez sans doute plaisir à ramasser quelques feuilles à l’occasion d’une promenade automnale en forêt. Après l’herbier, profitez-en pour improviser un atelier teinture naturelle avec les enfants ! Les feuilles et les écorces donnent de jolies nuances comme le brun orangé (feuilles de noyer), le vert (feuilles de châtaigner), le vert-jaune (feuilles de lierre, de bouleau), ou encore le jaune pâle (feuille de laurier).
 
Mode d’emploi : faites tremper le vêtement à teindre dans l’eau froide avec un fixateur (une mesure de vinaigre blanc pour 4 mesures d'eau froide). Puis à l’aide d’une paire de gros ciseaux, coupez les feuilles en petits morceaux pour libérer un maximum de substances colorantes. Faites infuser les feuilles pendant une heure dans une marmite remplie d’eau bouillante (comptez deux mesures d'eau pour une mesure de plantes). Filtrez le jus, ajoutez le vêtement à teindre dans le bain et remettez sur le feu pendant une heure en remuant de temps en temps. Enfin, laissez refroidir l’ensemble hors du feu toute la nuit. Le lendemain, rincez le linge puis laissez sécher à l’air libre à l’abri du soleil."

Annexe feuille_noyer.gif

Vêtements d'écorce

par Alain DELMOTTE,
On connait généralement moins les vêtements faits d'écorce. Ce ne sont pas toujours de simples paquets de fibres tirées des écorce, moins parfois de véritables « tissus » permettant de faire des vestes, des manteaux, des imperméables, des tabliers.
Ils ont été utilisés en Afrique, Asie, Amérique.

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tissu_d%27%C3%A9corce

Voici des références citant ce genre de vêtement.
LE NIL
Aux sources du mystère

James Bruce
Richard F. Burton
John H. Speke
Florence et Samuel W Baker
Alexine Tinne
David Livingstone
Verney L. Cameron
Henry M. Stanley
voir 14 et 19 avril

Aux sources du Nil : La découverte des grands lacs africain, 1857-1863
John Speke
Richard Burton
voir châpitres IX et X

Le costume . Coupes et formes
Max Tilke
Nouvelles éditions latines
Collection Morancé
1 rue Palatine, Paris
1990
voir, par exemple, pages 37-38

Voir aussi :

http://www.nature-survie.com/t2071-vetement-en-ecorce
http://odeurdelaterre.centerblog.net/6453392-vetement-en-ecorce
https://www.lecourrier.vn/les-co-tu-et-leurs-vetements-en-ecorce/209528.html
https://www.arte-international.com/fr/collections/bark-cloth


La Ramie

par Utilisateur supprimé,

La ramie, également appelée « ortie de Chine »Plante de la famille des orties, est une plante textile de la famille des orties originaire d'Extrême-Orient, utilisée pour la production artisanale. 6 000 ans d'utilisation en font l'une des plus anciennes plantes textiles et papiers utilisées. Les fibres des tiges de la ramie ( Boehmaria nivea (L.) Gandisch, Urticaceae, ) sont constituées de cellulose quasi pure de très bonne qualité, et utilisées pour le tissage et la fabrication de papiers résistants. Les fibres sont longues (50 à 250 mm), très solides (un fil ne peut être cassé à la main) et imputrescibles. Les fibres de ramie sont aussi brillantes de sorte que les étoffes rappellent la soie et ont été qualifiées de "soie végétale".

Au Japon, la ramie est utilisée pour produire le Miyako-Jōfu, un tissu traditionnel très fin adapté aux conditions des étés locaux. C’est aussi une plante ornementale avec ses feuilles en forme de cœur.  En Europe, la ramie sert à fabriquer des étamines (toiles très fines) utilisées dans l'industrie fromagère pour égoutter certains fromages. Elle entre en faible proportion dans la fabrication du papier monnaie pour la Banque de France depuis la fin du XIXème siècle.

Principalement cultivée en Chine, Brésil, Philippines, Inde, Corée du Sud et Thaïlande et aux États-Unis (jusqu'à six récoltes par an).

Ref:   Les textiles d'origine végétale - M Mosiniak & R Prat (B media) et WIKIPEDIA


Tissu d 'Ortie Urtica dioica

par Catherine Gillot,

J'ai choisi de vous faire l'exposé de l'utilisation de l'Ortie, parmi tant d'autres,  dans le textile car c'est une plante très commune. 

Victor Hugo disait dans les misérables "la toile d'ortie vaut la toile de chanvre". Un beau fourreau de poignard en silex, fabriqué en fibres d'Ortie a été retrouvé sur le célèbre homme des glaces Otzi (-3350/-3100 av JC).

La fibre d'Ortie était utilisée pour fabriquer des cordages,  des vêtements. La tige étant creuse, on peut jouer sur la pression à excercer lors du filage pour en faire un tissu plus ou moins isolant en fonction des saisons. L'industrie du textile s'intéresse à l'Ortie comme alternative au coton beaucoup plus néfaste pour l'environnement. En effet elle ne nécessite pas de produits polluants et son approvisionnement est facile.

Les feuilles donnent des teintures du jaune au vert.

https://www.ortie.biologique.bio/tag/fibre-textile/ et site de l'onf


Phytolacca americana

par Utilisateur supprimé,

Je vais vous parler du raisin d'Amérique (Phytolacca americana). Une plante exotique envahissante origine d'Amérique qui a été importée en France dans les années 1990 pour sa capacité à colorer à la fois les tissus mais surtout le vin ! En effet, les vins jugés trop pâles étaient parfois agrémentés des pigments issus des fruits du raisin d’Amérique (violets foncés). C'est un fait assez étrange lorsque l'on sait que les fruits de cette plante sont toxiques...

solanum tuberosum

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

Sujet de grande actualité environnementale, la pollution par les plastiques, micro plastiques issue de l'industrie pétrolière se révèle être une impressionnante dangerosité. Je m'écarte un peu de l'habillement en voulant parler des bio plastiques. Quoiqu'il met déjà arriver de m'habiller d'un sac poubelle pour me protéger de la pluie en randonnée. J'ai choisi la pomme de terre, la partie utilisée, dans ce cas et comme en alimentation, est la tubercule (organe de réserve pour la survie de la plante). A partir de l'amidon extrait de la fécule. "Si la fécule de pomme de terre ne représente qu'une petite partie de la production mondiale d'amidon, 5% de l'ensemble des amidons (derrière l'amidon de maïs et l'amidon de blé), elle n'en est pas moins recherchée dans certaines utilisations spécifiques de l'agroalimentaire, de la papeterie-cartonnerie, de la chimie et autres industries diverses (adhésifs, textile, forages...)". Source : http://www.gipt.net/page.php?theme=6&class=19.

Un sac biodégradable fabriqué à partir de fécule de pomme de terre est un sac qui, mis dans le sol et sous l'action de l'humidité et des micro organismes du sol, devient absolument invisible au bout de 180 jours puisqu'il s'est complètement bio dégradé. C'est donc un sac qui est fait pour rentrer dans une filière bien spécifique, la filière compostage et méthanisation dans le cadre de la collecte des ordures ménagères.
Source : https://www.semencemag.fr/bioplastiques-biodegradables-agromateriaux.html

Le paradoxe est l'agriculture intensive, il serait intéressant de comparer les ravages de l'industrie pétrolière face aux méthodes agricoles, mais c'est un débat de plus de quinze minutes.
Meilleures salutations.


Annexe PdT.jpg

Réséda luteola ( Gaude)

par Utilisateur supprimé,

La gaude , une bisannuelle, est récoltée sèche, fin août à maturité, broyée et donne une teinture d'un jaune très soutenu, qui résiste bien "à la lumière".

la plante a toujours été utilisée comme teinture jaune "grand teint", en particulier par les ateliers de teinture liés aux tapisseries des Gobelins.

C'est une plante qu'on ne trouve plus à l'état sauvage.

Sur la photo jointe, deux pieds de Gaude avec un écheveau de laine teint à la gaude.

Annexe Gaude.JPG

Les feuilles de figuier

par Utilisateur supprimé,

Les feuilles du figuier sont très utilisées dans les teintures végétales, notamment pour la laine. La couleur obtenue sera, selon l'intensité de la décoction, de jaune verdâtre à jaune poussin. Si vous ajoutez à cette décoction une grosse pincée de sulfate de fer, la couleur jaune passera au vert olive assez intense.

Photo provenant du site https://www.laissefiler.fr/2016/11/02/teinture-feuilles-de-figuier/

La racine de Curcuma ( un rhizome)

par Utilisateur supprimé,

La racine de curcuma est utilisée sous forme de poudre jaune vif. Son utilisation en teinture est très ancienne surtout en Inde et il confère une protection du tissu teint.

Les couleurs obtenues sont de la gamme du jaune vif, vert si on ajoute du sel de cuivre, ocre si on ajoute du sel de fer.

La couleur prend bien sur tous les types de matière ( coton/lin/chanvre) mais la couleur est instable et vire au rouge en PH basique ( PH > 7)


Pastel des teinturiers

par Utilisateur supprimé,

Je vous invite à découvrir le pastel des teinturiers, isatis tinctoria.

Utilisé au Moyen-Age pour la production d'une teinture bleue, issue des feuilles, cette plante a progressivement été remplacée par l'indigotier puis par des colorants de synthèse. Il en fleuri encore de magnifiques au bord des routes.


l'Eucalyptus

par Utilisateur supprimé,

L'eucalyptus, originaire d'Australie, est utilisé pour fabriquer des vêtements écologiques. Cet arbre possède des fibres aux pouvoirs démêlants et bactéricides. Naturellement saine, elles absorbent l’humidité et empêchent le développement des bactéries.

Le bois d’eucalyptus doit être préalablement réduit en poudre, puis condensé en une substance visqueuse, avant d’être réduit en fibre après son passage dans des tuyères métalliques. On obtient alors le lyocell (ou eucalyptus tence), une fibre dérivée de l’eucalyptus utilisée dans la fabrication des tee-shirts de la marque Rapanui.





le Bouleau

par Utilisateur supprimé,

beaucoup de personnes ont choisi l'ortie et ils ont bien raison

donc pour faire original et différent je choisi le bouleau

extrait du livre de Bernard Bertrand  " le bouleau, l'arbre à la peau d'argent"

L'habillement semble aussi un domaine de prédilection pour l'écorce.

Le livre du Finlandais Raimo Toivonen, consacré au travail de l'écorce, laisse le lecteur rêveur quant aux réalisations possibles en ce domaine ! L'auteur nous montre un homme habillé de la tête aux pieds avec des vêtements confectionnés en écorce de Bouleau tressée. Chapeau, veste, pantalon, bottes, et jusqu'à la paire de gants, sans doute bien peu fonctionnelle ! ...



Le chanvre

par Utilisateur supprimé,

Le chanvre industriel (Cannabis sativa L.) est une plante de la famille des cannabaceae. 

Ses fibres produisent un textile quasiment inusable, résistant à l’humidité et aux UV. Il est beaucoup moins toxique que le coton, qui a besoin de dix fois plus d’eau pour produire une quantité équivalente de textile. Il a une croissance très rapide et un rendement élevé en fibre/hectare (250% de plus que le coton, 600% de plus que le lin). Il laisse le sol en excellent état pour les cultures suivantes sans l’épuiser. 

Avant de pouvoir être tissé, le chanvre subit tout une préparation : le rouissage, le broyage, le teillage, le peignage.


Le Jute

par LAURA CORIAN,

Le Jute

Le Jute

Il existe deux plantes herbacées du genre Corchorus (de la famille des Malvacées) :

·                      Le jute blanc, nom scientifique : Corchorus capsularis L., famille des Malvacées, sous-famille des Grewioideae ; la classification classique le situe dans la famille des Tiliacées.

·                      Le jute rouge ou jute tossa, Corchorus olitorus L. (corète potagère), un peu moins utilisé.

Ces deux plantes sont cultivées dans les régions tropicales pour leurs fibres, le jute.

Toile de jute

Source : Wikipédia


lin textile

par Utilisateur supprimé,

Le lin est une étoffe qui s'obtient par macération des tiges de lin (rouissage) à même le sol sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres. Ces fibres sont ensuite broyées et raclées pour en retirer la partie ligneuse (teillage) puis peignées afin qu'elles soient filées et enfin tissées pour constituer une toile.

Garance ou herbes aux teinturiers

par Mathilde PERRICHON,

La garance, ou herbes aux teinturiers, Rubia tinctorum L., dont les racines (rhizomes) sont utilisées en teinture pour leur couleur rouge.

Racines rouges de garance et plante entière

Ortie un jour, ortie toujours

par Utilisateur supprimé,

J'ai parlé plus tôt de l'ortie pour ses propriétés médicinales, ne passons pas à côté du pouvoir de ses fibres qui peuvent nous permettre de créer des vêtements.

Encore une fois il faudra faire attention de la provenance des orties (pas de sols trop travaillés car présence de pesticides, et autres intrants).

D'autres personnes ont décrit les procédés et parties utilisées, tout est déjà dit.

Cette plante n'est malheureusement pas assez appréciée

Fibre végétale pour s'habiller : l'ortie

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi l'ortie, car c'est une plante extraordinaire et dont je ne savais pas qu'elle était aussi utile pour faire des tissus. Le site https://www.natural-ethics.fr/fibre-d-ortie/ présente des habits superbes fabriqués avec cette plante miraculeuse bonne à manger - la soupe d'ortie est un régal - bonne comme angrais : le purin d'ortie est une merveille pour protéger les plantes et maintenant aussi  superbe pour s'habiller !

sur le site Pl@ntUse j'ai trouvé ceci : La tige fibreuse de la grande ortie peut fournir un bon fil et de bons tissus. Les Baskirs, les Kamtschadales, l'emploient à la fabrication des cordes, des toiles et des filets pour la pêche. Les Hollandais en ont retiré, sous ce rapport, de grands avantages. Il suffit de la couper au milieu de l'été, et de la faire bouillir en la traitant comme le chanvre. La racine, bouillie avec un peu d'alun, donne une belle couleur jaune. (La décoction jaunâtre obtenue par l'ébullition des orties, exposée à l'action de l'air, devient verte. La présence des alcalis favorise cette transformation. — Cette matière verte présente les caractères du vert de chrome. On s'en sert, vu son innocuité, pour colorer la liqueur d'absinthe)[2]. — La semence de la grande ortie, ainsi que celle de l'ortie brûlante, est oléagineuse. Il paraît que les Egyptiens, autrefois, en tiraient de l'huile pour l'usage alimentaire.

Annexe Soupe dortie.jpg

Indigo

par Utilisateur supprimé,

Famille: Fabaceae

Genre : Indigofera

Les feuilles de ce genre sont utilisées pour la teinture bleue.

Les espèces Indigofera tinctoria et Indigofera suffructicosa sont les deux espèces principalement cultivées et utilisées pour la teinture.

Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation du tissu mais lorsqu'il est sorti, par oxydation avec l'air. L'indigo se réduit en corps invisible et reprend sa forme bleue lors de l'oxydation.

Ces espèces vivent dans les régions tropicales et sub-tropicales, et se présentent comme des arbustes ou de petits arbres pérennes ou annuels.

Tussilage

par Utilisateur supprimé,

Le tussilage (Tussilago farfara) peut servir de plante tinctoriale.

Pour teinter la laine, on utilise les feuilles associées au sulfate de fer pour créer une teinte verte, ou de l'alun pour une couleur jaune-verdâtre

Le coton

par Lysiane Briguet,

Gossypium est une plante de la famille des Maivaceae dont le coton est une fibre végétale qui entoure ses graines.

Après la floraison il se forme des capsules aux parois épaisses et rigides qui en s'ouvrant laissent apparaître la graine et les bourres de coton. Les fibres de coton sont battues pour éliminer la poussière puis triées avant que la filature ne les transforme en fils prêts à l'utilisation,

Annexe Coton.jpg

Le mûrier blanc

par Utilisateur supprimé,

Le Mûrier blanc (Morus alba L.), ou Mûrier commun, est une espèce de Mûriers, des arbres fruitiers de la famille des Moracées. Originaire de Chine, le Mûrier blanc etait largement cultivé pour ses feuilles, aliment exclusif du ver à soie. 


En Europe, la soie etait longtemps un monopole de l'Empire romain d'Orient. Arrivée en Europe occidentale à la fin du Moyen  ge, la production de soie parvient au stade de l'industrialisation à partir du xixe siècle, à Lyon notamment (la Fabrique).

Elle connaît toutefois un grave déclin lié à la concurrence de fibres modernes (dont le nylon), à l'évolution des coutumes vestimentaires en Europe, à l’essor de certains pays d’Asie et aux épidémies qui touchent le ver à soie en France, menant à la situation actuelle où la production est à nouveau essentiellement asiatique.




artichaut

par Louise CHANDELON,

L'artichaut (cynara cardunculus - astéracées) donne aux textiles (ou ou oeufs de Pâques !) une jolie couleur jaune pastel. On utilise les vraies feuilles (pas celles qu'on mange). Les faire macérer 24 dans l'eau froide, puis bouillir 1 heure. Filtrer, puis plonger le tissu et chauffer 15 min à 80 °C si le tissu le supporte, sinon moins chaud et + longtemps.

Le Lin

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi le lin dont j'aime beaucoup les fleurs et si confortable pour les vêtements.

Linum usitatissimum est utilisé pour ses fibres en textile et pour l'huile contenue dans ses graines

La première étape dans le travail des pailles de lin est le "rouissage" où interviennent des microorganismes qui assouplissent la fibre. Puis vient le "teillage", opération mécanique qui s’exerce sur les tiges de lin "rouies", pour en extraire les fibres. Les graines de lin sont ainsi récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Viennent ensuite le peignage et le filage des fibres qui vont servir au tissage.

Parmi les multiples utilisations du lin on peut citer le textile et la corderie (fibres), l'entretien du bois et la fabrication de peintures (huile) ainsi que le paillage horticole et les enduits de bâtiment (bois).

Annexe Champ-de-lin-Lapin[1].jpg

BIgnone

par Utilisateur supprimé,

La bignone est une liane, qui atteint jusqu’à 10 mètres, elle s'accroche à son support, un mur granuleux par exemple, à l'aide de crampons qui apparaissent le long de ses longues pousses ligneuses. Mais elle se comporte bien pour former des tonnelles. Elle peut avoir plusieurs couleurs du jaune à l’orange soutenu. En vieillissant  le tronc tortueux devient, recouvert d'une écorce claire et crevassée. Les feuilles sont composées de 7-9 folioles dentées. Les grandes et grosses fleurs ont une corolle en tube à la base, prolongée par un pavillon à 5 lobes dont 2 sont situés légèrement plus bas que les autres. Les 5 étamines courbées, dont une atrophiée, entourent le long style du pistil. L’hiver elle perd ses feuilles, et ses tiges sèches font penser que le plant est mort, mais au printemps, il repart. Une capsule  est le fruit avec une  paroi parfois assez charnue.

Fabrication d'encre de chine 

La bignone  plantes à fleurs de la famille des bignogniaceae  est une liane, qui atteint jusqu’à 10 mètres, elle s'accroche à son support, un mur granuleux par exemple, à l'aide de crampons qui apparaissent le long de ses longues pousses ligneuses. Mais elle se comporte bien pour former des tonnelles. Elle peut avoir plusieurs couleurs du jaune à l’orange soutenu. En vieillissant  le tronc tortueux devient, recouvert d'une écorce claire et crevassée. Les feuilles sont composées de 7-9 folioles dentées. Les grandes et grosses fleurs ont une corolle en tube à la base, prolongée par un pavillon à 5 lobes dont 2 sont situés légèrement plus bas que les autres. Les 5 étamines courbées, dont une atrophiée, entourent le long style du pistil. L’hiver elle perd ses feuilles, et ses tiges sèches font penser que le plant est mort, mais au printemps, il repart. Une capsule  est le fruit avec une  paroi parfois assez charnue.

Le Bignonia tomentosa, L. appelé Tong en Chine, donne dans ses semences une huile dont on prépare du noir de fumée qui entre dans la composition de l'encre de Chine. ▪ Le Bignonia chicadonne donne une teinture rouge orangée utilisée par les tribus indiennes d'Amérique du Sud.

Outre ses qualités qui entrent dans la fabrication de l'encre de chine elle a des vertus thérapeutiques : carminative, diurétique, fébrifuge et lutte contre la fièvre, les rhumatismes, les infections urinaires et les troubles menstruels.


Au chaud grâce à l'asclépiade

par Marie Blain,

Bonjour,

Cette plante considérée souvent comme une mauvaise herbe produit des graines dans un tissu fibreux qui est un isolant aux propriétés supérieures à celle du duvet ou du polyester. On en a fait des vêtements pour alpinistes qui se sont révélés plus performants que leur analogue en duvet ou en matériaux synthétiques.

De plus cette plante constitue la seule nourriture des papillons monarques et contribue donc de manière essentielle à la survie de cette espèce.

Annexe L-asclepiade-la-plante-miracle-a-tout-faire.jpg

le chapeau conique en feuilles de latanier

par Utilisateur supprimé,

bonjour, Le chapeau conique, qui répond également au nom de nón lá en langue vietnamienne, est une des nombreuses particularités de ce pays asiatique. C’est surtout au niveau des techniques de fabrication et des matières premières adoptées qui fait la différence du nón lá avec les autres variantes de chapeau conique. Le chapeau vietnamien utilise comme matériaux des feuilles de latanier; une espèce de palmier qui pousse en abondance au coeur du Vietnam, dans ses forêts de moyenne altitude. C’est la raison pour laquelle, ce couvre-chef est dénommé nón lá qui est littéralement traduit en français par « chapeau de feuilles ». (photos nov. 2013 Halong terrestre  Vietnam)

Indigotier / Indigofera tinctoria

par Utilisateur supprimé,

Bleu indigo, si profond !
J'en ai vraiment dans mon armoire, en poudre à mélanger avec le henné pour une teinture naturelle mais je n'ai jamais essayé sur du tissu.
Grâce à vous, j'ai appris que " l'indigotierIndigofera tinctoria, est un arbuste pouvant atteindre 1.20 m, de la famille des Fabacées (Fabaceae).

La matière colorante bleue provient de ses feuilles. On suppose que c'est en Inde que les artisans commencèrent à extraire l'indigotine pour la conserver et lui donner une forme soluble à l'eau qui permettrait ensuite la teinture. Ils plaçaient les végétaux dans de l'eau, les y laissaient fermenter. Par le brassage du bain on y introduisait le plus possible d'oxygène et l'indigo se déposait au fond. Le liquide était filtré, bouilli pour être réduit, puis pressé en blocs.

Cette teinture a une particularité : la coloration de la fibre se fait non par imprégnation mais lors de la sortie, par oxydation avec l'air. "


Dès l'Antiquité, les Romains importaient la fécule d'indigo d'orient, compactée sous forme de pains même s'ils en ignoraient la véritable origine. Connu dès le XIIe en Italie et dès le XIIIe en France il n'était utilisé que par les peintres. La  route du Cap fournit l'indigo de manière régulière dès 1563 et il fut d'abord rejeté parce qu'il faisait concurrence au pastel. La médecine traditionnelle utilisait les feuilles et les racines. On lui prêtait des vertus émétiques. En Chine, on l'utilise comme antipyrétique (contre la fièvre), hépatique et dépuratif (purifie le sang en éliminant des déchets). En Afrique du Sud, la racine broyée sert d'antalgique contre les rages de dents.

Encore beaucoup d'autres infos, si vous voulez poursuivre voici les liens et les sources :
- dossier indigo passionnant : https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/geologie-couleur-bleue-sous-tous-angles-785/page/4/
- Maison rustique du XIXe siècle (1836-42) : http://uses.plantnet-project.org/fr/Indigotier_(Maison_rustique_2,_1837)

- photo indigo jardin des plantes paris : Pancrat — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3360450

- photo bassine : http://tristanlecomte.purprojet.com/photos/vietnam/schage_herbe.html




Lin cultivé/ Linum usitatissimum

par Utilisateur supprimé,

Je viens de lire les précédents sujets, tous très intéressants, j'ai beaucoup appris; il y en a déjà plus d'un sur le lin, ma tâche va donc être de ne pas redire...

C'est la plus ancienne fibre au monde trouvée; (dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie / 36 000 ans)

On utilisait sa fibre ( tige) pour l'habillement, le papier, mais également les graines très riches en huile (consommation, éclairage, mécanique, médecine), le tourteau issu des grains écrasés comme aliment du bétail.

Au 17ème siècle les surfaces cultivées en France atteignait 300 000ha  ,18 % des fibres textiles étaient en lin, 78 % en laine. C'est l'arrivée du coton, la perte du savoir faire avec l'exode des protestants possédant le savoir faire, qui ont mis fin progressivement à son utilisation. (aujourd'hui environ 50 000ha en france/0,3 % des fibres textiles produites dans le monde).

Aujourd'hui après plusieurs années d’investissements en R&D, les filateurs européens ont réussi à améliorer le titrage des fils et à faciliter le tricotage pour donner naissance à une nouvelle génération de fils extra fins, réguliers et lisses, permettant de réaliser des mailles de lin, souples et élastiques. Le lin infroissable est né et offre de nouvelles perspectives de développement.(Les matériaux composites/ Les papiers fins/ Les panneaux de particules/ Les litières et le paillage horticole/ L’énergie)

Voilà donc une belle plante que l'on reverra fleurir plus souvent dans nos champs.





sources:http://lesfilsdutemps.free.fr/lesfibre.htm  -  http://uses.plantnet-project.org/fr/Lin_(Cazin_1868)  -  https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_cultiv%C3%A9

Annexe lin source wikipédia.jpg

Abaca ou chanvre de Manille

par Utilisateur supprimé,

Le fil d'Abaca est obtenu à partir de feuilles d'une variété de bananier ou du tronc de la plante (selon les sources) ?

Il est aussi appelé chanvre de Manille.

Annexe abaca.jpg
Annexe chanvre de manille.jpg

Le bambou à la conquête du marché du textile

par Utilisateur supprimé,

fibre de bamboufibre de bambouBambou

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bambou#Textile

Le bambou est une fibre naturelle présentant des propriétés étonnantes : ses pousses robustes donnent un tissu soyeux très absorbant, anti-UV et antibactérien

Cette fibre est même quatre plus fois plus absorbante que le coton.
Mélangée à du coton biologique, elle permet de réaliser des textiles respirants, indéformables, peu froissables et doux au toucher.

Cette nouvelle fibre textile est soutenue par les fabricants et les consommateurs soucieux de développement durable car elle provient d’une source naturelle renouvelable qui pousse rapidement sans nécessiter de nombreux produits chimiques.

Cependant, il convient de bien faire la différence entre la fibre de bambou et la viscose de bambou dont la fabrication nécessite le recours à des Produits chimiques et consomme beaucoup d’eau et d’énergie.

https://www.gralon.net/articles/materiel-et-consommables/materiels-industriels/article-le-bambou-a-la-conquete-de-l-industrie-textile-935.htm

Rouge garance, quand tu m'habilles...

par Utilisateur supprimé,

garance des tinturiers

Il existe deux espèces de garance:

  • l'une, sauvage, qui s'accroche aux chaussettes qui passent à sa portée et qui porte le joli nom de "garance voyageuse" ( Rubia peregrina )
  • l'autre, cultivée jadis pour sa racine fournissant le "rouge garance". C'est la garance des teinturiers (Rubia tinctorium). Au 19 ème  siècle, dans le Comtat Venaissin, on en extrayait la matière colorante, l'alizarine, par des bains après séchage et broyage de la racine. La garance servait à teindre les indiennes .(Une Indienne était un tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle.

    Ces tissus étaient généralement dans les tons de rouge à cause de la plante utilisée pour sa teinture : la garance dont on utilisait la racine.) (source:Wikipédia). Elle a servi à teindre les pantalons et les képis des soldats jusqu''en 1915.
  • indienne

L'indigotier des teinturiers

par Sandra BRAU,

L'indigotier des teinturiers (Indigofera tinctoria) est un arbuste des régions chaudes de la famille des fabaceaes .

Sa culture est très ancienne car voilà plus de 4000 ans que la plante est exploitée en Inde, au Proche-Orient et en Égypte.

On utilise les feuilles de l'indigotier pour teindre les tissus en bleu. 

Annexe Indigofera_tinctoria.jpg
Annexe Indigofera_tinctoria2.jpg

La waide sur la cathédrale d'Amiens

par Utilisateur supprimé,

Étant picard, je me sens obligé de parler du Pastel des teinturiers (Isatis tinctoria) appelé waide en Picard.

La plante était utilisée toute entière, fermentée, pour obtenir une teinte bleue très recherchée

Elle a fait la richesse de la ville d'Amiens et a permis la construction de sa cathédrale sur laquelle sont représentées ses fleurs stylisées de crucifère (ou plutôt, de brassicacée ! ;) )

C'est une photo de ces motifs que j'ai choisi (source)

Fleurs stylisées sur la cathédrale

Un autre participant a déjà publié une photo de la fleur "nature" ^^

Pastel

par Claudine Mur,

J'habite près du pays de cocagne....

Cocagnes ces boules de feuilles broyées d'Isatis tinctoria 

Il s'agit d'une plante tinctoriale ,qui donnera ce magnifique bleu ,de la famille des Brassicaceae.

Opération malodorante qui nécessite la fermentation des cocagnes...

Annexe Isatis tinctoria.jpg

Le lin , première fibre tissée

par Stephanie Briens,

Lin

Le lin mature est arraché et laissé sur place pour ruissage, il est retourné. Les pailles bien sèches peuvent alors subir le teillage pour en extraire les fibres. Le teillage élimine l'épiderme des tiges et sa partie ligneuse. Les fibres sont converties en fil après le peignage pour pouvoir être tissées. La fibre de lin représente 0,3% des fibres textiles produites dans le monde. Les tissus de lin sont très résistants et absorbants ce qui rendent les vêtements en lin si agréables à porter.


COTON

par Utilisateur supprimé,

Le coton est la fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier, un arbuste de la famille des Malvacées (du genre Gossypium). Après récolte, les poils de coton sont traités pour permettre la filature, puis le tissage des fibres obtenues. Ils subissent : séchage et égrenage, nettoyage, mise en balles puis traitement industriel Cette fibre est généralement transformée en fil puis tissée pour fabriquer des tissus. Elle a de multiples applications dans les domaines de l’habillement, l’ameublement et l’industrie automobile. La confection représente la première utilisation de cette matière (à hauteur d’environ 60% de la production mondiale). 


coton


Le lin dans la production de tissus

par Utilisateur supprimé,

Qui n'a pas porté de vêtements en lin ou dormi dans des draps en lin?

Le lin textile fait partie de la famille des "Linaceae" (linacées), de l'espèce Linum usitatissimun L. (lin usuel). C'est une plante herbacé qui atteint 1m de haut, la tige mesurant entre 0,5 et 1cm de diamètre.  Sa culture nécessite un climat tempéré et humide, c'est pour cela que l'on trouve les principales zones de culture en Hollande, Belgique et le nord de la France. 

Sa tige est exploitée pour créer le fil au travers d'un process industriel long : teillage (séparation des fibres), peignage (séparation des fibres entre elle),  filage (constitution des bobines de fil) et le tissage.  On peut se reporter au site le lin coté nature ( https://www.lelin-cotenature.fr/FR/Pour-que-le-lin-donne-le-meilleur-de-lui-meme-32.html ) pour plus de détail sur le processus.

Le fil ou le drap tissé peut être teint soit à partir de colorant naturel ou chimique.  En été l'essayer c'est l'adopter. A vous de choisir si vous voulez du bio ou non. Mais cette question est pertinente avec ce type de produit.

Annexe Fleur bleu de lin.jpg

Boehmeria nivea

par Dominique CHIFFOLLEAU,

Boehmeria nivea

ou ortie de Chine ou ramie.

famille des Urticaceae 

On utilise la tige.

Je n'ai pas réussi à inclure ma photo cette fois:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ramie#/media/File:Boehmeria_nivea_1.jpg


(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1884):  

Il y aurait intérêt, suggère un chroniqueur du Magasin pittoresque en 1884, à introduire dans l’agriculture française des plantes d’une culture facile, et dont les fibres, bien supérieures comme longueur et comme résistance à celles du coton, du chanvre et du lin, se rapprocheraient de la soie par leur souplesse et leur éclat. 

On trouve ces qualités dans plusieurs espèces d’orties, dont les deux principales sont l’Ortie de Chine (Urtica nivea) et la Ramie (Urtica utilis, Urtica tenacissima). Les orties textiles sont vivaces comme celles de nos pays

L’ortie de Chine ou ortie blanche appartient aux climats tempérés et convient, par conséquent, à la plus grande partie de la France : elle pousse très vigoureusement et peut donner deux et même trois coupes dans une année. La ramie, originaire des îles de la Sonde, se cultive à Java, à Sumatra et dans les provinces méridionales de la Chine. On pourrait l’acclimater dans le midi de la France. Sa puissance de végétation est encore supérieure à celle de l’ortie blanche, et l’on en tire souvent quatre récoltes par an. Il paraît, en outre, que ses feuilles nourrissent un ver particulier qui donne une fort belle soie. 

Les fibres textiles des orties sont fort longs (plus de 50 centimètres), et d’une ténacité telle qu’un fil d’ortie de la grosseur d’un fil à coudre ordinaire ne peut être cassé à la main. Elles sont remarquables par un éclat et un brillant qui donnent aux tissus en fil d’ortie l’apparence d’étoffes de soie. Beaucoup de voyageurs ont pris en effet pour des vêtements de soie les robes inusables que les Chinois se transmettent en héritage, et qu’ils fabriquent avec l’ortie.

La culture des orties textiles ne présente aucune difficulté. Elles se multiplient très aisément par le semis, par le bouturage ou le marcottage, par la division des pieds, et surtout par la section des racines souterraines ou rhizomes en morceaux de 4 à 5 centimètres de long. Bien qu’elles exigent des climats différents, l’ortie blanche et la ramie préfèrent les terres légères, mais riches, fraîches sans être marécageuses. Un léger ombrage leur est favorable. Résistant très bien à la sécheresse, elles acquièrent par des irrigations une taille plus considérable.


La décortication des tiges d’ortie peut se faire par des procédés mécaniques, sans rouissage préalable, à la condition que les tiges aient été desséchées. Mais ce résultat ne saurait être obtenu en toute saison : il faut pour cela des conditions climatiques spéciales ; et l’on s’exposerait à voir pourrir une récolte, faute d’un temps favorable à sa dessiccation.



De nos jours, une entreprise située aux Pays Bas, a eu l’idée de fabriquer des vêtements à base d’ortie puisqu’elle pousse très bien en Europe et demande peu d’eau et une entreprise française s’apprête à commercialiser ses premiers jeans 100% ortie.

L’ortie possède des fibres longues et creuses, ce qui leur confère des propriétés naturellement isolantes. Le tissu obtenu est solide, fin, doux, avec une élasticité naturelle.


Au Népal les communautés indigènes Kulung utilisent ces fibres pour fabriquer des sacs, des cordages, filets de pêche.. pour une utilisation à la maison ou au troc. Aucun traitement chimique dans tout le processus de fabrication :


Le traitement de la fibre d'ortie consiste à extraire l'écorce interne fibreuse, puis la faire sécher au soleil pendant quelques jours. Elle est ensuite bouillie dans un mélange d'eau et de cendre. Après nettoyage, les villageois appliquent de l'argile et de la chaux pour lubrifier le fil et rendre sa séparation plus facile. A nouveau, les fibres sont séchées. Enfin, après battage, l'argile est retirée et les fibres sont prêtes pour la filature.

Elle sont ensuite tissées ou tricotées

 


La douceur du coton

par nathalie cornu,

Coton, lin, chanvre, ortie, ananas… garance, oignon, pastel, curcuma… j’ai lu de nombreux posts qui, en répertoriant à peu près toutes les plantes qui nous habillent, m’ont tous appris quelque chose - merci sourire

Plutôt que de faire une redite, j’ai envie d’évoquer ici un livre d’Erik Orsenna, Voyage au pays du coton : « Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton. Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, [...] je comprendrais mieux ma planète. » E.O.


Annexe 1e couv EO-.jpg

curcuma

par Élise Catot,

Le curcuma (Curcuma longa) de la famille des Zingibéracées originaire d'Inde et de Malaisie.

C'est la racine (le rhizome) qui est séchée et réduite en poudre qui permet d'obtenir une teinture naturelle de teinte jaune sur toutes les fibres naturelles (lin, coton...) par ses composants les curcuminoïdes dont la plus connue est la curcumine. Sa particularité est que la couleur vire vers le rouge en pH basique ce qui permet de moduler la teinte souhaitée du tissu comme expliqué sur le site ci-dessous:

https://www.consommerdurable.com/2015/07/teinture-vetement-curcuma/

Annexe 37.jpg
Annexe index.jpg

le lin (Linum usitatissimum L.)

par Utilisateur supprimé,

Le lin est un produit d'excellence en Europe et particulièrement en France, parce que plusieurs conditions sont réunies pour la réussite de sa culture :
> Des sols adaptés : terres limoneuses, profondes, structurées.
> Des conditions climatiques favorables : régions tempérées et humides.
> Le savoir-faire de liniculteurs expérimentés

.le lin est couché sur le sol en andains pour le rouissage.le lin est couché sur le sol en andains pour le rouissage.Résultat de recherche d'images pour "lin"

Les tiges de lin sont étalées sur le terrain par le liniculteur pour que commence le "rouissage". Il sert à provoquer la décomposition de ce qui tient les fibres à la paille. Ce sont les éléments naturels de la terre (micro organismes) et l'eau de pluie qui font le travail ! Cette opération dure entre 20 et 90 jours, suivant la météo... Les liniculteurs doivent surveiller régulièrement l'avancement du rouissage pour rentrer le lin au bon stade avant que la fibre soit elle-même dégradée. Cette étape demande beaucoup de savoir-faire.

Avant on plongeait le lin dans la rivière , mais les acides organiques et les fermentations sont très toxiques pour la vie aquatique et provoquent des odeurs nauséabondes.

Le Chanvre

par Utilisateur supprimé,

Bonjour à tous ! 

chanvre cannabis sativa


J'ai choisi le chanvre , cannabis sativa . On utilise la fibre de la tige pour le textile. On extrait les fibres puis on procède à un travail de tissage .

chanvre cannabis sativa

Les premiers « jeans » de Levis Strauss étaient en fibres de chanvre.

Source : wikipédia et nuntisunya.com

bambou : écologique ou pas ?

par Utilisateur supprimé,

J'ai acheté un vêtement en bambou qui était très agréable car très doux mais depuis je suis tombée sur plusieurs articles qui mettent en avant la façon peu écologique dont certains vêtements en bambou sont fabriqués.

Apparemment la plupart de ces vêtements sont en viscose de bambou dont la fabrication est polluante. Il faut vérifier qu'il s'agit bien de fibre naturelle.

Voici un lien qui l'explique : https://www.consoglobe.com/les-vetements-en-bambou-sont-ils-vraiment-ecologiques-cg/2

L'alfa, Stipa tenacissima L.,

par tahar SAYAH,

L'alfa

L'alfa, Stipa tenacissima L., est une plante herbacée (Graminées) d'Afrique du Nord et d'Espagne (ou spart) utilisée pour la fabrication de cordages, d'espadrilles, de tissus grossiers, de papier, tapis, paniers. D'une façon générale, la fabrication d'objets en fibres végétales se nomme sparterie.



CURCUMA LONGA

par Utilisateur supprimé,
Le curcuma (Curcuma longa) est une plante herbacée rhizomateuse vivace du genre Curcuma de la famille des Zingibéracées originaire d'Inde et de Malaisie. Les rhizomes réduits en poudre sont utilisées pour la teinture textile notamment. Les couleurs obtenues sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer. La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique.


Annexe CURC3.jpg
Annexe CURC6.jpg
Annexe curcuma.png

Cannabis sativa

par Utilisateur supprimé,

Le chanvre est une plante cultivée par l'Homme depuis très longtemps. Les fibres de la plante sont obtenues après plusieurs manipulations: rouissage, broyage puis peignage. Dans le Ried alsacien, des lieux-dits portent encore le nom de Hanfgraben, fossés où s'effectuait le rouissage 

Les usages des fibres de chanvre sont multiples, notamment la confection de tissus. Ils sont réputés pour leur solidité et leur confort. La corderie est un autre usage bien connu.

le graines de chanvre sont nommées chènevis: on en trouve dans les mélanges alimentaires pour oiseaux.

Annexe Chanvre.jpg
Annexe sans-titre.png

Cannabis sativa

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi le Chanvre, Cannabis Safina. Il est utilisé pour sa fibre. Il produit des textiles robustes pour la navigation tel que du fils grossier ou encore des cordes.

Linum usitatissimum (souvenirs d'enfance...)

par Utilisateur supprimé,

Lorsque j'étais enfant et que nous allions passer nos vacances en Sardaigne chez mes grands-parents, nous dormions dans des draps de lin faits par ma grand-mère, nous mangions sur des nappes de lin, les torchons de cuisine et les serviettes de bain étaient en lin ainsi que certains tapis. J'ai encore eu la chance de voir ma grand-mère tisser le lin, ce qui n'était qu'une part infinie du travail.
Mon grand-père semait des champs de lin, ma mère et mes tantes le récoltaient, le faisaient sécher plusieurs jours, le faisaient tremper à l'eau courante du fleuve pendant 3 semaines, puis le faisaient sécher à nouveau. Ensuite elles le battaient pour l'assouplir, le peignaient, en faisaient des pelotes pour pouvoir enfin le tisser. 
J'ai encore une ou deux serviettes de bain en lin faites par ma grand-mère, dont voilà une photo.
J'ai également trouvé sur YouTube 2 petits films sur la fabrication artisanale du textile de lin en Sardaigne (le film est en italien). Ce film a été tourné à  3 km du village de ma grand-mère et me rappelle de nombreux souvenirs. Pour ceux que cela intéresserait: 


Annexe IMG_3749.JPG

Rubia tinctorum

par Cyndie B,

La garance, ou garance des teinturiers, Rubia tinctorum, est une plante de la famille des Rubiacées dont les racines sont utilisées pour leur capacité à teindre les textiles en rouge vif. Les rhizomes contiennent de l'alizarine et de la purpurine.


                                                    g


                                                                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Garance_des_teinturiers


L'espèce est originaire d'Asie occidentale et centrale. Elle a été répandue par la culture et naturalisée çà et là dans les régions tempérées. La culture de la garance est très ancienne : elle est attestée depuis plus de 3 000 ans en Inde. Le village d'Althen-des-Paluds (Vaucluse) fut un centre de la culture de la garance en France au XIXe siècle.


                  p

                                                                               https://www.lexpress.fr/styles


Les racines sont extraites à partir de la fin de l’été et jusqu’à la fin de l’automne, trois ans après la plantation afin d'avoir une racine plus riche en matière colorante. Elles sont lavées, séchées et broyées. La poudre sert à teindre les fibres.


tx

                                              http://lamaindessables.blogspot.fr/2014/05/la-garance-des-teinturiers.html


Cette teinture naturelle a été remplacée par des colorants synthétiques.


bananier

par Utilisateur supprimé,

Aujourd’hui, il existe des alternatives permettant de réduire l’impact environnemental de l’industrie textile. La fibre issue du bananier (Musa - plante monocotylédone vivace de la famille des Musaceae)  est une ressource importante qu’on retrouve abondamment en Inde, au Sri Lanka et dans quelques pays africains.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/58/Colbanana01.jpg

La fibre de banane est extraite des pétioles (base des feuilles) du bananier (espèce Abaca). Elle est marron foncée ou blanche selon que l’on prenne le cœur ou le bord des pétioles taillés en bandes. Les fibres extraites sont ensuite lavées et séchées.

Les propriétés de cette fibre de banane sont la légèreté et la biodégradabilité.

Le tissu qui en résulte est soyeux, flexible et évacue l’humidité. Il est également d’une grande résistance. Par contre, comme il est difficile d’extraire les fibres par rapport aux autres fibres naturelles, c’est l’extraction de la fibre et du tissage qui est complexe (ce qui explique les prix au M2).

Les Créateurs ayant utilisés de la fibre de banane

Em Riem (Kh) : Artiste / Designer Initié au design contemporain durant sa formation française à l’École des Beaux-Arts de Saint-Étienne et l’École Nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Em Riem est le premier artiste à avoir ouvert sa galerie à Phnom Penh (Cambodge). L’usage des matériaux locaux comme le bambou, le rotin, ou la feuille de bananier, est une caractéristique essentielle de son travail.


Bavardage (gossip)

par François DUBAN,

Cette espèce,  Gossypium sp.1 - Coton - Malvaceae - exotique

http://www.f-duban.fr/Decouvertes_naturalistes/Forêt%20Etang-Salé%20mai%202016/photos-de-f-duban/coton.html#previous-photo

a été importé à la Réunion et on en trouve encore dispersée dans les zones côtières et la savane de l'ouest.

Voir ici des explication sur les fibres : http://www.mi-aime-a-ou.com/cotonnier_coton.php

Le coton est tristement associé à 'histoire de l'île :  http://www.cosmovisions.com/ChronoReunion.htm




le coton

par Utilisateur supprimé,

Un cotonnier.

Le coton est une fibre végétale qui provient d'un arbuste appelé cotonnier, qui vient de la famille des Malvacées. On sait que les anciens Égyptiens le cultivaient déjà. Il existe plusieurs variétés de coton.

Le cotonnier pousse sous des régions tropicales à climats chauds et humides. Ses fruits sont des capsules contenant chacune une trentaine de graines entourées d’un abondant duvet. Dans nos régions, certaines plantes possèdent aussi des graines attachées à un duvet (le pissenlit, la clématite), mais on ne pourrait pas l’utiliser comme textile.

Après la cueillette des capsules, il faut séparer le coton des graines (dont on récupère l’huile) et des morceaux d’écorce. Si le coton n’est pas transformé en fil sur place, il est comprimé en ballots et expédié vers les filatures.


le lin

par Anne Monin,

Linum usitatissimum   famille des linaceae

Depuis les peintures représentant la récolte du lin dans les tombes égyptiennes, on sait que le lin, sauvage ou cultivé a été utilisé pour produire des textiles (et des graines comestibles)

Pour le textile, on utilise les tiges de la plante, qui seront traitées pour en extraire, après une suite d'opérations complexes, des fibres longues, qui seront alors, un peu comme la laine,  peignées, puis filées et tissées. Les usages les plus importants sont l'habillement et l'ameublement.



Le jaune du sophora

par Utilisateur supprimé,

Certaines plantes permettent d'obtenir de belles teintures végétales.

C'est le cas des fleurs jaunes du sophora du Japon, qui permet de teindre en jaune d'or de la soie, du jaune au brun en passant par le kaki du coton ou du lin. 

Cet arbre est originaire de Chine et a été introduit en Europe au 18e siècle.

Parmi ses vertus, il s'agit d'une plante très mellifère.

Urtica Dioica

par Utilisateur supprimé,

Au Moyen Age, les fibres d'ortie étaient largement utilisées pour fabriquer des cordages, des fils et même des vêtements... Utilisée depuis des siècles dans l’élaboration du textile et de la teinture, la tige de l’ortie est une fibre textile d’excellente qualité dont on fabriquait autrefois cordes et toiles.

La fibre creuse de l’ortie offre des qualités particulières en matière d’isolation thermique: elle emprisonne l’air dans le textile. Une propriété naturelle qui peut être exploitée et maîtrisée par la torsion des fibres.

En tordant les fibres, on en évacue l’air. L’étoffe devient plus fraîche, estivale. L’ortie offre une alternative intéressante aux cultures traditionnelles: en tant que plante vivace, sa culture ne nécessite aucun produit polluant. Le textile en ortie est réalisé non pas à partir des feuilles de cette herbe mais de ses branches.


https://www.estrepublicain.fr/le-mag/2016/07/17/des-habits-d-ortie

http://lemondeetnous.cafe-sciences.org/2016/01/des-textiles-pas-ordinaires-partie-ii/

Et si on s'habillait avec des orties sur Radio FRANCE INTER

https://www.franceinter.fr/emissions/c-est-deja-demain/c-est-deja-demain-20-septembre-2017

https://www.natural-ethics.fr/fibre-d-ortie/


Annexe fibres_orties_B.jpg

Le bleu de Lectoure avec le Pastel (Isatis tinctorial)

par Utilisateur supprimé,

Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une plante herbacée bisannuelle, de la famille des Brassicaceae (wikipédia)

J'habite pas très loin de Lectoure et j'ai visité le petit musée du pastel, c'est assez fabuleux tout ce qu'on découvre sur cette plante. SI vous passez dans le Gers, n'hésitez pas à y faire escale. Pour ma part, j'ai utilisé le bleu de Lectoure pour la décoration intérieure (peintures, azures). Il y a plus de 10 ans maintenant et la couleur n'a pas bougé. 

http://www.bleu-de-lectoure.com


Annexe Planche-Isatis-tinctoria.jpg

habiller : bambou

par corinne lamy,

les bambous ! ... Pseudosasa japonica     Poacées

difficile de faire le lien entre la botanique et le commerce textile du bambou, qui parait-il est florissant

ce sont les tiges, appelées chaumes, qui sont utilisées car elles sont formées de fibres contenant beaucoup de cellulose

elle donne des tissus éponge très doux, et absorbant de la sueur

mais elle est rarement utilisée directement

mais plutôt traitée pour faire une viscose de bambou, avec de nombreux produits chimiques

qui la font devenir très polluante

donc pas du tout écolo en général

si vous avez des infos, elles m'intéressent car j'ai pas trouvé grand chose

ne serait-ce que la variété qui est utilisée pour fabriquer les tissus ...

merci bien

Le Cotonnier

par nico sardin,

Herbacé ou ligneux, le cotonnier pousse dans les régions tropicales et subtropicales arides.

C'est de l'arabe « al qutun » et aussi du castillan « el algodón » que vient le nom « coton » :  terme utilisé pour désigner la fibre végétale enveloppant les graines du cotonnier, un arbuste de la famille des Malvacées connu scientifiquement sous le nom de Gossypium.

Le coton est utilisé pour fabriquer des vêtements légers depuis des millénaires dans les régions au climat tropical. L'on a trouvé des fragments de coton datant d'il y a environ 7 000 ans dans des grottes de la vallée du Tehuacán, au Mexique.

La culture du cotonnier s'est très vite répandue dans les régions chaudes d'Afrique, d'Amérique et d'Eurasie à la fin du XVIe siècle. Depuis le XIXe siècle, il constitue, grâce aux progrès de l'industrialisation et de l'agronomie, la première fibre textile du monde (près de la moitié de la consommation mondiale de fibres textiles).



chanvre

par Utilisateur supprimé,

Plante la plus ancienne utilisée par l'homme pour ses tissus.

Croissance très rapide.

Climat : zones tropicales chaudes ou modérément froides et les climats tempérés

Il est confortable, doux, respirant, antifongique, antibactérien, antiallergique, résistant aux UV - il peut protéger jusqu'à 95% des rayons ultraviolets - il résiste à la chaleur et à la lumière. Sa fibre creuse et perméable à l'air lui permet de respirer. Ainsi, un lit en chanvre n'est jamais froid en hiver ou chaud en été et contribue à la qualité du sommeil.
De par sa longueur particulière, la fibre de chanvre donne des textiles toujours très denses, doux et qui froissent peu.
C’est aussi la longueur de cette fibre qui lui confère des qualités de résistance exceptionnelle assurant aux tissus une grande durabilité dans le temps. Extrêmement solides, les tissus en chanvre constituaient les trousseaux de nos grand-mères qui se transmettaient de génération en génération.
Son type ligneux (fibre creuse) absorbe et relâche la vapeur d’eau. Ces mouvements sont accompagnés de phénomènes de stockage et de restitution de calories qui améliorent les performances thermiques des textiles. Ce pouvoir d’absorption donne au contact de la peau un sentiment de légèreté et de bien-être, renforcé par les qualités naturelles relaxantes du chanvre.

Résultat de recherche d'images pour "chanvre indien"


Curcuma (Curcuma longa)

par Utilisateur supprimé,

Bonjour à tous,

Le Curcuma bien connu dans ma cuisine est également un colorant puissant (faites le test sur vos planches à découper, doigts, etc. avec des rhizomes frais! sourire)

Le Curcuma est donc une plante rhizomateuse vivace de la famille des Zingibéracées et originaire d'Inde. Côté textile, les rhizomes sont utilisés pour fabriquer une teinture jaune orangée.

Mais le curcuma a également bien d'autres propriétés : culinaires, propriétés médicales (antioxydantes et anti-inflammatoires, rôle d'inhibition des cancers).

Lien de la photo sur Wikipedia : 


Le lin, fibre d'avenir

par Utilisateur supprimé,
  • Futuremag - ARTE- Le Lin, Fibre d'avenir

Linum usitatissimum – lat. linum, du grec linon, ayant pour racine «li»: «bleuâtre»; lat. usitatissimum: très usité

. Plante toujours annuelle, glabre 
- tige de 40-80 cm, ordinairement solitaire, dressée dès la base 
- feuilles lancéolées, à 3 nervures 
- fleurs d'un bleu vif, grandes 
- sépales non ciliés 
- pétales 3 fois plus longs que les sépales 
- anthères oblongues, 3-4 fois plus longues que larges 
- stigmates en massue 
- capsule large de 7-9 mm à cloisons glabres 
- graines longues d'environ 5 mm luisantes, apiculées en bec.

"Les fibres du lin servent à la confection de tissus (batiste), de cordes, ou de matériaux de construction pour leur pouvoir isolant. On extrait de ses graines de l’huile de lin, riche en acides gras polyinsaturés, en particulier oméga 3 et oméga 6 : elle sert en cosmétique, en pharmacie et en alimentation. Mais depuis très longtemps, les graines sont aussi utilisées comme laxatif, ainsi que pour calmer les bouffées de chaleur liées à la ménopause."





Annexe 800px-Illustration_Linum_usitatissimum0.jpg (wikipedia).jpg

Genista tinctoria : Genêt des teinturiers

par Amalia Monti,

Arbuste bas présentant un rhizome ligneux rampant qui porte des tiges herbacées aux feuilles caduques alternes et linéaires. Le fruit est une gousse déhiscente contenant des graines ovales plates de couleur fauve.

Rameaux droits, striés. — Feuilles alternes, lancéolées, linéaires, éparses, glabres ou velues ; — Fleurs également jaunes, mais en épis droits plus garnis et terminaux, s'épanouissant un peu plus tard (juin-juillet).

Dès l'Antiquité, on utilise ses sommités pour faire de la teinture jaune.


Le Pinatex

par Caroline Mariau,

Le Pinatex est un cuir ... d'ananas (ananas comosus)!

Fabriqué à partir des fibres de feuilles d'ananas il offre une alternative vegan au cuir. Il a été créé par Carmen Hijosa aux Philippines. Cette dernière s'est inspirée du Barong Tagalog une tenue traditionnelle de cérémonie des Philippins fait à partir des fibres de cette même plante. Et comme c’est un sous-produit de la culture de l’ananas, le Pinatex n’a pas besoin de terres supplémentaires pour être fabriqué sourire. Il est ainsi possible de faire des chaussures, des sacs, etc.

Pour en savoir plus vous pouvez aller voir ici (http://www.nature-obsession.fr/consommation/le-pinatex-un-cuir-base-de-fibres-dananas-pour-remplacer-le-cuir-animal.html) ou ici (https://lesbrindherbes.org/2015/01/02/pinatex-cuir-et-tissus-dananas/)






La betterave

par Utilisateur supprimé,

La betterave (beta vulgaris), outre son utilité alimentaire, qu'on peut consommer crue ou cuite, ainsi que les feuilles à la manière des épinards ou en soupe, peut être utilisée en teinture pour des vêtements en différentes matières. Pour cela, couper la betteraves en petits cubes, faire bouillir 1 H, ajouter un peu de vinaigre comme agent fixateur, et tremper le vêtement dans le liquide obtenu, plus ou moins longtemps en fonction de la couleur désirée.


Ortie

par Utilisateur supprimé,

L'ORTIE (urtica dioïca), est une des premières plantes que l'on a utilisé pour faire du textile. Les premiers pays à avoir eu cette pratique sont la Scandinavie, d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.

Voir image d'un tissus fait en fibre d'Ortie

Annexe image.jpg

Le Lin

par francoise davy,

ou Linum usitatissinum

On utilise la tige du lin pour obtenir la fibre

Le teillage permet de séparer la paille et les fibres, filasse pour les fibres longues et étoupe pour les fibres courtes. La filasse est peignée avec des peignes de plus en plus fins jusqu'à ce qu'on obtienne des fibres extrêmement fines qui seront rassemblées en un ruban continu, lui-même tordu et étiré pour les obtenir les fils qui seront tissés. La toile de lin sera employée pour fabriquer des vêtements

Annexe fleurdelin.jpeg

L'asclépiade

par Utilisateur supprimé,

Je proposerais l’asclépiade (Asclepias syriaca), que l’on qualifie maintenant parfois de « soie d’Amérique ». Cette plante indigène de bordure de champs, et donc souvent éradiquée par les herbicides, était connue comme nourriture essentielle et habitat des papillons monarques. Mais on redécouvre sa fibre, les aigrettes soyeuses de ses graines, cachées dans ces « petits cochons » que les enfants s’amusent à décortiquer. Hydrophobe, cette fibre est aussi un excellent isolant acoustique et thermique. Depuis seulement quelques années, on a donc commencé à cultiver l’asclépiade et à commercialiser sa fibre, qui remplace le duvet dans des manteaux à la fois chauds et légers. Comme quoi, on continue de découvrir de nouveaux usages vestimentaires des plantes.

 


Annexe Asclepias_syriaca_fruit_déhiscent1.JPG

le lin

par Utilisateur supprimé,

lin

Le lin cultivé de la famille des Linaceae. On utilise ses fibres depuis L'Antiquité pour en faire du fil pour fabriquer du tissu.

On arrache les pailles de lin  avant de procéder au rouissage ( macération des pailles pour séparer l'écorce filamenteuse avec la tige), au retournage (homogénéisation du rouissage) , au teillage.

Cette dernière étape consiste à broyer et battre les pailles afin d'éliminer  l'épiderme des tiges, la partie ligneuse des tiges.

Puis on nettoie les fibres : c'est l'écangage qui consiste à nettoyer les fibres.

Enfin on peigne les fibres avant de procéder à la filature.

Le chanvre

par Utilisateur supprimé,

Le chanvrechanvre textilechanvre industriel ou chanvre agricole est une variété de plante cultivée de la famille des Cannabaceae.

Le terme chanvre est désormais utilisé de préférence pour désigner la plante industrielle et sa fibre végétale, tandis que Cannabis est le nom scientifique utilisé aussi pour désigner la forme psychotrope, utilisée comme drogue ou dans un but médical.

Le chanvre industriel connaît de multiples utilisations, telles les tissus, la construction, les cosmétiques, l'isolation phonique et thermique, la fabrication d'huiles, de cordages, de litières, l'utilisation sous forme de combustibles, en papeterie, pour l'alimentation humaine, l'alimentation animale, comme biocarburants, pour des usages médicamenteux.

linum usitatissinum

par Utilisateur supprimé,

Contrairement à la fibre de bambou et d’eucalyptus, la transformation de la fibre de lin est une extraction mécanique. Ce qui veut dire que la fibre est là. Il faut seulement briser la tige pour extraire celle-ci. Cette opération est appelée « teillage ». Sa réalisation met en œuvre des machines spécifiques.
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (les « étoupes »).
Les fibres extraites sont dites « longues » ; elles constituent le lin teillé et correspondent au produit noble extrait des pailles, celui dont l’agriculteur attend le meilleur rendement, les meilleures qualités et la meilleure valorisation.
Les étoupes, les anas, les graines et les poussières représentant des sous-produits. Leurs valorisations respectives complètent avantageusement celle des fibres longues.
Le lin teillé est conditionné en balles rondes d’environ 100 kg. Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la masse des pailles. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 700 kg de lin teillé.


Extrait de : https://respecterre.com/comment-sont-fait-les-vetements-en-lin/


Le lin

par Utilisateur supprimé,

Source : http://www.usrtl-ifl.fr/spip.php?article34

Les vêtements en lin proviennent des tiges de la plante.

Les fibres qui seront tissées sont élaborées ainsi :

  • Environ 5 semaines après la floraison (joli bleu) et après que les feuilles soient partiellement tombées les plantes sont arrachées.
  • On les laissent au sol (en andains) jusqu'à 3 mois pour le rouissage : action liée à l'alternance de pluie et de soleil et au travail  des micro-organismes et des bactéries du sol qui éliminent la pectose qui soude les fibres textiles au bois ligneux.
  • Puis il y a le teillage pour séparer le bois des fibres.Les fibres du lin sont contenues dans l’enveloppe externe de la tige appelée « paille ». Pour pouvoir les exploiter, il est nécessaire de les extraire et de les débarrasser mécaniquement du bois du centre de la tige.
  • Le peignage et la  filature qui comprend différentes opérations qui permettent de transformer les fibres en fil. Régularisé et étiré, le ruban devient mèche et est ensuite filé en appliquant une torsion. La filature « au mouillé » avec immersion dans une eau chauffée à 60°C facilite le glissement des fibres et permet de réaliser des fils fins (habillement, linge de maison …). La filature « au sec » pour des fils plus rustiques et plus épais (décoration, cordes …).

Lierre grimpant

par Utilisateur supprimé,

Qui l'eut crû ? 

Ce lierre grimpant que l'on croise sur les vieilles bâtisses, sur les arbres, sur les poteaux, s'agrippant en quête de lumière, et gagnant de la hauteur... et bien voici qu'il peut également servir pour raviver le noir de nos vétements

Voici la recette

Vous pouvez remplacer les produits industriels par une vieille recette largement éprouvée (et approuvée !) par nos grands-mères…
Préparez une très forte décoction de lierre grimpant (une trentaine de feuilles pour 1 litre d’eau) que vous conserverez, après filtration, dans une bouteille bien bouchée. 

Versez ½ verre à moutarde de votre préparation dans le compartiment « produit de rinçage » de votre machine à laver… Vous serez surpris du résultat !

Ah! j'allais oublier... Si les couleurs sont vraiment ternes et passées, laissez tremper le vêtement propre dans une bassine remplie seulement d’1forte décoction de lierre grimpant.


Apocynum cannabinum - chanvre indien

par Utilisateur supprimé,

Tout d'abord, j'envoie à Michèle Chochina, la photo ci-jointe extraite du site de recyclage de coton Hopaal.com (que je ne connaissait pas jusqu'à la présente recherche pour féliciter Michèle), pour sa présentation et le fait qu'elle m'a fait découvrir la provenance exacte de la fibre de coton, ces longs poils issus des graines et pour sa suggestion de recyclage ! Bravo et Merci.

De mon côté, en recherchant sur internet, j'ai découvert  une plante utilisée par les Amérindiens, pour les vêtements, mais pas uniquement, c'est le chanvre indien.

Selon Wikipédia, Apocynum cannabinum pousse jusqu'à 2 mètres . Les tiges sont rougeâtres et contiennent un latex laiteux capable de provoquer des cloques cutanées. Les feuilles sont opposées , simples, larges, lancéolées, de 7-15 cm de long et 3-5 cm de large, entières et lisses sur le dessus avec des poils blancs sur le dessous. Sa fleuraison  de juillet à août, met en évidence de larges sépales et une corolle blanche à cinq lobes. Les fleurs sont hermaphrodites et sont pollinisées par les mites et les papillons .

C'est une plante herbacée vivace qui pousse en Amérique du nord. Si elle est vénéneuse, ses graines sont néanmoins comestibles en tant que farine (crue ou cuite) lorsqu'elles sont broyées en poudre.

A partir de son écorce on en tire une fibre résistante de bonne qualité, qui ne rétrécie pas dans l'eau. (je ne l'ai pas essayé !) 

(photo wikipédia : https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Apocynum_cannabinum&prev=search)

Annexe Capture d’écran 2018-04-22 à 20.14.49.png
Annexe Capture d’écran 2018-04-22 à 20.24.53.png