le roi des couvre-chefs en été

par Utilisateur supprimé,

Fabriqué en Equateur à partir des fibres du cardulovica palmata (feuille de palme),

la panama est un chapeau est tout à la fois extrêmement léger, résistant (on le roule et on le glisse dans son sac sans l'abimer) et agréable à porter. Le mien est resté longtemps simplement attaché au sac à dos avec une épingle à nourrice (ce qui n'est pas la chose la plus intelligente à faire, même si cela prouve sa solidité).

Le seul inconvénient que je lui ai trouvé est son prix.

Pourquoi cultiver des cactus

par Didier RUSCASSIE,

 La photo ci dessous a été prise a côté de Nasca au Pérou.

Pourquoi cultiver ces cactus ? pour les figues de barbarie, non !

On peut remarquer que les feuilles sont colonisée par un parasite, la cochenille dont le corps et les oeufs contiennent de l'acide carminique .C'est le but de cette culture.

De cet acide on tire un colorant rouge carmin, autrefois utiliser pour colorer des tissus.

Aujourd'hui il est utilisé dans les cosmétiques et dans l'alimentation .

Pour plus d'information vous pouvez consulter: 

http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/ariel-fenster







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L'indigotier

par Utilisateur supprimé,

Je choisis l'indigotier (indigo des teinturiers ou indigo des Indes), Indigofera tinctoria. Connu pour cette couleur qui fait rêver, l'indigo.

C"est un arbuste touffu, de 60 à 120 cm à l'état sauvage, mais jusqu'à 2 m en culture. Il est annuel, bisannuel ou vivace selon le climat. Originaire d'Orient, ses propriétés tinctoriales lui ont fait supplanter le pastel, Isatis tinctoria, en Europe. Sa culture s'est étendue aux colonies européennes: Nouveau Monde et Asie. Les teintures synthétiques ont fait disparaître sa culture.

Pour obtenir la fameuse couleur indigo, c'est tout un processus. En effet, l'indigo des Indes, comme le pastel, contient un précurseur de l'indigotine, molécule responsable de la couleur bleu-indigo. Il s'agit de l'indican (indoxyle bêta-D glucoside). 

Le processus commence par l'extraction de l'indican. La matière végétale (les feuilles récupérées après floraison) passe successivement par trois bassin: la trempoire, la batterie et le reposoir. 

La trempoire est le site de la fermentation qui permet l'hydrolyse de l'indican en indoxyle et glucose. Une odeur désagréable s'y déploie. Cette étape dure 6à 20h. 

Soluble, l'indoxyle est entraîné dans un second bassin. Pour oxyder l'indoxyle, on mélange au liquide alors jaune-vert, de la chaux. L'indoxyle se dimérise alors (association des molécules par deux), formant l'indigotine. Le liquide prend alors sa belle couleur bleue dans la batterie. La durée de ce processus est évaluée par l'indigotier: trop long le liquide noircit, trop court, il y a perte de pigment.

Le troisième bassin, le reposoir, permet la précipitation de l'indigotine. Une bouillie est récupérée dans des sac de toile afin de l'égouter. Puis elle est séchée dans des petits caissons pour en récupérer des blocs d'indigo.


La teinture à la cuve, utilise la forme réduite de l'indigotine, le leuco-indigo ou indigo blanc. Obtenu initialement par des bactéries réductrices, désormais des produit chimiques, il est jaune-vert. Soluble, à la différence de l'indigotine, il va imbiber la moindre fibre de vêtement. C'est en séchant que la molécule s'oxyde et reprend sa couleur bleue.


L'indigo est aussi produit à partir du pastel (Isatis tinctoria) en Europe, la renouée des teinturiers (Persicaria tinctoria) en Asie orientale (Chine, Japon), l'indigo d'Assam (Strobilanthes cusia) en Asie du sud-est (Laos, Vietnam, Birmanie, Chine et Inde) ou la liane à indigo (Philenoptera cyanescens) en Afrique de l'Ouest (du Sénégal au Cameroun).


Cette plante a aussi des propriétés médicinales. Dans les médecines traditionnelles ayurvédique, sidha et yunâni (en Inde) elle est traditionnellement utilisée pour la constipation, les affections du foie, les palpitations et la goutte. La pharmacopée ayurvédique recommande l'usage de toute la plante séchée dans les phobies, les hallucinations et les perturbations mentales. Il a même été montré que les extraits de feuilles accroissaient la concentration en neurotransmetteurs dans le cerveau de rats après induction de crises d'épilepsies.

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L'Or végétal, une plante en or

par Utilisateur supprimé,
Or végétal

L'or végétal (Capim Dourado) est une herbe unique, avec une fleur blanche à tige de couleur dorée métallique. On la trouve dans une région du Brésil, le Jalapao,  en plein coeur du Brésil. Lorsque les tiges de la plante sont mûres et deviennent dorées, démarre la cueillette qui dure trois mois. Les communautés vivant dans les villages à proximité du territoire ont l'art de tisser cette plante de façon traditionnelle ou en font des bijoux..


L'ortie :urtica dioïca

par Françoise Venture,

J'ai choisie l'ortie

Résultat de recherche d'images pour "fabrication tissus avec tiges ortie"

les premiers textiles faits en fibres d'ortie viennent de la Scandinavie, d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.

On utilise la tige pour fabriquer des cordes et des toiles.

La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire une étoffe estivale plus fraîche. Le processus pour obtenir cette fibre est le même que pour le lin (rouissage, teillage...). l'aspect est similaire au lin


Ortie de chine :

Ramie

La ramie, appellée également "ortie de Chine", Boehmeria nivea, est originaire de la Chine et fait partie de la famille des orties.

Utilisée depuis plus de 6000 ans dans le textile, sa tige est constituée de cellulose quasi-pure et de très bonne qualité. On l'utilise donc pour des tissages résistants. Elle est imputrescible.

Fibre lisse, satinée et longue.

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Le jute (genre Corchorus)

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi cette plante parce que je voulais en apprendre plus sur cette plante... et j'aime le café, dont les grains sont souvent livrés dans des sacs en toile de jute.

C'est principalement l'espèce Corchorus capsularis L. qui est utilisée. Voilà quelques noms vernaculaires : Chanvre de Calcutta, Corète capsulaire, Corète textile, Gooni, Jute à capsules globuleuses, Jute à fruit capsulaire.

Le genre fait partie de la famille très diverse des Malvacées, qui comprend les hibiscus, les tilleuls, les baobabs et une autre plante à textile très connu : le coton.

L'Inde est le principal producteur  de jute mondialement, avec 65% de la production en 2003-2004.

Le jute est très peu utilisé pour les vêtements parce qu'il contient trop de lignine. Elle est utilisée pour le transport de marchandises, la production de cordes, le camouflage des militaires (!), comme isolant mais aussi comme géotextile : ces textiles qui permettent notamment de freiner l'érosion des sols.

[Merci aux contributeurices de Wikipédia, où j'ai appris ces choses : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fibre_de_jute et https://fr.wikipedia.org/wiki/Jute_(plante) ]

Image : Par Auyon — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=16936027


Annexe 1280px-Jute_Drying_Roadside.jpg

petites ballerines pour l'été

par Utilisateur supprimé,

Dans le livre " Le Bouleau, l'arbre à la peau d'argent", de Bernard Bertrand ( Editions de Terran, 2007), il y a un chapitre consacré à l'habillement en écorce de bouleau qui s'intitule: des sandales au 'soutif'!

L'auteur cite le livre d'un Finlandais, Raimo Toivonen, qui présente des vêtements entièrement conçus en écorce ( chapeau, veste, pantalon, bottes, jusqu'à la paire de gants et le soutien gorge)...Hélas, je n'ai pas pu trouver de photos de cet ouvrage, mais je joins la photo d'une paire de "laptis".

Les "laptis" étaient des chaussures traditionnelles fabriquées en écorce de tilleul, bouleau ou orme, portées par les plus pauvres habitants des forêts d'Europe du Nord depuis la préhistoire ( peuples finnois, baltes,et slaves orientaux). Elles étaient faciles à fabriquer, sur un moule de bois, mais d'une durée de vie courte. Les laptis ont été portées en Russie jusque dans les années 30. Aujourd'hui, elles sont vendues comme souvenir, ou pour le folklore ( source Wikipédia).

La mode est un éternel recommencement, n'est-ce pas?

Annexe 512px-Museum_of_History_of_Donetsk_metallurgical_plant_(012).jpg

LE PASTEL

par Arlette Borget,

L'Isatis Tinctoria est une plante crucifère d'une hauteur de 1 mètre environ, dont les feuilles jaunes et très odorantes s'épanouissent en Avril, Mai. Ce sont les feuilles récoltées de fin Juin, à la Toussaint, qui étaient  utilisées pour donner ce beau bleu pastel. Lavées, écrasées au moulin pastelier, les feuilles été transformées en bouillie que l'on mettait  ensuite en forme de boules, appelées coques; cette plante était cultivée dans le Lauragais, proche de Toulouse, appelé pays de cocagne, car les coques de pastel ont apporté une richesse jamais retrouvée à cette région de 1462 à 1562. En 1562 l'indigo grâce à son pouvoir colorant plus important a détrôné le pastel. On cultive de nouveau le pastel autour de Toulouse, et des boutiques recommencent à fleurir. 

Le pastel est utilisé pour la teinture des vêtements, des foulards, écharpes, lingerie, nappes, un large choix possible. Une chose m'intrigue et je n'ai pas d'explications: lorsque l'on teint un tissu dans un bain de pastel, il ressort d'un beau vert et ce n'est qu'en séchant qu'il devient bleu! Qui aurait une explication?

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Annexe .pastel en fleur et bois couleur pastel.jpg

Le coton et le denim

par Utilisateur supprimé,

Le coton est une fibre qui entoure les graines du cotonnier (Gossypium) :  après la floraison (fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales), des capsules s'ouvrent (fruits secs “déhiscents”) et laissent apparaître les graines fibreuses. De ces fibres, on tire le “coton”.

Le denim (déformation de “de Nîmes”) est un tissage très serré de coton fait à partir d'une trame blanche et d'une trame teintée au bleu de Gênes (qui a donné par déformation “blue jeans”). Ce bleu, initialement naturel, était composé à partir de l'indigotier (Indigofera tinctoria) et du pastel des teinturiers (Isatis tinctoria).

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Le sisal (Agave sisalana)

par veronique chomel,

Agave (du grec ancien : admirable) est un genre de plantes de la famille des Agavaceae. L'Agave sisalana, appelée communément sisal, est originaire de l'est du Mexique, où on la trouve sous l'appellation de henequénSisal est également le nom de la fibre extraite des feuilles de cette plante. Très résistante, cette fibre sert à la fabrication de cordage, de tissus grossiers et de tapis.

Les agaves servent à beaucoup d'autres choses : séchée et coupée en tranches, la hampe florale fournit des rasoirs et le jus tiré, des feuilles de la mousse semblable à celle du savon.

Les Indiens du Mexique utilisent l'agave pour faire des stylos, des clous et des aiguilles. La plante est aussi largement utilisée pour des haies le long des chemins de fer.

Le sirop d'agave (également appelé « nectar d'agave ») est utilisé comme une alternative au sucre en cuisine.

Séchées, les tiges peuvent être utilisées pour fabriquer des sortes de flûtes.

C'est enfin à partir de l'agave que l'on produit la tequila et le mezcal en Amérique latine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agave_sisalana
Annexe Agave-fourcroydes-Henequen1.jpg

se couvrir d'orties :Urtica dioïca

par annie fargue,

En Egypte les momies étaient déjà enveloppées de bandelettes en fibres d'orties.

On utilise la fibre de l'ortie

Récolter des plantes d'1,5m au moins, les effeuiller.

Rouissage par macération dans l'eau, puis séchage

Battre les tiges avec un battoir sans les casser. Il s'agit d'éliminer la partie dure de la tige

Obtention d'une filasse fine et brillante que l'on peut carder et filer

Des techniques industrielles utilisent des méthodes chimiques:

        rouissage avec bain de bicarbonate de sodium et chauffage à haute pression

       extaction des fibres par hydrolyse basique de pectine( par action de soude à ébullition , lavage et séchage)


600g d'ortie donnent 5g de fibre qui auraient des propriétés antibactériennes


S'habiller d'ortie reste cher

En France Velcorex Matières Françaises s'interesse à la production de tissu en fibre d'ortie, mais aussi d'autres centres (ENSAIA) cultivent l'ortie ainsi que certains artisants et tisserands


Annexe Ortie31-660x330.jpg

Quoi qu'il en soie...

par Utilisateur supprimé,

Je vais quand même parler du mûrier, ou Morus nigra l'hôte de ver à soie ou bombyx.
Certes, ce bel arbre est largement travaillé par le ver, qui à l’abri de son feuillage et nourris par ses feuilles et tiges, va créer un cocon avec un fil de soie, très fin et résistant. Sans cet arbre, la soie ne se serai pas développé autant en Europe, et Lyon n'aurais pu devenir capitale de la soie.
monographie morus nigra

le lin

par Utilisateur supprimé,

le lin est une plante herbacée annuelle, dicotylédone, famille des Linaceae

tige unique, à feuilles simples, lancéolées, organisées en spirales; la racine est pivotante;l'inflorescence est un cyme à plusieurs fleurs d'un bleu intense, à 5 pétales.

une fois arrachées, les tiges de lin doivent passer au rouissage, moment où l'humidité (du sol ou d'un bassin)fait sécréter, par les microorganismes du sol,des enzymes qui fragilisent la cohésion des fibres. Ensuite on enlève les pailles et les tiges sont broyées pour donner des fibres qui sont ensuite peignées, et tissées

le lin a été cultivé depuis l'antiquité pour cet usage, et de manière industrielle à partir du XIXème.

Annexe lin.jpg

l'ortie

par Chantal JEAN,

L'ortie est utilisée pour se nourrir (délicieuses soupes ou tartes) qui apportent des vitamines, des sels minéraux notamment du fer et de la silice.

 Elle est aussi utilisée pour se soigner  (dépurative et diurétique)

J'ai appris qu'au moyen âge, on utilisait les tiges pour faire des cordages. Actuellement on fait des recherches pour la tisser et faire des vêtements,... une alternative au coton gourmand en eau. ça serait sympa...

J'ai cherché quelle était l'ortie qui était utilisée: ce serait l'ortie de chine (boehmeria nivea) ou ramie. Dommage que ce ne soit pas notre ortie dioïque!

personnellement je porte un tee-shirt en chanvre depuis plusieurs années, très solide et bien agréable.

Désolée encore un problème d'image que je n'arrive pas à enregistrer...

teinture de calafate, berberis buxifolia

par Utilisateur supprimé,

 

Teinture à base de racines et de fruits du calafate, berberis buxifolia, que l'on trouve en Patagonie chilienne et argentine. Arbuste épineux commun, mesurant jusqu'à 1,50 m de haut. Pousse en terrain ouvert. Les peuples indigènes Tehuelches et Mapuches ont toujours utilisé les fruits et la racine pour teindre leurs vêtements.

On s'en sert aujourd'hui pour teindre la laine (des moutons patagons) des produits artisanaux vendus aux touristes.

La baie est comestible (confiture, coulis, sauces, etc...) et teint en violet. 

Les fruits non mûrs donnent une couleurs grise.

C'est surtout la racine qui est utilisée et donne une belle couleur jaune. 

 




Le Chanvre textile

par Utilisateur supprimé,

Le Chanvre textile est utilisé depuis la nuit de temps pour la confection des cordages de bateaux, des cordes, des sacs de transport ou de vêtements. On peut aussi en extraire un beau jaune pour teindre des tissus (grâce aux Flavonoïdes). On l'utilise aussi pour faire l'isolation des maison. On utilise toute la plante.

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le lin

par Annette Millet,

Le lin (linum usitatissimum)  est utilisé pour fabriquer des vêtements (ils se froissent facilement mais sont très agréables à porter en été) et des draps : la fibre est obtenue par filage de la tige. On peut la teindre. Autrefois on la cultivait aussi pour le bétail et on produit une huile, qui rancit vite, avec ses graines. Sa jolie petite fleur bleue est symbole de pureté.

Fibre végetale au Mexique

par eliane gaillard,

Version:1.0 StartHTML:000000198 EndHTML:000155482 StartFragment:000154941 EndFragment:000155422 StartSelection:000154941 EndSelection:000155422 SourceURL:https://fr.wikipedia.org/wiki/Agave Agave — Wikipédia

Les feuilles de plusieurs espèces fournissent des fibres : Agave rigida var. sisalana, chanvre-Sisal, Agave decipiens, chanvre faux-Sisal. Agave americana est à l'origine de la fibre « pita » utilisée comme fibre végétale au Mexique, dans les Antilles et le sud de l'Europe.

Version:1.0 StartHTML:000000198 EndHTML:000155538 StartFragment:000155048 EndFragment:000155470 StartSelection:000155048 EndSelection:000155470 SourceURL:https://fr.wikipedia.org/wiki/Agave Agave — Wikipédia

Le chanvre industriel

par Pierre Evrard,

le chanvre a été et est à nouveau utilisé dans de nombreuses applications: textiles, construction, cosmétique, isolation, alimentation, pharmacie...

vêtement végétal

par Utilisateur supprimé,

La fibre de pin

ensemble-cassis-g-94.jpg Le Lenpur® (brevet américain) ou "cachemire végétal" est issu de la transformation de la pulpe des branches des pins blancs canadiens en une fibre naturellement hydrophile, douce et très soyeuse. Avant de devenir une fibre manufacturable, la pulpe de pin suit un processus de transformation à base d'enzymes, le processus moderne de laviscose. Les vêtements réalisés à partir de bois ou de bambou portent aussi la mention « viscose ».
Cette fibre est jugée écologique car le bois utilisé provient uniquement des branches de sapins élaguées et non de sapins abattus. Il n'y a donc aucune opération de déforestation.


L'ORTIE

par Utilisateur supprimé,

L'ortie

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d'espèces de plantes herbacées à feuilles velues.

Une Fibre Textile écologique

Avantages des textiles en ortie 

Les fibres d’orties sont très longues, fines et très résistantes. Il est pratiquement impossible de les couper à la main comme on le ferait avec un fil à coudre.

L’ortie de Chine ou ortie blanche possède le même éclat et la même brillance que la soie. C’est ce qui lui vaut parfois le nom de soie végétale.

Sans teinture, elle a une couleur verte appréciée des militaires.

Au Moyen Age, les fibres d'ortie étaient largement utilisées pour fabriquer des cordages, des fils et même des vêtements. Cet usage est attesté en Pologne, du XIIe siècle au XVIIe siècle, jusqu'au remplacement de l'ortie par le fil de soie.

L’utilisation des fibres d’ortie biologique pour la production de vêtements ramène aux origines, quand les gens portaient des vêtements à base de fibres et de fils d’ortie biologique, au cours des 2000 dernières années, les traces les plus anciennes remontant à la fin de l’Age du bronze, à Voldtofte, au Danemark. On trouve également des preuves d’existence de fibres d’ortie biologique en Scandinavie, en Pologne, en Allemagne, en Russie et en Écosse mais aussi en dehors de l’Europe. Il existe en effet trois principales espèces d’orties qui peuvent produire des fibres – orties européennes, orties himalayennes et Ramie – cette dernière fibre étant produite commercialement en Chine et au Japon depuis un certain temps.

L’ortie intéresse de nouveau l’industrie textile pour ses qualités écologiques.

La fibre creuse de l'ortie présente des qualités très intéressantes en matière d'isolation thermique, grâce à sa capacité à emprisonner de l'air dans le tissu. Cette propriété naturelle peut être exploitée par les fabricants pour obtenir une étoffe isolante ou au contraire une étoffe estivale plus fraîche.

Par ailleurs, l'ortie est une alternative intéressante à la culture du coton ; c’est une plante vivace dont la culture ne nécessite aucun produit polluant.


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Le pastel des teinturiers

par DANIEL METAYER,


Après de nombreuses opération de broyage ,séchage  et fermentation on extrait des feuilles un pigment indgo jadis très utilisé avant d'être remplacé par l'indigo extrait de l'indigotier , plus riche en pigment, puis les colorants de synthèse.

on trouve de tès belles photo de la plante sur Téla Botanica

La ronce

par Isabelle Celerier,

Pour ma part, je choisis la ronce.

Ses feuilles nous donnent de jolis gris tandis que les mûres (si nous ne les mangeons pas toutes ....) donnent de beaux violets qui peuvent virer au bleu ardoise avec un corps alcalin (savon...).

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Le Cannabis sativa (chanvre)

par Catherine Gourlay,

Sources : http://www.rueduchanvre.com/Textile/Informations/Infos_textile.htm

Attention : ne pas confondre avec le Cannabis indica, le chanvre indien, utilisé pour sa fumée hallucinogène ! 

Les feuilles, opposées sur la tige, se découpent en 7 longs et fins folioles dentés et nervurés. Elles s’étagent sur la tige, diamétralement opposées aux feuilles du dessous.
Le fruit est une akène dont la graine renferme un embryon charnu, le chènevis.

Cette espèce est produite pour différents usages : tissus, construction, cosmétique, isolation phonique et isolation thermique, huiles, cordages, litières, combustibles, papeterie, alimentation humaine, alimentation animale, agrocarburants, matériaux composites en association avec des matières plastiques… pour plus d'informations, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Cannabis_sativa#Historique

Les coûts de production dans l’industrie textile restent élevés, ce qui freine son utilisation pour la fabrication de vêtements.  Toutefois ses propriétés antibactériennes, de protection contre les rayonnements UV ou autres, de transfert thermique rapide, sa solidité et sa culture non polluante pourraient accroître son utilisation dans la production de vêtements écologiques. Peut-être alors, les coûts de production pourraient-ils baisser ? Voir les détails sur http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/textiles/

De nos jours, le rouissage est évité : les andains sont pressés en balles et stockés, puis les tiges sont passées dans un moulin à marteaux ou broyeur qui les frappe fortement pour en séparer les fibres. Le résidu ligneux constitue la chènevotte, utilisée notamment dans le bâtiment.
Les fibres sont ensuite filées et éventuellement tissées.


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Annexe Transformation du chanvre.JPG
Annexe Vue de tissus et échevaux teintés.jpg

Le Tencel

par Lucie Roberge,

Fibre cellulosique produite à partir de pulpe de bois de feuillus, d’eucalyptus ou encore de bambous. On obtient un tissu écologique « respirant ». En effet, il absorbe l’humidité 1,5 fois plus que le coton.

Son rendu très doux au toucher et fluide, entre le coton et la soie, en fait une matière particulièrement agréable à porter, notamment pour les peaux les plus sensibles. Le Tencel est aussi réputé pour son caractère résistant, absorbant et quasi infroissable.

Le Tencel est entièrement biodégradable, en 6 semaines dans un tas de compost aéré. Sa fibre ne nécessite pas de traitement blanchissant car elle est naturellement très propre.


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Le chêne-liège

par Véronique Suzanne,

Résultat d’images pour vetement tout en liège
Version maroquinerie
Robe en liège
Version robe

Après recherche sur le net, je me suis aperçue que les vêtements en "liège véritable" étaient composés de 60% de bois, de 26% de polyester et de 11% de coton (mystère pour les 3% restants!).

Personnellement quand je pense "liège", j'imagine plutôt les bouchons qui habillent les bonnes bouteilles mais surtout à un splendide chêne-liège qui s'épanouit sur les Quais des Fleurs à Montreux (CH). Grand, large, touffu, équilibré, au tronc crevassé qui peut nous raconter mille histoires...il est royal !

 Chêne-liège


Le sang de dragon

par Utilisateur supprimé,

Assez fana des plantes médicinales, quelques anecdotes facilitent l'apprentissage et la reconnaissance des plantes que l'on rencontre.

Ma préféré c'est le millepertuis perforé, qui en plus des ses propriétés bienfaitrices (anti-oedémateux, adoucissant, ...) permet de réaliser une magnifique teinture végétale et naturelle.

En effet, avez-vous remarqué que les fleurs de cette plante se teintaient par moment de rouge ? N'avez-vous jamais réaliser de l'huile rouge de millepertuis ? Dans ce cas, lorsque vous rencontrerez cette plante, prenez quelques fleurs et frottez les entre deux doigts !

Vous obtiendrez du "sang de dragon", un rouge sombre, un peu violacé, superbe pour colorer la laine.

Annexe httpsapi.tela-botanica.orgimg000206870L.jpg

Ajonc d'Europe

par Utilisateur supprimé,

L'ajonc d'Europe (Ulex europaeus), famille des fabacées, est un arbuste commun dans la forêt de pins du sud des Landes où je vais souvent. Ses feuilles sont petites, linéaires et les tiges comportent de nombreuses épines. Les fruits sont des gousses qui contiennent des graines toxiques. Ses fleurs jaune d'or auraient des propriétés tinctoriales grâce aux flavonoïdes et caroténoïdes qu'elles contiennent et donneraient aux tissus une belle couleur jaune.


Photo du 24/01/2018 à Ondres(40)

Des graines ravissantes...

par Béatrice LE MOËN,

Avec mes amis jardiniers nous avons cultivé il y a 2 ans une superbe poacée : Coix lacryma-jobi ou Larme de Job et fabriqué de magnifiques petits bracelets avec les graines de cette jolie graminée.

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Annexe Larme de job.jpg

Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin 

J'ai souvenir d'avoir dormi dans des drap de lin (un peu rêche) il y a quelques années.

Linum usitatissinum, cultivé depuis plus de 5000 ans avant JC (Iran , Irak).

www-zelen.cz

Sa tige sert à fabriquer des fibres utilisé pour la création de tissu, habit, drap ect..

WikipédiaWikipédia

Drap de LIn ( laredoute.fr)

Il entre aussi dans la composition de différents matériaux, matériaux composite, papier, panneaux de particules.

Ses graines peuvent faire de l'huile,( peinture, vernis, mastic)ou servir de nutriment.

Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin / Linum usitatissinum

La partie utilisée afin de confectionner des textiles (vêtements, nappes, rideaux, draps...) est la fibre végétale de la plante.

Propriétés : Les fibres de lin sont réputées pour leur haut pouvoir d’absorption de l’eau. Des pectines que l’on retrouve dans les textiles en lin et qui leur confèrent un caractère « vivant », thermorégulateur. Elles se gorgent d’eau ou s’en libèrent, selon les conditions climatiques, jusqu’à 20% de leur poids sans provoquer de sensation d’humidité au toucher. Une sensation de bien-être garantie.

1- LE ROUISSAGE

Suite à l'arrachage de la plante, on soumet cette dernière à de l’alternance de pluie et de soleil qui permet au lin de rouir. Grâce à l’action des micro-organismes et des bactéries présents sur le sol, le rouissage élimine la pectose qui soude les fibres textiles à la partie ligneuse de la plante.  L’objectif de cette dégradation est de faciliter l’extraction des fibres. C'est également au cours du rouissage que sont récoltées les graines pour la production de la semence.

5- LE TEILLAGE

Les fibres du lin sont contenues dans l’enveloppe externe de la tige, communément appelée « paille ». Pour pouvoir les exploiter, il est nécessaire de les extraire et de les débarrasser du bois présent au centre de la tige. Le processus qui suit est mécanique, ses étapes qui sont successives sont l’égrenage, l’étirage, le broyage et le battage. Les fibres obtenues se classent en deux catégories : fibre longue (le long brin ou filasse) et fibre courte (les étoupes).

6- LE PEIGNAGE

La fibre est parallélisée, calibrée et étirée sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.

7- LA FILATURE

Il s'agit là de différentes opérations qui permettent de transformer les fibres en fil. Régularisé et étiré, le ruban devient mèche et est ensuite filé en appliquant une torsion. Les techniques varient selon le type de fil à produire : la filature « au mouillé » avec immersion dans une eau chauffée à 60°C ou la filature « au sec » pour des fils plus rustiques et plus épais (décoration, cordes …).

8- LE TISSAGE

Le principe  : insérer le fil de rame entre deux nappes formées par les fils de chaîne, les dispositifs de commande et les modes d’insertion de la trame bénéficient aujourd’hui de nombreux perfectionnements, faisant appel aux techniques de pinte. 

9- LE TRICOTAGE

Les filateurs européens ont réussi à améliorer le titrage des fils et à faciliter le tricotage pour donner naissance à une nouvelle génération de fils extra fins, réguliers et particulièrement lisses. L’objectif : réaliser des mailles de lin, sensuelles et caressantes, souples et élastiques.

10- L’ENNOBLISSEMENT

Ultime étape de traitement des tissus, l’ennoblissement regroupe les traitements destinés à modifier l’aspect des fils ou des tissus de lin et leur conférer les valeurs recherchées par les consommateurs en termes de confort, d’esthétique, de fonctionnalité. Quatre catégories s’y distinguent : le blanchiment, la teinture, l’impression et les apprêts.

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L'Artichaut

par Utilisateur supprimé,

L’artichaut (Cynara cardunculus var. scolymus (L.) Benth.) est une plante de la famille des Astéracées (ou Composées) appartenant au genre Cynara. C’est un chardon domestiqué et cultivé.

On désigne sous le nom d'artichaut à la fois la plante entière et sa partie comestible, l'inflorescence en capitule, appelée aussi tête d'artichaut.

Ce sont ses feuilles qui sont intéressantes en teinture. En effet elles donnent à la laine de belles teintes jaunes claires.


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Rouge de betterave

par Gérard HUMBERT,

Si la BETTERAVE ROUGE est excellente à la santé comme aliment (en bio bien sûr ! ) elle peut aussi servir à teinter !

On utilisera la partie comestible habituelle après l'avoir faite cuire ... ça teinte les textiles en joli rose, ainsi que ....

les cheveux !

La photo provient du site www.recettes4saisons.be/.


Annexe Betterave.jpg

le lin

par Utilisateur supprimé,

Linun usitatissimum

Famille linaceae

Plante herbacée annuelle cultivée pour les fibres textiles et les graines oléagineuses. Utilisé depuis des milliers d'années.

100 jours après le semis la plante atteint 1 m avec 80 à 100 feuilles, (la fleur bleue ne vit que quelques heures) ensuite arrive l'arrachage  et les tiges sont disposées sur le sol (les graines deviennent brun rouge) pour la phase de rouissage de juillet à septembre ; le teillage vient ensuite pour séparer la fibre située dans la partie externe de la tige cela consiste à égrener, étirer, broyer et battre ; alors 2 catégories de fil apparaissent : long appelé filasse ; court appelé étoupe. Le peignage est la première opération de filature et se réalise par les teilleurs : la fibre calibrée  est étirée en ruban doux et lustré pour être filée. La filature régularise et étire le ruban qui devient mèche et est filé en torsion  ; il y a 2 moyens de filer : "au mouillé" à 60 ° pour l'habillement et "au sec" pour la décoration, les cordes.

Le tissage est le plus beau en Europe avec des techniques de pointe pour les tissus comme le sergé, le prince de galles, le velours, la gaze, le satin. Viennent ensuite le tricotage pour des mailles souples et l'ennoblissement pour traiter et modifier l'aspect des fils ou tissus et leur apporter l'esthétique avec ses 4 dernières opérations : blanchiment, teinture, impression, apprêts.

Et maintenant nous pouvons avoir de beaux vêtements pour nous habiller dans cette matière très agréable.

N'oublions pas la graine oléagineuse utilisée en cosmétique et naturopathie.photo google lin bleuphoto google

L'Epilobe, plante au poil!

par Utilisateur supprimé,

J'avais choisi l'Ortie comme sujet...Mais il n'y a pas autant de plantes que de "moqueurs" et celle-ci est déjà prise. Il est vrai que comme succédané du Coton, l'Ortie est plus intéressante que l'Epilobe à feuilles étroites (Epilobium angustifolium) ! C'est une jolie plante de nos montagnes tarnaises plus connue sous le nom de Laurier de St Antoine.

Lors des pénuries de coton, ses aigrettes (longs filaments blancs des graines) ont été utilisées pour faire des vêtements. Mais il paraît que les vêtements réalisés n'étaient pas très solides. L'avantage, c'était que le produit était bio-dégradable!

 

Fleur de lotus...

par océane Morisseau,

https://chine.in/actualite/photos-fleurs-jardin-botanique-taipei_66290.html

"Au nord du Cambodge, la fleur de lotus est recherchée. Pourtant, c'est dans sa tige que se trouve le trésor : un fil permet de créer un tissu innovant, doux et imperméable. Awen Delaval, créateur de tissus à Siem-Reap, au Cambodge, a remarqué, un jour, à l'intérieur d'une tige de lotus, un fil, particulièrement doux. Il met à profit dix années passées à la tête d'une coopérative textile pour créer un tissu unique : totalement imperméable et anti attachant." 


Un oiseau se repose sur une tige de lotus au Jardin botanique de Taipei à Taiwan

Viscose de Bambou

par Utilisateur supprimé,

Fibre de bambou

Fibre de bambou vue au microscope

La fibre de bambou est une fibre de cellulose extraite ou fabriquée à partir de bambou naturel. Elle est fabriquée à partir de la pâte de bambou. Elle n'est généralement pas fabriquée directement à partir des fibres de la plante, c'est une fibre synthétisée à base de cellulose de bambou.

Le bambou jouit d'une grande popularité car il est associé à l'écologie. Les producteurs apprécient le fait que le bambou se cultive rapidement (principalement Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis, comme en Chine, dans la Région des Trois Rivières) et qu'il peut également servir à améliorer la croissance économique des pays en voie de développement. De plus, c'est une fibre artificielle à base de lignine (cellulose) dont la culture entraîne une diminution des gaz à effet de serre1, par opposition à la plupart des fibres chimiques synthétiques comme le polyester. (source wikipédia)

La viscose de bambou est très douce et agréable à tricoter sourire, par contre sa production entraînerait des problèmes de déforestation et sa transformation, de la pollution chimique!


Garance des teinturiers

par Françoise ENGERRAND,

Rubia tinctorum ,famille des Rubiacées

Le rhizome de la plante fournit un colorant rouge.C'est l'une des plus anciennes plante tinctoriale et a été cultivée dans ce but jusqu'au début du 20ème siècle.

Elle a été utilisée pour teindre les pantalons des uniformes des soldats de la première guerre mondiale.....pas trés camouflage ...!

Annexe 290px-Rubia_tinctorum_-_Köhler–s_Medizinal-Pflanzen-123.jpg

Indigotier Indigofera tinctoria

par Utilisateur supprimé,

L'indigotier est un arbuste de 60 à 120 cm de haut de la famille des Fabacées dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture d'indigo.

Sa culture est ancienne de plus de 4000 ans la plante est exploitée en Inde, au Proche-Orient et en Égypte.

La feuille comporte de 9 à 13 folioles. Les folioles sont opposées, à poils clairsemés en dessous.

L’indigo : La couleur bleue est due à une seule molécule, nommée indigotine ou indigo.

L'indigotier ne contient pas de pigments colorants directement transposables par le bain de teinture

Le colorant bleu provient des feuilles de lʼindigotier et est produit par une fermentation des feuilles pour libérer l'indoxyle qui est incolore et soluble dans l'eau. L’oxydation en présence d'air de l'indoxyle conduit à la formation d'indigo, cette opération se fait spontanément à l'air, lorsqu'on suspend le tissu imprégné de teinture.

La demande en teinture d'indigo ne fit que croître pour l'industrie textile durant la révolution industrielle et pour assurer la teinture des uniformes militaires un peu partout en Europe.

Annexe Indigotier.jpg

Le Tilleul de Hollande (Tilia x vulgaris)

par Utilisateur supprimé,

 Le Tilleul de Hollande (Tilia x vulgaris), également appelé Tilleul intermédiaire, est un hybride naturel de Tilia platyphyllos et Tilia cordata.

D'aprés lesarbres.fr/

Le tilleul de Hollande à été utilisé dans le "tressage et tissage : paniers, cordages, toiles, voiles, sandales, nattes (fibres de l'écorce)." 

De l'écorce, "on extrayait des fibres, la teille, qui, par rouissage, faisaient des cordes, des nattes et des tissus grossiers." 

On peut lire également que le fibre ou bast du Tilia à été utilisé par le peuple Ainu du Japon pour tisser leur vêtements, et que des fouilles en Angleterre ont montré que le fibre obtenu de l'écorce était convoités pour fabriquer des vêtements pendant l'age du Bronze.... 

 

Annexe Hollandse_linde__Tilia_x_vulgaris__Common_lindenimg_4993.jpg

Chanvre

par Utilisateur supprimé,


http://lachanvriere.com

La fibre de chanvre a été très largement utilisé par le passé dans des domaines aussi divers que la fabrication de vêtements, de papier, de cordages et de voiles.

Ce sont les Arabes qui ont rapporté de Chine la technique de fabrication du papier à partir de chanvre et qui l’ont perfectionné avant de l’introduire en Europe au début du XIe siècle.

Remarque:

La première Bible imprimée par Gutenberg aurait ainsi été réalisée sur du papier de chanvre, un matériau qui est resté en usage jusqu'au XIXe siècle. 

Annexe Unknown.jpeg

Ortie dioïque

par Utilisateur supprimé,


Dans le jardin...ci-dessus
Sur le net...ci-dessous

Un document très instructif :  (extrait du sommaire)

Usage de l’ortie à travers le temps..................................................................................... 29
Usage textile .....................................................................................................................34
Caractéristiques de la fibre d’ortie................................................................................. 34
Histoire .......................................................................................................................... 35
Usage moderne .............................................................................................................. 36
Méthode d’extraction de la fibre d’ortie........................................................................ 38

Thèse de pharmacie, Rouen 2015 J. Delahaye   .https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01232406/document

le thé

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Le thé est riche tanin.

Il faut utiliser de préférence un thé de chine car les feuilles ont fermenté et le bain de teinture prend plus facilement. 

thé

Il était utilisé par ma grand-mère pour redonner un peu d'éclat aux habits de couleur noire. Mais il donne surtout des couleurs beige, rose ou caramel.

Cotonnier.( famille des malvacée)

par Utilisateur supprimé,

Première fibre textile du monde, les graines du cotonnier sont recouvertes de longs poils unicellulaires d'aspect soyeux qui commencent à pousser dès la fécondation et constituent les fibres de cotonformées de cellulose quasiment pure.Ces fibres sont utilisées pour la fabrication de coton hydrophile, de fil ou d'étoffe.

Le Pastel des teinturiers

par Utilisateur supprimé,

Le Pastel des teinturiers (ou Guède)


Photo : domaine public, Amédée Masclef, Atlas des plantes de France 1891

Source : Wikipédia 


1- La plante 

(d'après Wikipedia)

Le Pastel des teinturiers ou guède (Isatis tinctoria L.) est une plante de la famille des Brassicacées.

La première année, la plante forme une rosette de feuilles basales pétiolées. Ses feuilles sont d'un vert un peu glauque de 15−20 cm de long.

Les fleurs sont petites et jaunes (3−4 mm). Elles ont 4 sépales verts, de 2 mm, de 4 pétales jaunes, en croix, de 3−4 mm de long, alternes avec les sépales, de 4 (+2) étamines , 2 carpelles ouverts soudés par les bords.

La floraison se fait en avril-juin. C'est une plante mellifère, visitée par les abeilles.

Les fruits sont des siliques de petite taille 10−20 mm de long, pendantes, de couleur brun noirâtre, oblongues en coin, atténuée à la base ; les graines sont brunes de 2−3 mm de long, ailées.

Ce sont les feuilles qui sont récoltées pour la production de teinture bleue.


2- l'usage tinctorial 

(d'après le site "Les fils du temps" lesfilsdutemps.free.fr/tincto.htm )

Le pastel est l'une des sources de bleu les plus utilisées en Europe. Son nom gaulois (le Glastrum) montre l'importance de cette plante sacrée à l'époque de la Tène finale qui possède un fort pouvoir religieux et guerrier. Les Bretons et les Pictes se peignaient le corps avec, ce qui fit dire à César que les femmes de ces peuples ressemblaient à des éthiopiennes. Le pastel fut ensuite cultivé dans plusieurs régions d'Europe, surtout à partir du XIIIe siècle avec le triomphe de la couleur bleue. Il fit la fortune de régions diverses comme Amiens mais surtout Toulouse et Albi. Aujourd'hui, la culture du pastel est relancé à Lectoure pour produire des colorants, pigments à base de feuilles de pastel.


Rhubarbe

par Utilisateur supprimé,

Rhubarbe Rheum rhabarbarum 

Jaune, orange Notre rhubarbe cultivée est moins riche en pigments que la rhubarbe de Chine ou la rhubarbe offi cinale. On utilise principalement le rhizome qui donne des tons orangés plus ou moins foncés, solides à la lumière et au lavage. On peut aussi utiliser les feuilles, qui donnent du jaune mais moins résistant.

 Au Tibet, les rhubarbes sont la principale source de teintures jaunes et orangées des tapis tibétains. Le jus des tiges est utilisé comme mordant ou comme agent réducteur des cuves à indigo

Source : https://www.nature-namur.be/medias/publi/le-livret-guide-du-jardin-des-plantes-a-couleurs.pdf


LE JUTE

par Yvette Faure,

Jute (plante) Corchorus capsularis

Pas de robe en JUTE, mais c'est un textile qui revient en force dans l'agriculture.

Le jute, en tant que fibre végétale, est peu adapté à la production de tissus pour l'habillement, à cause de sa trop forte teneur en lignine.. Le jute sert à la fabrication de cordes. On cherche désormais à diversifier son utilisation dans le tissu d'ameublement et notamment dans le domaine du géotextile, c'est-à-dire de tissus grossiers destinés à retenir la terre.
Annexe tapis jute.JPG

l'ortie

par Line BERNARD,

L'ortie: Urtica dioïca

Utilisée dès l'antiquité pour confectionner cordes et vêtements. Détrônée par le coton elle est à nouveau mise en avant pour ses qualités: facile à cultiver sans traitements chimiques, biodégradable, légère et solide.

C'est la tige de la plante qui est utilisée: récoltée quand l'ortie est suffisamment haute et large de tige. 

Il faut enlever la partie extérieure de la tige: plusieurs façons de faire:sur tige fraîche: au couteau , rouissage à l'eau ( peu ) ou à la vapeur. Sur tige séchée l'épiderme  se détache seul.

Les fibres sont séchées puis assouplies (martelage doux ). Elles peuvent ensuite être tressées ( cordes) ou filées (tissage de vêtements, draps....) ou tricotées. Les tissus obtenus permettent une régulation thermique grâce à l'air présent dans les fibres.

D'autres espèces d'ortie sont utilisées: l' himalayenne et ramie en Chine et au japon

Photos: jeune ortie du jardin et son ombre chinoise

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Le lin (Linum usitatissimum)

par Jean-Marc MAISONNEUVE,

Le lin est connu pour ses nombreuses propriétés médicinales. Une de ses variété, linum usitatissimum, sert à la fabrication de linge de maison et de table et des tissus d'ameublement. On le retrouve, partiellement ou non, dans les vêtements.

Dans l'industrie textile, on utilise la fibre de la plante. Le tissu est obtenu après de nombreuses opérations techniques : rouissage, retournage, enroulage, teillage,...

La photo de fleur de lin que je présente provient du site suivant : 

http://canope.ac-besancon.fr/flore/Linaceae/especes/agrandissement/loupe_linum_usitatissismum.htm


Annexe fleurs de lin.jpg

j'ai la banane

par Utilisateur supprimé,

Musa balbisiana

C'est un bananier sauvage. La banane est pleine de graines. Mais il est surtout prisé à Okinawa pour ses fibres longues et blanches. Après un long processus (séparation des fibres, filage, teinture, tissage), on fabrique un tissu traditionnel. Après une longue période de recul, cet artisanat connait un regain d'intérêt grâce notamment  à la demande de stylistes de Tokyo et de Milan. Il est soit travaillé seul, soit mélangé à de la soie. Les fibres extraites du centre du bananier sont les plus fines. Il faut 100 bananiers pour en faire une étoffe.

chanvre textile: cannabis sativa

par Utilisateur supprimé,

Utilisé depuis très longtemps pour faire des tissus, des cordages dans la marine. Nécessite une longue préparation pour être utilisable, en particulier 10 jours de trempage dans l'eau, au début. On utilise les fibres périphériques de la tige pour le tissage, les fibres centrales des tiges sont isolantes.

le chanvre est de la même famille que le houblon

chanvre: wikipedia, article bien documenté

Annexe 20180411_085557_resized.jpg

Coton du desert

par Elodie Spagnol,

Le coton du désert (Aerva javanica ) 
- traditionnellement elle est récoltée en Arabie pour rembourrer des coussins et des tapis de selle.
C' est une plante herbacée, à tiges multiples et à bois tendre et porte de larges feuilles qui peut atteindre une taille d'environ 1,6 mètre de haut. C’est un arbrisseau rameux à feuillage touffu d'une blancheur laineuse, provenant de poils crème, fins et denses qui recouvrent toutes les parties de la plante. Les inflorescences blanches épaisses, avec  de minuscules fleurs blanches veloutées en épi au sommet des tiges ; de la famille des Amarantacées.

Présent dans une grande partie de l'Afrique (y compris Madagascar), dans tout le Sahara central et en Mauritanie.

Autre nom : kapok

Cette herbe est profondément enracinée, et est utilisée comme liant de sol dans la récupération du désert. 
En médecine traditionnelle, on pense que les graines guérissent les maux de tête.

Bon à savoir :

- elle est utilisé pour le combustible et  comme fourrage pour les ruminants. Bon pâturage pour les chameaux et chèvres.

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L'indigo dans le succès de nos jeans !

par Utilisateur supprimé,

Je crois que je n'ai pas été assez rapide sourire
Je ne vais donc pas copier Annick !

Juste rappeler le lien bien documenté, je crois, de Wikipédia, sur la façon de passer des feuilles de l'Indigotier (Indigofera tinctoria)  à la couleur aussi de ... nos jeans,  même s'il y a sans doute bien longtemps qu'ils sont teintés avec la même molécule mais fabriquée par synthèse chimique industrielle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Indigotier

Nîmes était spécialisée dans la teinture bleue des toiles de cotons qui donnèrent les jeans Denim ...

https://www.bonnegueule.fr/le-pigment-indigo-12-histoire-culture-et-procedes-de-teinture/


L'asclépiade

par Utilisateur supprimé,

Bonjour,

J'ai choisi l'asclépiade car elle a retrouvé ses lettres de noblesse après avoir longtemps été considérée comme une mauvaise herbe !! Non seulement elle est essentielle à la survie du papillon monarque mais elle pourrait détroner le duvet de canard ou d'oie dans l'industrie textile !!

Aujourd’hui, la soie de l'asclépiade est cultivée commercialement et utilisée pour le rembourrage des douillettes et des oreillers, dans l’industrie textile pour la confection de vêtements chauds qui repoussent l’humidité. On la surnomme ''la soie d'amérique''.

Voir source : http://espacepourlavie.ca/les-asclepiades-indigenes-du-quebec

Françoise

Annexe Asclepias-syriaca-0260-asc-00045.jpg
Annexe asclepias-syriaca-jbm014917.jpg

Le Chanvre

par Utilisateur supprimé,

Cannabis sativa, chanvre textile


Les plus anciens tissus d'habillement retrouvés intacts sont des étoffes de chanvre découvertes en Chine et datant de 4000 ans avant J.C.

Les fibres de chanvre permettent de produire un textile quasiment inusable, résistant à l'humidité, à la chaleur, aux insectes et à la lumière. Elles sont utilisées pour fabriquer des vêtements, chaussures, linge de maison, bagagerie, cordes, voiles de bateau... et aussi du papier.

Les fibres utilisées pour le textile sont issues de la partie périphérique de la tige.

Avant de pouvoir être tissé, le chanvre doit subir toute une préparation après récolte :

- le rouissage consiste à le laisser séjourner dans l'eau une dizaine de jours pour que les fibres se détachent

- le broyage

- le teillage, opération mécanique qui permet de séparer les fibres textiles du bois et de l'écorce

- le peignage consiste à débarrasser les fibres textiles des impuretés afin d'améliorer l'opération de filature


Le lin

par Utilisateur supprimé,

Cliché : France Poulain

Normandie, Champ de Lin dans l'Eure, Cliché France Poulain

Le choix de cette plante est tout d'abord esthétique : venant de Normandie, cette plante égaye nos paysages lorsqu'elle est en fleur. Ceci est très bref, puis elle est coupée et laissée sur place afin de sécher. Les tiges seront retournées plusieurs fois avant d'être récoltées.

Ce sont les fibres de cette plante qui sont utilisées pour la confection de vêtements mais aussi de linge de maison. Plusieurs étapes sont nécessaires, dont le teillage, qui permet de séparer les graines des pailles puis les fibres de la paille, le peignage, et la filature, pour terminer par le tissage.

Cette plante est quasiment entièrement utilisées puisque les fibres sont utilisées mais aussi les graines pour réaliser des huiles de lin notamment.

La fibre d'ananas : alternative au cuir animal

par Audrey Gross,

La fibre des feuilles d'ananas peuvent être une alternative à l'utilisation du cuir animal.
Le matériau obtenu s'appelle du Piñatex.
Les fibres qui composent la Piñatex sont extraites de feuilles d’ananas sur les plantations de fermiers avant que ces derniers ne coupent le fruit et ne se débarrassent des feuilles. Ces feuilles subissent alors un traitement industriel à la fin duquel un textile est produit. 
https://nwocontrepeuple.wordpress.com/2014/12/26/alternative-au-cuir-animal-la-fibre-dananas/

Apparemment pour 1m² de Piñatex il faut 480 feuilles, soit l’équivalent de 16 ananas.
Je n'ai pas trouvé ce qu'est le traitement industriel opéré.
Quelqu'un sait?



Pastel des teinturiers

par Utilisateur supprimé,

Isatis tinctoria famille des Brassicaceae,

« Utilisée comme plante médicinale et tinctoriale par les Grecs et les Romains de l'Antiquité, elle fut largement cultivée au cours du Moyen Âge et de la Renaissance, en Europe, pour la production d'une teinture bleue, extraite des feuilles » https://fr.wikipedia.org/wiki/Pastel_des_teinturiers

La région du Lauragais que j’ai habitée de nombreuses années a fait sa richesse de cette culture. Elle lui a valu l’appellation de pays de cocagne, dérivé du patois local désignant les coques, boules de feuilles prêtes pour la teinturerie.

http://www.lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/PASTEL/PASTEL01.htm

La plante Isatis tinctoria, ou pastel a été utilisée longtemps en teinture de tissus, elle a été détrônée par l’indigo. « La couleur indigo est celle obtenue à partir de l'indigotier. La teinture obtenue à partir des indigotiers comporte une forme isomère rouge de la matière colorante donnant un bleu tirant sur le violet, alors que celle obtenue à partir du pastel tend plus vers le vert, à cause de la présence de flavonoïdes dans les feuilles. » wikipedia. En 1880, A. Bäyer synthétisa l'indigotine.

Pour nos jeans, le Denim est une serge bleue qui pour les américains est originaire de Nîmes. Depuis la période entre deux-guerres la teinture est chimique. Cependant, L'indigo naturel à la surface du fil se décolore avec le port et les lavages et donne un effet recherché actuellement. https://fr.wikipedia.org/wiki/Denim


Paja toquilla et chapeau Panama

par EVELYNE LESTRIEZ,

 Le chapeau : Panama

Les feuilles d'un palmier : Carludovica palmata (Cyclanthaceae) d'Amérique du Sud communément appelé "paja toquilla" sont utilisées pour fabriquer le célèbre chapeau de Panama. Cette palme tropicale pousse dans une vaste zone qui va des contreforts des Andes sur la côte du Pacifique jusqu'à l'Amazonie. Les jeunes feuilles sont soigneusement lavées, séchées, découpées en lanières et tissées entièrement à la main de façon centrifuge. Les premières exportations vers l'Europe se firent au départ de Panama, d'où la dénomination "erronée" puisqu'ils sont fabriqués en Equateur.

Paja Toquilla

Tressage


Les hommes bleus et l'indigo

par Utilisateur supprimé,

L'indigo est une teinture bleue extraite des feuilles de Indigofera tinctoria, l'Indigotier. C'est un arbuste  de la famille des Fabaceae, haut de 60 à 120 cm à l'état sauvage. Son origine est incertaine, il serait indigène en Afrique, Asie tempérée et tropical, Australie. Il s'est naturalisé aux Antilles françaises, Réunion, Île Maurice où il a été importé pour le cultiver.

Chez les Touaregs (nomades de la zone sahélienne de l'Afrique), gandouras, tuniques, voiles, chèches et autres vêtements sont trempés dans l'indigo.

Portés ses vêtement déteignent sur la peau (visage) donnant un air mystérieux à ceux qui les portent. Souvent tempes, joues, lèvres, et parties découvertes sont frottées  avec la chèche (tissu qui couvre la tête et une partie du visage) pour leur donner la couleur bleue qui représente aux yeux des Touaregs l'immensité du ciel etla liberté.

C'est pourquoi ces hommes au visage et vêtements bleus ont été nommés  "les hommes bleus du désert".

Sources pour le texte et les images:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Indigotier

https://www.gralon.net/articles/maison-et-jardin/jardin/article-l-indigotier---presentation-et-culture-9545.htm

http://www.tamoudre.org/touaregs/musique/lhomme-bleu-symbolique-de-lindigo/

https://guizhou.hypotheses.org/232

https://www.dechevre.be/burkina/accueil?start=420




Annexe 03 bleu indigo de la tete aux pieds.JPG
Annexe 1280px-Indigo-guizhou-1024x768.jpg
Annexe thumb-l-indigotier---presentation-et-culture-9545.gif.jpg

Févier épineux d’Amérique

par Joanne FRECHETTE,

Le févier épineux d’Amérique produits de longues fèves qui servent aussi à teindre du textiles

les feuilles sont appréciées des caribous  les graines du févier peuvent faire un succédané de café Ce très grand arbre peut servir d’abri et nourrir beacoup d’oiseaux Les fleurs sont très sucrées ça sent très bon l’été 

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Févier_d%27Amérique 


Le lin cultivé (Linum usitatissimum)

par Utilisateur supprimé,

Un champion français qui rend les champs de Normandie d'une grande beauté. Mais il faut aller vite les fleurs ne durent que quelques heures! Une fois arrachés, les plans sont laissé sur le sol pour le rouissage par la pluie et le soleil en alternance. 

Les balles de lin partent ensuite en Asie (Chine,...) pour être transformées en  tissus, qui reviennent nous habiller pour l'été.

Voir le site : 

http://www.mastersoflinen.com/fre/lin/8-de-la-graine-a-la-fibre__

qui illustre bien la vie du lin.

Ortie

par Utilisateur supprimé,

Voilà une photo prise au Musée de la Grande Guerre à Meaux, l'année dernière. J'avais beaucoup aimé cette paire de chaussures. Mais je ne sais pas si c'est confortable et durable...

Annexe 17796804_184852448693622_6722955062718156082_n.jpg

feuille de LA DONG

par Utilisateur supprimé,

bonjour

on va parler culinaire ,il s'agit de feuille avec un pétiole de 7 à 60cm, et d'un limbe ovale à elliptique de 25 à 55 cm de long, et, de 6 à 23 cm de large.

plante vietnamienne, il s'agit d'une Marantaceae "stachyphrynium Placentarium"

on fait des papillotes dans lesquelles on introduit des aliments pour les faire cuire (gâteau de riz, beignet, haricot à grain MUNGO, viande, poisson )

le jus des feuilles est employé en médecine

et dans l'habitat elle couvre les toits !

et vous avez le prix au kg (à vérifier)

Le sisal

par Utilisateur supprimé,


Sisal

Fibre épaisse et solide, le sisal est de plus en plus souvent utilisé dans les matériaux composites pour l’industrie automobile, l’ameublement et la construction. On le retrouve également dans les plastiques et dans les produits de papier.

La plante
Les fibres du sisal sont issues de l’Agave sisalana, originaire du Mexique. Cette plante résistante pousse toute l’année dans des climats chauds et arides souvent impropres aux autres cultures. Elle s’accommode de la plupart des types de sols saufs ceux les sols argileux, très salins et humides. Sa culture est relativement simple car elle résiste bien aux maladies et nécessite comparativement peu d’intrants. Le sisal peut être récolté deux ans après avoir été planté et sa vie productive peut atteindre 12 ans. Chaque plante peut produire de 180 à 240 feuilles selon la situation géographique, l'altitude, la pluviométrie et la variété considérée.

Les fibres
Même si le degré d’humidité des feuilles de sisal est de quelque 90 pour cent, elles sont rigides et leur pulpe charnue est très ferme.  Les fibres, situées à l’intérieur des feuilles dans le sens de la longueur, sont plus abondantes vers la surface. Il faut donc défibrer immédiatement la récolte afin d’éviter de les abîmer durant le nettoyage. Pour ce faire, on gratte la pulpe, généralement à l’aide d’un procédé mécanique, mais aussi à la main. La production de sisal induit des pertes minimales en amont et aval de la récolte. Le rendement moyen en fibres séchées s'établit à une tonne par hectare. En Afrique de l'Est, ce chiffre peut atteindre quatre tonnes par hectare.

Avantages pour l'environnement
Le sisal est la ressource renouvelable par excellence et pourrait aider à relever le défi du changement climatique. Tout au long de son cycle de vie, il absorbe plus de dioxyde de carbone qu’il n’en produit. Au cours de la transformation, il génère principalement des déchets organiques et des résidus de feuilles qui peuvent être utilisés pour produire de la bioénergie et fabriquer des aliments pour animaux, des engrais et des logements écologiques; en fin de cycle, il est totalement biodégradable. Les fibres synthétiques ne possèdent aucune de ces caractéristiques. De surcroît, le sisal réduit l’érosion des sols en raison de ses profondes racines et contribue à une bonne gestion des bassins versants. Planté en haies, il constitue une barrière végétale efficace pour protéger les cultures et les forêts des prédateurs et des intrus.

Les usages du sisal
Les applications du sisal sont très diverses:

Usages traditionnels – Ficelles, cordes et fils, qui peuvent être utilisés pour fabriquer des tapis, des nattes et divers produits artisanaux.

La concurrence exercée par les matières synthétiques a affaibli la demande de sisal pour ces usages. Cependant, la demande pour les fibres naturelles s’est renouvelée et le sisal devrait bénéficier de l’expansion de ces marchés à plus forte valeur ajoutée (papiers, composites de renforcements, composites plastiques).  

Pâtes et papiers à base de sisal – La biomasse du sisal contient une forte proportion de cellulose et sa pulpe peut donc être utilisée comme substitut de la fibre de bois pour épaissir le papier et le carton. Ses qualités d’absorption et sa résistance au pliage en font un intrant de qualité pour les produits de papier. Compte tenu de sa porosité, il peut notamment être utilisé dans les filtres des cigarettes et les sachets de thé.

Textiles –  Le sisal sert souvent à fabriquer les chiffons de polissage car il est assez solide pour polir l’acier et suffisamment doux pour ne pas le rayer.
Renforcement des composites – Le sisal peut être utilisé en substitut ou en complément de la fibre de verre employée pour renforcer le plastique dans les automobiles, les bateaux, les meubles, les tuyaux et les réservoirs d'eau. Le sisal peut aussi renforcer les mélanges de ciment pour la construction de logements à bas coût et remplacer l’amiante dans les toitures et les plaquettes de frein. Il s’agit également d’un isolant et il peut se substituer au bois dans les panneaux de fibres.  

Composites à base de plastique et de caoutchouc – Du fait de sa faible densité et de ses bonnes propriétés de soudage, le sisal recèle un intéressant potentiel pour le renforcement des composites polymères (thermoplastiques, thermodurcissables et caoutchoucs). L’utilisation des composites contenant du sisal gagne en popularité dans les composants d’automobiles et le mobilier. La fibre demeure par ailleurs le matériau de prédilection pour les cibles à fléchettes.

Déchets du sisal – Les sous-produits de l’extraction du sisal peuvent être utilisés pour fabriquer du biogaz, des ingrédients pharmaceutiques et du matériel de construction. La biomasse restant après le défibrage, qui peut représenter jusqu’à 98 pour cent de la plante, est rarement utilisée. Afin de valoriser économiquement ces résidus, qui représentent quelque 15 millions de tonnes par an, le Fonds commun pour les produits de base, l'ONUDI et l'industrie tanzanienne du sisal ont créé la première usine de traitement des résidus du sisal pour produire du biogaz, de l'électricité et des engrais.  L'évaluation actuelle de l'usine indique que 75 pour cent de l'énergie produite pourrait être distribuée aux foyers ruraux et 25 pour cent utilisée pour transformer le sisal.

Les déchets issus du décorticage − jus de sisal, particules des tissus parenchymateux broyés et fragments de feuilles et de fibres − peuvent être utilisés comme engrais ou aliments pour animaux.  Enfin, le jus de la plante entre dans la composition de produits pharmaceutiques tels que l’hécogénine et l’inuline.

Production et commerce
Le sisal est cultivé pour sa fibre dans plusieurs pays: Afrique du Sud, Angola, Brésil, Chine, Cuba, Haïti, Indonésie, Kenya, Madagascar, Mozambique, Mexique, Tanzanie et Thaïlande.

Les modes de production varient d’un pays à l’autre. En Tanzanie et au Kenya, le sisal est essentiellement une culture de plantation, tandis qu’au Brésil, il est surtout cultivé artisanalement. La production mondiale de sisal et d’henequen (une fibre similaire issue d’une autre agave) est estimée à 300 000 tonnes, soit une valeur de 75 millions d’USD. Les principaux producteurs sont le Brésil (120 000 tonnes), la Tanzanie (30 000 tonnes) et le Kenya (25 000 tonnes). Le Brésil exporte près de 100 000 tonnes de fibre brute et de produits manufacturés, en particulier de la corde à destination des États-Unis. Le Kenya exporte environ 20 000 tonnes et la Tanzanie 15 000 tonnes. La Chine est un producteur et un consommateur important.

Perspectives du marché
Le sisal a un avenir prometteur, non seulement du fait de ses nouveaux usages, mais aussi car le public est davantage conscient que les fibres naturelles, à l’instar du sisal, sont respectueux de l’environnement. Ce message a été largement diffusé en 2009 à l’occasion de l’Année internationale des fibres naturelles (voir www.naturalfibres2009.org/en/index.html pour de plus amples informations). Le développement des usages novateurs du sisal montre que cette fibre est de plus en plus largement reconnue comme une ressource précieuse aux applications diverses. Et, s’agissant des sous-produits, les déchets de pulpe issus des décortiqueuses pourraient trouver de nouveaux emplois intéressants en plus de leur utilisation comme aliments pour animaux et biogaz.  


Le lin

par Utilisateur supprimé,

Le lin cultivé (Linum usitatissimum)le lin cultivé

Originaire d'Eurasie. C'est une plante herbacée, annuelle , largement cultivée pour ses fibres textiles et ses graines .

Il existe dans le monde environ 200 espèces de lins , dont la plupart sont sauvages et pérennes. Depuis des milliers d’années, (la plus ancienne fibre au monde est celle du lin trouvée dans la grotte de Dzudzuana en Géorgie remontant à 36 000 ans).

Méthode de récolte :

L'arrachage . Est le première étape de la récolte les brins ne sont pas fauchés , mais arrachés mécaniquement 

Le rouissage .Les pailles de lin disposées au champ, en andains, subissent le rouissage. Cette étape détermine en grande partie la qualité du lin. elle correspond à la différente action des micro organismes ( champignons et bactéries)

Le retournage et l'enroulage .

Quand les lins sont rouis, les pailles sont enlevées du champ par enroulage. L’opération consiste à enrouler les andains pour former des balles rondes tout en : conservant aux tiges leur disposition parallèle,permettant aux balles de se dérouler ultérieurement, pour reformer l’andain et autoriser l’extraction des fibres.

Le teillage .

teiller le lin consiste à broyer et à battre les pailles pour éliminer :l’épiderme des tiges ─ sous forme de poussières,la partie ligneuse des tiges qui se délite en petits fragments de bois appelés anas.

le peignage et la filature .

Différentes utilisation de la plante :

Le textile , les non tissés , les matériaux composites , les papiers fins , les panneaux de particules , les litières et paillage horticole , l'énergie , l'huile et le nutriment .


L'indigotier (teinture vegetale naturelle).

par Marie Aude JAQUEMIN-SAGNE,

Mon choix s'est porté sur l'indigotier,  L'indigo est une matière colorante bleue provenant des feuilles de l'indigotier ou Indigofera tinctori  de la famille des Fabaceaes.



A une certaine époque, les colorants industriels n'existaient pas encore, on avait donc recours aux plantes pour teinter les étoffes.

Cette plante tinctoriale est cultivée en Inde depuis plus de quatre mille ans. Pour obtenir de la teinture, les feuilles de l'indigotier sont trempées dans de l'eau, puis laissées à fermenter.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Indigotier 


Ce lien nous en apprend plus sur cette plante qui teinte naturellement le linge.


https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3e/Indigofera_tinctoria_Blanco1.163-cropped.jpg/290px-Indigofera_tinctoria_Blanco1.163-cropped.jpg

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/ac/Indigofera_tinctoria_jd_plt_Paris.jpg/220px-Indigofera_tinctoria_jd_plt_Paris.jpg

Ananas

par Utilisateur supprimé,

En 1909, le catalogue raisonné des plantes textiles et papyrifères de Jules Grisard décrivait les fibres de feuilles d'ananas (Ananas salivas Schult) comme de fortes fibres dont on pouvait faire en autre :

  • des cordages, des filets de pêche et des lignes
  • des sacs
  • des hamacs
  • des housses

Selon ce guide, les tissus sont légers et transparents et le mélange avec du coton (Gossypium barbadense) et de la soie donnent de très beaux tissus. Au Philippe, les hommes se parent encore de cette étoffe (dénommée Barong Talagog) pour les cérémonies officielles.

Aujourd'hui, la société textile Ananas Annam développe le Piñatex (ou cuir d'ananas), textile non tissé à partir de feuille d'ananas défini présenté comme innovant.

costume traditionnel Barong Tagalog

Le lin cultivé

par Utilisateur supprimé,

Mon choix s'est porté sur le lin.

Les fibres présentent dans la partie basse des tiges du lin cultivé ou Linum usitatissimum sont utilisées pour faire du textile.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour extraire ces fibres et pouvoir les utiliser. Dans un premier temps, un arrachage du lin est effectué pour garder les fibres de la partie basse des tiges. Dans un deuxième temps, un rouissage est effectué sur ces pailles de lin. Cela consiste à extraire la fibre grâce à l'action des microorganismes du sol sur les tiges. Ceux-ci sécrètent une enzyme qui va fragiliser les tissus qui entourent les faisceaux de la fibre. Ensuite il y a l'étape de teillage où la tige va être brisée et la fibre récupérée. Enfin il y a la filature avec l'étape du peignage permettant de paralléliser les fibres et de les placer en rubans doux et lustrés.

Le LENPUR

par Eve MOULIN,

  Il s’agit de fibres de pin blanc recyclé à partir des déchets d’élagage. La fibre de pin offre des qualités  thermorégulatrices qui donne une impression de fraîcheur. C’est une fibre respirante, anti-odeur, et qui absorbe bien. Très douce au toucher.

le site : doyougreen.com  propose de la lingerie  et vêtements en fibre de pin, notamment un débardeur et un T-shirt à manches longues  extrêmement agréable à porter. 

Annexe Capture d’écran 2018-04-10 à 15.58.55.png

Le chanvre

par Utilisateur supprimé,

LE CHANVRE, on ne nous dit pas tout !

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Les plus anciens tissus d’habillement retrouvés intacts, sont des étoffes de chanvre découvertes en Chine et datant de 4 000 ans avant J.C

Économique : Ne nécessite pas l’apport de produits chimiques dans sa croissance et son traitement

Nécessite 10 fois moins d’eau que le coton


Confortable : Anti-Bacterien, Anti-Allergene, Idéal pour les peaux sensibles, Relaxant pour la peau, retiennent 95% des rayons U.V, reste plus frais en été et plus chaud l’hiver
Résistante : La fibre de chanvre est une des fibres les plus résistantes en traction et possède un taux d’élongation très faible ce qui procure aux vêtements une résistance assez exceptionnelle à la déformation et au vieillissement.

Bardane et velcro

par Utilisateur supprimé,

Les plantes sauvages : la bardane a inventé le Velcro - blog jardin

https://www.lesdoigtsfleuris.com/index.php/2015/10/18/la-bardane-plante-sauvage-le-secret-du-velcro/

Arctium lappa      (Bardane)      Asteracées

Des petits crochets s'accrochent aux poils des animaux pour disperser la graine 

Le velcro, invention due à l'ingénieur Suisse George de Mestral en 1941 imite ce processus avec une bande de coton doux et du polyester. (Velour-crochet).


le LIN

par Utilisateur supprimé,

Historiquement, le lin fut l’une des fibres textiles les plus populaires jusqu’à la fin du XVIIe siècle. L’arrivée du coton a remplacé celle-ci progressivement par la suite. Le lin ne représente aujourd’hui que 0,3 % des fibres textiles produites dans le monde, mais sa valeur écologique et son caractère noble et naturel en font une fibre recherchée.
Si vous possédez des vêtements en lin, il y a de bonnes chances que celui-ci ait été cultivé en France.

La plante de lin se présente sous l’aspect d’une tige unique pouvant atteindre une hauteur de 1 mètre.

Sur cette tige se répartissent 80 à 100 feuilles simples.

Elle porte de nombreuses fleurs dont la couleur varie d’un bleu pur jusqu’à un blanc plus ou moins rosé. Chaque fleur donne un fruit : une capsule à cinq loges contenant chacune deux graines et séparées par une fausse cloison plus ou moins ciliée. 
Les graines sont lisses, plates, oblongues, petites et légères (entre 4 et 7 grammes les mille grains) et de couleur brune à maturité. Elles se terminent par un bec légèrement recourbé.
La distinction variétale se fait essentiellement par les caractères des fleurs et des capsules (couleur des pétales, des étamines et des styles, moucheture des sépales, ciliation des cloisons des capsules, etc.).

lin

Contrairement à la fibre de bambou et d’eucalyptus, la transformation de la fibre de lin est une extraction mécanique. Ce qui veut dire que la fibre est là. Il faut seulement briser la tige pour extraire celle-ci. Cette opération est appelée : teillage 
Lors du teillage, les graines de lin sont récupérées, puis la tige est battue pour enlever le bois. Les morceaux de bois récupérés sont appelés les « anas ». Les fibres ainsi récupérées sont séparées en fibres longues et en fibres courtes (les « étoupes »).
Les fibres extraites sont dites « longues » ; elles constituent le lin teillé et correspondent au produit noble extrait des pailles, celui dont l’agriculteur attend le meilleur rendement, les meilleures qualités et la meilleure valorisation.
Les étoupes, les anas, les graines et les poussières représentant des sous-produits. Leurs valorisations respectives complètent avantageusement celle des fibres longues.
Le lin teillé est conditionné en balles rondes d’environ 100 kg. Ces fibres longues représentent 20 à 25 % de la masse des pailles. Un hectare de lin produit en moyenne entre 1 200 et 1 700 kg de lin teillé.
 Pour des usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent être converties en fil. Cette étape correspond à la filature. Première des opérations de filature, le peignage consiste à paralléliser les fibres et à les présenter sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.

lin

Mûrier (broussonetia papyrifera)

par Utilisateur supprimé,

Broussonetia papyrifera

J'ai choisi le mûrier qui sert en Polynésie à réaliser les "tapas", c'est à dire les étoffes en écorce battue. Les écorces du mûrier servent pour réaliser les étoffes blanches. Les étoffes brun rouge sont obtenues avec les écorces d'arbre à pain et de banian. Le procédé consiste à détacher l'écorce puis à la racler pour ne garder que la partie interne. Après avoir été assouplies dans l'eau, les écorces sont battues au moyen de battes en bois. Puis elles sont pliées en plusieurs couches et rebattues plusieurs fois jusqu'à l'obtention d'une étoffe plus ou moins fine. Autrefois, les étoffes blanches étaient utilisées pour la confection de vêtements pour des personnes de haute condition. De nos jours, les tapas sont utilisés en Polynésie comme support pour l'artisanat d'art, avec des motifs géométriques et la fabrication se fait principalement aux îles Marquises.

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Annexe Tapa.jpg
Annexe WP_20180410_15_19_18_Smart.jpg

L'ortie peut-elle nous habiller ?

par Pierjo Christe,

L'ortie   (urtica dioica)


Résultat de recherche d'images pour "ortie plante"    Dessin trouvé sur internet, comme il pleuvait....                                 


Cette plante surprenante, à priori rebutante, est utile de bien des façons pour l'homme.

  • Comme nourriture: une bonne soupe à l'ortie, c'est délicieux.
  • Comme remède: contre les rhumatismes.
  • Comme engrais: au jardin.
  • Pour booster le compostage: au jardin.
  • Comme insecticide: le purin d'ortie est utile au jardin.


Mais l'ortie, grâce à ses tiges fibreuses a servi autrefois, durant le néolithique entre autre et, d'après ces 2 articles, l'un du Cercle de Fermières de Montréal-Nord et l'autre  de M. Pierre Schmitt, est utilisée aujourd'hui pour faire des vêtements.


Premier article

<< On a retrouvé des tissus datant de l'âge du bronze (2000 ans avant J-C). 

 

L’ortie est utilisée pour ses propriétés textiles depuis le Moyen-âge. Elle était  utilisée pour fabriquer des cordages et filets de pêche solide. Filer et tisser finement, la fibre donnait un tissu presque aussi souple que la soie, on en faisait alors des vêtements.  Avant l'arrivée du coton et du lin, l'ortie était une fibre de premier choix à côté de son cousin le chanvre. Ils sont tous deux de la famille des urticacées. 

textile-xve.jpg

 

 

Son usage continua jusqu’à la première Guerre Mondiale.  Les vêtements, les sacs et les tentes des soldats allemands étaient en fibres d’ortie apportant une couleur verte naturelle. Puis elle fut délaissée au fil des décennies au profit de fibres plus rentables comme le coton ou le lin.


Préparation de la fibre d'ortie (suite du premier article)

Pour extraire la fibre d'ortie il faut tout d'abord la cueillir lorsqu'elle a atteint maturité. Puis on sépare la fibre (la tige), des feuilles. Il est bon de savoir que l'ortie perd son pouvoir urticant quelques heures après sa coupe. Ensuite, il y a l'étape du battage des tiges, c'est une action mécanique qui permet de casser le bois des tiges et commencer à séparer les tiges. Puis on fait agir des enzymes entre 50°C et 60°C, c'est le rouissage. c'est une étape qui chez l'ortie est très odorante. Cela permet séparer les fibres, des déchets de bois qui sont difficiles à séparer. S'en suit l'étape du teillage et enfin du peignage.

 

La fibre d'ortie est ensuite filée, de manière à obtenir un fil solide et de grande taille. Qui pourra ensuite être tissé pour former des tissus.   


Ortie

La fibre d'ortie est reconnu pour sa capacité à offrir une très bonne isolation thermique. La fibre étant creuse cela permet d'emprisonner l'air. L'été la fraicheur s'installe au centre de la fibre tandis que l'hiver l'air chaud est emprisonné.   Cette fibre a aussi la particularité d'être très solide, plus forte que la fibre de verre. Un fil de couture ordinaire ne se casse pas à la main. >>


Et voici l'autre article trouvé sur internet :


ET SI ON S'HABILLAIT AVEC DES ORTIES !


<< Avant l'arrivée du coton, qui a tout cannibalisé, l'ortie faisait partie, avec le chanvre et le lin, des plantes utilisées couramment pour faire du tissu (des traces de fibres d'ortie ont été retrouvées dans les bandelettes de momies en Egypte). Pierre Schmitt veut donc remettre à la mode ce tissu selon lui bien plus écologique que le coton : "Aujourd'hui pour faire un jean en coton, il faut entre 5 000 et 10 000 litres d'eau. Je pense que la plupart des gens ne s'en rendent pas compte." Il ajoute : "Selon les spécialistes, entre 30 et 50% des pesticides sur la planète sont utilisés pour la culture du coton".

Le tissu ne pique pas puisque ce sont les branches qui sont utilisées et non les feuilles. Mais avant de pouvoir passer à une production de masse, Pierre Schmitt doit remettre la filière en route : trouver des producteurs d'ortie mais surtout recréer les métiers de transformations de la plante en tissu. Ses premiers vêtements en ortie devraient être commercialisés dans le courant de l'année prochaine. >>

Pierre Schmitt précise aussi que contrairement au coton,

EN PLUS, L'ORTIE N'A NI BESOIN D'EAU, NI BESOIN DE PESTICIDES POUR CROÎTRE...

Coton

par Utilisateur supprimé,

Le coton issue du cotonier Gossypium sp famille des Malvacées, est une fibre végétale transformer en fil et tisser pour la production de vêtements et autres tissus.

Annexe fleur-et-graine-de-coton-.jpg

le lin

par Utilisateur supprimé,

Linum usitatissimum L. se présente sous l’aspect d’une tige  unique pouvant atteindre une hauteur voisine de 1 mètre pour un diamètre au collet de l'ordre de 2 mm

Sur cette tige se répartissent 80 à 100 feuilles simples, lancéolées, sessiles, possédant trois nervures. 

La disposition de celles-ci est spiralée ; elle forme 3 hélices à partir de la troisième feuille, les deux premières ayant une disposition opposée alterne par rapport aux cotylédons. 

Le lin possède une racine pivotante pouvant descendre à plus de 1 mètre de profondeur dans les terres profondes et émettant de nombreuses radicelles.

L'inflorescence simple porte de nombreuses fleurs dont la couleur varie d'un bleu pur jusqu'à un blanc plus ou moins rosé. La floraison étagée peut durer jusqu'à 15 jours. Les fleurs comptent 5 pétales et ont une durée de vie brève (une journée). 

Chaque fleur donne un fruit : une capsule à cinq loges contenant chacune deux graines et séparées par une fausse cloison plus ou moins ciliée. Ces capsules présentent une légère pointe au sommet. À maturité, les capsules sont plus ou moins déhiscentes selon les variétés.

Les graines sont lisses, plates, oblongues, petites et de couleur brune à maturité. Elles se terminent par un bec légèrement recourbé.

La graine de lin est riche en huile ; celle-ci représente 35 à 50 % de sa masse sèche. L'acide linolénique (oméga 3) peut représenter 55 à 75 % des acides gras qui composent cette huile.

La distinction variétale se fait essentiellement par les caractères des fleurs et des capsules (couleur des pétales, des étamines et des styles, moucheture des sépales, ciliation des cloisons des capsules, etc.).

Le lin est historiquement l’une des premières espèces cultivées. La plus ancienne fibre au monde est celle du lin trouvée en Géorgie remontant à 36 000 ans.

La croissance du lin fibre est rapide. De la levée à la maturité, il s'écoule environ 120 jours au cours desquels les tiges atteignent leur hauteur maximale et murissent.

L’arrachage correspond à la première étape de la récolte. Il intervient quand les lins sont matures. Ce terme est employé pour signifier que les plantes ne sont pas fauchées pour que l’opération puisse se faire rapidement et afin de ne pas perdre les fibres présentes dans la partie basse des tiges.

Le rouissage se traduit par un changement de couleur des pailles qui prennent une couleur brune à grisée. Il est jugé optimal quand les tiges présentent une couleur homogène et quand on peut sans effort extraire les fibres qu’elles contiennent. On dit alors que le lin est ‘teillable’.

Les pailles de lin récoltées bien sèches et stockées dans de bonnes conditions se conservent de nombreuses années. Elles peuvent alors subir e teillage.

Le teillage est l’opération mécanique qui s’exerce sur les tiges de lin rouies, pour en extraire les fibres. Il est une étape clé de la production linière correspondant à la première transformation des pailles récoltées.

Pour des usages textiles, les fibres de lin issues du teillage doivent être converties en fil.

Annexe Fibre de lin.jpg
Annexe Lin teillé.JPG
Annexe Lins matures.jpg

Philenoptera cyanescens : l'indigo

par edith launay,

Philenoptera cyanescens (Fabaceae) est un arbuste grimpant originaire d'Afrique de l’ouest, du Sénégal au Cameroun, dont les feuilles sont utilisées pour la préparation de la teinture d'indigo.

Il se rencontre dans la savane et les forêts claires décidues.

il est connu sous les noms de liane-indigo ou gara en Afrique francophone, de Yoruba indigo en Afrique anglophone.Un synonyme fréquemment utilisé est Lonchocarpus cyanescens.

 Le terme scientifique philenoptera, qui se décompose en grec en philenio-, « malléable », et pteron (πτερον), « aile », pourrait renvoyer à l'aile de la cosse, favorisant la dispersion. L'épithète spécifique cyanescens, « bleuissant », dérive du grec kyanos (κύανος), « bleu 

 En culture, la plante peut atteindre 3 mètres de hauteur. Après la récolte, elle repousse rapidement ; ce sont les jeunes pousses qui donnent le meilleur indigo.

De toutes les parties aériennes de la plante, on peut extraire une teinture à l'indigo qui sert à teindre en bleu ou bleu-noir le coton, le raphia, les tissus (batik) le cuir, les cheveux et les sculptures sur bois.

Traditionnellement, les étoffes tissées teintes au gara étaient réservées aux chefs pour les tenues cérémonielles, les dots, les vêtements de sépulture et les cadeaux aux visiteurs de marque.

Philenoptera cyanescens a également un rôle médicinal :  feuilles et racines sont appliquées en cataplasme dans le traitement des maladies de peau (lèpre) et des ulcères.

En décoction, elles traitent l'arthrite, les maladies vénériennes et la diarrhée.

 

(Avec l’aide de Wikipedia, https://www.pinterest.fr/pin/324962929343061216/   et

http://www.virboga.de/Philenoptera_cyanescens.htm)

 

 


Annexe Philenoptera cyanescens arbuste.jpg
Annexe thumb_lonchocarpus_cyanescens_ms_1479_1988_3ce20d.jpg

indigotier

par gilles morinaud,

L'indigotier (Indigofera tinctoria)servait à faire la couleur indigo des jeans avant que ce soit entièrement chimique.


photo flickr
La fermentation des feuilles et des tiges sert à libérer l'indoxyle qui est ensuite oxydé à l'air pour produire la couleur indigo. La fermentation était particulièrement nauséabonde.
Gilles

le chanvre textile

par Utilisateur supprimé,

Extrait du site https://sensiseeds.com/fr/blog/comment-les-textiles-base-de-chanvre-sont-ils-fabriques/

Le chanvre (cannabis sativa) est une plante dioïque (plants mâles et plants femelles) cultivée essentiellement pour la fibre de sa tige avec laquelle on confectionnait des toiles, des cordes.

Plus récemment la fibre de chanvre a été valorisée dans l’habitat (isolation) et la cosmétique (graines riches en huile)

La marine à voiles constituait autrefois un débouché primordial pour sa culture : les voiles et la corderie (un navire à voiles portait plusieurs tonnes de cordages de chanvre.)

C’est une plante à croissance rapide (3 à 4 mois), plantée dans l’hémisphère nord lorsque la température du sol dépasse 7 à 8 °C

La récolte a généralement lieu vers le mois d’août, quand le pollen commence à se répandre.

Le chanvre est une plante « rustique », qui peut se développer dans des conditions difficiles ou considérées comme peu optimales.

Lorsque le chanvre est cultivé exclusivement pour sa fibre, les plants mâles et femelles sont coupés dès que les mâles commencent à libérer du pollen. Avec une faucheuse, les tiges sont sectionnées au ras du sol et disposées en andains.

Une fois les plants coupés, les tiges sont habituellement couchées sur le sol et laissées à rouir pendant plusieurs semaines.

Le rouissage est un processus de pourrissement dans lequel la pectine (le polyoside à la texture semblable à du gel présent dans la plupart des parois cellulaires végétales) qui lie les fibres ensemble se décompose au contact de la lumière et de l’air, découvrant les longues fibres libériennes*.

*Les fibres libériennes (du liber) sont celles du phloème (où circule la sève élaborée) : Les fibres du chanvre sont donc situées en périphérie des tissus conducteurs de la tige et sont fortement lignifiées .

Le rouissage peut également être réalisé dans des réservoirs d’eau, ce qui accélère le processus, ou dans la glace et la neige, technique qui est censée produire des fibres plus fines et d’une couleur plus claire. Aujourd’hui, il existe également des moyens chimiques et enzymatiques permettant d’accélérer le processus de rouissage.

Le décorticage est l’opération qui consiste à extraire le cœur ligneux de la tige : les fibres sont séparées du reste de la tige qui constituera la chènevotte (résidu ligneux utilisée en litière ou comme isolant)).

Cette étape peut être réalisée immédiatement après le rouissage, alors que les tiges sont encore mouillées. En pareil cas, les fibres humides sont décollées du cœur et ensuite séchées.

Une autre méthode consiste à sécher les tiges avant de les battre avec une machine spéciale qui casse le cœur ligneux et le sépare des fibres. Ce défibrage est réalisé dans un moulin à marteaux ou broyeur qui frappe fortement les tiges.

Une fois les fibres séparées, elles sont réunies en balles, comme du foin ou de la paille, ramassées et évacuées des champs en vue d’être filées dans des usines.

Certains producteurs ont élaboré des processus chimiques ou mécaniques permettant de renforcer la douceur ou l’élasticité des fibres.

La lignine représente 8 à 10 % du poids sec de la fibre de chanvre, et est à l’origine de cette sensation rugueuse et rêche associée à la fibre de chanvre traditionnelle.

Si la lignine est extraite, la fibre produite est bien plus douce et souple. L’impossibilité d’extraire la lignine du chanvre sans altérer sa résistance a favorisé l’utilisation d’autres cultures, ce qui constitue une autre raison expliquant le déclin spectaculaire de son utilisation à l’ère postindustrielle.

Dans le milieu des années 1980, les chercheurs ont développé une nouvelle technique permettant d’extraire la lignine par des moyens enzymatiques et microbiens : l’enzyme protéase digérant les protéines est d’abord appliquée à la fibre de chanvre, ce qui réduit la concentration d’azote dans les tiges (présente dans les protéines des parois cellulaires).

Ensuite, une espèce de champignon appelée Bjerkandera est implantée sur les fibres et sa croissance est favorisée — c’est ce champignon qui se nourrit de la lignine.

Les fibres produites en utilisant cette technique s’avérent bien plus polyvalentes et le chanvre a commencé à connaître un regain d’utilisation dans le secteur de la confection.

Le filage du chanvre emploie une technique similaire à d’autres fibres naturelles. Typiquement, les fibres sont torsadées ensemble pour former de longs fils continus, qui sont souvent enduits de cire ou d’un agent similaire pour produire un fil résistant à l’eau et plus durable.


 



 


 



 





Annexe Le chanvre textile.jpg
Annexe vetement en chanvre.jpg

LIN (linum usitatissimum)

par Utilisateur supprimé,

J'ai choisi le lin, dont la fibre est très utilisée depuis très longtemps pour confectionner du tissu. Mon dossier a été constitué grâce à plusieurs sites internet dont je donne les références.

L'orseille

par Utilisateur supprimé,

Cette espèce de la famille des lichens, dont il existe une variété océanique et une variété alpine, est souvent utilisée pour teindre la laine en un beau rouge violacé. 

Annexe orseille.jpg

Bambou - Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis

par Utilisateur supprimé,


Bonjour, j’ai une chemise en fibre 100% fibre de bambou, achetée il y a longtemps en Asie, qui est très agréable à porter.

J’ai trouvé sur Internet que :

« La fibre de bambou est naturellement antibactérienne, douce et a un fort pouvoir absorbant,  et elle peut être mélangée à la soie et au coton ».
Le bambou a l’avantage d’une production rapide, plus d’un mètre par jour, nécessitant 4 fois moins d’eau que le coton, sans usage de pesticides ou d’engrais car il est naturellement résistant, avec un rendement important, voir même envahissant qui pose parfois problème pour la biodiversité. Il permet aussi de lutter contre l’érosion des sols.
Avec 1 kilo de fibres de bambou, on fait 400 grammes de fil.
Les producteurs apprécient le fait que le bambou se cultive rapidement (principalement Phyllostachys viridiglaucescens et Phyllostachys edulis, comme en Chine, dans la Région des Trois Rivières) et qu'il peut également servir à améliorer la croissance économique des pays en voie de développement. De plus, c'est une fibre artificielle à base de lignine (cellulose) dont la culture entraîne une diminution des gaz à effet de serre1, par opposition à la plupart des fibres chimiques synthétiques comme le polyester.


J’ai aussi trouvé des opinions contradictoires sur le fait que les vêtements sont souvent vendus comme des écologiques alors que ne le sont pas toujours (notamment pour la production de « viscose »), mais ça c’est une autre discussion.
 
crédit image:   https://fr.freeimages.com/search/bamboo?free=1

Annexe bambou.png

La ramie

par serge humbert,

La ramie ou Ortie de Chine est une plante textile de la famille des orties utilisée pour la production artisanale de tissu.

nom scientifique : Boehmeria nivea

origine : chine cultivée en Chine, au Brésil, aux Philippines, en Inde, en Corée du Sud et en Thaïlande.

Boehmeria nivea

Les fibres issues de la plante sont longues, très solides, imputrescibles et brillantes.

Les tissus qui en résultent ont le surnom de soie végétale.

tissu en ramie

Le Lin

par Utilisateur supprimé,

Lin= Linum usitatissimum

Les tiges sont utilisées pour avoir les fibres.

La macération des tiges de lin, à même le sol, se fait sous l'action des intempéries, afin d'en extraire les fibres qui sont broyées, raclées pour en tirer la partie ligneuse, ensuite elles sont peignées pour être filées puis tissées.

La toile ensuite faite, permet de fabriquer du linge de maison et des vêtements.

LE CURCUMA

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                                                           RACINE DE CURCUMA        La racine de curcuma est utilisée sous forme de poudre jaune vif.
Son utilisation en teinture est très ancienne, surtout en Inde. Le colorant obtenu, protège le tissu teint.
Les couleurs sont dans la gamme du jaune vif ou vert et ocre, avec l'utilisation de sels de cuivre ou de fer.
La couleur prend bien sur tous types de matières (coton, lin, chanvre...) mais la couleur est instable et vire au rouge en pH basique.