Tamarinier -(nom commun) : Tamarindus indica Linn.
Origine, distribution géographique et écologieOriginaire de Madagascar et d’Afrique orientale, le tamarinier est actuellement répandu dans toute l’Afrique tropicale semi-aride et au Sud de l’Asie. On l’a récemment introduit en Amérique et en Australie. L’espèce est présente depuis le Sénégal et la Sierra Leone en Afrique occidentale jusqu’au Cameroun en Afrique centrale, et au delà jusqu’en Erythrée, Somalie et Mozambique en Afrique de l’Est. Elle est parfois grégaire. L’arbre résiste aux grands vents et aux fortes pluies grâce à son système racinaire très profond. Il exige une pluviométrie minimale de 200 millimètres et une température minimale de 20°C. Il n’existe pas sur les terrains marécageux et argileux. Au Cameroun, elle est plantée autour des villages et comme arbre d’ombrage. Elle est devenue spontanée et commune dans les savanes soudano-sahéliennes. On la retrouve çà et là plus au Sud.
Description : Arbre atteignant 20 m et 80 cm de diamètre, bas-branchu ; cime dense, sphérique ; écorce grise crevassée et écailleuse, tranche jaune à l’extérieur, rougeâtre à l’intérieur. Feuilles alternes, composées imparipennées, jusqu’à 15 cm de longueur ; 9-15 paires de folioles opposées ; limbes oblongues mesurant environ 2-3 x 1 cm, arrondis aux deux extrémités, asymétriques à la base, à une nervure basilaire. Inflorescence en racème terminal ou axillaire de 6-15 cm de longueur, parfois paniculés. Fleurs hermaphrodites, jaunâtres ; 4 sépales inégaux, jaunes intérieurement, rougeâtres extérieurement ; 5 pétales rouge-orangé avec des rayures brun-rouge, finement denticulés ; 3 étamines fertiles unies en partie en un tube ; ovaire pubescent. Fruits : gousses indéhiscentes subcylindriques aplaties, droites ou courbées plus ou moins étranglées, atteignant 18 x 2,5 x 1,5 cm, jaunes puis brunes, contenant une pulpe acidulée rouge-brun. Graines nombreuses, brunâtres et brillantes.Floraison de novembre à décembre, mai à août. Fructification de novembre à janvier.
Le fruit est un condiment alimentaire (Bolza et Keating, 1972 ; Kater et al., 1992 ; Sabiiti et Cobbina, 1992 ; Ruffo et al., 2002). La pulpe de Tamarindus indica est très riche en vitamine C. Elle donne par macération dans de l’eau froide (ou tiède) additionnée au sucre ou au miel, une boisson acidulée très rafraîchissante. La pulpe est également consommée sous forme de bouillie (Vivien et Faure, 1995 ; Arbonnier, 2000). Au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, elle fait l’objet de produits industriels : jus de tamarin, bonbon de tamarin, etc. (